Les Cavalières de l’Apocalypse, Espèces d’Espoirs, les Brigittines, Bruxelles

Les Cavalières de l’Apocalypse, Espèces d’Espoirs, les Brigittines, Bruxelles jeudi 17 décembre 2026.
Les Cavalières de l’Apocalypse, Espèces d’Espoirs 17 – 19 décembre les Brigittines Bruxelles-Capitale
https://brigittines.be/
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-12-17T20:30:00+01:00 – 2026-12-17T22:00:00+01:00
Fin : 2026-12-19T20:30:00+01:00 – 2026-12-19T22:00:00+01:00
les Cavalières de l’Apocalypse
Un commande des Brigittines à Bruxelles
Détournement du texte en corps, en lignes, en traces. Signes abscons d’une époque autophage et violente. Qui s’éloigne du sauvage pour sombrer dans l’indifférence de la disparition.
Ce troisième volet du triptyque clôt mon exploration de l’espèce et du temps.
L’apocalypse est le livre des révélations (apokalyptein, signifiant « dévoiler, révéler. » Ce mot est formé de apo, qui veut dire « hors de, loin de » et de kalyptein, qui signifie « couvrir, dissimuler »); il nomme la fin d’un cycle, il a tant chargé la psyché occidentale, le terme est devenu synonyme de cataclysme, de disparition, de fin du monde. Cataclysme ou grand recouvrement par les eaux (dérivé de kataklyzein « inonder »)
Et si cette apocalypse était le revers du grand déluge ???
Je veux écrire/danser/tracer 4 modifications complètes qui changeraient enfin notre topos et notre locos. Ce désir nait de l’opportunité de carte blanche aux Brigittines, chapelle dédiée à la danse contemporaine au centre ville de Bruxelles. Trois dates ont été fixées pour la création de cette destruction génératrice (le 17, 18 et 19 décembre 2026).
J’imagine une esthétique médiévale, des grands blasons se déroulant des murs, du sang, du feu, de l’humus et des lames. J’imagine des corps caparaçonnés/nus/couverts de poils. J’imagine des cris et des caresses, des courses et de l’immobilité ancrée au sol. Ce ne sont que des projections pour l’instant mais la gestation avance à pas de géants.
Les chevaux sont au nombre de quatre, les apologistes ne sont pas d’accord, sont-ils monté par le christ ? L’agneau de dieu .
Notre oeuvre sera donc en 4 tableaux.
Le Blanc
« et il partit en vainqueur et pour vaincre »
De la salvation à la colonisation, comment cette course effrénée vers la sophistication et l’artificialisation nous a tant coupé du Vivant que nous voilà sur une planète qui se meurt. Ici, je mettrai en tension la beauté de la Haute-École (acmé du dressage) et l’émotion de la Liberté (discipline équestre cherchant à obtenir du cheval des attitudes naturelles hors contexte). J’interrogerai sur notre déni de notre statut d’animaux humain. Sur le ridicule de cet étalage de culture humaine, héroïque, dominante.
Le Rouge
« Que les hommes s’entre-égorgeassent »
La guerre/le sang. Et cela coule, sur des robes blanches, celle de la jument, celle de la femme. Mai quel est ce sang ? Est-ce celui des menstrues, celui du guerrier, celui de la vieille femme qui disparaît tache après tâche ? Celui qui marque la féminité ou la virilité ? Celui honteux, celui du héroïque? Celui du Christ ?
Entre violence et sensualité, un mouvement entre le corps nu d’une percheronne de près d’une tonne et le corps paré de blanc d’une femme noire.
Le Noir
« Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin »
La disette, le manque, la faim. La maigreur squelettique. Est-ce celle du mannequin ou de la réfugiée ? Le centre du plateau sera couvert d’humus, celui qui permet la vie mais aussi celui dans lequel nous plantons nos cadavres. Celui qui dissimule nos faiblesses, le voile qui couvre nos répugnances.
Ce sera le tableau des mots et du corps nu, celui de la force de la vulnérabilité et de l’écueil de la force. Celui de l’opulence obscène de la richesse face à la beauté sobre du déclin. Celui de la vieillesse, des cicatrices et de la faiblesse
Le vert
« Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait »
La pestilence, la contagion, l’hyper-hygiénisme. Je voltigerai dans un scaphandre de décontamination avant de laisser les animaux jouer leur propre partition.
Car la révélation réside sans doute dans cette phrase : « Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre »
Peut-être est-il temps d’embrasser notre animalité, avant que le monde ne disparaisse dans les flammes.
les Brigittines Petite Rue des Brigittines 1000 Bruxelles (B) Bruxelles 1000 Pentagone Bruxelles-Capitale [{« type »: « email », « value »: « cieequinoctis@gmail.com »}]
Equinoctis, la Négresse à Cheval, Sabrina Sow Performance Danse contemporaine