
A Lorient, lors du Festival Interceltique voici quelques jours qu’on ne les entend plus les cris des goélands. Et on ne les entendra pas encore avant quelques jours. Non pas qu’ils aient disparu. Oh non ! Encore que, effrayés, certains aient pris le large car un bourdonnement incessant, fier et entêtant, a envahi la ville. Bombardes, binious et cornemuses sont de retour au pays de Lorient ! Le Festival Interceltique a repris ses quartiers, la Cornouaille et l’île de Man furent à l’honneur, pour une édition déjà couronnée de succès.




Au fond, ni traditionnels, ni modernes, c’est intemporels que sont devenus les paysages grandioses des cornemuses, les danses frénétiques des irlandais, les violons entêtants des acadiens et le fracas bourdonnant des bagads de Bretagne. La musique celte a le goût du sel. Elle respire le ressac et l’écume, fait s’entrechoquer pintes de bière et verres à whisky, s’arrête seulement pour que résonnent les rires francs le long des comptoirs bondés. C’est une musique fière, parfois hantée, parfois épique, aux milles accents et autant d’histoires à raconter. C’est le tourbillon sonore enivrant qui envahit Lorient chaque année, et auquel vous êtes conviés. Damné soit celui qui n’y tape pas du pied !