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Exposition collective d’art urbain « les violettes du Montparnasse » – Galerie du Montparnasse Paris

Exposition collective d’art urbain « les violettes du Montparnasse » – Galerie du Montparnasse Paris samedi 1 mars 2025.

Exposition collective d'art urbain « les violettes du Montparnasse » Galerie du Montparnasse Paris

Du samedi 01 mars 2025 au jeudi 13 mars 2025 :
lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
de 14h00 à 19h00
lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
de 10h00 à 12h00
« Et dans chaque baiser une révolution » de Tout public.
Exposition collective d’art urbain « Les violettes du Montparnasse » ou Comment les féministes et les lesbiennes changent la société ?

« Les violettes du Montparnasse » ou Comment les féministes et les lesbiennes changent la société ? Exposition collective d’art urbain

Cette exposition collective d’art urbain s’intègre dans le cadre du mois pour l’égalité femmes-hommes et de la lutte pour les droits des femmes, dans la programmation de la mairie du 14ème arrondissement de la ville de Paris.

Elle est portée par un collectif de 20 artistes femmes d’art urbain : Line up : Ariane Pasco, Carole B, Delphine Delas, Demoiselle MM, Gladpow, Kashink, Ladame Quicolle, La meuf-street-art, Lapin Mutant, Lady Pink, Lou Hopop, Maca, Marquise Street-Art, Meuf one, Miss Green Grenouille, McMg.19, OJA, Pink’, Stoul, Wild Wonder Woman. Curatrice : Patricia Benech-Le Roux

Nous sommes fières de faire cette proposition artistique pour contribuer à une plus grande visibilité et connaissance des cultures féministes et lesbiennes, et exposer leurs points de vue en terme de réflexions et de pratiques artistiques et culturelles. En effet, même si les féministes ont gagné des batailles essentielles pour le droit des femmes, on le constate, ces droits soit restent fragiles, soit sont constamment questionnés, et il y a encore bien des batailles à gagner. En ce sens, si l’homosexualité féminine ne se cache plus aujourd’hui, elle reste encore discrète et moins revendicative que les autres minorités sexuelles. Aussi, par cohérence, les artistes de ce collectif mettent leur art au service des luttes féministes et certaines sont également engagées dans une militance pour la défense des droits des femmes homosexuelles ou bisexuelles. En écho à l’histoire du quartier du Montparnasse, à l’histoire de l’art et de la liberté des femmes, nous présenterons l’exposition de street-art « Les violettes du Montparnasse » et les events associés dans une galerie-cabaret où une quarantaine d’artistes femmes porteront un éclairage sur les cultures féministes et lesbiennes dans trois pans : l’art urbain, la chanson française, le pouvoir d’agir des femmes et les droits sexuels.

Aujourd’hui, l’art urbain est investi par des artistes femmes féministes qui transmettent et véhiculent sur les murs de nos rues des messages féministes, directement accessibles aux passantes et aux passants de tout âge et de toute catégorie sociale. Un visuel, et plus encore une œuvre d’art, est bien souvent plus parlant et instructif qu’un discours ou un texte. Il percute d’emblée les consciences ou à tout le moins interroge. Cet art de rue imprime des images fortes dans la tête. Les femmes ont des poils sur les jambes, les vulves s’exposent, les clitoris et ses formes particulières aussi, etc.. Chacune à leur façon, les artistes que nous avons invitées pour cette exposition, se font la voie/voix d’une libération des femmes, de façon d’autant plus efficace peut-être que leur art s’affiche dans l’espace public.

A leurs côtés, dans un même élan élan féministe, mais davantage axées sur les droits sexuels des femmes, nous avons également invité des artistes de street-art, militant pour les droits des lesbiennes et des bisexuelles. En somme pour la liberté des femmes de disposer de leur corps et de leur sexualité.

C’est à la Grèce antique qu’il faut remonter pour trouver des textes qui mettent en avant une sexualité fière et non hétéronormée, notamment à la poétesse Sappho, originaire de l’île de Lesbos, qui célèbre l’amour lesbien. Et pourtant, les évolutions ont été formidables surtout pendant les années 20, dites les années folles, et à la Belle Époque, qui sont celles de l’âge d’or des salons lesbiens. Mais après cette période, mal vues et rejetées, pour se protéger, les lesbiennes se cachent et restent invisibles jusqu’aux années 80.

Cette exposition propose de rendre visible les lesbiennes à partir de portraits d’artistes, écrivaines, militantes etc. qui ont eu une réflexion sur leur lesbianisme. Des années 1920 (apparition du mot « lesbienne » en 1925) à aujourd’hui. En effet, les lesbiennes ont contribué à changer l’art et les représentations genrées. Elles ont aussi beaucoup apporté à différents mouvements sociaux (féministe, antisida, LGBTQ+…). Ce sont les années de l’épidémie de SIDA qui ravage la communauté homosexuelle gay, qui vont marquer et enclencher une militance radicale vers la reconnaissance des communautés LGBTQ +. L’artiste gay de street-art Keith Haring, activiste pour la cause des homosexuels et la lutte contre le sida, a marqué le regard qu’on porte aujourd’hui vis-à-vis de la sexualité et du genre, surtout dans le domaine artistique et culturel. Et qu’elle soit portée par des artistes non binaires ou LGBTQ+, la lutte pour la libération sexuelle fascine toujours le monde de l’art. L’influence d’activistes LGBTQIA+ a profondément modifié les attentes des spectateurs.trices mais aussi des exposant.e.s d’art. En effet, si aujourd’hui, l’œuvre de Robert Mapplethorpe peut encore choquer, c’est très loin du scandale de leur première apparition. Pareillement avec les œuvres provocatrices de Frida Kahlo. L’artiste mexicaine a continuellement interrogé la féminité et la masculinité, proposant un discours féministe mais aussi une approche fluide de la bisexualité.

Plus spécifiquement, dans l’art urbain, art de rue, art roi de l’espace public où les femmes sont davantage exposées, art « hors-la loi » à ses débuts dans les années 60-70 à New-York, les artistes féminines restent encore aujourd’hui minoritaires. Et en danger dans certains pays où les extrémismes religieux régentent l’ordre moral et social. Même si les femmes artistes sont de plus en plus nombreuses à peindre des murs immenses, à évoluer en collectif, à défendre leur art, leur visibilité et se déclarer féministes. Mais qu’en est-il des artistes de street-art féministes et/ou lesbiennes ? Comment s’expriment-elles ? Peut-on parler d’art urbain féministe lesbien ? Dès lors, que recouvre-t-il ? Il semblerait qu’il se crée un chemin dans une jungle hostile, par les questionnements sur l’identité sexuelle et les remises en cause des assignations sociales de genre que posent les premières artistes urbaines qui ont déconstruit le genre comme Kashink dès 2013. Mais laissons les artistes elles-mêmes nous répondre !

Programmation évènementielle

Live-painting d’une fresque en extérieur, samedi 1er mars, 10h-18h

Vernissage, samedi 1er mars, 18h-21h, en présence des artistes

Visites guidées de l’exposition : Mercredi, Samedi et Dimanche, 10h et 15h

Conférence chantée sur les cabarets interlopes des années folles, co-présentée par Pauline Paris et Léa Lootgieter, avec la participation de Bulle, Jeudi 6 mars, 20h

Cette conférence vise à populariser la culture lesbienne à travers l’histoire des cabarets interlopes des Années Folles. et des chanteuses qui s’y sont produites. Pauline Paris et Léa Lootgieter proposeront une plongée dans la nuit parisienne, composées de femmes aux allures garçonnes, occupant la scène d’une façon nouvelle et interprétant des chansons aux mutiples sous entendues lesbiens. Déambulant parmi des images d’archives et des dessins contemporains de Julie Feydel, la chanteuse Bulle interprètera les chansons phares entendues dans ces lieux ou y faisant référence.

Renaîtrons ainsi Le Monocle, premier cabaret à avoir autorisé les femmes à danser entre elles, Chez Fysher et Le Boeuf sur le toit, hauts-lieux de l’avant-garde artistique, Chez Joséphine Baker, le rendez-vous des dames aux cheveux dominés ou encore La vie parisienne où Suzy Solidor susurrait des poèmes érotiques à l’oreille de ses clientes. Le public pourra découvrir les décors des cabarets, les artistes habitué.e.s, l’attitude et le style vestimentaire des client.e.s, tous ces éléments qui donnent son âme à un lieu.

Mise en lecture : « Anaïs Nin. L’ivresse du coeur » adaptation, mise en scène et interprétation par Hervine De Boodt, samedi 8 mars, 20h.

Comédienne, auteure, metteure en scène et réalisatrice française d’origine belge, Hervine De Boodt a joué au théâtre sous la direction de nombreux metteurs en scène. Elle a aussi écrit, joué et mis en scène plusieurs spectacles au sein de sa compagnie, La Carambole Mûre.

« Je me sens comme un miroir brisé »… Plongez dans les éclats d’âme d’une diariste amoureuse, créatrice et passionnée de psychanalyse ! Entre confidences de l’instant et retours dans le passé, Anaïs dévoile au public une personnalité sensible et complexe : orchestration dirigée par la présence du « Nu descendant l’escalier » de Duchamp, peut-être… ?

Anaïs Nin (1903/1977), femme de lettres américaine d’origine franco-cubaine, a tenu un journal intime de l’âge de 11 ans jusqu’à sa mort. 35000 pages qui oscillent entre un besoin total de vérité et une forme d’autobiographie-fiction…. Femme amoureuse, femme protectrice, femme artiste, femme libre, Anaïs ne veut pas choisir au moment où son journal représente une psyché fidèle essentielle dans son rapport au monde. Mariée à Hugh Guiler, jeune banquier new-yorkais, Anaïs mène une vie parallèle avec Henry Miller tout en se constituant un véritable tableau de chasse où figurent René Allendy et Otto Rank, ses psychanalystes, les écrivains Antonin Artaud, Waldo frank, et le poète Robert Duncan.

Tables-rondes : Les fémininistes dans l’art urbain. Invitées : les artistes de l’exposition + Femme et homosexuelle en 2025.

Atelier d’écriture « L’écriture du dehors » par Ghislaine Tabareau des Carnets du Passage, mardi 11 mars, 10h30-13h

Concerts de chansons (très) féministes par Tania Wyss et Rania Rabe, mercredi 12 mars, 20h et Concert de Paul Péchenart, dimanche 2 mars, 16h

Ateliers street-Art par les artistes de l’expo, mercredi 16h-18h

Lectures féministes et lesbiennes : Simone de Beauvoir, Simone Weil, Yvette Roudy, Gisèle Halimi, Monica Wittig, Michelle Perrot.

Située au cœur du quartier du Montparnasse, près de la place Edgar Quinet, la galerie du Montparnasse est une galerie de la mairie du 14ème/ Ville de Paris.

Espace « Petit café » avec vente de café, ricoré, thé, infus, jus et petits snacks .
Entrée libre de 10h-12h et 14h-19h et selon les events organisés.

Horaire : année-mois-jour-heure
début : 2025-03-01T11:00:00+01:00
fin : 2025-03-13T20:00:00+01:00

Galerie du Montparnasse 55 rue de Montparnasse 75014 Paris

Contact : https://fb.me/e/2PrinMaPI +33661880907 garidell14@icloud.com https://www.facebook.com/garidell14/

@la_meuf_street_art / @garidell14

Détails

Date :
1 mars 2025
Catégorie d’Évènement:
Évènement Tags:

Autres

Lieu
Galerie du Montparnasse
Adresse
55 rue de Montparnasse
Code postal
75014
Ville
Paris
Departement
Île-de-France
Lieu Ville
Galerie du Montparnasse Paris
Latitude Longitude
48.8420929847481, 2.32568199854609