COIFF IN THE STREET, KEVIN ORTEGA COIFFEUR SOLIDAIRE DES PLUS DÉMUNIS ARRIVE À RENNES

Depuis 2018, le coiffeur-visagiste Kevin Ortega parcourt les rues de sa région à la rencontre de personnes sans domicile fixe et propose une coupe de cheveux et taille de barbe. C’est le mouvement Coiff in the street. Des actions solidaires qui prennent aujourd’hui une tournure nationale ! Pendant tout l’été, il arpentera plusieurs grandes villes de France. Du 7 au 9 août 2020, il est de passage à Rennes (du 7 au 9 août). De sa première maraude à ses projets futurs, il nous parle de l’histoire de Coiff in the street. 

Fondateur du mouvement Coiff in the street et originaire du sud de la France, Kevin Ortega est de plus en plus connu dans l’Hexagone. Depuis son arrivée en Loire-Atlantique en janvier dernier, il n’a pas attendu longtemps avant de poursuivre ses actions de solidarité envers les personnes les plus démunies et est déjà parti à la rencontre des sans-abri des villes de Saint-Nazaire et de Nantes pour leur proposer ses services. Équipé de son « salon mobile » (tondeuses à batteries rechargeables, vaporisateurs d’eau, shampoings secs, peignes…), il parcourt les rues, en toute humilité, pour mettre ses compétences au service des plus démunis, « ces personnes ont également droit à un minimum de confort et d’attention », souligne-t-il lors de l’entretien téléphonique.

Après deux ans d’existence, l’été 2020 marque une nouvelle étape dans le développement de Coiff in the street. Accompagné des photographes professionnels bénévoles Frédérique (CAPTURE BYFRIFRI) et Tony (RAW RAW), il arpentera les rues de grandes villes de France afin de donner une nouvelle visibilité à Coiff in the street. Parmi elles – Bordeaux, Lyon, Paris, Lille, etc., Rennes est sur sa route, du 7 au 9 août 2020.

Pour mener à bien son projet, le fondateur du mouvement met en place une campagne de financement : chaque don servira à financer les déplacements – trains, avions, restauration, etc. et chaque donateur recevra une des magnifiques photos de ce périple solidaire. Dans une transparence totale, les factures de toutes les dépenses seront visibles. « Je voulais trouver de nouvelles idées audacieuses et différentes en gardant le même concept. Faire le tour des villes que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter et partir à la rencontre des gens. C’est autant gratifiant pour moi que pour les personnes bénéficiaires de mes actions ».

coiff in the street kevin ortega

« Coiff in the street est un mouvement libre, pas une association »

Unidivers – En 2018, une vidéo d’un coiffeur londonien coiffant gratuitement des sans-abris vous donne l’idée d’adapter ce concept dans le Sud de la France, à la Ciotat. Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez fait des maraudes et du premier sans abri que vous avez coiffé ?

Kevin Ortega – Je me rappelle de tous les détails. La première maraude s’est déroulée du jour au lendemain. La première personne à qui j’ai parlé a également été la première à qui j’ai coupé les cheveux. Il s’appelait Farid et était dans la rue depuis 30 ans. Malheureusement, il l’est encore… Mon échange avec Farid a réellement été un déclic. Il était agréablement surpris, voire même choqué, de cette proposition. Il était tranquillement assis face à la mer, la tête dans les nuages, sans rien attendre de précis.

coiff in the street kevin ortega

Unidivers – Par la suite, vous décidez de fonder une association d’accompagnement des sans-abris à la Ciotat, Un cœur d’or. Quelles en sont les missions principales ?

Kevin Ortega – L’action Coiff in the street s’est rapidement propagée, beaucoup de coiffeurs et coiffeuses ont suivi le mouvement. Avec l’aide de ma sœur photographe, on a créé dans la foulée l’association Un cœur d’or afin de réunir des bénévoles pour distribuer des repas qu’ils auraient préparés chez eux, dans la même veine solidaire que Coiff in the street.

J’ai constaté rapidement qu’il fallait faire des choix car je n’arrivais plus à tout concilier : l’association, le mouvement, ma vie professionnelle et ma vie privée. J’ai choisi de développer le mouvement Coiff in the street aux dépens de l’association qui a finalement cessé son activité.

Unidivers – Le mouvement Coiff in the street s’est d’ailleurs étendu à l’échelle nationale et compte actuellement une vingtaine de coiffeurs et coiffeuses professionnel.le.s en France.

Kevin Ortega – En effet. Les professionnel.le.s participent à leur niveau, sans conditions spécifiques. Je ne veux pas leur imposer quoi que ce soit. La grande dimension sociale de Coiff in the street est primordiale. C’est l’idée de donner de son temps quand on peut. Chacun est un électron libre responsable de sa maraude, libre de la faire quand il en a l’envie et le temps.

Je pose simplement un cadre et aiguille les nouveaux arrivants afin de respecter le concept que j’ai mis en place au fil du temps. Je veux que le projet conserve un esprit familial où l’on prend le temps de rencontrer la personne et où aucun timing ou quota n’est à respecter. Nous n’avons pas d’itinéraire à suivre, on maraude à travers la ville à la rencontre des plus démuni(e)s.

D’ailleurs, Coiff in the street est un mouvement libre et pas une association pour cette raison. Et je ne cherche pas à être répertorié association loi 1901. J’ai été bénévole pendant 10 ans pour les Restos du Cœur à Marseille, mais je n’étais pas à l’aise avec le cadre – heures fixes et lieux précis. Il nous arrivait de passer devant des sans-abris sans s’arrêter, car nous avions un itinéraire à respecter ou nous n’étions plus couverts par le Samu Social à partir d’une certaine heure. Je continuais néanmoins les distributions de nourriture en dehors des heures, parfois toute la nuit, pour ceux qui n’avaient pas encore bénéficié d’un repas.

coiff in the street kevin ortega

Unidivers – Comment est perçue votre action par les personnes sans domicile fixe ? Et par les passants ?

Kevin Ortega – Les sans-abris sont en général agréablement surpris et « choqués » par notre venue et notre volonté d’aider de cette manière. Les passants sont quant à eux intrigués par l’action, mais avec la médiatisation dont a fait l’objet Coiff in the street, ils connaissent plus facilement le mouvement.

Comme je suis le fondateur et le porte-parole du mouvement, mon nom est un peu devenu la vitrine de Coiff in the street et les habitants m’assimilent au projet. Cette médiatisation est valorisante et motivante. Elle donne envie de davantage se battre et s’investir dans de nouveaux projets par le biais des personnes qui nous soutiennent. La popularité vient automatiquement avec le développement à grande échelle d’un projet, mais elle n’est pas recherchée. La diffusion de l’information donne l’occasion de toucher les autres coiffeurs et coiffeuses sensibles à la pauvreté dans nos rues.

Certaines personnes sans-abriS ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer. Ils doivent transporter avec eux leurs affaires et sont parfois âgés. Ils n’ont plus l’énergie ou la motivation. Je coiffe dans la rue pour montrer que c’est à nous d’aller vers eux et pas le contraire.

Cette visibilité permet également de faire appel à la générosité des coiffeurs. C’est le message que je cherche à transmettre à travers Coiff in the street et pendant mon tour de France : sensibiliser et motiver à reproduire ces actions dans toutes les villes ; casser cette barrière invisible entre les sans-abris et nous ; sensibiliser la population et les plus jeunes. Il arrive que l’on croise le même sans-abri tous les jours, car il reste à proximité de notre domicile. Et pourtant, nous ne nous arrêtons pas forcément pour lui dire bonjour ou lui demander s’il va bien, s’il a besoin de quelque chose à manger ou à boire, etc.

coiff in the street kevin ortega

Unidivers – Avez-vous déjà pensé à de nouveaux projets ?

Kevin Ortega – J’essaie de faire l’intermédiaire avec les associations en donnant aux sans-abris que je croise les noms d’asso et structures que je connais afin de les orienter selon leurs besoins. Nous voulons d’ailleurs mettre en place une fiche d’aide sur les maraudes nomades. Le formulaire spécifiera, avec l’accord des personnes concernées bien entendu, les nom, prénom, âge, besoins médicaux, taille de vêtements et chaussures de chacun et s’il souhaite être suivi par une assistante sociale, etc. Ce système permettra d’identifier les personnes dans la rue, celles qui ne sont peut-être pas encore recensées par les associations de la ville.

Sur du long terme, j’espère pouvoir poursuivre et élargir géographiquement le mouvement, à l’échelle européenne dans un premier temps. Faire les capitales de l’Union européenne et pourquoi pas deux ou trois pays hors UE dans quelques années ? L’objectif initial était que Coiff in the street devienne international et touche le plus de pays possible.

coiff in the street

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Villes dans lesquelles l’équipe de Coiff in the street se rendra (n’hésitez pas à proposer un hébergement en contactant Kevin par mail (coiffinthestreet@gmail.com ou par téléphone 07 79 49 06 30) 

– Marseille : 9, 10, 11 et 12 juillet 2020

– Lyon : 13, 14, et 15 juillet 2020

– Strasbourg : 17, 18 et 19 juillet 2020 

– Lille : 24, 25 et 26 juillet 2020

– Paris : du 30 juillet au 4 août 2020

Rennes : 7, 8 et 9 août 2020

– Poitiers : 14, 15 et 16 août 2020

kevin Ortega
Vous pouvez aussi faire des dons de produits d’hygiène

Pour participer à la campagne de financement de Coiff in the street 

Facebook Coiff in the Street

Facebook Capture Byfrifri photographe

Facebook Raw Raw Photographe (Saint-Nazaire)

 

Sur Unidivers.fr :

Rennes. Les adresses et numéros utiles pour les plus démunis

 

La vie dans la rue en tristes chiffres :

  • Source INSEE : La situation dans les années 2000. Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement. En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d’accueil d’urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d’hébergement social ou dans un logement bénéficiant d’un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d’hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers). En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.

  • D’après le site mortsdelarue.org le taux de mortalité des personnes SDF est 20 fois supérieur à celui de la population générale âgée de moins de 64 ans. L’âge moyen des personnes décédées est de 48,7 ans en 2018. (45,6 ans pour les femmes, 49,7 ans pour les hommes)
  • Le dernier rapport de l’INSEE de 2012 signale une augmentation de 44% de personnes sans abri en 10 ans en France, entre 2002 et 2012.
  • Le taux de décès par homicide est de 0;3 % dans la population générale et de 5% pour les personnes SDF.

Les aides prioritaires « habituelles » pour les plus démunis concernent le logement, la santé et la nourriture : l’estime de soi est un aspect « secondaire » dans la rue et pourtant si essentiel. Coiffer les plus démunis va bien au-delà du coup de ciseau : c’est aussi recréer du lien social, considérer la personne dans toute son humanité, lui redonner au moins un peu de l’estime de soi qu’elle a perdue.

Si les coiffeurs solidaires sont parfois mal connus, ils sont pourtant bien présents dans divers pays, qu’ils exercent dans leur ville, ou qu’ils partent à l’autre bout de la planète : on peut citer par exemple Mark Bustos coiffeur à New-York qui parcourt le monde avec son matériel, Ged King à Manchester, Stewart Roberts dans la région de Londres, l’infatigable globe-trotter londonien Joshua Combes, les 50 Barber Angels autrichiens, en France Dati Kouch (Solid’Hair sans-abri), Adrien Thomas – The Hair’ tist, street coiff, Nasir Sobhani et the street barbers en Australie, à Madrid Jonathan Martín, Cristina Medina y Ana Cuenca (un corte, una historia) et bien d’autres qui offrent leur temps, leurs compétences, leur compassion aux plus démunis et qui, unanimement, parlent d’expériences humaines uniques.

LE FESTIVAL I’M FROM RENNES 2020 ANNULÉ

I’m from Rennes ne se déroulera pas du 11 au 20 septembre 2020. Articulée autour de trois lieux, le parc du théâtre de la Paillette, le Théâtre de la Parcheminerie et le théâtre de verdure du Parc du Thabor, cette édition comptait rassembler le public rennais en proposant des artistes d’horizons et de styles très différents. Teinté de Hip-Hop et de musique du monde, le festival I’m from Rennes n’en oubliait pas pour autant le rock, la pop et l’électro avec une pointe de musique contemporaine. Majoritairement gratuit, la programmation de cette 9e édition se voulait rassembleuse. Elle est annulée en raison de la crise sanitaire.

Dimanche 30 août

Cabaret du Marché de Betton

En préambule de la 9ème édition, le festival présente un artiste de la programmation dans une commune de la Métropole. C’est à Betton, dans le cadre des “Cabarets du marché”, que les visiteurs et visiteuses de l’événement dominical pourront découvrir la musique de Brieg Guerveno. ► ​Marché de Betton (place de la Cale) / Entrée gratuite / 10h00 – 12h30

BRIEG GUERVENO – Art Rock, Progressif Rock, Stoner Rock
Avec son quatrième disque, Vel Ma Vin, Brieg Guerveno se révèle et offre un nouveau visage plus folk que jamais, plus dépouillé et surtout plus profond.
Les ballades sombres aux subtils arrangements de cordes forment un ensemble attachant digne des tortueux chemins introspectifs d’un Ulver apaisé, d’un Sigur Ros crépusculaire, ramenant à la vie les harmonies vocales des premiers albums 90’s d’Anathema. Chanté entièrement en breton (comme chacun de ses disques), Vel Ma Vin promet des concerts intimistes entre chiens et loups, touchant du doigt la lumière qui pointe au travers des compositions brumeuses de cet album moderne empli d’une sensibilité touchante.

Vendredi 11 septembre

Live Horizons

Horizons est un dispositif de repérage artistique piloté par l’Antipode MJC, le Jardin Moderne, le CRIJ Bretagne et Canal B. Dans ce cadre, Canal B et I’m from Rennes s’associent pour un live qui sera diffusé sur le 94 Mhz et sur ​www.canalb.fr
Parmi les 6 groupes accompagnés par le dispositif, c’est le duo Barbara Rivage qui se produira sur la scène de la Maison des Associations.

► ​Maison des Associations / Entrée gratuite/ 12h30-14h00

Barbara Rivage​ – Cold Pop
Porté par les deux rennais Roxane et Vivien, Barbara Rivage nous propulse dès la première écoute dans un univers mêlant l’électro-industriel et la pop psychédélique. La voix sombre, intense et sensible de Roxane, vient soutenir des textes en français et des mélodies obscures qui plongeront rapidement le public dans une transe profonde et exaltée. Commence alors un duel passionné entre les riffs torturés de Vivien à la guitare et les sons aériens de Roxane au clavier. Dès les premières notes du set, Barbara Rivage plante le décor en naviguant avec une étonnante aisance entre puissance et sensibilité.

Week-end Biergarten

Pour la deuxième année consécutive, I’m from Rennes invite les rennais.es à prolonger l’été au Parc du Théâtre de la Paillette (Parc Saint-Cyr). Installé pour 3 jours dans la grande prairie du jardin refait à neuf, le festival propose d’apprécier la qualité des brasseries artisanales locales, en plein air ou sous le chapiteau, devant les concerts des artistes rennais.es… mais pas que !

Part I : “T’es de Brest même ?”

Après Nantes en 2019, I’m from Rennes invite cette année des artistes de la ville de Brest. En lien avec La Carène, salle des musiques actuelles de Brest, le festival propose un aperçu de la scène brestoise au public rennais avec Mnemotechnic, Lesneu, Reynz et DJ Mathilde.
► ​Parc du Théâtre de la Paillette (Parc Saint-Cyr) / Entrée gratuite / 18h00-00h00

Mnemotechnic​ – Noise Rock
Avec la perception d’un monde qui tourne carré, Weapons, le deuxième album de Mnemotechnic, sorti en 2017, avait noirci les thèmes et la musique d’un groupe devenu trio. Causant de l’anthropocène et du déni général qui domine, son successeur Blinkers n​ ’est plus dans le doute ou le pressentiment. Il n’a rien d’un disque d’été. Laissant libre cours à ses obsessions qui transpirent tout au long de l’album, Mnemotechnic creuse plus loin encore les textures et les sonorités tranchantes, aussi viscérales que mécaniques. Dans une lumière blanche et crue où l’urgence est le moteur, le groupe réaffirme sa singularité. Il hypnotise, obsède et reste fidèle à ses dernières collaborations fructueuses puisque Blinkers est enregistré, produit et mixé par Thomas Poli, masterisé au studio Black Box. 

Lesneu​ – Dream Pop
Échappé des Slow Sliders, Victor Gobbé présente Lesneu. Lesneu pour Lesneven, ville de son enfance où il a trouvé refuge pour composer ce nouveau projet. Au chaud, dans sa chambre d’ado restée intacte, avec le minimum requis pour pouvoir maquetter des tubes à la pelle. S’il respire le fun et la joie de vivre, c’est une musique gorgée d’émotion et de sincérité que Victor pousse en chantant derrière son orgue (un Yamaha PS-20 acheté 18 euros). Une tristesse qui fait danser, portée par cette voix et ces belles mélodies entre The Walkmen et Beach House. Après un premier EP sur Beko, il signe à Noël 2017 l’album Lovin’ sur Music From The Masses, qui le mène à tourner dans les festivals de france et à bord du bus de Miossec.

Reynz​ – Rap
Reynz use de son charisme et de sa voix pluvieuse pour déclamer ses récits de nuits d’ivresse et de plaisirs tourmentés. La poésie des grandes plumes du rap et de la littérature française, elle qui inspire tant l’écriture de Reynz, se mêle à l’énergie contagieuse que ce brestois de 22 ans déploie sur scène. Habitué aux ambiances électriques depuis ses premiers shows au mythique Cabaret Vauban de Brest, c’est lors de premières parties qu’il a commencé à conquérir le public de sa ville de c​œu​ r, avant d’exporter sa verve orageuse. Son premier EP, intitulé « Olympique Poésie », est disponible depuis mars 2019. Brillant en studio, brillant sur scène, Reynz attend d’un appétit vorace mais serein les prochaines foules qui trouveront grâce à lui une occasion de vibrer.

DJ Mathilde​ – DJ Set
Mathilde est une véritable slasheuse, une touche à tout, diggeuse dans l’âme, 100% brestoise – certifiée ! Derrière ses platines, c’est à grands coups de 33 et 45 tours qu’elle aime faire danser les gens, de l’obscure pépite au tube interplanétaire, rien ne lui échappe. Pour I’m From Rennes, elle sortira tout son arsenal pour une set-list colorée, où les groupes brestois d’hier, d’aujourd’hui et de demain se feront la part belle. Attention à la déflagration, plusieurs bombes sonores tomberont ce soir-là sur Rennes !

After #1 à la Parcheminerie – DJ Set

Lieu d’importance pour les rennais.es, I’m from Rennes fait du Théâtre de la Parcheminerie un site central de sa 9ème édition. En occupant tour à tour la salle du bar et le théâtre, le festival va proposer plusieurs événements lors de la semaine, allant du ciné-concert jeune public au live en passant par des DJ set qui ponctueront trois soirées.

► ​La Parcheminerie / Entrée gratuite / 23h30-03h00

Samedi 12 septembre

Week-end Biergarten – Part II

► ​Parc du Théâtre de la Paillette (Parc Saint-Cyr) / Entrée gratuite / 15h00-00h00

Purple Rennes –​ Enregistrement live
Enregistrement de l’émission Purple Rennes en live sur le site de Biergarten. L’émission Purple Rennes est diffusée tous les mercredis soirs sur Canal B et entamera sa 6ème saison au festival avec Aurore. Les compositions d’Aurore sont la trace des émotions ou expériences qui ont jalonné son chemin de vie. Ses chansons sont des traversées émotionnelles, des manières de voyager et de parcourir des paysages intérieurs pour se relier à soi, puis se relier aux autres. Ses différentes influences musicales (folk anglo-saxon, pop, rock et musiques traditionnelles des Amériques) liées aux techniques de jeu de Bahia (musique baroque et tango), créent une riche rencontre et une belle amitié pour une forme résolument féminine.

Clavicule​ – ​Post-Garage Psych-Punk
Sortis des tréfonds d’un rade aux origines douteuses, les rennais de Clavicule proposent un rock garage influencé par la grouillante scène californienne auquel s’ajoutent de larges influences allant du punk au psyché, en passant par le surf ou le grunge. Un savant dosage qui a permis aux larrons de Clavicule d’enchaîner plus d’une trentaine de dates en seulement quelques mois. Sur scène c’est un vrai déluge : fuzz, distorsions, et martelage pachydermique de fûts. Le groupe livre un set intense et sans répit, à la fois explosif et mélodique. Le premier album de Clavicule Garage is Dead (Beast Records et Open Up and Bleed Records) est sorti le 12 juin 2020 et promet ainsi d’ouvrir une nouvelle ère, celle du post-garage Claviculaire !

Freak it out​ – ​Fusion Jungle Rock Hip-Pop
Freak It Out, c’est un univers sonore coloré et hybride, infusé d’énergie sauvagement Rock. S’y côtoient pêle-mêle la Jungle sortie d’un club londonien underground des années 90, le Hip-hop abstrait et nerveux des rues de Chicago, la Disco névrosée des fins de dancefloor… Le tout abreuvé aux sources tribales de la transe afrobeat. La musique est ici envoûtante, agite les corps comme les neurones.

ATOEM ​- ​Techno Electronica
Objet musical non-identifié né d’un lointain big bang électro, le duo d’alchimistes et d’expérimentateurs d’Atoem se livre depuis plusieurs mois à la création méthodique d’une techno impeccable, aux variantes froides et aux particules sonores élémentaires. Gabriel Renault et Antoine Talon, artistes machinistes à symétrie invariable, se font les aèdes modernes et mystiques de la scène électronique, délivrant avec une retenue méthodique un recueil de symphonies spatiales à nous faire danser jusqu’aux tréfonds des artères. Organisme hybride ayant génétiquement assimilé new-wave, ambiant, rock et techno, les Pink Floyd et Brian Eno, Atoem construit ses tracks selon son propre algorithme, équation synthétique de séquences et schémas musicaux, de ritournelles planantes et entêtantes. En live, le duo de photons assène sa maîtrise totale de l’aléatoire, leurs machines comme extensions de leur corps, et nous emporte à la frontière, si l’en est une, de l’espace et de l’Orient.

DJ Hermann Lopez​ – Dj Set
Hermann Lopez a un drôle de blaze. Inspiré par la mésaventure d’un sportif nicaraguayen, elle est à peu près née entre le Blood Sugar Sex Magic et le It’s the Arps EP. DJ bientôt atypique, elle farfouille dans sa valise new-yorkaise pendant ses sets en quête du disque idéal. Lopez joue à l’ancienne sur CDs pour partager son amour de la musique comme son idole, un certain Julien Tiné. Des bizarreries eighties aux fondamentaux de la soul, elle n’hésitera pas à jouer un morceau de Empire, qu’elle a d’ailleurs tatoué sur le bras.

After #2 à la Parcheminerie – DJ Set

► ​Bar du Théâtre de La Parcheminerie / Entrée gratuite / 23h30-03h00

Dimanche 13 septembre

Week-end Biergarten – Part III

► ​Parc du Théâtre de la Paillette (Parc Saint-Cyr) / Entrée gratuite / 15h00-22h00

Soultime​ – ​Jazz Funk Crossover
Le premier album studio de Soultime Unspoken Stories est un recueil de douze fables musicales : des secrets, des expériences, des fantasmes, des voyages passés ou futurs. A chacun.e de construire ses propres images. Avec un jazz électrique et éclatant, entre les partitions et l’improvisation, le trio embarque le public dans des univers singuliers, empruntant à différentes décennies des esthétiques urbaines, pop ou cinématographiques.

Rouge Gorge​ – ​Synth Pop
Rouge Gorge revient avec René (comme « né à nouveau »), album de résilience et de renaissance, mariant new-wave hospitalière (dans tous les sens du terme), mélodies salutaires et courage des oiseaux. Le rennais Robin Poligné l’a composé et enregistré parallèlement à sa rééducation et sa reconstruction, au sortir d’une longue maladie. A la manière d’un journal intime, René nous invite à parcourir les différentes étapes qui mènent du réveil à la résilience ainsi que le chemin vers le retour des sensations, la voix retrouvée, la réconciliation avec le monde. Chansons thérapeutiques, chansons d’amours ou chansons mystiques. Cousin rennais du Dominique A de la récente Fragilité, héritier des jeunes gens modernes (Elli & Jacno, Daho) autant que du minimalisme arty, Robin Poligné use d’un instrumentarium resserré et chaleureux (orgues Casio ou Yamaha, boite à rythmes analogique, guitares sommaires, ukulélé métallique), qui lui laisse tout loisir pour faire durer les parties instrumentales.
Photo : Titouan Massé

Born Idiot​ – ​Pop
Quand la machine se lasse, elle redevient humaine. Par ce constat, les rennais de Born Idiot nous reviennent avec Blue is My Color, véritable ode à l’ennui dans laquelle le mécanique s’évade pour trois minutes de procrastination, fuyant le répétitif pour retrouver la douceur. Réalisé par Lucas Martin, le clip dénonce cette société où les machines éteignent lentement le vivant. Quand les émotions meurent, les robots chantent. Blue is My Color est le premier extrait de Full Time Bored, à paraître sur Géographie.

Mardi 15 septembre

TeKeMat​ – ​Brasshouse – formule acoustique
La fanfare techno la plus minimaliste qui soit ! Ils partagent le même prénom, le même uniforme casquette / sweat à capuche, et un amour inconditionnel de la musique techno : Matthieu Letournel et Matt La Batte forment avec Tekemat la fanfare la plus minimaliste qui soit, et un groupe techno qui sort de l’ordinaire. L’un joue de la batterie, l’autre du soubassophone. Accompagnés de leur arme secrète, Tekemat forment un “sound system acoustique” singulier et dansant. Photo : Bruno Bamdé

DJ Maclarnaque​ – ​DJ Set
(Collectif GDIB 35 – Girls Do It Better)
Un DJ set, sans retenue !
Maclarnaque a construit un univers entre Djing, compositions, beatmaking et percussions hybrides. Influencée par différents courants musicaux, elle revendique ses origines street, offrant un son imposant qui oscille entre musiques instrumentales, croisées, oldschool ou newschool et souvent teintées par des sonorités électro. Ses sets chaleureux rassemblent tant au niveau des découvertes qu’elle aime partager qu’à l’aide de ses platines et de ses gadgets techno-musicaux.

Concerts en appartement

Les traditionnels concerts en appartements où des Rennais.e.s mettent à disposition leur intérieur le temps d’un concert en public.
► ​Lieux tenus secrets / 4 – 8 euros / 19h30-22h00

Concert en appartement #1

Brieg Guerveno​ – ​Art Rock, Progressif Rock, Stoner Rock
Avec son quatrième disque, Vel Ma Vin, Brieg Guerveno se révèle et offre un nouveau visage plus folk que jamais, plus dépouillé et surtout plus profond.
Les ballades sombres aux subtils arrangements de cordes forment un ensemble attachant digne des tortueux chemins introspectifs d’un Ulver apaisé, d’un Sigur Ros crépusculaire, ramenant à la vie les harmonies vocales des premiers albums 90’s d’Anathema. Chanté entièrement en breton (comme chacun de ses disques), Vel Ma Vin promet des concerts intimistes entre chien et loup, touchant du doigt la lumière qui pointe au travers des compositions brumeuses de cet album moderne empli d’une sensibilité touchante.

Concert en appartement #2

Vicky Veryno​ – ​Glam Pop Rock Folk
Créature née de la fusion inattendue des musiques actuelles et d’un cabaret imaginaire, Vicky Veryno est une musicienne/drag queen. Dans un univers où le musical et le visuel ne peuvent survivre l’un sans l’autre, son songwriting propose un mélange inédit d’expérimentations sur le rapport à l’amour, à la douceur, mais aussi à la haine et à la question épineuse du genre. Queer sans la nommer, l’expérience Vicky Veryno questionne par le divertissement. En résulte une musique intense interprétée par un personnage à l’apparence singulière.

Mercredi 16 septembre

Rendez-vous au Théâtre de la Parcheminerie pour une journée d’exploration musicale, entre ciné-concert et showcases.

Ciné concert

La scène rennaise compte également des artistes qui mettent leur créativité et leur talent au profit des petites oreilles. En partenariat avec L’Armada Productions, le festival présente un ciné-concert dès 3 ans qui saura également embarquer les adultes.
►​ Théâtre de La Parcheminerie

Séance réservée aux scolaires / Matin Séance tous publics / 15h00-16h30

Escales de Maclarnaque​ – ​Electro-world dès 3 ans
DJ, percussionniste et machiniste, Maclarnaque présente quatre courts métrages entre ciel et terre, aux univers colorés, hétéroclites et aux graphismes minutieux.
Les images racontent la naissance du monde, l’histoire amusante d’une baleine solitaire, la vie sous-marine d’un crustacé légendaire, sans oublier une balade pétillante et psychédélique dans une fabrique fantastique. Equipée sur scène de gadgets électro, de pads et percussions, Maclarnaque compose, pour habiller ces films, une bande son accrocheuse et moderne. Rythmiques hybrides, mélodies croisées et sonorités remuées, il se dégage au bout du compte un enthousiasme, une joie, une envie de groover sous des horizons plus funk, plus pop et résolument plus solaires ! 

Showcases

3 showcases en partenariat avec la radio C-Lab vont se succéder dans l’espace bar de la Parcheminerie et la soirée se prolongera jusqu’à 21h pour un apéritif des festivaliers.
► ​Bar du Théâtre de la Parcheminerie / Entrée gratuite / 17h00-21h00

Lowdy Williams​ – ​Rap
Lowdy Williams est un rappeur rennais pour qui tout commence en 2017.
Après une année aux Etats-Unis, Lowdy Williams ressent le besoin d’exprimer les moments difficiles de son retour en France. C’est ainsi que son premier morceau Insanity voit le jour. Porté par de bons retours, il continue et sort en octobre 2019 Lost In Perceptions, un EP intimiste aux sonorités jazz et soul, influencé par des artistes tels que Anderson Paak, Mac Miller ou encore Kendrick Lamar. Sa musique dépeint les conflits intérieurs qu’il entretient. Comment jongler entre l’image du rappeur perçu comme sulfureuse et une carrière professionnelle plus « rangée » ? Comment vivre avec une personnalité impulsive et extravertie, discrète et hyper sensible à la fois ? Il questionne et aborde des thématiques qui animent son quotidien et ses relations : la perte, l’amour, le mensonge et la luxure.

Vicky Veryno​ – ​Glam Pop Rock Folk
Créature née de la fusion inattendue des musiques actuelles et d’un cabaret imaginaire, Vicky Veryno est une musicienne/drag queen. Dans un univers où le musical et le visuel ne peuvent survivre l’un sans l’autre, son songwriting propose un mélange inédit d’expérimentations sur le rapport à l’amour, à la douceur, mais aussi à la haine et à la question épineuse du genre. Queer sans la nommer, l’expérience Vicky Veryno questionne par le divertissement. En résulte une musique intense interprétée par un personnage à l’apparence singulière.

Rouge Gorge​ – ​Synth Pop
Rouge Gorge revient avec René (comme « né à nouveau »), album de résilience et de renaissance, mariant new-wave hospitalière (dans tous les sens du terme), mélodies salutaires et courage des oiseaux. Le rennais Robin Poligné l’a composé et enregistré parallèlement à sa rééducation et sa reconstruction, au sortir d’une longue maladie. A la manière d’un journal intime, René nous invite à parcourir les différentes étapes qui mènent du réveil à la résilience ainsi que le chemin vers le retour des sensations, la voix retrouvée, la réconciliation avec le monde. Chansons thérapeutiques, chansons d’amours ou chansons mystiques. Cousin rennais du Dominique A de la récente Fragilité, héritier des jeunes gens modernes (Elli & Jacno, Daho) autant que du minimalisme arty, Robin Poligné use d’un instrumentarium resserré et chaleureux (orgues Casio ou Yamaha, boite à rythmes analogique, guitares sommaires, ukulélé métallique), qui lui laisse tout loisir pour faire durer les parties instrumentales.

Jeudi 17 septembre

Cuivres à l’écluse

En partenariat avec le Conservatoire de Rennes, I’m from Rennes investit l’écluse Dupont des Loges. Sur les berges de l’écluse, le public pourra apprécier un quatuor d’étudiant.e.s du Conservatoire donner un récital depuis la Vilaine.
► ​Ecluse Dupont des Loges / Entrée gratuite / 19h00-20h30

Quatuor de cuivres du conservatoire​ –
Le conservatoire à rayonnement régional de Rennes est un établissement d’enseignement artistique agréé et représenté par la direction régionale des Affaires culturelles. Il propose trois spécialités, musique, chorégraphie et art dramatique.
Pour sa rencontre avec le festival I’m from Rennes, le conservatoire propose à un quatuor d’étudiant.e.s de se lancer dans le grand bain et de se produire, instrument embarqué, devant le public du festival. Tout le monde à bord !

Vinyle Session

Une Vinyle Session est un moment exclusif, intime à vivre avec un.e artiste.
Les spectateurs.trices présent.e.s lors de la session recevront quelques semaines après l’événement un vinyle du concert qui a été enregistré ce même soir, un souvenir gravé dans le sillon d’un moment particulier avec le duo Mellano / Soyoc.
► ​Théâtre de la Parcheminerie / Tarif concert + vinyle (à venir) / 20h30-22h30

Mellano / Soyoc​ – ​Rock
La guitare d’Olivier Mellano, compositeur prolixe rompu aux expérimentations musicales les plus audacieuses, et la voix de Mona Soyoc, chanteuse cultissime de Kas Product, réunis comme deux matières sonores en fusion. « Le désir de jouer ensemble était là depuis un moment. Une journée était programmée directement en studio d’enregistrement à Paris, au Studio Caverne avec Nico Sacco pour notre première session. Tant qu’à faire, enregistrons ! Let’s do this ! Un micro et une guitare ! One shot ! Quoi de mieux ?! » (Obsküre)
Soul chamanique ou transe gothique, le feu glacé des premiers morceaux bruts jaillis en quelques heures, se soucient peu des codes et visent seulement l’intensité de l’instant. Un premier concert remarqué en off des 41èmes Trans Musicales de Rennes marque le début de ce nouveau duo hypnotique. Montagnes russes et frissons garantis. After #3 à la Parcheminerie – DJ Set

► ​La Parcheminerie / Entrée gratuite / 23h30 – 03h00

Vendredi 18 septembre

Du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, le festival pose de nouveau ses enceintes au Théâtre de Verdure du Parc du Thabor pour 3 jours de musique, de nature et d’immersion dans la scène rennaise !

Un week-end en Enfer – Part I

► ​Parc du Thabor / Entrée gratuite / 18h00-00h00

Cette première soirée en Enfer aura des couleurs musicales venues d’Afrique.
Elle a été pensée avec l’association Les Doro Mousso du Ouagajungle, dont le festival aurait du naître en 2020, et qui a pour mission de diffuser et promouvoir les musiques actuelles africaines.

Coupe Colonel​ – ​Afro-Funk Disco
Coupe Colonel est un groupe rennais-malouin composé de musicien.ne.s venant plutôt du rock (Madcaps, Bikini Machine, Brigand…) réunis pour faire groover les mots d’un chanteur venant plutôt de la chanson (Monsieur Roux). Inspiré autant par les orchestres béninois des 70’s, le funk californien des 80’s et Richard Gotainer, Coupe Colonel n’a qu’un objectif : faire danser sur des textes où l’ironie du désespoir se mêle à la joyeuseté de la dépression. Leur premier album éponyme sortira en septembre sur le label Maaula Records.

Songø​ – ​Afro Pop Psyche
SONGØ est composé de la chanteuse Sud-Africaine Sisanda Myataza (basée depuis peu à Bristol), de Yoann Minkoff et Maël Loeiz Danion (respectivement guitare/chœurs et claviers/production de City Kay) et du batteur multi- instrumentiste Burkinabé Petit Piment (installé depuis peu à Rennes).
Né en 2018, le crew SONGØ a mis en commun les compositions et les influences de chacun.e. De singulières couleurs se sont rapidement dégagées, révélant une musique pop résolument organique et parsemée d’éléments électroniques, mêlant soul, transe et psychédélisme afro. Cette rencontre «internationale» est empreinte de variétés linguistiques, portées par la voix virtuose de Sisanda en anglais et xhosa – sa langue maternelle – mais aussi en français et mooré, la langue de Petit Piment.​ 

Kris Nolly​ – Beatbox
Rappeur, beatboxer et beatmaker, Kris Nolly collabore avec des artistes de divers horizons : du rap à la chanson française en passant par la danse contemporaine, le folk blues ou encore le fest noz hip hop. Cette expérience lui permet de se lancer dans un premier solo pour I’m from Rennes. Inspiré par les artistes Global Bass qui expérimentent de nouvelles bases de création dans les collectages de chants traditionnels pour les mêler à des sonorités plus modernes, il puise lui aussi dans ses propres racines pour enrichir sa créativité. A l’aide de samplers, loopers et effets vocaux, il nous livrera un set tribal et rythmé mêlant vocalisme, human beatbox et samples électroniques.

DJ Zazu​ – DJ Set
De la gqom, courant electro né en Afrique du Sud, aux sons tribal en passant par l’electro-breaké, Zazu va vous transporter dans un voyage, dans une odyssée sonore. Passionnée de musique électronique, la Dj rennaise saura vous faire bouger le botcho… Soyez prêt.e.s !

After #4 au Dejazey – DJ Set

Pour ses afters #4 et #5, I’m from Rennes investit la scène d’un bar rennais mythique, situé dans la non moins mythique rue de Saint Malo, longtemps synonyme de musique indé. Tout juste rouvert, le nouveau Dejazey deviendra rapidement un lieu incontournable, notamment pour les amateurs et amatrices de lives dans la pure tradition des café-concerts rennais.

► ​Le Dejazey / Entrée gratuite / 23h30-03h00 Samedi 19 septembre

Un week-end en Enfer – Part II

► ​Parc du Thabor / Entrée gratuite / 15h00-00h00

Alter Real ​- ​Electronica Pop
Compositeur au perfectionnisme obsessionnel, Alter Real tente de défaire les schémas pop pour repousser les limites de l’exploration sonore. Une prise de risque qui passe par la méditation, pratique qui occupe une grande place dans l’univers musical et personnel de l’artiste. Le résultat est une musique spontanée qui crée l’alchimie entre ses nombreuses influences allant du jazz à la pop en passant par le rap. Xavier Laporte poursuit ses expérimentations vocales et instrumentales tout en affirmant une identité sonore qui lui est propre. Il nous plonge rapidement dans son environnement, jonglant entre action et contemplation. 

Lowdy Williams​ – ​Rap
Lowdy Williams est un rappeur rennais pour qui tout commence en 2017.
Après une année aux Etats-Unis, Lowdy Williams ressent le besoin d’exprimer les moments difficiles de son retour en France. C’est ainsi que son premier morceau Insanity voit le jour. Porté par de bons retours, il continue et sort en octobre 2019 Lost In Perceptions, un EP intimiste aux sonorités jazz et soul, influencé par des artistes tels que Anderson Paak, Mac Miller ou encore Kendrick Lamar. Sa musique dépeint les conflits intérieurs qu’il entretient. Comment jongler entre l’image du rappeur perçu comme sulfureuse et une carrière professionnelle plus « rangée » ? Comment vivre avec une personnalité impulsive et extravertie, discrète et hyper sensible à la fois ? Il questionne et aborde des thématiques qui animent son quotidien et ses relations.

Reta ​- Rap
Reta. Un homme de partout et de nulle part à la fois. Déraciné volontaire et bohémien jusqu’au bout de ses ongles vernis, le chien fou du vieux Rennes a vécu plusieurs vies avant de trouver un véritable ancrage dans la capitale bretonne. Une fierté régionale gravée à l’encre indélébile au coin de son œil droit. A 13 ans, Quentin découvre le hip-hop. Plus rien ne sera jamais pareil, il devient Reta. Le rap s’engouffre dans sa vie. Les projets musicaux se font et se défont, il s’amuse et expérimente. Les tatouages, eux, s’accumulent jusqu’à le recouvrir entièrement, comme une auto-condamnation à ne jamais faire marche arrière. Il en ressort un rap à l’univers sombre, lugubre et décalé, où se mêlent ego-trip comiques et introspections funambules. Reta est un interprète aux multiples facettes et signatures vocales, faisant de lui un véritable ovni dans le rap français actuel. ​

Yes Basketball ​- ​Hip Hop Math Rock
Yes Basketball est le projet de Pierre Marolleau (Fordamage, Fat Supper, My Name Is Nobody…) qui réunit autour de lui une équipe de choc avec Christophe Le Flohic (Totorro), Stéphane Fromentin (Trunks) et Benoît Guchet (Classe Mannequin). Yes Basketball synthétise différentes influences, de Beastie Boys, à Deerhoof, Viet Cong ou même Beck, naviguant entre Hip-Hop, Math-Rock bruyant, alternance de flows rappés et d’harmonies vocales pop… C’est parfois violent, ou étrangement fun, mais toujours intense. Yes Basketball est un OVNI : un peu comme si Antoine Rigaudeau dunkait sur la tête de Shaquille O’Neal.

Lupin ​- DJ Set
Lupin, c’e​st un duo musical improbable, uni par l’amour de la soul, du funk et du disco pour l’une et la passion du rock 50’s et des tubes 80’s pour l’autre. Grâce à cette étrange alchimie, elles décident d’organiser des battles de danse dans leur immeuble rennais en balançant du son à travers leurs fenêtres. Très vite cette activité se répand comme une traînée de poudre et c’est bientôt tout un quartier qui bouge ses hanches au rythme de Donna Summer ou Little Richards. Se sentant étriquées dans leur rue, elles décident maintenant de s’attaquer à la scène rennaise pour accomplir ce qu’elles pensent être leur destinée : faire danser les gens.

After #5 au Dejazey – DJ Set

► ​Le Dejazey / Entrée gratuite / 23h30-03h00

Dimanche 20 septembre

Danse & musique

Dans le cadre de Dimanche à Rennes, Les Tombées de la Nuit en partenariat avec I’m from Rennes et le CCNRB présentent deux spectacles de danses.
► ​Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne / Entrée gratuite / 14h30-19h00

Les Tombées de la Nuit et I’m from Rennes présenteront 2 spectacles de danse :

“ C’est Confidentiel “ de Léa Rault et “ Manège “ de Bouside Ait Atmane

Un week-end en Enfer – Part III

► ​Parc du Thabor / Entrée gratuite / 16h00-23h00

Passion Coco​ – ​Chicha Cumbia Tropical
Les Passion coco allient leurs influences et composent une musique inédite ! Rythmes traditionnels Colombiens et tropicaux fusionnent avec des ambiances rock psychédélique, nous rappelant l’univers des westerns spaghetti… Un étonnant et savoureux mélange accompagné de douces voix parfumées !
Sur scène, le cuatro vénézuélien (petit instrument à cordes) et les percussions latines s’acoquinent avec la basse et la guitare électrique, entraînant le public vers un long voyage en Amérique du Sud !
Passion Coco sortira sort 2eme album le 20 septembre pour I from Rennes. Photo : Margaux Martins / Design graphique : Anne Vidaillac

Mohican​ – C​hanson Hip Hop Electro Pop
Mohican porte une attention minutieuse aux mots, engagés, vifs, tranchants. Lucas Elziere chante le monde qui l’entoure sans ménagement, souvent dans l’introspection. En puisant dans cette rage, parfois candide, mais encore brûlante. Au premier abord, Mohican est une rencontre entre la chanson et la musique électronique. Mais pour raconter autant d’histoires, le débit du rap sert la densité des textes. Si Mohican émerge d’un univers personnel, il est défendu par un groupe, avant tout. Derrière la voix, les mélodies accrochent, les beats bousculent, les chorus soulèvent.

Eighty ​- F​unk Hip Hop Disco
Un disco moderne empreint d’électro et joué avec une énergie punk, on ne sort pas indemne d’un concert d’Eighty ! En véritables maîtres du dance-floor, les 6 musiciens d’Eighty dynamitent les codes et délivrent un disco moderne empreint d’électro joué à la sauce punk. Quelque part entre la new soul des anglais de Jungle et l’électro disco de Justice, Eighty décoiffe, vous colle sur ressorts et vous amène au bout de la nuit. Let’s dance !!
Photo : Gildas Raffenel

DJ Ajax Tow ​- DJ Set
DJ et producteur, Ajax Tow pose des galettes à droite à gauche sur la France. Son parcours est nourri par 3 albums, des créations musicales pour des spectacles, des projets au sein du collectif Stereophonk et des collaborations riches. Ajax Tow a joué avec Rubin Steiner, L’Orchestre Nationale de Barbes, DJ Netik, Zebda, Naive new Beaters, Macéo Parker, Gaetan Roussel… Côté Mix, Ajax Tow mélange bootleg alliant la soul, le rock, et l’électro, convertissant même les originaux en remixes très dancefloor. C’est en pure blind-test que vous bougerez sur la grande bleue musicale, qui sera la note ultime à l’ivresse du break-dance. Alors smurfez, breackez, groovez jusqu’à épuisement.

Hugues Renouard signe le visuel 2020

Chaque année, le festival propose à un.e illustrateur.trice de la ville de créer le visuel de l’affiche. Pour cette 9ème édition, c’est Hugues Renouard qui pose son regard et nous invite à se retrouver.

Le visuel

Réfléchi depuis le mois d’avril et nourri de la période de confinement, ce visuel parle de proximité, du rapport aux proches, de l’isolement et surtout des retrouvailles si longtemps espérées. Il imagine la communauté, la convivialité et la liberté d’être de nouveau réunis.
Hugues Renouard a voulu projeter une ambiance qui contraste fortement avec ce que l’on a vécu.Une échappatoire. Des pensées qui ont accompagné nos petits-déjeuners et nos espoirs tournés vers la fin de l’été. Un visuel empreint de l’univers de l’artiste : décalages, pop culture 90’s, réalisme, et une dose d’humour.

Hugues Renouard

Web-designer, passé par l’imprimerie et l’infographie, Hugues Renouard, alias « ugh ! », est un illustrateur rennais très attaché à sa ville. Fan de rock indé, musicien et compositeur au sein du groupe lo-fi « Drizzl », ugh! est également graphiste pour l’association Des Pies Chicaillent. C’est au travers des affiches des nombreux concerts qu’elle organise qu’I’m from Rennes découvre le travail de l’artiste. Passionné par le dessin et le cinéma, il est aussi adepte de football, de vulgarisation scientifique et de pizzas au chorizo. Romans noirs, pulps & comics vintage nourrissent son paysage artistique à la fois réaliste, poétique et décalé.
https://huguesrenouard.com/

RENNES. HEINZ BAUT CONSTRUIT LES TOMBÉES DE LA NUIT

Mercredi 5 août Dalle Kennedy, à partir de 11h30. Jeudi 6 août, Parc de Maurepas, à partir de 15h. Gratuit.

Dans cette performance de l’artiste suisse Georg Traber, une tour éphémère s’élève dans le ciel rennais. Avec 47 perches de frêne de 3m de long et 5cm d’épaisseur, seulement nouées entre elles par des cordes, le circassien Julian Bellini érige patiemment une structure de 10m de hauteur, se déplaçant avec agilité et fluidité dans ce labyrinthe de bois et de fragile stabilité.

HEINZ BAUT

Dans cette création de l’artiste suisse Georg Traber, sous-titrée « sondage céleste en quête de connaissance », une tour éphémère s’élève dans le ciel rennais. Avec 47 perches de frêne de 3 mètres de long et 5 centimètres d’épaisseur, seulement nouées entre elles par des cordes, le circassien Julian Bellini érige patiemment une structure de 10 mètres de hauteur, se déplaçant avec agilité et fluidité dans ce labyrinthe de bois et de fragile stabilité. Une fascinante construction et déconstruction solitaire jouant sur l’équilibre en suspension et l’apesanteur temporelle.

Site des Tombées de la nuit 

Blog de Julian Bellini

Traber Produktion

RENNES. LA GRANDE TRANSUMANTE AUX TOMBÉES DE LA NUIT

Samedi 8 et dimanche 9 août Parc du Thabor, toute la journée.

Johann Le Guillerm et son équipe déposent leurs carrelets de bois et se lancent dans le « montage » de La Transumante, dans une version XXL exceptionnelle. Cette créature de bois, mi-végétale, mi-animale, tour à tour carapace et charpente, prend forme d’heure en heure, en équilibre, sans clou, ni vis, ni boulon, ni colle, ni corde. C’est la seule pression des planches les unes contre les autres qui la tient assemblée. Gratuit. 

https://youtu.be/vbij-AGp1Ko

Artiste venu du cirque, Johann Le Guillerm s’est formé au Centre National des Arts du Cirque, il créé en 1994, sa propre compagnie Cirque ici et un premier spectacle solo, Où ça ?, qui tournera cinq ans à travers le monde. Le travail de Johann Le Guillerm a été récompensé par le Grand Prix National du Cirque (1996), le Prix des Arts du Cirque SACD (2005) et le Grand Prix SACD (2017) pour l’ensemble de son travail. Après un tour du monde au cours duquel il se confronte aux déséquilibres de mondes handicapés, traumatisés et autarciques, il s’engage en 2001 dans le projet Attraction, projet de recherche qui interroge l’équilibre, les formes, les points de vue, le mouvement et l’impermanence et se matérialise dans des formes variées : objets, spectacles, sculptures, performances… Il crée sous chapiteau, en salle, pour l’espace public, à l’échelle de villes entières et propose des œuvres collaboratives. L’artiste se définit comme praticien de l’espace des points de vue. Depuis 2011, Johann Le Guillerm est soutenu et accueilli par la Mairie de Paris en résidence de recherche au Jardin d’Agronomie Tropicale – Paris.

Site des Tombées de la nuit 

Site de Johann Le Guillerm

ÉDITIONS LES PERSÉIDES. THOMAS VAN RUYMBEKE UN ÉDITEUR RENNAIS

Créées à Rennes en 2004, les éditions Les Perséides reviennent s’installer dans leur ville de naissance après avoir développé un catalogue varié en histoire et littérature depuis Bécherel, la Cité du Livre. L’éditeur, Thomas Van Ruymbeke, qui y a aussi tenu quelques années un café-librairie, se consacre désormais entièrement à sa première activité.

THOMAS VAN RUYMBEKE
Thomas Van Ruymbeke

Unidivers : Pourquoi un retour à Rennes ?

Thomas Van Ruymbeke : C’est un recentrement. Géographique d’abord, dans une ville dynamique sur le plan culturel, à moins de deux heures de Paris, une heure de Nantes, etc. Plus de visibilité, donc, et plus pratique pour le travail de diffusion des nouveautés. C’est aussi la ville où a été créée la maison d’édition.

U. : Ce changement marque-t-il un moment particulier dans votre parcours professionnel ?

Thomas Van Ruymbeke : Oui. L’édition est un secteur à forte concurrence et aux marges faibles, qui nécessite souvent, pour les plus petites structures, une activité parallèle complémentaire. C’est ce que j’ai toujours fait depuis la création de la maison. Le pari aujourd’hui est de rendre la structure autosuffisante. Pour cela, il fallait pouvoir s’appuyer sur un catalogue suffisamment solide, avec des ouvrages de fonds, et de référence pour certains. C’est le cas aujourd’hui, et j’espère aussi avoir emmagasiné assez d’expérience !

U. : Quelle est la ligne éditoriale de la maison ?

EDITIONS LES PERSEIDES

Thomas Van Ruymbeke : La ligne est plutôt généraliste. Chaque livre est un projet en soi, et je pense qu’il est important de rester curieux, de faire preuve d’éclectisme. Pour autant, des lignes de force existent dans le catalogue. L’histoire atlantique en est la principale, avec une collection (« Le Monde Atlantique ») qui brasse des thèmes et des problématiques résurgents comme la colonisation, l’esclavage et la traite, mais aussi les révolutions sociales et politiques qui ont engendré des sociétés nouvelles dans les Amériques et la Caraïbe. Depuis la parution des Vengeurs du Nouveau Monde en 2005, les textes qui y ont été publiés n’ont de cesse d’interroger « ce passé qui ne passe pas ». Il y a encore beaucoup de travail à faire, on l’a encore constaté récemment avec les mouvements antiracistes et le déboulonnage des statues de négriers qui ont suivi la mort de George Floyd.

EDITIONS LES PERSEIDES

U. : Comment sélectionnez-vous un manuscrit, un.e auteur.e ?

Thomas Van Ruymbeke : Les qualités littéraires, bien sûr, mais c’est surtout le mouvement, le questionnement que la lecture du manuscrit fait naître en moi qui font la différence, qu’ils soient d’ordre esthétique, intellectuel, émotionnel, ou tout à la fois ! La préoccupation économique vient après, je me dis naïvement que si j’ai aimé lire un manuscrit je ne dois pas être le seul à qui cela soit susceptible d’arriver. Mais je me pose aussi toujours cette question : achèterais-je personnellement le livre en question. Oui, non, pourquoi ? C’est la base. Cela permet d’éviter beaucoup d’erreurs de parcours. Si vous-même n’achèteriez pas les livres que vous éditez, pourquoi d’autres le feraient-ils ?

U. : Travaillez-vous seul sur ce projet de maison d’édition ?

Thomas Van Ruymbeke : J’ai longtemps travaillé en solo, mais aujourd’hui je m’appuie volontiers sur d’autres lecteurs ou lectrices, je recueille les avis, les arguments… et j’en tiens compte ! Il y a un petit comité de lecture informel qui s’est créé au fil du temps, au sein duquel figure en bonne place le romancier et essayiste Pierrick Hamelin, avec qui j’échange énormément. Cela permet de créer de l’ouverture, de nouveaux espaces. Pour le reste, j’ai des collaborateurs occasionnels, mais j’assume encore seul toute une variété de tâches, ce qui offre l’avantage d’éviter la routine !

U. : Est-ce facile de travailler dans le monde du livre à Rennes ?

ulysse à l'ouest

Thomas Van Ruymbeke : Rennes compte encore beaucoup de bonnes librairies sur lesquelles on peut s’appuyer, comme le Forum du Livre, Le Failler ou de nouvelles venues comme La Nuit des Temps. Il y a un excellent salon, « Rue des Livres », qui n’a malheureusement pas échappé cette année à la lame du confinement, mais qui est un rendez-vous important pour les acteurs locaux de la profession. Depuis quelques années, Rennes métropole a également intégré Bécherel, la Cité du Livre. On y trouve de belles librairies dédiées à la bibliophilie, mais aussi du livre neuf, comme au café-librairie « Ulysse à l’Ouest », un endroit chaleureux ou sont présentées nos nouveautés.

U. : Justement, quelle est votre actualité, quelles sont vos dernières publications ?

EDITIONS LES PERSEIDES

Thomas Van Ruymbeke : On retrouve l’équilibre que j’essaie de maintenir entre des textes anciens qu’il me paraît intéressant de remettre en lumière et des textes contemporains inédits. Ainsi une anthologie de textes tirés des Parerga et Paralipomena de Schopenhauer, une sévère critique des milieux littéraires de son temps qui est toujours d’actualité ! Un texte inédit à ce jour de Robert Desnos sur Joseph Vacher, l’un des tout premiers tueurs en série français. Une sorte de super-routard du crime, un brun illuminé, qui a inspiré Bertrand Tavernier. Et en littérature contemporaine, par exemple, le livre de Marie-Hélène Rudel, qui a travaillé douze ans dans un EHPAD, Jamais maman ne serait morte sans me prévenir. Marie-Hélène a un don pour l’écriture : avec des mots simples et touchants, elle dit, mieux que tous les discours, la difficulté du métier de soignant et la force qu’il requiert. La critique du système, celui de la fin de vie, et du traitement réservé aux anciens, affleure à chaque phrase, et c’est aussi un bel objet littéraire. Exactement le type d’ouvrages que je souhaite publier à l’avenir.

U. : Comment s’effectuent la diffusion et la distribution des livres ? Et comment se les procurer ?

Thomas Van Ruymbeke : Les livres sont ce qu’on appelle auto-diffusés et auto-distribués. En d’autres termes, cela signifie que je travaille en direct avec les libraires, tous ceux qui le veulent bien. Ce n’était pas un choix au départ, mais ça l’est devenu aujourd’hui. C’est une question d’échelle. La plupart des « petits » éditeurs que je connais qui travaillent avec des distributeurs ont des difficultés à trouver un équilibre, déjà compliqué à établir avec le système institutionnalisé des retours de librairie. Mon réseau de points de vente est encore limité, mais je travaille à son développement, j’y consacre beaucoup plus de temps qu’avant. Il faut miser sur les librairies, face à l’économie virtuelle, ce n’est pas pour rien si les gens les fréquentent toujours, je l’ai constaté un peu partout. Les livres de la maison sont donc a minima commandables en librairie, physiquement présents quand cela est possible. Les gens peuvent aussi évidemment, s’ils le souhaitent, passer par le site internet : lesperseides.fr.

U. : Combien de livres éditez-vous par an ?

Thomas Van Ruymbeke : Environ une dizaine. C’est un bon rythme, qui permet à la fois le renouvellement et la cohérence éditoriale.

U. : Quels sont vos projets pour l’avenir ?

catherine pozzi perseides

Thomas Van Ruymbeke : Il y en a beaucoup ! Le Journal, en partie inédit, de Catherine Pozzi, par exemple. Une œuvre tout simplement bouleversante. La partie du journal, très volumineux, que nous avons retenue, est celle qui concerne la relation de Catherine Pozzi avec Paul Valéry et tout ce qu’elle met en jeu en termes de place de la femme dans la société, de rivalité intellectuelle, voire de plagiat… C’est aussi un véritable roman d’amour écrit à la première personne… et très chaotique. Un régal !

Éditions Les Perséides

11, place du Parlement de Bretagne 35 000 Rennes.

thomas.vanruymbeke@lesperseides.fr

Commandes libraires : Tel : 07 83 44 90 11 

Propos recueillis par Claire Ménard

RENNES. AUX TOMBÉES DE LA NUIT LA NAVETTE DU MUNICIPAL BAL

Vendredi 31 juillet, retrouvez la Navette du Municipal Bal dans différents quartiers de Rennes ! Pour redonner un air de fête et de paillettes aux trottoirs, aux ronds-points, aux parcs et aux places, Madame la maire de Clairvoie-sur-Lembron a décidé d’installer son Municipal Bal sur un camion-navette. Cette « institution » locale parcourt désormais les routes de France et y fait régulièrement halte, rituel de ré-enchantement répandant ses vagues de musiques endiablées, ses feux d’artifice de poche, ses solos de guitares en liberté. Avec un répertoire de chansons panoramique et des effets spéciaux fabriqués par les associations de Clairvoie-sur-Lembron, La Navette du Municipal Bal, de passage à Rennes cet été, est un divertissement collaboratif, inattendu et plein de charme. Gratuit.

Pour redonner un air de fête et de paillettes aux trottoirs, aux ronds-points, aux parcs et aux places, Madame la maire de Clairvoie-sur-Lembron a décidé d’installer son Municipal Bal sur un camion-navette. Cette « institution » locale parcourt désormais les routes de France et y fait régulièrement halte, rituel de ré-enchantement répandant ses vagues de musiques endiablées, ses feux d’artifice de poche, ses solos de guitares en liberté. Avec un répertoire de chansons panoramique et des effets spéciaux fabriqués par les associations de Clairvoie-sur-Lembron, La Navette du Municipal Bal, de passage à Rennes cet été, est un divertissement collaboratif, inattendu et plein de charme. Gratuit.

Ce qui s’invente, dans cette commune fictive de Clairvoie-sur-Lembron, c’est une utopie de proximité, une démocratie participative en fusion. Avec ce bal surprenant, spectaculaire, d’une énergie débordante, la Navette du Municipal Bal imagine avec humour et rêverie, ce qui se passerait si chaque habitant s’investissait au quotidien dans le fonctionnement de sa commune, et s’impliquait dans la fabrication d’un projet artistique commun : un hommage poétique aux pompiers, des parterres de fleurs et un panneau lumineux confectionné par les services municipaux de la ville, l’ancienne ligne d’eau de la piscine municipale en guise de guirlande, bref, le bal idéal ! Par conséquent, c’est tout naturellement que cet objet dansant collaboratif s’accompagne d’une invitation au public à participer à la fête.

Qu’elle soit prévue en amont du spectacle, quelques heures avant la représentation, voire même pendant cette dernière, chaque action culturelle est pensée pour être associée au Municipal Bal. Par son travail à la fois en salle et en extérieur, la Compagnie On Off développe des propositions artistiques tout public. De Ch’ti Lyrics à Américane Songues, en passant par Sing Me a Song, elle questionne toujours la rencontre entre le public et l’art, pour qu’il puisse être partagé par le plus grand nombre.

Le bal est un lieu de rassemblement. C’est l’un des plus beaux endroits où l’on s’amuse : un lieu de fête, où des gens d’âges et d’horizons sociaux différents se retrouvent, ensemble, sur une même piste de danse. Avec Le Municipal Bal, c’est ce temps de mixité, cet endroit de partage, que nous cherchons à recréer, tout en se réemparant de ce qui fait cette culture populaire, pour qu’elle soit toujours vivante et en réinvention. Nous proposons donc quelques rafraîchissements : de répertoire, d’arrangements et d’interprétations. C’est particulièrement ludique d’imaginer le réarrangement de morceaux célèbres, incrits dans la mémoire collective de chacun, en pensant notamment à enrichir ou détourner le travail harmonique des versions originales. Une nouvelle fois la compagnie joue avec les registres, on retrouve dans cette proposition des passerelles entre la “musique savante” et la “musique populaire”.

LE MUNICIPAL BAL

Des tubes rien que des tubes ! De Carmen à Lady Gaga, de Dalida à Bigflo & Oli, pour surprendre et toucher le public au gré des propositions. Si certaines communes de nos campagnes font aujourd’hui le choix d’organiser “le bal” d’un côté, et “le bal des jeunes” de l’autre, nous souhaitons, avec Le Municipal Bal, œuvrer gaiement à la réconciliation, fût-elle d’un soir, des générations. Ce sera pour nous l’occasion d’inventer des formes musicales décalées, en passant pourquoi pas d’une valse en deux temps à, plus difficile, une house en cinq. Histoire d’un amour – Dalida, Carmen – Georges Bizet, Twist à Saint-Tropez – Les Chats Sauvages, Pata pata – Miriam Makeba, Encore et encore – Francis Cabrel, Kiss – Prince, C’est comme ça – Les Rita Mitsouko, Heart of glass – Blondie, Get lucky – Daft Punk, L’été indien – Joe Dassin, La Java Bleue – Fréhel, Dommage – Bigflo & Oli, Le Mia – IAM, I feel good – James Brown, I like to move it – Reel 2 Real Twist and shout – The Beatles, Crazy little thing called love – Queen, Freed from desireGala, Louxor J’adore – Philippe Katherine, Poker Face – Lady Gaga, De l’amour – Johnny Hallyday, You’re the one that I want – Grease, Laisse tomber les filles – France Gall, Heavy Cross – Gossip, Ya Rayah – Rachid Taha Argent trop cher – Téléphone, Eye of the tiger – Survivor, etc.

Si l’équipe du Municipal Bal souhaite dépoussiérer certains tubes et faire sourire les amateurs de ce type de répertoire, l’objectif principal reste le même que pour tout bal réussi : faire danser le public ! Pour ce faire, elle créé une relation de complicité avec les spectateurs dès le début du spectacle et essaie constamment de se tenir en équilibre sur ce fil ténu entre énergie brute et mise en scène. Elle construit une dramaturgie, qui, en actionnant progressivement des leviers, met à l’aise le public. Avant l’ouverture du bal, le public a rendez-vous avec Michel Bernard, le directeur du Centre social de Clairvoie-sur-Lembron, qui leur propose une mise en jambe. Il s’agit d’une demi-heure d’échauffements. Le but est avant tout de se détendre, de jouer à être danseur, d’apprendre des chorégraphies collectives décalées, qui pourront resservir pendant le spectacle. Michel Bernard, avec sa folie fantaisiste accompagne, sans s’imposer, le public pendant tout le spectacle.

LE MUNICIPAL BAL rennes

COMPAGNIE ON OFF Théâtre, Art lyrique et Chansons Fondée en 2003, la Compagnie On Off développe son action autour de deux axes majeurs que sont la création artistique de spectacles vivants exigeants, ainsi que la mise en œuvre de projets d’action culturelle sur-mesure. Cette démarche culturelle consciente et innovante a pour but de créer des passerelles entre les registres, les disciplines et les publics. Le projet artistique de la compagnie a pour ambition la recherche d’alchimies entre musique savante et musique populaire, entre chant et théâtre, et entre poétique et burlesque. Par cette approche, la compagnie s’attache à ouvrir de nouvelles perspectives de langage artistique.

Le site des Tombées de la nuit

La Navette du Municipal Bal

RENNES. LA SOLDERIE CRAZY FACTORY EXPOSE LES GRAFFEURS TAREK ET LÉLÉ

La solderie Crazy Factory inaugurait le 18 juillet 2020 avec les graffeurs Tarek et Lélé une salle d’exposition dédiée au street art. Le travail des deux Rennais sera visible jusqu’au 31 août avant de laisser la place à d’autres artistes. Par cette initiative, le nouveau gérant de l’établissement souhaite offrir aux arts urbains un lieu d’expression au cœur de Rennes.

Crazy Factory x Tarek & Lele

En février dernier, Julien Chauvat reprenait la gestion du magasin Crazy Factory, 26 rue Saint-Louis à Rennes. Il arrive avec la ferme intention d’en faire un lieu atypique du centre-ville. Ouverte ponctuellement seulement pour des ventes flash, la solderie du groupe Kaki Crazy, propriétaire de 36 enseignes multimarques de chaussures et prêt-à-porter dans le grand Ouest, recelait selon lui un potentiel inexploité. « J’ai souhaité reprendre cette activité de déstockage à l’année, tout en donnant au lieu une connotation artistique » annonce-t-il. Avec 500 m² de surface de vente dans un bâtiment historique, une arrière-cour pleine de possibilités et une situation idéale dans l’hypercentre rennais, l’endroit se prête effectivement à articuler différentes activités.

  • Crazy Factory x Tarek & Lele
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Un lieu pour le street art

Vingt ans à vivre dans le XXe arrondissement de Paris ont fait de Julien Chauvat un grand amateur de street art sous toutes ses formes : graffiti, collage, peinture, sculpture, mobilier urbain ou même photographie. À son retour à Rennes, il constate que ces pratiques manquent encore de valorisation dans la capitale bretonne, notamment en comparaison de Paris ou de Nantes. Les arts urbains ont pourtant le vent en poupe, avec la biennale Teenage Kicks organisée depuis 2013, ou encore le M.U.R mis en place rue Vasselot en septembre 2019.

Mais le nouveau gérant de Crazy Factory déplore une certaine concentration des commandes aux mêmes noms connus du graff, limitant la découverte de jeunes artistes qui font pourtant la richesse de la scène rennaise. Avec le soutien de Philippe Commault, dirigeant de Kaki Crazy, il décide de faire de son magasin un nouveau lieu dédié au street art. Il confie au graffeur Tarek le soin de décorer les murs intérieurs et l’arrière-cour et dédie une pièce à des expositions.

  • Crazy Factory x Tarek & Lele
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Deux graffeurs rennais

Peintre, scénariste de BD, Tarek est aussi un grand nom du graff français, puisqu’il est l’auteur de Paris Tonkar (1991), premier livre sur la question en France. Résidant désormais à Rennes, il invite sur ce projet Lélé, peintre décorateur de formation dont les gorilles au regard humain ont fait leur apparition en 2015 sur les murs rennais. Les deux complices, qui n’en sont pas à leur première collaboration, investissent l’arrière-cour du 26 rue Saint-Louis et peignent pendant une semaine et demie.

  • Crazy Factory x Tarek & Lele
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  • Crazy Factory x Tarek & Lele
  • Crazy Factory x Tarek & Lele
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Bel exemple de cross-over, l’univers totémique de Tarek rencontre les gorilles de Lélé dans une symbiose impeccable. « Sur toutes les pièces de la cour, soit il y a une réelle interconnexion, soit il y a un rappel de l’univers de l’autre, une imbrication qui donne une musicalité au mur », commente Tarek. « Nos œuvres se rapprochent l’une de l’autre. Dans mon travail récent sur le masque, je suis parti d’animaux, de chimpanzés notamment. Et Lélé a aussi fait des crânes de gorille, des vanités, des formes tellement stylisées qu’on croirait que c’est un masque. Donc quand on peint ensemble c’est assez naturel de mélanger nos univers  ».

Dans cette ambiance bariolée où les murs semblent prendre vie, Julien Chauvat veut mettre à disposition la cour pour des manifestations culturelles, des expositions temporaires aux beaux jours par exemple, ou même de la musique. Mais le cœur du projet est bien la boutique street art, salle d’exposition qui se veut un nouveau lieu de mise en valeur des arts urbains.

Une galerie de centre-ville

Visible depuis la rue par la fenêtre, la petite pièce attenante au magasin appelle le passant à s’arrêter découvrir le lieu. « Le point d’ancrage de cette galerie, c’est la ville », affirme Julien Chauvat, qui veut ouvrir l’endroit aux expressions les plus populaires de l’art contemporain, n’excluant pas d’y proposer prochainement une exposition dédiée à l’art brut.

Crazy Factory x Tarek & Lele

Tarek et Lélé sont les premiers à investir le lieu avec leur univers respectif. Ils ont souhaité en faire un cabinet de curiosité reflétant leur travail : peinture, customisation d’objets, de mobilier ou de textile. Des univers distincts, mais proches, s’exprimant sur différents supports qui se jouent parfois du dispositif d’exposition classique et évoqueraient plutôt l’image d’une chambre d’éternel adolescent

  • Crazy Factory x Tarek & Lele
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Tarek salue cette initiative de galerie dédiée au street art. Car malgré pléthore d’artistes, d’écoles d’arts, d’expositions associatives, les galeries d’art manquent à Rennes, et manquent, selon lui, à représenter le travail des plasticiens rennais. De même, en ce qui concerne le graff, la trentaine de murs actuellement autorisés par la ville de Rennes (et répertoriés ici sur le site du Réseau Urbain d’Expression) est loin de répondre à l’engouement suscité par cette pratique artistique à part entière. Tout en célébrant en WAR! le “Banksy rennais”, la municipalité confine globalement les graffeurs en dehors de son hypercentre, leur préférant les baigneuses multicolores de place de Bretagne ou le charme discret des radis…

La solderie Crazy Factory est ouverte le mardi de 13 à 19 h et du mercredi au samedi de 10 à 19 h. L’exposition de Tarek et Lélé est visible jusqu’au 31 août. Si vous voulez découvrir les graffs de l’arrière-cour, demandez Julien.

Crazy Factory x Tarek & Lele

ÉGLISES D’ILLE ET VILAINE, 20 ANNÉES DE RESTAURATION

Le département d’Ille-et-Vilaine accompagne depuis de nombreuses années les communes dans leur effort de sauvegarde de leur église. Il a décidé de valoriser cette politique patrimoniale en publiant un bilan de ses actions en faveur de la restauration des édifices et de leur mobilier : « Églises d’Ille-et-Vilaine, Vingt années de restauration » afin de faire découvrir le patrimoine religieux d’Ille-et-Vilaine et les actions pour le restaurer. Depuis vingt ans, plus de 300 communes ont été concernées, pour un investissement dépassant les 40 millions d’euros.

20 ANNEES DE RESTAURATION EGLISES

L’ouvrage Églises d’Ille-et-Vilaine, Vingt années de restauration s’intéresse au patrimoine cultuel dont la restauration a été soutenue par la collectivité départementale : édifices, mobilier sacré, vitraux, retables, etc. Il nous permet de (re)découvrir ce patrimoine, d’en comprendre l’histoire et les enjeux de sa valorisation.

ABBAYE PAIMPONT
Photo : Benoît Boulanger

Exemple de L’abbaye de Paimpont

L’une des plus anciennes mentions de « Notre-Dame du désert de Penpont », dépendance de Saint-Méen, remonte au XIe siècle. L’abbaye fut fondée à la fin du siècle suivant ; elle abritait des chanoines réguliers de Saint Augustin. Elle fêta d’ailleurs ses 800 ans en 1999. L’église fut reconstruite au XIIIe siècle, dans un style gothique assez épuré ; elle fut remaniée au XVe et agrandie d’une galerie au sud au XVIIe siècle, époque à laquelle furent reconstruits les bâtiments conventuels qui pouvaient abriter une vingtaine de moines. Une mention particulière pour la statue du XVIe siècle en bois polychrome de Notre-Dame de Paimpont, ainsi que pour le trésor, installé dans la sacristie en 1970, qui renferme des pièces exceptionnelles, telles que le Bras-reliquaire de saint Judicaël (XVe siècle) et un magnifique Christ en ivoire, postérieur.

L’abbaye de Paimpont s’élève sur les berges d’un vaste étang alimenté par des cours d’eau venant de la forêt de Brocéliande. Ce site naturel, propriété départementale depuis 1986, est agrémenté d’un sentier de découverte qui permet d’en faire le tour et d’apercevoir, à l’arrière-plan, l’ensemble abbatial dans toute sa beauté. Le montant des travaux envisagés pour l’opération de mise en valeur intérieure décidée en 1999 s’élevait à 1 067 000 € ; la commune comptait alors 1 657 habitants. Les partenaires décidèrent d’intervenir de manière exceptionnelle en majorant leurs taux de financement habituels : 45 % pour la Région, 32,5 % au lieu des 25 % habituels pour le Département et 12,5 % pour l’État, ce qui ne laissait à la commune qu’une participation à hauteur de 10 %. Pour cette opération, le Conseil général apporta à la commune un concours financier de 347 000 €. Entre 1996 et 2009, Paimpont a bénéficié d’un soutien financier constant du Département pour l’entretien et la restauration de son abbaye. 24 autres dossiers (dont une dizaine concernaient des travaux de couverture) furent instruits et presque 130 000 € de subventions ont été attribués à la commune de Paimpont pour l’entretien et la restauration de telle ou telle partie de ce superbe ensemble patrimonial.

RESTAURATION EGLISES BRETAGNE

Un ouvrage magnifiquement documenté

En plus des trois auteurs principaux, Pascale Tumoine, Denis Chambet et le père Roger Blot, dix-huit autres contributeurs ont participé à cet ouvrage riche de 232 pages et de plus de 200 illustrations. Avec les quatre parties qui constituent « Églises d’Ille-et-Vilaine, Vingt années de restauration », le lecteur découvre l’évolution de la politique patrimoniale du département depuis 20 ans.

RESTAURATION EGLISES BRETAGNE

C’est un voyage de 1 000 ans dans l’histoire des églises, une découverte des chantiers de restauration et de la valorisation de ce patrimoine par le Département sur les deux dernières décennies. En 2003 était lancée la série de dépliants Églises à découvrir, dont l’objectif est de faire connaître le patrimoine cultuel du département. À suivi, en 2005, l’inventaire des orgues d’Ille-et-Vilaine.

Quelques années plus tard, en 2011, c’est l’architecte Arthur Regnault qui était mis à l’honneur, à travers un ouvrage retraçant sa longue et féconde carrière en Ille-et-Vilaine. Au fil des années, des églises originales, parfois surprenantes, toutes sorties de son imagination, ont peuplé les campagnes. Aujourd’hui, c’est plus largement au patrimoine cultuel dont la restauration a été subventionnée par le département que s’intéresse le présent ouvrage : édifices, mobilier sacré, vitraux, retables, etc.

Restauration église de Pacé
Restauration de l’église de Pacé

Préserver notre patrimoine cultuel, c’est avant tout chercher à le comprendre. Nul doute que les approches patrimoniales, historiques et cultuelles développées dans cette publication y contribueront. Le restaurer, c’est convoquer à son chevet des savoir-faire précieux, croiser les regards des professionnels et des décideurs – propriétaires et affectataires des lieux. Ce livre présente aussi les aspects administratifs et budgétaires, incontournables, tout en décrivant l’action conduite par le Département depuis plus de vingt ans : schéma du patrimoine, dispositifs d’accompagnement, financements dédiés sont autant de moyens d’intervention en faveur de ce patrimoine et en direction des territoires. Le présent ouvrage a pour ambition de faire connaître mieux encore le patrimoine cultuel d’Ille-et-Vilaine.

Il est aussi un témoignage de reconnaissance envers celles et ceux qui œuvrent jour après jour à sa sauvegarde. « Cet ouvrage sur les églises d’Ille-et-Vilaine constitue un formidable écrin pour présenter et mettre en lumière la richesse et la beauté du patrimoine ecclésiastique présent sur notre territoire. L’été qui est déjà installé depuis quelques semaines sera, j’en suis sûr, l’occasion pour bon nombre de Brétilliens de partir à la découverte de ces sites magnifiques et chargés de notre histoire collective. Notre département a souhaité soutenir ce projet d’édition qui participe pleinement à la valorisation du patrimoine de l’Ille-et-Vilaine » indique Jean-Luc Chenut, Président du Département d’Ille-et-Vilaine.

RESTAURATION EGLISES
Restauration de l’église de Pacé

Comme tous les endroits d’Europe, l’Ille-et-Vilaine n’a pas manqué d’accumuler un immense patrimoine spirituel et artistique, lié à son ancrage chrétien. Trois cathédrales, de grandes églises abbatiales, des collégiales, des couvents, 400 églises, plus encore de chapelles, des croix n’en parlons pas ! C’est de la pierre, certes, mais aussi du bois et du verre, traversés encore par la petite rumeur des siècles. C’est de l’architecture bien sûr, mais c’est toujours le mobilier qui lui a donné vie : autels de toutes formes, statues, peintures, orfèvrerie, dans l’envol des orgues ou le silence habité.

Pour chaque période abordée, une liste de lieux et d’édifices à (re)découvrir est proposée. L’un des premiers réflexes de tout visiteur d’un bourg, d’un centre-ville, est de chercher la porte de l’église pour y découvrir le beau, le silence, l’art sacré, etc. C’est parce que, de génération en génération, les élus ont toujours respecté ces réflexes, qu’ils se sont attachés à préserver une ligne d’interventions en faveur du patrimoine des églises d’Ille-et-Vilaine. En 20 ans, cette politique a beaucoup évolué, au gré des changements institutionnels, des contraintes financières et des évolutions des relations entre les communes, les intercommunalités et le Département qui a attribué au cours de cette période plus de 41 millions d’euros de subventions pour la restauration des églises et des chapelles d’Ille-et-Vilaine, mobilier compris.

Plus de 1 700 dossiers ont été instruits ! Depuis 1908 dans chaque département, la conservation des antiquités et objets d’art contribue à la connaissance et à la protection des objets les plus remarquables. Aujourd’hui, le conservateur des antiquités et objets d’art est présent sur le terrain aussi pour conseiller les propriétaires sur les mesures à prendre pour conserver, mettre en valeur ou sécuriser les objets du patrimoine.

En France, depuis 1905, les communes ont la charge d’entretenir et de faire restaurer les églises paroissiales et le patrimoine qu’elles conservent. Dès lors, la question de la protection juridique de l’édifice et de son mobilier se pose. L’église concernée par une étude ou des travaux bénéficie-t-elle d’une protection ou non ? La réponse à cette question oriente le projet de la commune, car les procédures de travaux et les soutiens financiers en découlent. Un chapitre proposera de découvrir quelques exemples de chantiers de restauration d’édifices monuments historiques remarquables, d’églises non protégées et d’objets in situ.

Le patrimoine cultuel, comme le lecteur pourra le découvrir dans l’ouvrage, fut le principal bénéficiaire de cette volonté de valorisation. Une place particulière a été faite à l’opération d’inventaire du patrimoine brétillien, fortement accompagnée jusqu’en 2012. Plusieurs temps forts ont aussi rythmé cette volonté de valorisation. Par exemple, la politique affirmée en faveur des orgues du département ou bien encore l’édition toujours d’actualité d’une collection monographique de dépliants sur des églises restaurées. On peut aussi rappeler la présentation de plusieurs expositions patrimoniales et, surtout, la proposition, en 2011, d’une année consacrée à l’architecte Arthur Regnault, fameux bâtisseur d’Ille-et-Vilaine .

L’ouvrage Églises d’Ille-et-Vilaine : vingt années de restauration est disponible auprès des Archives départementales au prix de 20 €

Photos de restauration : Atelier Régional de Restauration.

Photo de Une : L’abbaye de Paimpont vue par Emmanuel Berthier, Tourisme Brocéliande.

EXPO BILAL LANDERNEAU. MONSTRES ET MERVEILLES AU FONDS LECLERC

Avant d’entrer dans le vif de cette exposition Enki Bilal à Landerneau, il convient de féliciter l’équipe du Fonds Leclerc, emmenée par sa directrice Marie-Pierre Bathany. Malgré un contexte défavorable, elle a su persévérer afin d’organiser cet opus « Enki Bilal ». Lequel offre un nouveau cheminement à travers l’œuvre balkanique mais non balkanisée de cet artiste européen, serbe, singulier et séduisant.

bilal landerneau
Exposition Enki Bilal au Fonds Leclerc de Landerneau

Le ton est donné. Recouvrant presque entièrement un large miroir mural à l’entrée de l’exposition du Fonds Leclerc de Landerneau, est reproduite une scène agrandie de la BD de Bilal intitulée Sommeil du Monstre. Au premier plan, deux hommes, pommettes hautes, regards enténébrés, engoncés dans de lourds manteaux, traversent une ville dont on aperçoit en arrière-plan les tours tandis que de curieuses voitures volantes arpentent le ciel et que de mystérieux personnages en uniformes siglés NY (New York) enchaînés par des câbles bizarres s’enfoncent dans une sorte de smog bleuté. Un univers immédiatement reconnaissable signé Enki Bilal.

Enki Bilal
Enki Bilal

Depuis ses débuts dans les années 70, Enki Bilal, né à Belgrade en 1951, bâtit pièce à pièce une œuvre à la croisée des arts, des temps et des mondes. Mêlant écrits, illustrations et peintures, jonglant avec images et mots, il réalise aussi des incursions dans le théâtre et le ballet. Passionné de cinéma, il a également réalisé trois longs métrages : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon, Immortel (ad vitam). Jusqu’en début 2021, le Fonds Leclerc de Landerneau fait la place belle à la variété de ses créations.

Exposition Enki Bilal Fonds Leclerc Landerneau
Exposition Enki Bilal au Fonds Leclerc de Landerneau

Plus de 200 dessins, peintures, films, textes d’Enki Bilal sont ainsi réunis ici. Un choix orchestré par Serge Lemoine, ancien directeur du musée d’Orsay et commissaire de l’exposition. De la collaboration avec Pierre Christin (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Le Vaisseau de Pierre) à la cultissime Trilogie Nikopol (La Foire aux immortels, La Femme piège, Froid Équateur) et à l’actuel Bug, chacune des facettes du travail est ainsi explorée, de la bande dessinée jusqu’aux images les plus récentes, dont des inédits réalisés spécialement pour Landerneau. Ainsi de la série qui fait écho au célèbre tableau de Picasso Guernica. Ce projet prolonge Nu avec Picasso, une variation illustrée dont le texte touche au fantastique. Nu avec Picasso est paru dans la collection « Ma nuit au musée » chez Stock qui propose à des écrivains de déambuler, de nuit, dans un musée. Alors, est-on en présence d’une rétrospective ? «Surtout pas!» se récrie Enki Bilal qui préfère considérer l’exposition comme «Un regard en arrière, un instantané, un peu de sa mémoire cachée».

expo enki bilal
Exposition Enki Bilal au Fonds Leclerc de Landerneau

Questions de style

Un instantané qui permet donc au visiteur de mesurer le parcours de l’artiste à travers l’évolution de son style : de précis et fouillé dans les premières publications à la liberté des œuvres aujourd’hui. Techniques, composition, mise en scène, couleurs, descriptives autant que symboliques, prédilection pour la «grisaille» (peinture monochrome qui imite le bas-relief à l’aide d’une dégradation entre le noir et le blanc de valeurs grises).

Privilégiant le dessin comme son mode d’expression par excellence, Bilal, à ses débuts, délimite lignes et formes d’un trait net et précis, modelant dégradés ou contrastes par des hachures et des pointillés. Au fil du temps, la rigidité de la forme fait place à un délié plus souple, plus ample, plus fluide. Le format change, l’auteur se tourne vers la peinture.

Abandonnant la notion de « planche » si chère à la bande dessinée, il compose désormais chaque case de façon indépendante. Cinéaste dans l’âme, Bilal utilise tous les langages du septième art, de la vue panoramique au gros plan. La couleur, quant à elle, renforce l’intensité de ces « scènes ». Deux d’entre elles signent définitivement cette identité visuelle, un bleu tout à la fois apaisant et inquiétant, un rouge violent, symbolique, associé au sang comme à la violence.

Animaux, mutations, mégapoles…

Comme tout univers d’artiste, le paysage bilalien est pétri d’obsessions. Si la science-fiction des débuts a été peu à peu rattrapée par la réalité, le cosmos reste l’une des thématiques favorites de l’auteur qui observe avec lucidité l’état du monde à travers la lorgnette de l’anticipation. Monde humain comme monde animal, puisque les bêtes peuplent presque chaque scène. Une présence absolument nécessaire dans cette sphère de mutations, de transformation puisqu’après tout «l’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhumain» (Nietzsche).

enki bilal leclerc
Enki Bilal

Chats, poissons, grenouilles, lézards, caméléons, pélicans hantent les pages et les toiles, acteurs essentiels de l’histoire. Leurs diverses métamorphoses, leurs hybridations, souvent consécutives à une flambée de violence, constituent un thème récurrent. Par moments, on peut se croire chez Bosch tant les figures composites abondent. Les corps se transforment. Des prothèses mécaniques remplacent les membres. Les êtres changent d’aspect et de comportements. Partout le fantastique s’installe.

enki bilal leclerc
Enki Bilal

Les machines, elles-mêmes moyens de locomotion, appareils de laboratoires, outils de production, sont représentées de façon décalée, sans souci de réalisme. Elles s’inventent partie prenante de l’action, devenant le prolongement naturel de l’homme. La grande ville (où l’on vit, où l’on meurt, où l’on a peur) est l’endroit où se joue le destin de l’humanité. Vampirique ou onirique, le trait de Bilal en explore les recoins les plus intimes. Comme dans un film, travellings, grands-angles, vues aériennes, perspectives, plongées et contre-plongées se multiplient révélant que, partout, le chaos s’installe.

expo enki bilal
Enki Bilal

Des thématiques visionnaires

La violence est aussi un thème majeur de l’imaginaire d’Enki Bilal. Violence physique et morales, agression, blessures ouvertes d’où coule un sang rouge flamboyant. Les meurtres, les attentats, la guerre sont omniprésents, même s’ils sont souvent décrits de manière distanciée, voire onirique.

La politique et surtout la géopolitique fascinent l’artiste. Il faut dire que la fin du XXe siècle lui a permis d’en jauger les conséquences sur l’homme en général et son histoire personnelle en particulier. Guerre dans son pays natal, l’ex‑Yougoslavie, chute de l’empire soviétique dont il entrevoyait déjà la dispersion dans Partie de Chasse, démantèlement du mur de Berlin, montée de l’obscurantisme religieux et du terrorisme. S’il a vécu ces drames, Bilal les a également anticipés faisant preuve d’une lucidité et d’un sens de l’analyse rares – voyant et visionnaire à la fois.

L’amour est-il la solution dans ce monde de plus en plus déshumanisé dont l’humain est le premier responsable de la décadence ? Si nombre de compositions traduisent heureusement tendresse, sensualité et attention, les rapports entre les êtres demeurent complexes, voires obscures. Les intermèdes amoureux se terminent souvent dans le sang, court répit avant des drames à venir. L’espoir existe-t-il vraiment ?

Résonances

expo bilal landerneau
Enki Bilal

Ce parcours dans l’œuvre d’Enki Bilal, tout à la fois évidente et mystérieuse, est ponctué de « résonances » soigneusement sélectionnées par l’artiste au fil de l’histoire de l’art et du cinéma. La première d’entre elles fait face au grand panneau d’entrée. Il s’agit du Chevalier, la Mort et le Diable d’Albrecht Dürer.

Le Chevalier, la Mort et le Diable, Albrecht Dürer

Au fil de l’exposition surgissent les monstres de Jérôme Bosch et du photographe Joel‑Peter Witkin, les gravures de Callot et de Goya, hantées par les horreurs de la guerre, L’Enfer de Dante vu par Gustave Doré, les « machines infernalo-érotiques » de Man Ray, les hybrides de Rebecca Horn, les distorsions de Bacon mais aussi des extraits de Métropolis (Fritz Lang), Blade Runner (Ridley Scott), Vidéodrome (Cronenberg) ou Tarkovski… Des « citations », clins d’œil par delà le temps à des imaginaires qui se répondent dans des au-delà bien actuels.

Pratique

Exposition Enki Bilal. Fonds Hélène et Edouard Leclerc. Couvent des Capucins. Landerneau. Jusqu’au 4 janvier 2021. Accès à l’exposition sur réservation en ligne obligatoire. Les entrées sont régulées par la gestion de la billetterie sur le site internet. www.fonds-culturel-leclerc.fr

expo leclerc landerneau
Fond Hélène & Édouard Leclerc 71, rue de la Fontaine Blanche, rue des Capucins, 29800 Landerneau

LE RADE’N ROL DE LOCMIQUELIC. BIEN PLUS QU’UN RADE !

Sur la rive gauche de la rade de Lorient, dans le bourg de Locmiquélic, un café-galerie atypique vient juste de lever le rideau à l’emplacement de l’ancien « Radier ». Mobilier bois fait maison, poufs bricolés et récup’ : « Tous les espaces, on les a rénovés comme si c’était notre maison. Dans l’idée que les gens se sentent un peu chez eux. » Entre le comptoir et le jardin, Dominique nous ouvre avec chaleur les portes du Rade N’Rol.

Derrière la devanture d’un joyeux orange, on découvre un intérieur bois aux couleurs chaudes, où, au milieu des meubles chinés, les souris dansent ! Entre les tables, toute une faune de métal sculptée par l’artiste Rol apporte au lieu une touche décalée, un poil kitsch. Cerise sur le bistrot : à l’arrière du bar, un vaste jardin offre un havre où venir siroter à l’ombre d’un cèdre majestueux.

Unidivers : Comment est né le projet de ce bistrot atypique ?

Dominique : On a fait un peu les choses à l’envers. Christophe et moi on cherchait une maison à Locmiquélic. On ne cherchait pas du tout un bar, on cherchait pas à monter une activité. On voulait une grande maison parce qu’on avait en tête que Rol, mon père, allait arrêter son activité d’artiste. On se disait : « Qu’est qu’on va faire des sculptures ? Faudrait avoir de la place…  » Et puis on a l’habitude depuis toujours d’accueillir beaucoup de monde à la maison. Moi je voulais un coin atelier pour peindre, Christophe pour faire de la musique… Et on a eu un coup de cœur pour le lieu. On s’est regardés et on s’est dit : « Là, y a quelque chose à faire ». Tout le week-end ça a fusé ! On avait même pas fait une proposition d’achat qu’on était déjà en train d’imaginer tout ce qu’on pouvait faire ici.

RADE N ROL LOCMIQUELIC

En décembre 2018, on avait les clefs. Plus le projet grossissait plus on a mis les bouchées doubles pour pouvoir accueillir du public. Les travaux nous ont pris un an. Dès qu’on était pas au boulot, on était ici. Donc en rentrant, tu remets ta tenue de chantier et puis tu ponces, tu fabriques le mobilier, tu peins, tu démontes des palettes…

« On se conçoit pas juste comme un bar. On veut que la culture ici circule et s’échange. »

Unidivers : Le Rade N’Rol, se veut plus qu’un rade…

Dominique : Nous, on l’appelle plutôt « café-galerie » parce que c’est pas juste un bar. Ce qui nous anime le plus dans ce projet, c’est la partie culturelle, les expos. Le bar pour nous, c’est un support de rencontre. Moi j’ai un peu grandi là-dedans, je pratique moi même. Christophe est musicien. Donc il y aura des expos, des événements : musique, théâtre. On est aussi en contact avec l’association J’ai vu un doc pour des projections…

Ce qui nous plaît aussi c’est qu’on peut désacraliser un peu la galerie d’art. On peut prendre un verre, discuter, prendre son temps au milieu des œuvres. Mon père, Rol, sculpteur sur métal, a participé à ce qu’on puisse s’installer ici. On lui laisse donc une place en permanence. Il a suffisamment de sculptures pour qu’on puisse changer l’exposition régulièrement. Mais il y aura aussi une place pour un autre artiste.

Des expos, on va en faire tous les trois mois. À partir d’octobre, il y aura par exemple les œuvres d’un photographe parti voyager en pays Dogon, au Mali. De la peinture, de la photo, de la sculpture… La seule ligne directrice qu’on a en tête, c’est d’accrocher sur le travail d’un artiste pour pouvoir être animés et donner envie aux gens. On demande juste qu’il y ait une véritable rencontre. Côté musique, en attendant une véritable programmation de concerts, le café accueillera dans un premier temps des sessions musicales en accès libre, des répétitions en public, des apéros musicaux…

Unidivers : Qu’est ce qu’on boit, qu’est ce qu’on mange au Rade’ N Rol ?

Dominique : On ne mange pas encore, mais ça va venir ! Qu’est ce qu’on boit ? Par exemple, des vins bios et natures. Des bières de la brasserie familiale Duyck (Jenlain). Pour la partie sans alcool, on a fait le choix de pas être dans les classiques Coca, Orangina. On a voulu remettre au goût du jour le diabolo avec une limonade artisanale. On a plein de parfums ! Sur les sodas, on est sur une marque pas connue, bio et équitable. On est pas une coop’ bio mais on veut proposer des produits qui nous semblent honnêtes, responsables ! 

Infos pratiques

Lieu : 60 Grande Rue, 56570 Locmiquélic (5 minutes à pied depuis le port Sainte-Catherine)

Y aller en bateau-bus depuis Lorient : En journée, ligne B3 depuis le Port de pêche vers port Sainte-Catherine. En soirée (vendredi, samedi), ligne B5 depuis le Quai des Indes

Page Facebook du Rade’N Rol

Le café-galerie Rade’N Rol fait également office de poste relais afin de simplifier la vie des habitants de Locmiquélic qui n’ont plus de bureau de poste : retrait des instances, réception de courrier et colis, dépôt des envois postaux, (recommandés compris), achat d’enveloppes et d’emballage prêt-à-envoyer, affranchissement et expédition de lettres, colis ainsi que retrait d’espèces sur compte chèque ou compte épargne, dans la limite de 150 €, par période de 7 jours. Le service de retrait limité aux habitants de Locmiquélic. Pour le reste, il faudra se rendre à la Poste de Riantec ou de Port-Louis.

Horaires de la poste-relais : du mardi au vendredi de 8 h à 13 h et le samedi de 10 h à 13 h.

PALETTE ÉDITIONS. MAISON DU TEXTILE ET DE L’ART CONTEMPORAIN

Fondée en juillet 2020 par l’artiste-plasticien Vincent-Mickaël Vallet, Palette Éditions propose une approche originale du travail des artistes sous forme de marque de vêtements. Développées selon des modalités curatoriales, les collections sont de véritables expositions à porter, individuelles ou collectives. Entretien avec le fondateur de Palette Éditions.

palette editions
Vincent-Michaël Vallet porte le Tee shirt TNHCH 1 de Corentin Canesson

« Adopter la forme d’une marque de vêtements nous permet de promouvoir le travail des artistes de manière originale, en dehors des habituels lieux de monstration. L’impression sur des modèles basiques et unisexes offre la possibilité, au plus grand nombre, de posséder et de se vêtir d’une œuvre d’art. Les modèles sont produits en éditions limitées » 

Unidivers – Corentin Canesson et vous êtes les deux artistes actuellement référencés chez Palette Editions. Qui est à l’origine de la maison d’édition Palette ? Comment l’idée est-elle née ?

Vincent-Mickaël Vallet – L’aventure est née tout simplement. Étant artiste-plasticien, je possédais une série de dessins à l’atelier : les visages mélangés, et je ne savais pas quoi faire. J’ai alors eu l’idée de les imprimer sur tee shirts et d’en faire une série afin de les distribuer ensuite à des amis – des œuvres à porter en quelque sorte. J’ai trouvé amusant de transformer cette première idée en une réalité plus… importante. Ma série de dessins pouvait ainsi devenir la première collection d’une nouvelle « marque ». Cette marque devait être pensé comme une galerie dans laquelle les collections sont surtout des expositions. Ce fut la naissance de Palette.

Corentin et moi avons fait nos études aux Beaux Arts de Rennes, mais pas dans la même promotion. Corentin vit actuellement à Paris où il a réalisé plusieurs expositions remarquées, notamment dans des lieux comme le Crédac. Et il a récemment été nominé pour le prix de la Fondation Ricard. De mon coté, j’ai beaucoup travaillé en lien avec l’Histoire de l’Art. Ma dernière grande exposition, Et si on parlait d’art, s’est déroulée l’année dernière au musée des Beaux-Arts de Rennes au sein des collections permanentes.

palette editions

Unidivers – Pourquoi utilisez-vous le terme de maison d’éditions qui fait référence, selon l’usage commun, aux livres ?

Vincent-Mickaël Vallet – Si l’édition fait référence au livre, elle peut s’apprécier de manière plus large lorsqu’on parle d’édition d’artistes. Au delà de l’acception, c’est surtout la technique permettant de faire les tee-shirts qui m’a orienté. C’est une technique d’impression appelé DTG : une grosse imprimante qui envoie de l’encre à l’eau et biologique dans les fibres du coton. On remplace simplement le papier par un textile. On parle d’éditions d’artistes, car nos tee-shirts sont limités à 15 exemplaires. 

palette editions
TNHCH, collection de Corentin Canesson

Unidivers – Nouveau projet né en juillet, quel objectif poursuivez-vous, aussi bien en termes éditorial qu’en nombre d’artistes ou volume de créations vendues ?

Vincent-Mickaël Vallet – Le site internet avec sa boutique vient tout juste d’être mis en ligne. Notre objectif est de réaliser plusieurs expositions par an, entre trois et quatre, individuelles ou collectives. Quant aux volumes, les artistes choisissent le nombre de modèles – pas plus de sept. Les modèles sont imprimés en Bretagne sur demande/commande afin d’éviter les stocks et les déchets. En ce qui concerne les fournisseurs, les éditions Palette se sont associées à la marque de textile vierge Stanley & Stella qui propose une large gamme de textile de qualité Premium, 100% bio organique et bénéficiant des normes Fairwear, GOETS et Oeko-Tex. Cette marque garantit ainsi un respect de l’environnement et des travailleurs de la filière textile.

palette editions
Collection de Vincent-Mickaël Vallet. De gauche à droite : Jésus-Ché ; Antoinette-Taylor ; Beyoncé-Marilyn

Unidivers – Comment est née l’idée de fondre deux visages iconiques dans votre première collection ?

Vincent-Mickaël Vallet – Cette idée relève en fait des peintures aux numéros à faire soi-même. Le coté répétitif de la peinture de loisirs créatifs n’avait aucune autre vocation autre que d’être produite et aussitôt oubliée. Mélanger les têtes entres elles permettait de créer un jeu afin de deviner qui était peint.

Ma première série évoquait les tee shirts avec des effigies que l’on pouvait aborder adolescent. Puis, lorsque j’ai invité Corentin Canesson, il a voulu, au-delà de sa pratique de peintre, jouer sur la destination du tee-shirt. À coté de sa pratique, il a un groupe de rock, TNHCH. Il a donc souhaité que sa collection puisse évoquer le coté merchandising très souvent associé à la musique. 

palette editions

Unidivers – Une nouvelle collection est en route ?

Vincent-Mickaël Vallet – Après celle de Corentin, la troisième exposition/collection arrivera fin août/début septembre. Ce sera la première exposition collective de Palette, elle s’intitulera « Achille et la tortue ». Pour l’occasion, neuf artistes vont réaliser des visuels. 

Site Palette Éditions

RENNES. LES FEMMES DE MICHÈLE VAN SON S’EXPOSENT AU LAVOIR – ATELIERS RÉUNIS

Dans l’exposition La Mer retrouvée au Lavoir – Atelier réunis, la peintre Michèle Van Son dévoile les tableaux réalisés pendant le confinement. Réalisées pour la grande majorité pendant le confinement, les femmes de Michèle Van Son vivent dans une touche picturale lumineuse, libérées de tout interdit. Entre plages de sable et cafés, une exposition à découvrir jusqu’au 15 septembre 2020.

lavoir michele van son

Âgée de 70 ans et des poussières, Michèle Van Son prend des cours de peinture depuis des années. C’est de cette manière, au cours du soir de l’EESAB, que Christine van Geen, directrice du Lavoir – Atelier réunis la rencontre. Et quand cette dernière demande au professeur des Beaux Arts de venir donner des cours à l’espace de travail collaboratif qu’elle dirige, Michèle Van Son est au rendez-vous tous les jeudis soir.

Celle qui se surnomme avec humour « la plus vieille élève de Mariano Otero » peint les femmes. Comme son maître. « Mariano et Michèle étaient très proches, elle connaissait toute sa famille. Et comme dans une famille, elle ne voit pas forcément la ressemblance entre les deux œuvres. La première fois que l’on a parlé de son travail et que j’ai vu ses tableaux, sa peinture m’a immédiatement rappelée celle de Mariano Otero sans savoir qu’elle était son élève. Je le lui ai dit et ça la fait rire », se souvient la directrice du Lavoir.

« Toutes les personnes représentées dans ses tableaux viennent des nus qu’elle croque pendant les cours. Une fois chez elle, elle reprend les poses, les habille et les met en situation dans un décor qui sort de son imagination », raconte Christine van Geen. Les femmes de Michèle Van Son sont certes plus fines, moins en rondeur, mais l’apprentissage qu’elle a reçu auprès du plus breton des Espagnols entre 1970 et les années 1990 semble avoir marqué son œuvre. L’exposition La mer retrouvée en est un exemple frappant.

« Les femmes de Michèle Van Son vivent tout simplement »

Comme nous tous, la peintre s’est occupée pendant le confinement. Dans une frénésie picturale faite de gris de payne, bleu et touches rougeâtres, l’artiste a trouvé un moyen de s’évader hors des murs de son domicile alors que toute la France était confinée. Ses pinceaux et tubes de peinture ont été son échappatoire. « Elle a été très prolifique pendant cette période. Chaque tableau constitue une sorte de fenêtre sur l’extérieur, sur la mer. Elle n’habite pas près de la mer et cela lui manquait ». Si elle ne pouvait pas aller à la plage, la plage viendrait à elle. Ses envies ont pris la forme de femmes libérées qui semblent vivre pleinement l’instant présent.

lavoir michele van son

Un simple morceau de couleurs habillent ces corps féminins initialement nus de vêtements intemporels aux nuances rétro. Leur corps se dessine sur petits et moyens formats, enrobé d’un tracé au gris de payne caractéristique de son œuvre. Elles se prélassent sur la plage, s’amusent dans l’eau ou boivent un verre accoudé à un bar. Elles sont seules, en famille ou entre amis… mais quoiqu’il arrive, elles sont à l’extérieur. Tous les interdits du confinement disparaissent dans la touche de Michèle Van Son. On imagine le soleil sur les corps étendus et l’ambiance festive des cafés. Si l’on se concentre, on peut même entendre le bruit des vagues et le rire des personnages. Ces visions picturales s’opposent à la réalité du moment dans une douce nostalgie. Celle de Michèle Van Son. Plus que la sensualité naturelle et la volupté du corps qui caractérise l’oeuvre de Mariano Otero, elle peint la femme dans toute sa simplicité : détendue, légère et apaisée.

lavoir michele van son

À sa sensibilité pour les courbes féminines, s’ajoute l’omniprésence de la couleur rouge. Une nouvelle trace de l’enseignement de Mariano Otero.

Vêtements, ballon, vin, livre, seau d’enfant, même dans les vagues, la couleur rouge est omniprésente dans l’œuvre de Michèle van Son comme elle l’est dans celle de Mariano Otero. Un écho coloré « Elle sait d’où venait le rouge profond de Mariano Otero, mais c’était une couleur propre à lui. Dans les tableaux de Michèle, cette touche rouge vient contrebalancer les notes de gris de Payne. Je pense que c’est ce qu’il lui a appris. Elle a passé tellement de temps à peindre avec lui qu’un lien s’est créé et cela transparaît dans son travail ».

« Une amie m’a contactée et m’a parlé du très joli choix de date pour le vernissage. Je n’ai pas fait le lien directement, mais cela faisait un an jour pour jour que Mariano Otero était parti ». Même involontaire, la coïncidence est au final une belle façon de rendre hommage au peintre décédé le 1er juillet 2019. « Beaucoup de personnes qui connaissaient Mariano Otero sont venus au vernissage. Chacun s’est souvenu de ce qu’il faisait ce jour-là quand ils ont appris la nouvelle. C’est aussi la première exposition après le déconfinement. Toute cette conjonction a rendu ce moment très touchant ».

lavoir michele van son

Du 1er juillet au 15 septembre 2020, exposition La mer retrouvée de Michèle Van Son

Pendant l’été, l’exposition se visite sur rendez-vous via l’email de contact du Lavoir, sur le site

 

Email :
contact@lelavoir-ateliersreunis.fr

Téléphone :
06 13 27 08 64

Courrier :
Le Lavoir – Ateliers Réunis
26, rue de Léon – 35000 Rennes – France

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RENNES Méthodes audiovisuelles, outils et création, postures et apports

  • Congrès-colloque-conférence

Méthodes audiovisuelles : outils et création, postures et apports

Université Rennes 2 – Campus Villejean – Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne (MSHB)

Colloque dans le cadre du programme FRESH (Film et Recherche en Sciences Humaines et Sociales)

Du 27 mai 2021
Au 28 mai 2021

Ce colloque abordera la pratique des méthodes audiovisuelles dans la recherche en sciences humaines et sociales.

Depuis quelques années, on relève un intérêt pour les méthodes visuelles. Si on assiste à une “disciplinarisation” des méthodes visuelles, forme d’appropriation en fonction des objets de chaque discipline, elles peuvent être à l’inverse un puissant moteur de transdisciplinarité. Le rassemblement proposé vise à mettre en discussion l’intérêt des méthodes audiovisuelles dans la recherche selon plusieurs axes largement interconnectés : de la construction de l’objet par une approche documentaire, à la médiation de la recherche, en passant par ses utilisations méthodologiques et analytiques.

Dans ce sens, ce colloque se veut volontairement ouvert à diverses thématiques transversales (spatialité, matérialité, subjectivités, paroles, etc.) et approches venant de disciplines et pratiques différentes (cinéma documentaire, anthropologie, information et communication, sociolinguistique, géographie, histoire, STAPS, etc.).

Informations
  • Thématique : Communication – Information
  • Portée : International
  • Public : Professionnels
  • Filière : Numérique
  • Participants : 100
  • 27 mai 2021
  • au 28 mai 2021
Contact
  • Université Rennes 2
  • Florian
  • Hémont
  • Tél : 0660442156
Lieu de l’événement
  • Université Rennes 2 – Campus Villejean – Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne (MSHB)
  • 2 Avenue Gaston Berger CS 24307
  • 35043
  • Rennes

RENNES PREND UNE TISANE SONORE AVEC LA SONOTHÈQUE NOMADE

Venez déguster une tisane sonore sous le tilleul au 35, rue Saint-Melaine, de 16:00 à 18:00 jusqu’à jeudi et de 10:00 à 20:30 vendredi. Du lundi 20 au vendredi 24 juillet retrouvez La Sonothèque Nomade. L’itinérance d’un couple d’artistes qui collecte des chants et des berceuses à travers le monde. Colporteurs de notre humanité et de sa diversité, Carine Henry et Jérôme Bouvet voyagent avec leur instrumentarium forain Stroh à pavillon. Gratuit.

rue saint melaine rennes

La Sonothèque Nomade, c’est l’itinérance d’un couple d’artistes qui collecte des chants et des berceuses à travers le monde. Colporteurs de notre humanité et de sa diversité, Carine Henry et Jérôme Bouvet voyagent avec leur instrumentarium forain Stroh à pavillon. Ils inventent des espaces buissonniers d’enregistrement et d’écoute de chants a capella, d’ici et d’ailleurs.

La Tisanerie Sonore est une installation vivante autour d’un porte-voix géant, un rituel poétique pour se rencontrer autour d’un chant ou d’une tisane et partager des concerts intimistes à ciel ouvert. Une oasis de convivialité d’une accueillante marginalité, où chaque oiseau est un chant et chaque chant un monde en soi. À Rennes, La Tisanerie Sonore sera implantée dans la cour de l’association Langue et Communication.

Une invitation à prendre le temps, le temps du végétal, le temps de la curiosité et du lien. Une invitation à déposer notre multitude, à la partager pour la garder vivante et à rencontrer celle des autres.

« Les langues poussent encore plus lentement que les arbres […] La diversité linguistique est une richesse, mais une richesse menacée. »

Colette Grinevald. En partenariat avec le collectif Les Cols Verts et Langue & Communication. Gratuit La Fausse Compagnie / Carine Henry et Jérome Bouvet (FR)

Les Tombées de la nuit présente la sonothèque nomade.

Site des Tombées de la nuit 

Site de la fausse compagnie

rue saint melaine rennes

CÉLESTES À BÉCHEREL, UNE EXPO À CIEL OUVERT DANS LA CITÉ DU LIVRE

Bécherel : exposition à partir du 3 juillet 2020. L’association Spéléographies invite à une promenade autour des cartes du ciel. Parcourez la cité de Bécherel en vous baladant au fil d’une histoire des cartographies.

Bécherel Cartographies ciel

Ces figurations du ciel nous rendent humbles et servent notre imaginaire. Embarquons-nous en toute liberté ! Parcours à découvrir au départ de la Maison du livre avec un livret pour vous guider et une balade sonore pour converser. Découvrez aussi, en parallèle du parcours dans Bécherel, des livres d’artistes exposés à la Maison du livre et dans quelques boutiques.

Bécherel Cartographies ciel

L’occasion d’explorer d’autres représentations du ciel à travers ces œuvres contemporaines, faisant hommage à la couleur bleue, aux éléments naturels, aux paysages impressionnistes et aux cartographies. Au départ de la Maison du livre, ce parcours à travers le village de Bécherel met en valeur des reproductions en grand format de différentes cartographies du ciel de tous âges et toutes origines.

Bécherel Cartographies ciel

Pourquoi cette thématique ? La Maison du livre a pour ambition de mettre en valeur le livre et l’écriture sous toutes leurs formes. Ces archives sont des traces écrites et dessinées de la connaissance et des croyances des hommes. L’association Spéléographies a mis en place cette expo originale en y mettant un grain de sel historique et artistique. Comment s’approprier ce parcours ? Un livret accompagne les visiteurs en détaillant les différentes reproductions et une lecture ludique du parcours est également proposée pour que tous les visiteurs s’y retrouvent, petits et grands.

Bécherel Cartographies ciel

Une « conversation audio » est aussi possible pour les visiteurs équipés d’un smartphone, en compagnie de Julie Moreau, comédienne. Pour compléter ce parcours, sont présentés à la Maison du Livre des reproductions d’un manuscrit datant du début du 14e siècle, nous livrant une vision du ciel de l’époque (et pourtant extrêmement moderne…), ainsi que des livres d’artistes explorant la thématique céleste sous un œil contemporain, à retrouver aussi dans quelques boutiques du centre ancien.

Retrouvez les conversations audio

Maison du Livre de Bécherel

Feuilletez le livret ici.

Spéléographies

LE CHÂTEAU DE KERAMPUILH BIENTÔT RESTAURÉ

Propriétaire du domaine de Kerampuilh, la Région Bretagne s’est engagée dans une vaste opération de restauration du château de Kerampuilh. Ces aménagements visent à créer des espaces de bureaux et conférences, à mettre le bâtiment aux normes, à assurer un traitement thermique de qualité et à redonner aussi son aspect originel à ce lieu remarquable à travers la remise en état de sa toiture et de ses façades.

Le domaine de Kerampuilh (60 000 m2) est exceptionnellement vide en cette période où, d’ordinaire, des dizaines de milliers de festivaliers profitent du festival des Vieilles Charrues.

Le château de Kerampuilh appartenait à la famille De Saisy. Cette lignée de châtelains fait construire en Plouguer un premier château à quelques pas de l’actuel lycée Diwan. Ce premier édifice n’existe plus, et le second ainsi que divers bâtiments annexes (grange à calèches, écuries et logement pour le cocher), sont édifiés en 1760 par Charles Robert, Comte de Kerampuilh et Conseiller au Parlement de Bretagne.

chateau kerampuil

Le château de Kerampuil est resté propriété de cette même famille jusqu’à la Révolution française. L’édifice est alors confisqué avant d’être vendu comme bien national. Sous la Restauration, il est restitué à la famille de Kerampuilh, qui le cède en 1939, sous réserve qu’il serve d’hospice. Emmanuel Joseph de Saisy de Kerampuil propriétaire du château à partir de 1833, encourage l’agriculture sur ses terres et organise « La fête des 500 charrues » Le château devient propriété municipale en 1999.

La chapelle de Kerampuil est édifiée sur les fondations d’un oratoire plus ancien en 1840. Elle abrite, outre des statues de Charles Borromée, auquel l’édifice est dédié, et de sainte Agathe, un maître-autel surmonté d’un baldaquin provenant de la chapelle des Ursulines à Carhaix. A l’intérieur on peut lire l’inscription suivante : « Cette chapelle sous l’invocation de saint Charles Borromée, consacrée à la mémoire d’Agathe d’Andigne de Mayneuf, vicomtesse de Saisy, par son mari, fut reconstruite sur les fondations de celle ou Nosseigneurs les Evêques de Quimper, Vannes et Saint-Brieuc, réunis au château de Kerampuil, officièrent en 1802 après le concordat qui rétablissait la religion catholique en France ».

Au gré de cette transformation, le bâtiment a subi un vaste remaniement et perdu tous ses intérieurs, excepté un escalier de bois (aujourd’hui disparu) à double révolution avec balustres et portes. Inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 1965 (façade et toitures). Acquis par la Ville de Carhaix en 1999, il est revendu à la Région en 2010 pour un montant de 1,5 M€.

chapelle kerampuil

Débuté en février dernier, le chantier de restauration du château de Kerampuilh devrait être livré au printemps-été 2021. Une fois restauré et aménagé sur 870 m2 de surface utile, le château proposera une salle de conférence de 50 places et 30 postes de travail. Il accueillera les services de l’Office Public de la Langue Bretonne ainsi que des espaces dédiés aux agents régionaux du nouvel Espace Territorial du Centre Bretagne qui s’articule autour de deux sites, Pontivy et Carhaix.

Réalisés sous mandat de la Sembreizh, les travaux ont été confiés au cabinet d’architectes Chabennes et Scott (Nantes).

Cette opération, d’un montant global de 4,36 M€, permet aussi de revoir les abords du château, de créer un stationnement vélo protégé et de garantir l’accessibilité aux personnes handicapées.

Il restera ensuite à traiter le clos et le couvert des dépendances (écurie et chapelle) et les questions d’accès et de flux sur l’ensemble du site.

Géré depuis 2010 par AILES (Association d’Iroise pour le Logement, l’Emploi, les Solidarités), le domaine abrite aussi les locaux du lycée Diwan et une structure d’hébergement (internat du lycée et hôtellerie sociale, hors période scolaire) où les bénévoles du festival sont logés chaque été.

chateau kerampuil carhaix

L’autre chantier : l’extension du lycée Diwan

Parallèlement au chantier du château de Kerampuilh, la Région a lancé des études en vue d’agrandir les locaux du lycée Diwan où les 380 élèves et leurs enseignants sont à l’étroit. L’extension envisagée porte sur les espaces de vie scolaire, le CDI et les salle de classe. Le dépôt de permis de construire est prévu cet été pour un début des travaux en février 2021 et une livraison en deux temps : fin 2021 pour le premier bâtiment et septembre 2022 pour le second. Le montant global de l’opération est estimé à 4,5 M€.

RENNES. VOYAGE ARGENTÉ AU PAYS DE L’ATELIER SEPTENTRION JEWELRY

Alignés les uns à la suite des autres, les ateliers d’artisanat d’art du Mur Habité dans le quartier de Cleunay recèlent un joli lot de créativité rennaise. Parmi eux, l’atelier Septentrion Jewelry. Depuis 2019, bijoux authentiques et originaux naissent entre les quatre murs de l’atelier du binôme Nicolas Mangin et Mathias Baden. Une bijouterie alternative qui mérite de briller !

atelier septentrion mur habite rennes
Mathias Baden et Nicolas Mangin

Nichés au cœur du Mur Habité, Nicolas Mangin (38 ans) et Mathias Baden (31 ans) s’affairent derrière leur établi respectif. Au milieu des outils et machines, les deux compères passionnés invitent à une plongée dans l’univers de la joaillerie. Un univers que l’on ne connaît qu’à travers les vitrines des bijouteries que l’on croise, mais un savoir-faire issu pourtant de l’artisanat d’art. Que se passe t-il en coulisses ? De quelle manière se déroule la fabrication ? « L’établi du bijoutier est resté tel quel depuis le Moyen-Âge. Les techniques et outils sont quasi les mêmes que sous l’Égypte Antique, l’invention de l’électricité est la seule chose qui a changé dans la pratique ». Nicolas et Mathias fondent, moulent, polissent et patinent chaque bijou avec attention. Les mouvements sont rapides, mais assurés, réalisés avec une minutie experte.

« Le septentrion est un terme littéraire qui désigne le Nord. Le mot vient du latin « septem » et « triones », désignation latine de la Grande Ourse. Elle permettait aux marins et explorateurs de se repérer. Couplé à l’atelier, lieu terrestre où l’on travaille la matière, le septentrion apporte un côté poétique. Comme une invitation au voyage », Nicolas.

L’atelier Septentrion est l’histoire d’une rencontre. Celle de Nicolas et Mathias à l’école TANE, formation de bijouterie et d’orfèvrerie pour adultes à Ploërmel. Venus d’horizons différents, autant géographique que académique, rien ne laissait présager cette future collaboration. Pour autant, chacun se dirige vers l’artisanat d’art au même moment, en 2013. « Cette école a la particularité de proposer un CAP de reconversion en deux ans : quatre jours d’ateliers, un jour de tronc commun et six semaines de stage en première et deuxième année », explique Mathias Baden.

atelier septentrion mur habite rennes

Originaire de la région parisienne, Mathias Baden a suivi des études de commerce tandis que Nicolas Mangin, Breton d’adoption, est devenu disquaire après l’obtention d’une licence d’arts plastiques à l’Université Rennes 2. « Je n’ai pas terminé ma maîtrise pour diverses raisons. Je me suis alors éloigné des arts plastiques, mais après six ans en tant que disquaire, travailler la matière et créer me manquait », se souvient t-il. Mathias acquiesce et enrichit le dialogue de sa propre expérience : « J’avais envie de faire quelque chose de mes dix doigts et choisir un métier artisanal donne un véritable sens à la vie quotidienne. J’avais pensé au métier de joaillier à la sortie du collège, j’ai voulu revenir à cette première idée ». Cette envie de travailler la matière les réunit à Ploërmel. Nicolas se forme à l’orfèvrerie, Mathias à la joaillerie.

atelier septentrion mur habite rennes
Anneaux © Germain Plantard

Une fois leur diplôme en poche en 2015, chacun fait ses armes de son côté, mais dans la même ville : Paris, la capitale. Car après tout, on ne le répète jamais assez, « c’est là-bas que tout se passe ». Ils restent néanmoins en contact, « Nicolas faisait des allers-retours entre Paris et Rennes. Il a dormi plus d’une fois sur mon canapé », s’amuse Mathias. « Quand on pousse la technique de joaillerie à son paroxysme, des années d’apprentissage sont nécessaires », souligne-t-il au souvenir du nombre de refus d’alternance qu’il a essuyé avant l’école TANE. La raison ? Son âge déjà « avancé » pour cette formation, 25 ans.

La difficulté de s’insérer dans leur profession respective questionne autant l’un que l’autre, mais chacun s’investit et persiste. Mathias crée son auto-entreprise dans le bijou en argent et revient à Rennes. Nicolas quant à lui se tourne vers la bijouterie et se forme grâce aux compétences déjà acquises en orfèvrerie. « L’orfèvrerie est généralement une histoire de famille et de transmission. Se lancer tout seul est quasi impossible… il est indispensable de se former auprès de professionnels expérimentés ». Ils s’exercent, progressent et façonnent respectivement un style dans leur coin. « Nos styles se ressemblaient, nous avions la même ligne esthétique. On s’est dit qu’on serait plus fort à deux et qu’il serait plus simple de se soutenir mutuellement ». L’atelier Septentrion voit ainsi le jour, en 2019.

atelier septentrion mur habite rennes

L’Atelier Septentrion, des bijoux fabriqués à la fonte au sable

Aux bijoux lisses et brillants des vitrines traditionnelles, Nicolas et Mathias ont préféré l’étonnant et l’oublié. « À l’image des artistes qui s’imposent des conditions, nous voulions utiliser une contrainte et en faire une identité, une expression esthétique », déclare l’aîné. En prenant comme matière première principale la grenaille d’argent, une pratique effleurée pendant leur formation devient alors leur marque de fabrique. « La technique de fonte au sable est une pratique ancienne de l’âge du bronze. C’est une des premières techniques de reproduction d’objet en métal pour en faire une série. La pratique n’a pas été changée à travers les siècles. Au XIXe siècle, les pièces industrielles étaient fabriquées de cette manière. Cette technique n’est généralement pas utilisée en bijouterie, car elle peut être contraignante : à chaque bijou coulé, on détruit le moule pour le refaire ».

atelier septentrion mur habite rennes
Mathias Baden entrain de réaliser les évents autour de la matrice

Aussi passionnés l’un que l’autre, le duo parle avec enthousiasme et accepte de montrer ce savoir-faire artisanal avec plaisir. En les écoutant, on remonte les siècles … « Ce procédé offre une texture particulière, car le sable laisse des aspérités sur le bijou. On a fait le choix d’exploiter cette particularité et de mettre en valeur ces irrégularités avec une patine, une solution à base de souffre », précise Nicolas. Une technique qu’ils ont dû dompter à leurs débuts. « Je ne me souviens plus combien d’échecs nous avons dû essuyer avant de maîtriser la technique », précise Mathias avec humour.

« La fonte au sable permet de fabriquer un nombre incalculable de modèles à partir d’une même matrice avec un résultat toujours différent », Mathias.

Des reliefs disparates, cratères nébuleux, naissent de la fonte du bijou et donnent un résultat final au grain unique. Leurs bijoux ont un goût de passé et aucun bijou n’est identique. « Cette technique permet d’explorer ce que l’on veut. Une cohérence esthétique restera dans tous les modèles proposés », souligne Nicolas. Pour un œil non averti, la magie opère rapidement lors de la démonstration. « Le sable, qui contient une matière huileuse, peut être fortement compacté et va tenir en place. Plus il est compacté, moins les aspérités seront marquées. Le talc sur la matrice évite l’adhérence afin qu’elle ne colle pas au moule au moment du retrait. On réalise ensuite une cheminée sur le haut du moule par où va couler le métal », commence Mathias avec pédagogie. « Les évents, sillons réalisés autour de la matrice, permettent d’évacuer l’air enfermé à l’intérieur quand l’argent coule dans la cheminée. Cela évite la formation de bulles d’air qui fragilise le bijou. L’argent fond à partir de 964 ° et se fige instantanément d’où le besoin d’être rapide au moment de faire couler le métal » – poursuit Nicolas. « Ensuite, vient le travail à la lime. L’intérieur est lissé pour que le bijou soit agréable à porter. Et si les aspérités sont coupantes, on vient légèrement travailler dessus ».

atelier septentrion mur habite rennes
Après la fonte, Nicolas s’occupe de couper les évents et de limer le bijou

Au besoin, ils sont même autonomes et ne dépendent pas des fabricants. « À partir du moment où nous possédons la matière première, la grenaille d’argent, nous sommes autonomes avec les outils qui se trouvent l’atelier. Je peux fabriquer mes propres apprêts, l’argent déjà transformé – fil ou plaque que l’on appelle lingot – et utilisé dans la fabrication d’un bijou. Il me suffit d’un chalumeau, un creuset et une pierre à gouttière. On utilise ensuite le laminoir, comme une machine à pâtes, afin de gérer et atteindre l’épaisseur voulue jusqu’au dixième de millimètre ». Utile en effet en cas de problème de force majeur « comme un confinement par exemple ».

Des basiques et intemporels aux bijoux plus élaborés, Nicolas et Mathias peuvent parler de leur métier pendant des heures, preuve d’une passion. Avec l’atelier Septentrion, ils explorent leur créativité et leur sensibilité dans la conception de bijoux alternatifs. Et ce qui semble le plus important et intéressant pour l’un comme pour l’autre, « les bijoux conservent la trace de la main de l’artisan. Si on lime dans un sens ou dans un autre, on garde une trace et le rendu final sera différent ». Si le duo ne travaille actuellement que le bijou, ils ne s’interdisent pas de passer à de la petite orfèvrerie ou des pièces de joaillerie plus alambiquées à l’avenir.

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3 rue Gisèle Freund 35000 Rennes

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UN PASS MON FINISTÈRE AU SERVICE DU TOURISME

FINISTÈRE 360° LANCE LE PASS NUMÉRIQUE MON FINISTÈRE ! Ce nouvel outil constitue la première action mise en place dans le cadre du plan de relance et de soutien aux professionnels du tourisme et du nautisme, touchés par la crise sanitaire du Covid-19, portée par la cellule départementale de concertation de crise créée le 14 mai dernier.

Gratuit et accessible depuis le site www.toutcommenceenfinistere.com, il présente une gamme d’expériences culturelles, sportives, nautiques et culinaires sur l’ensemble du département et pour tous les publics, Finistériens et touristes de tous âges. Une gamme pour l’instant assez restreinte (pour l’instant, 84 offres actuelles et à venir), mais qui devrait s’étoffer rapidement.

Pour découvrir l’ensemble de ces offres, l’internaute crée son compte sur l’espace Pass Mon Finistère du site www.toutcommenceenfinistere.com, complète son profil, opère sa sélection et reçoit ensuite un e-mail de confirmation. Le Jour J, il lui suffit de présenter cet e-mail aux professionnels et profite des avantages offerts par le pass.

Le pass permet à son bénéficiaire de profiter de nombreux avantages dans les domaines des services de bénéficier d’offres exclusives et d’un accueil privilégié et de vivre des expériences singulières.

Parmi les offres proposées aux détenteurs de ce passe figurent :

– Un atelier cuisine pour apprendre à réaliser un kouign-amann ;
– Des paniers garnis à gagner sur tirage au sort et une rencontre exclusive avec le producteur ; – Une rencontre avec un médiateur pour découvrir les secrets d’œuvre d’art d’un musée ;
– Des activités pour toute la famille avec tarifs réduits ;
– Une dégustation de produits locaux lors de balades nature ;
– Des sorties en mer avec des guides locaux à tarifs avantageux, etc.

pass finistere

RENNES. LES T-SHIRTS TEORUM RECYCLENT DES DÉCHETS MARINS

Téorum, installé à Cesson-Sévigné, conçoit un nouveau t-shirt, modèle homme et modèle femme. Mais ces t-shirts Téorum sont particuliers. Dans la veine de la mode éthique dont l’importance se confirme jour après jour (voir nos articles), le mot d’ordre est au recyclage. Recyclage des déchets marins, bouteilles de plastique et vêtements en coton hors d’usage.

Des T-shirts recyclés de qualité

Il existe deux modèles de T-shirts Téorum à la coupe différente, un homme et un femme. Cela étant, leurs caractéristiques techniques sont les mêmes : col rond tricoté et assemblé en France, 50% coton recyclé issu de chute de tissu, 50% polyester recyclé à partir de déchets marins et bouteilles plastique, empiècement en néoprène recyclé. À cela s’ajoutent bande de propreté, étiquette tissée et logotée en bas de T-shirt. Tissu 155g/m2.

recyclé TEORUM

Le fruit d’une synergie

L’idée de l’entreprise et marque Téorum, créée par Marie Paillardon avec l’aide de son père, de produire des T-shirts à partir de déchets recyclés est le fruit d’une synergie avec trois ateliers français : Malterre dans la SommeMaine Atelier en Normandie et Vent d’Ouest en Bretagne. À quatre acteurs, il est apparu possible d’aller plus loin dans le recyclage et la mode éthique.

DE GAUCHE À DROITE, MARC PAILLARDON ET DEUX DE SES FILLES MARIE ET MAUD PAILLARDON

Malterre, le fournisseur de tissus, broie les déchets marins, les bouteilles en plastique et les vêtements en coton hors d’usage avant de les re-transformer en fil pour faire naître un nouveau tissu chez eux, en France. 

Après le tricotage du tissu, direction le montage chez Maine Atelier, un atelier normand qui emploie des personnes en situation de handicap afin de coudre les tee-shirts et leur empiècement en néoprène.

Enfin, la sérigraphie est assurée par Vent d’Ouest, un sérigraphe breton qui utilise des encres respectueuses de l’environnement pour réaliser le dessin des vagues.

Cerise sur le T-shirt, c’est l’entreprise Kerma qui confectionne, près de Rennes, l’ensemble des étiquettes tissées. 

Un prix élevé mais juste ?

Cette fabrication française éco-responsable entraîne cependant un prix relativement élevé. Le T-shirt Téorum est vendu au tarif de 52 euros (actuellement en promotion à 47€ pour son lancement). 

La fabrication éthique française a un prix élevé en comparaison avec les ateliers hors-Europe utilisés par la fast fashion. Elle est plus chère, mais plus juste d’un point de vue écologique et économique.

mode TEORUM

Qui plus est, ces t-shirts sont plus solides que la majorité de leurs concurrents de la grande distribution. Le tee-shirt Téorum dure dans le temps, car il est tricoté à partir d’un tissu de qualité de 155g/m2 (la bonne épaisseur est comprise entre 140g/m2 et 160g/m2). Résistant, mais pas trop chaud afin de ne pas faire transpirer.

teorum

Vous laisserez-vous tenter ?

Le T-shirt Téorum présente donc des atouts. De coupe plutôt basique, l’originalité du vêtement tient dans sa large poche en néoprène qui recouvre une juxtaposition de cinq vagues, mais ce motif et l’alliance des deux tissus ne convaincront pas tout le monde. Le prix d’achat assez élevé pourra aussi freiner le désir de certains. Pour les autres, cliquez ici pour commander un t-shirt Téorum.

Guide de la mode éthique à Rennes. Où aller ?
WAKATEPE, UNE MODE DURABLE AUJOURD’HUI POUR LA TERRE DE DEMAIN !
BYNATH. LA MARQUE VEGANE RENNAISE QUI ASSUME
SOLIS ET LUNAE LA MARQUE GRAPHIQUE ET ÉTHIQUE MADE IN RENNES
PATRIMOINE, UNE MARQUE DE VETEMENTS 100% MADE IN FRANCE

PHILIPPE ABJEAN DU TRO BREIZ À LA VALLÉE DES SAINTS OU DES GÉANTS

En 1994, le Tro Breiz qui relie les sept cathédrales de Saint-Pol, Tréguier, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dol, Vannes et Quimper est remis au goût du jour. En 2008 nait La Vallée des Saints à Carnoët dans les Côtes d’Armor. Un nouveau lieu culturel, populaire, artistique et spirituel qui est devenu, avec ses 350 à 400 000 visiteurs annuels, une destination touristique bretonne phare. Son fondateur, Philippe Abjean, a fait paraître début juin un ouvrage où il expose la démarche qui a présidé à sa création. Un récit à vif qui fait suite à sa démission au mois de janvier 2020 de son poste de président de l’association de la Vallée des Saints en raison de profondes divergences relatives à l’identité du projet et à son modèle économique.

Philippe Abjean
Philippe Abjean

S’il porte un nom typiquement breton et plus spécifiquement léonard, c’est pourtant en Champagne, à Bar-sur-Seine dans l’Aube que Philippe Abjean a vu le jour en 1953, d’un père originaire de Saint-Pol de Léon, bretonnant, et d’une mère champenoise. Mais c’est en Bretagne, à Saint-Pol de Léon, qu’il passera toute son enfance et son adolescence.

Après des études de philosophie à Brest et Poitiers, il rejoint l’enseignement, d’abord au Nord-Cameroun pendant cinq ans à l’invitation d’un évêque breton, Mgr Yves Plumey, qui y sera assassiné en 1984. Puis en Bretagne au lycée Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol de Léon.

Il y a une vingtaine d’années, attristé de voir les paroisses se vider, il a décidé d’entrer en résistance contre ce qu’il appelle le défaitisme de l’Église et de montrer que rien n’est inéluctable. Pour lui, la Bretagne à cinq départements est une terre de spiritualité et il relève le défi de rallumer la flamme.

vallée des saints

Tout d’abord avec le Tro Breiz remis au goût du jour en 1994 et dont le succès grandissant va bien au-delà d’une quête spirituelle. Il a mis sur le chemin de Bretagne des femmes et des hommes de tous âges, de toutes opinions et de toutes origines sociales qui redécouvrent souvent aussi un patrimoine et une identité.

En 2006, c’est avec Sébastien Minguy qu’il conçoit de rassembler sur un même site de Carnoët, dans les Côtes d’Armor, les sculptures monumentales, statues-menhirs en granit de 4 à 5 mètres de haut et de plus de 15 tonnes, du millier de saints qui ont dessiné le visage de la Bretagne lors des grandes migrations d’Outre-Manche aux Ve et VIe siècles. Depuis la création en 2008, 133 statues ont été posées sur la colline inspirée de Quénéquillec à Carnoët. Les visiteurs affluent depuis. Mais le projet rencontre des tensions économiques, doctrinales et humaines.

VALLÉE DES SAINTS
Philippe Abjean, Un rêve de pierre, du Tro Breiz à la Vallée des Saints, éditions Salvatore, juin 2020, 160 pages, 16  euros.

Dans Un rêve de pierre. Du Tro Breiz à la Vallée des Saints, paru le 10 juin 2020, Philippe Abjean livre un témoignage de philosophe architecte chrétien catholique breton. Porté par sa foi religieuse et sa vision de la Bretagne, ce bâtisseur s’emploie à donner corps à ses aspirations spirituelles, éthiques et héroïques. Pour lui, l’érection de la Vallée des Saints résonne comme le manifeste d’une (re)vitalisation d’une légende dorée bretonne, d’un réveil spirituel. Philippe Abjean fait partie de ces hommes qui ne se résout pas à accepter un monde qu’il conçoit marqué par la chute et qui poursuit son désir de le réenluminer. Souffle en lui le rêve d’une restauration d’un hypothétique âge d’or où Bretons, Dieu et (statues de) saints vivraient en harmonie. Et qu’un jour les statues s’éveillent au chant afin de glorifier création et Créateur.

vallée des saints

Une conception qui n’est pas partagée par tout le monde. En sus des détracteurs du projet, souvent ennemis de la calotte, des divergences ont fait jour au sein même de l’association entre Philippe Abjean et Sébastien Minguy, directeur général de Terre de Granit, la SAS liée à l’association Vallée des Saints. Ce dernier souhaite minorer la dimension fidéique initiale au profit du renforcement de son attractivité touristique. Un glissement qui est résumé par la tentation de changer l’appellation de Vallée des Saints en Vallée des Géants. Un nouveau nom qui fait écho à l’attractivité mythique de l’île de Pâques, mais dont l’accent vétérotestamentaire, voire païen, résonne comme l’abandon du projet chrétien-breton initial. D’un Eden statutaire à un Land of giants, il n’y a qu’un pas. De côté ou de géant ?

Ce schisme que connait l’association gestionnaire traduit donc deux stratégies de développement a priori irréconciliables. L’une désire préserver un engagement religieux, un souffle de transmission populaire et la gratuité du lieu ; l’autre s’attache à rendre viable économiquement un lieu culturel touristique, de religiosité folk, en majorant son attractivité spectaculaire et en le rendant payant. La future assemblée générale prévue dans quelques semaines devrait trancher.

saint conogan
Saint Conogan

Philippe Abjean, Un rêve de pierre, du Tro Breiz à la Vallée des Saints, éditions Salvatore, 10 juin 2020, 160 pages, 16  euros.

EXPO NEANDERTAL AU CHRONOGRAPHE DE REZE ET AU MUSEUM DE NANTES

À partir du mardi 14 juillet 2020, le Chronographe, centre d’interprétation archéologique métropolitain de Nantes, lance sa nouvelle exposition : « Néandertal ». Cette exposition a été conçue par le Musée de l’Homme – Musée national d’Histoire naturelle de Paris en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et présentée au Musée de l’Homme en 2018. Elle a été adaptée, pour être présentée cet été au Muséum d’histoire naturelle de Nantes et au Chronographe à Rezé.

NEANDERTAL CHRONOGRAPHE

Cette exposition, répartie sur deux sites, propose au visiteur de plonger dans le récit de la Préhistoire, à la découverte de l’homme de Néandertal, figure majeure de l’aventure humaine. Elle démarrera au Muséum le 8 août, mais débutera au Chronographe un mois avant, dès le 14 juillet, pour s’achever le 8 mars 2021. L’exposition du Chronographe, centrée du l’habitat de l’homme de Néandertal, sera accompagnée, en août, d’une programmation culturelle avec des animations thématiques et des démonstrations, telles que : allumer un feu, tailler un biface, utiliser un propulseur…

Disparu il y a 35 000 ans, l’homme de Néandertal est plus proche de nous qu’on ne le croyait. Longtemps considéré comme un être primitif, jugé inférieur et bestial (désigné « d’homme des cavernes »), il est aujourd’hui reconnu comme un humain à part entière. Adaptée de « Néandertal, l’expo », présentée au Musée de l’Homme de Paris, cette exposition scindée en deux volets, est proposée à partir de cet été et jusqu’au 8 mars 2021 dans la métropole nantaise, pour tout savoir sur cet être singulier :

NEANDERTAL EXPO
Musée de l’homme Paris. En arrière plan sur un cyclo, un diorama représente un paysage animé dont la faune et la flore se modifient selon les grandes phases climatiques. © MNHN – J-C Domenech

Au Muséum d’histoire naturelle, à Nantes, du 8 août 2020 au 8 mars 2021

Le Muséum rouvre ses portes le samedi 8 août avec un tout nouvel accueil et cette nouvelle exposition temporaire « Néandertal ». Le Muséum y présentera les dernières découvertes sur l’homme de Néandertal : son histoire, au travers de sa vie quotidienne et de son environnement. L’exposition sera à découvrir en 3 temps : « Le temps d’une journée », « Le temps d’une vie » et « Le temps d’une espèce ». Chacune de ces parties sera illustrée par des objets exceptionnels et dévoilera l’histoire de l’Homme Néandertal : son milieu et mode de vie, sa morphologie, ses rites… Le parcours d’exposition proposera notamment un focus sur le site néandertalien exceptionnel de Roc en Paille, dans la région angevine et des pièces exceptionnelles, prêts du Musée de l’Homme – Muséum national d’Histoire naturelle, du Musée national de préhistoire, du Musée d’archéologie nationale et du Muséum d’Angers. 

EXPO NEANDERTAL
Musée de l’homme Paris. Le crâne de Neander, prêté exceptionnellement par le Musée de Bonn © LVR-LandesMuseum Bonn, J. Vogel

Au Chronographe, à Rezé, du 14 juillet 2020 au 8 mars 2021

Comment vivait Néandertal au quotidien ? C’est ce qui sera expliqué aux visiteurs de l’exposition au Chronographe, centrée sur l’habitat de l’homme de Néandertal. En complément de celle du Muséum, le Chronographe se penche sur le cas d’un campement de plein air découvert à la Folie, près de Poitiers. À partir d’une reconstitution à taille réelle du site de fouille et la restitution de son mobilier, l’exposition retrace l’analyse de chaque indice, minutieusement passé au crible des méthodes de l’archéologie. Grâce à l’œil exercé des paléolithiciens, les outils de Néandertal nous révèlent ainsi ses qualités d’artisan et de chasseur, et sa faculté d’adaptation à son environnement.

EXPO NEANDERTAL
Pascale Galibert, Restitution hypothétique de « La Folie », 2009. Crayon et mine de plomb sur papier, colorisation sur Photoshop. © Inrap. La fouille du site de Poitiers, dit « La Folie », a permis de reconstituer cet habitat protégé par un coupe-vent et à l’intérieur duquel les Néandertaliens se livraient à leurs activités quotidiennes : taille du silex, préparation des repas, traitement des ressources animales et végétales et… repos (environ 60 000 av. J.-C.) (fouille Laurence Bourguignon, Inrap).

Néandertal au Chronographe : présentation générale de l’exposition

Un campement de plein air néandertalien a été découvert sur un site de fouilles archéologiques, à La Folie, au nord de Poitiers en 2000. Grâce à l’œil exercé des paléolithiciens qui ont mené les recherches, il a été possible de restituer la forme de l’habitat, le mobilier, les outils du quotidien de Néandertal, etc. C’est la reconstitution à taille réelle de ce site de fouille, qui est présentée au travers de l’exposition du Chronographe. L’habitat néandertalien découvert sur le site archéologique de la Folie : durant la fouille, les archéologues ont mis au jour les vestiges d’une structure circulaire de type coupe-vent. Cet aménagement aurait servi de campement provisoire à un groupe de Néandertaliens à la recherche de gibier, il y a 55 000 à 60 000 ans.

Sur les 180 m² du site fouillé, les archéologues ont ainsi repéré la chambre à coucher près du foyer, presque vierge de vestiges ; l’atelier de façonnage des outils et ses nombreuses pointes racloirs, couteaux de pierre et enfin la « déchetterie », qui a livré une accumulation très importante de restes animaux. Une fosse a également été retrouvée. Elle servait à faire bouillir de l’eau, certainement pour la cuisson des aliments et peut-être la toilette. D’autres types d’habitat ont été occupés par Néandertal. Néandertal a apparemment peu construit de véritables habitations de « plein air » ou du moins qui n’ont laissé que peu de traces archéologiques. Il occupait fréquemment les grottes et les abris-sous-roche, en demeurant de préférence à proximité de l’entrée, sous les porches. Les habitats de plein air, bâtis avec les ressources disponibles, pouvaient constituer des abris plus ou moins temporaires (quelques jours, quelques semaines, une saison) lui permettant de se rapprocher des ressources dont il avait besoin.

Expo Néandertal
Musée de l’homme Paris. Vue de la vitrine des bustes, by © Nicolas Krief

Des outils façonnés de pierre et d’os

Habile technicien, Néandertal taillait des blocs de pierre pour en faire des outils. Ses sites d’occupation livrent des bifaces, des denticulés, des pointes, mais surtout des racloirs, pièces emblématiques de son outillage destinées à découper la viande, les peaux et les végétaux. Néandertal façonnait relativement peu d’outils en bois de cervidés ou en os, leur préférant le bois végétal. Quelques lissoirs et poinçons destinés à travailler les peaux ont toutefois été découverts, ainsi que des retouchoirs en os et en pierre. Grâce à l’œil exercé des paléolithiciens, les outils de Néandertal nous révèlent ainsi ses qualités d’artisan et de chasseur, et sa faculté d’adaptation à son environnement. Des méthodes de production d’outils spécifiques Le débitage Levallois est une méthode de production d’outils qui a été fréquemment employée par Néandertal, qui a également mis en oeuvre, selon les périodes et les régions, d’autres techniques, telles que le débitage laminaire ou le débitage discoïde.

La programmation culturelle autour de l’exposition

L’exposition Néandertal du Chronographe sera accompagnée pendant le mois d’août d’une programmation culturelle, avec des ateliers-démonstrations, où le public apprendra à allumer un feu, tailler un biface, utiliser un propulseur, etc. comme le faisait Néandertal à son époque.

Démonstration « Le silex, c’est éclaté » : habile technicien, Néandertal taillait des blocs de pierre pour en faire des outils : racloirs, pointes, et bifaces. Parmi les nombreuses techniques utilisées au cours de la Préhistoire, la taille du silex est une des plus étudiée et des mieux connue. Percuteurs, blocs, débitage, éclats, nucléus, biface… dans cet atelier de démonstration, le public pourra découvrir tout le talent de Néandertal pour la taille du silex.

Informations pratiques : • Dates : mercredi 5, jeudi 6 août • Horaires : de 14h à 18h • Durée : démonstration en continu • Public : tout public • Tarif : gratuit

Démonstration « Tout feu, tout flamme » : comment produisait-on du feu avant les allumettes ? La réponse sera apportée au cours de cette démonstration de la technique de production du feu par friction. L’occasion d’aborder les usages du feu durant la Préhistoire : à quoi sert une flamme au Paléolithique ? Et au Néolithique ?

Informations pratiques : • Date : samedi 8, dimanche 9 août • Horaire : 14h-18h • Durée : démonstration en continu • Public : tout public • Tarif : gratuit

Démonstration « De la préhistoire au javelot » : Néandertal était chasseur-cueilleur, mais comment chassait-t-il ? Au cours de cet atelier, le public pourra se familiariser avec l’évolution des armes de chasse du Paléolithique, depuis les épieux jusqu’aux propulseurs. L’occasion de découvrir le fonctionnement du propulseur préhistorique, utilisé pour le lancer de sagaies préhistoriques.

Informations pratiques : • Date : samedi 8, dimanche 9 août • Horaire : 14h-18h • Durée : démonstration en continu • Public : tout public • Tarif : gratuit

Atelier « Chasser le mammouth » : basé sur le même thème que la démonstration « De la préhistoire au javelot », cet atelier dédié à un public familial, propose d’apprendre à manier le propulseur et et de tenter d’atteindre les cibles d’animaux chassés par Néandertal.

Informations pratiques : • Date : mercredis 12 et 26 août • Horaires : 14h30, 15h30, 16h30 • Durée : 1h • Public : familles, à partir de 7 ans • Tarifs : de 2 à 6 €, gratuit pour les – 7 ans

Atelier « Faire des étincelles » : comment produisait-on du feu avant les allumettes ? Cet atelier propose de tester la technique millénaire de production du feu par friction. L’occasion d’aborder les usages du feu durant la Préhistoire : à quoi sert une flamme au Paléolithique ? Au Néolithique ?

Informations pratiques : • Date : mercredi 19 août • Horaire : 14h30, 15h30, 16h30 • Durée : 1h • Public : familles, à partir de 7 ans. • Tarif : de 2 à 6 €, gratuit pour les – 7 ans

CHRONOGRAPHE REZE

Informations pratiques sur l’exposition Néandertal au Chronographe : Du 14 juillet 2020 au 8 mars 2021 – au Chronographe (en rez-de-jardin), rue Saint Lupien à Rezé ▪ Horaires du Chronographe : du mardi au dimanche de 14h à 19h en juillet et août et du mercredi au dimanche de 14h à 18h de septembre à juin ▪ Tarifs d’entrée au Chronographe : de 1€50 à 3€ – Gratuit pour les moins de 18 ans ▪ Accès à l’exposition temporaire compris dans le billet d’entrée au Chronographe ▪ Animations payantes, voir programme ▪ Renseignements et programmation complète sur : www.lechronographe.nantesmetropole.fr

Informations pratiques : HORAIRES D’OUVERTURE – de juillet à août : du mardi au dimanche, de 14h à 19h – de septembre à janvier : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h TARIFS – Entrée : 1,5€ à 3 € – Ateliers vacances : 2,5€ à 6 € RENSEIGNEMENTS – Tel : 02 52 10 83 20 – Mail : lechronographe@nantesmetropole.fr – Site web : lechronographe.fr ACCÈS AU SITE – En transports en commun : Bus 30 et 97, arrêt Le Corbusier Bus 97, arrêt Clos Bonnet Tram 3, arrêt Diderot – En voiture : Parking Hôtel de Ville / Saint-Lupien 21 rue Saint-Lupien – 44400 Rezé.

Mesures sanitaires exceptionnelles dû à la crise du Covid-19 : port du masque obligatoire à partir de 11 ans dans l’enceinte de l’équipement ; Accès limité en nombre dans le bâtiment.

LA GRANDE FÊTE DU LIVRE SE BALADE À RENNES ET BÉCHEREL

La Grande Fête du livre pour la jeunesse a lieu dans toute la France du 8 au 19 juillet 2020. À Rennes, l’association culturelle La Balade des Livres y participe avec un projet labellisé par le Centre National du Livre, initiateur de l’évènement.

Fidèle à la promotion de la lecture et de l’écriture, La Balade des Livres développe une démarche qui consiste à aller vers les publics éloignés de ces pratiques culturelles, avec une pédagogie ludique et créative, depuis des années.

En juillet 2020, elle ira à la rencontre des jeunes sur leurs lieux de vacances et de loisirs à travers une approche adaptée aux conditions sanitaires en vigueur.

L’objectif est de donner aux jeunes une image vivante de la lecture par une approche festive, tout en favorisant l’échange intergénérationnel. Les enfants étant accompagnés le plus souvent par leurs grands-parents qui en profitent pour lire en transats.

Cette animation se déroulera dans l’après-midi, de 14 h à 19 heures.

balade des livres

Mail Art et Land Art : les thèmes de l’été 2020

Entre écriture et image le Mail Art est ludique et créatif.

Les jeunes seront accompagnés dans la création d’une carte postale géante, mêlant mots et illustrations sur le thème de l’égalité.

Et dans la création Land Art, de personnages éphémères avec le végétal qui nous entoure.

D’autres ateliers…

  • Un accueil agréable par les bénévoles de La Balade des Livres
  • Des rencontres avec des auteur .e.s(Serena Blasco, Marilyn Degrenne, Céline Lamour-Crochet, Capucine Mazille, Pog)
  • Des lectures d’histoires
  • La fabrication du papier
  • L’information sur l’accès aux droits des étrangers et droit des familles
  • Les créations Mail Art et Land ArtPour les jeunes de 3 à 15 ans

Gratuit

Les parents, grands-parents ou accompagnateurs sont les bienvenus !

balade des livres

Cinq espaces publics

  • Le parc naturel urbain Saint Martin à Rennes le lundi 13 juillet
  • La Maison du Livre de Bécherel mercredi 15 juillet
  • Le parc de Bréquigny à Rennes le jeudi16 juillet
  • Le parc de Maurepas à Rennes le vendredi 17 juillet
  • Le parc du Landry à Rennes le samedi 18 juillet 

Mais aussi

La Librairie La Courte Echelle – 26 rue Vasselot à Rennes
Le mardi 7 juillet de 15h à 16h30 et le jeudi 16 juillet de 10h30 à 12 h.

Et encore des ateliers

Le 7 juillet avec l’Atelier Socio Linguistique de la MJC de Bréquigny

Le 8 juillet avec le Centre de Loisirs de La Chapelle Chaussée

Le 9 juillet avec le centre de loisirs de la Maison Bleue

Contacts : La Balade des Livres 0620351737 – Claude Schopp 0686773797

cet été à rennes

ÉTÉ CULTUREL À RENNES, PATRIMOINE, EXPOS, SORTIES

En été à Rennes on profite bien entendu de la chaleur estivale pour se détendre aux nombreuses terrasses de café et se délasser à l’ombre des arbres dans les nombreux parcs, mais on peut également se cultiver et admirer le riche patrimoine de la ville. Tour d’horizon.

dreyfus rennes champs libres

Les Champs Libres : L’AFFAIRE DREYFUS. Tout l’été.

Parcours permanent du musée de Bretagne. L’exposition relate le procès en révision du capitaine Alfred Dreyfus, à Rennes, en 1899. Un film d’introduction de 30 minutes permet de s’immerger dans l’affaire qui a divisé la France et a marqué la défense des droits de l’Homme.

MUSE URBAINE : LA VILLE COMME SOURCE D’INSPIRATION DES ARTISTES. Jusqu’au 1er septembre.

Les Champs Libres donnent carte blanche aux Décloîtrés, l’association des globe trotteurs de Sciences Po Rennes, pour organiser une exposition dans le cadre d’Explorations urbaines, fil rouge de la saison. Muse urbaine tente de répondre à cette question : Comment la ville inspire-t-elle les artistes ? Les photographies d’étudiants en année d’échange et leurs témoignages constituent le socle de l’exposition. Grâce à eux, les villes du monde entier sont mises en regard des œuvres qu’elles ont inspirées. Coursive et terrasse du Café.

hee won lee

MEMORY OF TIME. Jusqu’au 1er septembre.

HeeWon Lee est une artiste multimédia originaire de Corée du sud. Elle développe une pratique artistique où se rencontrent vidéo, graphisme, son et installation. Inspirée par le quotidien, elle plonge le public dans un univers fragile et onirique. Ses projets ont été primés et présentés à de nombreuses reprises en France et à l’étranger. L’exposition, présentée cet été aux Champs Libres, rassemble pour la première fois quatre de ses créations les plus récentes.
Infinity II : installation vidéo immersive (9’56 », 2012).
Infinity IV : installation vidéo d’une cascade… (4’56 », 2014).
Infinity V : installation vidéo d’éléments déchaînés… (4’56 », 2014).
La Pluie : court-métrage en réalité virtuelle (5′, 2017) Salle Anita Conti.

IMAGES DE SCIENCES. À partir du 9 juillet.

Dès le Moyen Age, le livre scientifique s’est appuyé sur l’image pour illustrer plus efficacement son propos. Aujourd’hui, le rôle documentaire des enluminures, dessins et gravures d’autrefois s’efface devant leur aspect parfois énigmatique. Leur modernité surprend, leur beauté séduit, leur diversité émerveille. À travers une sélection d’images choisies dans cinq ouvrages du 14ème au 18ème siècle, dont certains sont issus des confiscations révolutionnaires, cette exposition met en lumière quelques-uns des plus beaux livres scientifiques anciens de la Bibliothèque des Champs Libres.
Escalier de la Bibliothèque.

Musée de Bretagne – Les Champs Libres. RENNES, LES VIES D’UNE VILLE. Jusqu’au dimanche 25 août.

Qu’est-ce que notre ville, hier, aujourd’hui, demain ? En quoi la compréhension du passé nous aide-t-elle à mieux comprendre notre environnement quotidien ? Rennes, les vies d’une ville porte un regard historique et anthropologique sur le sujet : ce qui fait la ville depuis sa fondation (vers 10 av. J.C.) jusqu’aux années 2000. Cette exposition prend appui sur les nombreuses fouilles archéologiques menées par l’Inrap en lien avec des opérations d’aménagement urbain et de territoire de grande ampleur. Grand public et familiale, cette exposition propose une vision pluridisciplinaire et inclut des dispositifs mécaniques, interactifs, audiovisuels, pour mieux appréhender la mutation du territoire.

Espace des sciences – Les Champs Libres. TOUS VIVANTS TOUS DIFFERENTS. Exposition permanente sur la biodiversité.

champs libres expo

Animation de l’exposition : NATURE EN VILLE. Du mardi au dimanche à 14 h 30 et 16 h 30. Les villes peuvent offrir une biodiversité riche et inattendue. L’exposition propose de découvrir des actions concrètes et facilement réalisables pour inviter la nature en ville.
Site internet pour aller plus loin : tous-vivants-tous-differents.org

LABORATOIRE DE MERLIN. Salle exploratoire. 30 manipulations pour comprendre des phénomènes scientifiques du quotidien.

Nouvelle animation du Laboratoire de Merlin : ART ET SCIENCE. Du mardi au dimanche à 15 h 30 et 17 h.
Comment définir l’art et la science ? Y a-t-il un lien possible entre ces disciplines ? Certains artistes se sont inspirés de la science pour créer des œuvres d’art.

ÉTERNITE, RÊVE HUMAIN ET RÉALITÉS DE LA SCIENCE. Jusqu’au 1er septembre.

Animation de l’exposition : VIEILLIR DEMAIN ? Du mardi au dimanche à 15 h 30 et 17 h 30. C’est quoi vieillir ? Est-il possible de ralentir ou d’inverser le processus ? À la rencontre de l’Homme réparé et de l’Homme augmenté.

super lune 14 novembre 2016

PLANETARIUM : séances d’astronomie.

LE PETIT SPATIONAUTE : les mercredis et vendredis à 11 h.
1, 2, 3 SOLEIL : les mercredis et vendredis à 14 h 30.
UNIVERS EN RELIEF : le mardi à 17 h 30.
APOLLO : séance à retrouver 3 fois par semaine pour le 50ème anniversaire de l’Homme sur la Lune.
Tous les jours des séances d’astronomie commentées en direct. Réservation préalable conseillée.

été rennes

Musée des Beaux-Arts. CRÉATRICES – L’ÉMANCIPATION PAR L’ART. Du 29 juin au 29 septembre.

Cette grande exposition féministe dédiée aux créatrices est un événement à plus d’un titre. Privilégiant une approche thématique sur une longue durée, elle met en lumière la fonction émancipatrice de l’art, à l’instar de Niki de Saint Phalle qui donnait le « pouvoir aux nanas ». Plus de 80 œuvres se déploient à travers cinq grandes questions :
– Comment se libérer de sa condition féminine en bravant les interdits, dans le sillage de Camille Claudel et Orlan ?
– En quoi la représentation de soi peut-elle prendre une dimension politique en faveur de la reconnaissance des femmes peintres, comme le montre par exemple Élisabeth Vigée Le Brun au XVIIIème siècle ?
– Comment renaître de la violence subie – sexuelle ou politique – en « devenant artiste », tel que l’a initié Artemisia Gentileschi ?
Et il n’est pas jusqu’à l’art textile qui ne remette en question la vision stéréotypée des genres, en suscitant le travail avant-gardiste d’un féminin rebelle. Dernier thème, rarement exploré dans les expositions, la question de la spiritualité en art, qui est source d’énergie créatrice pour de nombreuses artistes dans le sillage des visionnaires du Moyen Âge. De cette exposition émerge le formidable apport novateur des femmes, par l’utilisation de nouveaux matériaux et une radicale liberté créatrice. En partenariat avec le Musée des Beaux-arts de Brest, La Criée centre d’art contemporain, Les Ateliers du Plessis-Madeuc, le Musée Yvonne Jean-Haffen, et la Ville de Dinan.

Armand-Félix Jobbé-Duval

FÉLIX JOBBÉ-DUVAL. Jusqu’au dimanche 1er septembre.

Grâce à une opération de mécénat participatif, le Musée des Beaux-Arts de Rennes a acquis en 2017 un fonds de plus de 250 dessins d’Armand-Félix Jobbé-Duval (1821-1889). Cet ensemble d’études de figures et de draperies couvre la quasi-totalité des grandes commandes de décors publics de ce peintre, et fait l’objet d’une importante publication par le musée. L’ouvrage, dont la parution est accompagnée d’accrochages par roulement des dessins et de plusieurs événements dans le courant de l’année 2019, est la première monographie consacrée à cet artiste et homme politique actif sous le Second Empire et au début de la IIIème République. Originaire de Bretagne, c’est essentiellement à Paris que la carrière d’Armand-Félix Jobbé-Duval prend son envol. Élève de Paul
Delaroche et de Charles Gleyre à l’École des Beaux-Arts de Paris, il fait ses débuts au Salon dès les années 1840. Par la suite, il bénéficie de nombreuses commandes pour les églises parisiennes (Saint-Séverin, Saint-Sulpice, la Trinité, Saint-Gervais-Saint-Protais) ou des bâtiments publics tels que le Tribunal de Commerce de Paris, l’Hôtel de Ville de Lyon, ou encore, à Rennes, le Parlement de Bretagne. Le parcours de Jobbé-Duval permet une plongée dans la vie artistique mouvementée et riche de la seconde moitié du XIXème siècle en France. Proche du cercle des artistes néo-grecs, peintre académique, Armand-Félix Jobbé-Duval entretenait également des relations avec Émile Bernard ou Paul Gauguin. Son action au sein du conseil municipal de Paris illustre bien sa conviction républicaine et son engagement dans la société de son temps.

MUSEE DES BEAUX ARTS RENNES

ET SI ON PARLAIT D’ART ? Jusqu’au dimanche 3 novembre.

Parcours à travers les collections des peintures françaises du musée des Beaux-arts avec la participation de Vincent-Michaël Vallet, artiste plasticien. Le Musée des Beaux-Arts de Rennes édite le catalogue raisonné de l’ensemble de ses riches collections de peintures françaises du XVIème au XVIIIème siècle. À l’occasion de cette parution, un parcours de visites est présenté dans les sept salles de la collection permanente, correspondant aux limites du catalogue. Intitulée Et si on parlait d’art ?, cette déambulation inédite propose
aux visiteurs un nouvel éclairage sur les peintures, mêlant histoire, littérature et création contemporaine. Conçue en collaboration entre Guillaume Kazerouni (responsable des collections anciennes du musée) et Vincent-Michaël Vallet (artiste plasticien), le propos du parcours est enrichi par un choix de textes du XVIIème siècle d’André Félibien sélectionnés par Elisabeth Lavezzi (spécialiste de littérature artistique).
Dans le parcours, l’installation temporaire de créations contemporaines, spécifiquement pensée pour susciter des interrogations et donner des clés de lecture supplémentaires, permet de comprendre la transversalité des intérêts et pratiques artistiques au fil des siècles. L’art d’hier nourrit celui aujourd’hui dans un riche dialogue à travers le temps.

CORPS. Du 2 juillet au 1er septembre.

Exposition des travaux des patients du Pôle de rééducation fonctionnelle Saint-Hélier autour de la thématique du corps avec la plasticienne Emmanuelle Tonin. Le corps représenté, en mouvement, identifié, recouvert, intérieur, seront les thèmes proposés pour réaliser un travail photographique.
Visite libre dans le musée.

Visite contée pour les enfants autour du jeu Musée Girodet
AUTRES PROGRAMMATIONS

Durant les vacances d’été (6 juillet – 31 août), le service des publics du Musée des Beaux-Arts de Rennes propose différents rendez-vous : des ateliers et des animations pour un public familial (enfant accompagné d’un adulte) et des visites thématiques chaque dimanche. Le musée, les ateliers et les animations sont accessibles gratuitement pour les mineurs, seules les personnes adultes qui les accompagnent sont soumises aux tarifs normaux d’entrée du musée.

ATELIERS. Les ateliers sont des rendez-vous avec une pratique artistique. Après un bref passage dans les salles d’exposition, différentes techniques permettent d’approfondir les notions de la thématique.
Durée : 1 h.

RAINBOW’S WALL. Mercredi 10 juillet à 14 h. (À partir de 5 ans)
Fresque colorée autour de l’œuvre de Carole Rivalin. Sans réservation (15 places disponibles)
GRRR… Jeudi 23 juillet à 14 h. (À partir de 7 ans)
Les notions de classification, d’enfermement, de comportement animal sont abordées à travers différents dispositifs ludiques.
3E DIMENSION. Jeudi 8 août à 14 h. (À partir de 7 ans)
Les sculpteurs invitent à observer sous tous les angles les jeux de formes et de matériaux. Ils proposent une approche visuelle, technique et tactile du volume.

Atelier création de jeux anciens pour les enfants Musée des Beaux-Arts

ANIMATIONS

Les animations consistent à découvrir le travail d’artistes dans les salles d’exposition et à l’aborder par l’observation ainsi que par des jeux de crayon ou en volume face aux œuvres.
Durée : 1 h. Gratuit pour les moins de 18 ans (les adultes peuvent assister à l’animation). Sans réservation (en cas de forte affluence, une autre séance sera proposée à 15 h).

ET MOI, ET MOI, ÉMOI. Mardi 16 juillet : à 14 h. (À partir de 7 ans)
Déambulation dans le musée pour débusquer les émotions peintes par les artistes à travers leurs personnages ou héros.
C’EST QUOI L’AMOUR. Mercredi 17 juillet à 14 h. (À partir de 7 ans)
Déambulation dans les collections du musée autour de ce sentiment.
ET MOI, ET MOI, ÉMOI. Jeudi 25 juillet à 14 h. (À partir de 7 ans)
Déambulation dans le musée pour débusquer les émotions peintes par les artistes à travers leurs personnages ou héros.
FACE ET PROFIL…. Jeudi 1er août à 14 h. (À partir de 5 ans)
Rotation, déformation, torsion… Pablo Picasso fait subir de multiples transformations au corps humain. L’artiste s’affranchit des représentations « classiques » et n’épargne rien au monde qui l’entoure !
JE RÊVAIS D’UN AUTRE MONDE… Mercredi 7 août à 14 h. (à partir de 5 ans)
Yves Tanguy nous entraîne dans son univers de songes : le peintre surréaliste d’origine bretonne nous révèle ses rêves… à moins que ce ne soit les nôtres !

PREMIER DIMANCHE DU MOIS :

CRÉATRICES. Dimanche 4 août. Visite adultes à 11 h.
Découverte de l’exposition Créatrices – L’émancipation par l’art. Durée : 1 h – 30 personnes.

Le choix des œuvres est susceptible d’être modulé selon l’accrochage
des salles.

Orangerie Thabor

Orangerie du Thabor. COLLECTION 7. Du 29 juin au 1er septembre. De 14 h à 19 h.

Chaque été, la Ville de Rennes présente les œuvres dont elle a fait l’acquisition l’année précédente, auprès d’artistes plasticiens résidant à Rennes ou ayant eu une relation particulière avec le territoire. Ces acquisitions rejoignent le Fonds communal d’art contemporain constitué de plus de 600 œuvres. La collection d’art contemporain de la Ville de Rennes est marquée par la diversité de parcours, de formes plastiques et de postures des artistes vis-à-vis de la création. Exposition des œuvres acquises par la Ville de Rennes en 2018 pour son fonds communal d’art contemporain.

Artistes :
Brez (Mathias Orhan), Estelle Chaigne, Nicolas Floc’h, Myriam Ingrao, Lise Gaudaire, Mael Le Golvan, Quentin Montagne.

Disciplines artistiques présentées : Photographies, Peintures, Dessins.

Visites guidées – Office du tourisme

RENNES ET L’AFFAIRE DREYFUS. Les samedis 6 et 20 juillet, 3, 17 et 31 août à 14 h.
En 1899, la révision du procès du capitaine Alfred Dreyfus bouleverse la ville : les communications, la presse écrite, les hôtels de voyageurs où descendent les journalistes internationaux, la présence forte de garnisons et un tribunal militaire installé dans un lycée…
Tarifs : 7,20€, (réduit : 4,60€, Sortir! : 2,30€)

ATELIER DES 6-12 ANS : LE RALLYE DES 5 SENS. Les mardis 30 juillet et 27 août à 14 h.
Par l’alternance d’explications et de défis à relever, parcours dans le centre historique sous la houlette d’un guide-conférencier en faisant l’expérience des 5 sens, pour aborder le patrimoine sous un angle décalé.
Tarif : 5 €. Durée : 2 h.

ATELIER DES 6-12 ANS : SUR LA PISTE DU CHEVALIER SAINT-GEORGES. Jeudi 8 août à 14 h.
Pour réunir tous les morceaux de la carte au trésor, tu devras, au fil de la rue Saint Georges, répondre aux défis qui te seront proposés. Dessin, observation, logique et rapidité te seront nécessaires pour triompher.
Tarif : 5 € / Durée : 2 h.

ATELIER DES 6-12 ANS : LES DIAMANTS DE LA VILAINE. Dans le cadre de l’année de la Vilaine. Mercredi 23 juillet à 14 h. Jeudi 22 août à 14 h.
En suivant ce jeu de piste, tu découvriras que la Vilaine parle de l’histoire de la ville et de ses habitants, qui ont laissé bien des trésors dans leur fleuve…
Tarif : 5 €.
Durée : 2 h.

mosaïques odorico
Ancienne Poissonnerie Place Sainte-Anne Rennes

ATELIER DES 6-12 ANS : MOSAÏQUE ET ART DÉCO. Les jeudi 25 juillet et 29 août à 14 h.
Au cœur de Rennes, les boutiques de l’époque art Déco et la piscine Saint-Georges (1925) plongeront les participants dans un univers de couleurs et de formes, prolongé par la réalisation d’une maquette de façade de boutique.
Tarif : 5 €.
Durée : 2 h.

ATELIER DES 6-12 ANS : AVENTURES AU THABOR. Les mardi 16 juillet et 13 août à 14 h.
Le plus grand jardin de Rennes recèle bien des merveilles que tu découvriras à travers différentes épreuves avec ton équipe. Habitants, fabriques, senteurs, statues, paysages… n’auront plus de secrets pour toi et te mèneront au trésor !
Tarif : 5 €.
Durée : 2 h.
Rendez-vous : place St Melaine.

LA VILLE AU FÉMININ. Les mardis 9, 16, 23, 30 juillet et 6, 13, 20, 27 août à 14 h.
En écho à l’exposition au musée des Beaux-Arts. C’est sous le regard des femmes qui ont vécu ou témoigné de l’histoire que se déroule cette découverte du centre de Rennes : un parcours au hasard des rues et des façades, où édifices et décors transportent d’une époque à l’autre.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : de 1 h 30 à 2 h.

150 ans du parc thabor rennes

LE PARC DU THABOR, PARENTHÈSE ENCHANTÉE. Les dimanche 28 juillet, 11 et 25 août à 14 h.
Un paysagiste de renom, Denis Bühler, est à l’origine de ce jardin public, ancien verger des moines, remarquable par son aménagement, ses architectures et ses nombreuses sculptures, œuvres du directeur de l’école des Beaux-Arts de Rennes ou de ses élèves… Autour des jardins à la française ou pittoresque, traversée de « l’enfer », pour découvrir le jardin botanique et la célèbre roseraie.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : de 1 h 30 à 2 h.
Lieu de rendez-vous : entrée du Thabor, place Saint-Melaine.

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LE STREET ART. Les jeudis 11, 18, 25 juillet, et 1er, 08, 22, 29 août à 14 h.
À Rennes, l’art n’appartient pas uniquement aux musées et galeries, il s’affiche aussi dans les rues. Découverte de la scène street art rennaise (WAR !, Mioshe, Dino Voodoo…). Commandes privées ou publiques, les graffitis jouent sur le contraste ou l’harmonie avec
l’environnement urbain. De toutes les tailles, ils ornent fenêtres, murets, palissades pour des installations éphémères ou durables. Ces fresques témoignent de la liberté d’expression artistique de la ville.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : de 1 h 30 à 2 h.

LES TRÉSORS DE LA CATHÉDRALE SAINT-PIERRE. Les mercredis 10, 17, 24, 31 juillet et 7, 14, 21, 28 août à 16 h 30.
Cet étonnant édifice religieux, portant les armes de Louis XIV sur sa façade sculptée comme un retable, ouvre ses portes pour dévoiler quelques-uns de ses trésors. Cinq années de restauration ont redonné à la cathédrale et à ses décors leur éclat d’origine. On y trouve les figures d’Anne de Bretagne et de Duguesclin dans les peintures, des lustres restaurés par la maison Evellin et de grandes orgues monumentales. Des trésors à découvrir dans la seule cathédrale bretonne conçue sur un modèle de basilique romaine.
Tarif : 5 € (Sortir ! : 2,30 €).
Durée : 1 h.
Lieu de rendez-vous : parvis de la cathédrale Saint-Pierre, Rennes.

mairie rennes

L’HÔTEL DE VILLE, MIROIR DE L’HISTOIRE. Du lundi au vendredi, du 15 juillet au 30 août (sauf le jeudi 15 août) à 16 h.

Sur une ancienne place royale, trône un des bâtiments les plus emblématiques de Rennes, dont la visite est incontournable. Un édifice public, «bâti pour l’immortalité» après l’incendie de 1720, par Gabriel, l’architecte de Louis XV. Le monument regroupait en une seule construction l’Hôtel de Ville au sud, un présidial au nord et un beffroi au milieu, la célèbre tour de l’Horloge. À l’intérieur, la salle des mariages avec ses miroirs forme une véritable galerie des glaces où se reflètent les noms des illustres Bretons : Duguay-Trouin, Laënnec, Renan, Chateaubriand… On y découvre aussi une ancienne chapelle, un escalier monumental et le panthéon rennais, une salle dédiée aux morts des deux guerres mondiales.
Gratuit. Durée : 1 h.
Lieu de rendez-vous : place de la mairie, devant le péristyle sud de
l’Hôtel de Ville.

ODORICO ET L’ART DE LA MOSAÏQUE. Les mercredis jusqu’au 4 septembre à 14 h.
Visite à la rencontre de ces mosaïstes italiens, arrivés à la fin du XIXème siècle et qui pendant près d’un siècle ont réalisé, dans tout le grand ouest et plus particulièrement à Rennes, des décors d’entrée, de façades et des sols de boutique. Un patrimoine original et parfois méconnu qu’on retrouve du côté nord de la Vilaine, vers la piscine Saint-Georges, sous les arcades de l’opéra, ou sur la façade de l’immeuble Valton, sans oublier la maison Odorico et l’immeuble Poirier récemment restauré…
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : de 1h 30 à 2 h.

RENNES INSOLITE. Les vendredis du 12 juillet au 6 septembre à 14 h.
Au détour d’une rue, à l’abri d’un porche, entre deux immeubles, des détails insolites révèlent de grandes et petites histoires pour découvrir le centre de Rennes sous un autre jour. Un café dans une ancienne chapelle, les traces au sol d’une ancienne porte fortifiée, une poutre sculptée du Moyen Âge dans un bâtiment contemporain, une salle de jeu de paume, ancêtre du tennis… Décors et anecdotes se dévoilent lors d’une visite d’un Rennes insolite qui n’a pas fini de surprendre.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir! : 2,30 €).
Durée : de 1h 30 à 2 h.

COUVENT DES JACOBINS RENNES
TRÉSORS CACHÉS : COURS INTÉRIEURES. Les lundis, du 8 juillet au 2 septembre à 14 h.
À l’arrière des façades sculptées, en poussant les portes d’immeubles et d’hôtels particuliers découverte des lieux où règnent l’intimité et la quiétude, ponctués de puits, fontaines et jardins. Derrière certaines façades de pierre se révèle parfois une architecture à pans-de-bois étonnante. Une visite exclusive dans les coulisses de la cité.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir! : 2,30 €)
Durée : 1 h 30 à 2 h

rennes centre des congrès

 

LE COUVENT DES JACOBINS. Jeudi 11 juillet à 11 h 30 et à 14 h 30. Vendredi 12 juillet à 11 h30 et à 16 h 00. En août : lundi 26, mardi 27, mercredi 28, jeudi 29 et vendredi 30 à 11 h et à 14 h 30.
Lieu culturel et d’échanges, de pèlerinage et d’inhumations, depuis sa fondation en 1369 jusqu’au XVIIIème siècle, ce monument historique témoigne de l’histoire de la ville. Au XVème siècle il est le témoin des discussions de paix entre la Bretagne et la France, entre la duchesse Anne de Bretagne et le roi Charles VIII, il reçoit le tableau miraculeux dit, notre dame de Bonne Nouvelle. Il est aujourd’hui remarquablement intégré dans une architecture contemporaine en cœur de ville à vocation culturelle, économique, évènementielle.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).

place du parlement rennes

LE PARLEMENT EN 60 MINUTES. Du lundi 8 juillet au dimanche 1er septembre à 14 h 15 et à 16 h.

Ce symbole de la Bretagne, conçu au XVIIème siècle par l’architecte du Palais du Luxembourg, Salomon de Brosse, est encore aujourd’hui un lieu de pouvoir, abritant la Cour d’Appel de Bretagne et la Cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. Magnifiquement restauré suite à l’incendie de 1994, sa visite permet d’admirer les peintures et dorures, notamment celles de la Grand’ Chambre dont le plafond sculpté est unique en Europe.
Tarif : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : 1 h.
Lieu de rendez-vous : Palais du Parlement de Bretagne.

LE PARLEMENT EN 90 MINUTES. Du lundi 8 juillet au dimanche 1er à 15 h.
Tarif : 8,50 €
Lieu de rendez-vous : Palais du Parlement de Bretagne.

VISITE COUPLÉE : LA VILLE + LE PARLEMENT DE BRETAGNE. Du mardi au vendredi, du 9 juillet au 6 septembre à 10 h.
Le cœur historique de Rennes dévoile les charmes incontournables de son patrimoine au cours de cette visite : rues bordées de maisons à pans-de-bois et hôtels particuliers en pierre, visite du fleuron du patrimoine rennais : le palais du Parlement de Bretagne. Plafonds à la française, boiseries sculptées et dorées, l’écrin est à la hauteur des fonctions prestigieuses de cet édifice emblématique qui vous révèle comment il a bravé le temps et les flammes.
Tarifs : 9,50 € (réduit : 6 €, Sortir ! : 3 €).
Durée : 2 h.

VISITE COUPLÉE EN ANGLAIS
Guided tour of the historical center. Les lundis du 15 juillet au 2 septembre à 10 h
Tarifs : 9,50 € (réduit : 6 €, Sortir ! : 3 €).
Durée : 2 h.

VISITE DU CŒUR HISTORIQUE. Du 8 juillet au 14 septembre tous les lundis et jeudis à 17h, les samedis et les dimanches à 11 h.
De l’ancien couvent des Jacobins en passant par les rues pavées bordées de maisons à pans de bois colorés, plusieurs époques rythment la déambulation. Les Portes Mordelaises et leur châtelet à deux tours, typique du patrimoine médiéval défensif, l’Hôtel de Ville, sa place et celle du Parlement de Bretagne, datant de l’époque de Gabriel, architecte du roi Louis XV…
Tarifs : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : 1 h 30.

Helene Jegado

LA JÉGADO, LA PLUS GRANDE SERIAL KILLER. Les samedis 13 et 27 juillet, 10 et 24 août à 14 h.
Visite dans les pas d’Hélène Jégado, une empoisonneuse guillotinée à Rennes en 1852. Arrivée dans la capitale bretonne trois ans plus tôt, elle sema la mort dans plusieurs maisons, avant d’être démasquée. Pérégrination autour des lieux qu’elle a fréquentés et dégustation surprise.
Tarifs : 8,20 € (réduit : 5,60 €, Sortir ! : 3,30 €).
Durée : de 1 h 30 à 2 h.

Oberthür, un imprimeur dans la ville Rennes

OBERTHÜR, UN IMPRIMEUR DANS LA VILLE. Les dimanches 7 et 21 juillet, 4 et 18 août à 14 h.
Arrivé à Rennes en 1838, à l’âge de 20 ans, François-Charles Oberthür pense n’y rester qu’une année. Il ne sait pas encore qu’il bâtira l’une des plus grosses industries rennaises dont témoignent le parc, les hôtels particuliers et les halles de la rue de Paris. À l’intérieur de sa résidence principale (aujourd’hui propriété de la ville), les murs conservent des tapisseries du XVIIème siècle acquises par l’imprimeur.
Tarifs : 7,20 € (réduit : 4,60 €, Sortir ! : 2,30 €).
Durée : de 1 h 30 à 2 h.
Lieu de rendez-vous : devant l’entrée du parc Oberthür, 82 rue de Paris, Rennes.

Vilaine Rennes

TRAVERSÉE DE RENNES EN PÉNICHE. Les dimanches 23 et 30 juin,à 11 h et 14 h. Le samedi 6 et le dimanche 7 juillet à 11 h et à 14 h. Le samedi 25 août à 11 h et 14 h.
Embarquement à bord d’une péniche pour une traversée inédite de Rennes au fil de l’eau. Au départ du jardin de la Confluence, remontée de la Vilaine en passant devant le Mabilay, nouveau phare high-tech de la ville, avant d’admirer l’immeuble contemporain Cap Mail, dessiné par les ateliers Jean Nouvel. De là, où le canal d’Ille-etRance et le fleuve breton entrent en confluence, une expérience insolite attend les passagers avec un passage du côté obscur, sous le parking Vilaine et la place de la République… À la sortie de ce «tunnel», le regard s’élève vers les quais et leurs immeubles et hôtels particuliers dans ce qui constitue le «quartier latin rennais» avec le musée des Beaux-arts, l’ancienne Fac des Sciences et le Lycée Zola. Cap ensuite sur le quartier de la Californie, un petit eldorado urbanistique rennais du XIXème siècle, des îles dans la ville où commence le voyage retour.
Tarifs : 17,50 € (enfant : 8 €).
Durée : 1 h 30.
Lieu de rendez-vous : jardin de la Confluence.

VISITE NOCTURNE DANS LE CADRE DE TRANSAT EN VILLE. Les mercredis et samedis du 6 juillet au 24 août à 21 h 45.
À l’issue du concert des Transat en ville et à l’heure où le soleil se couche et où les ombres se croisent, découverte de la ville sous un autre angle. Sortant de la pénombre, les figures historiques de la capitale bretonne se révèlent et partagent avec les visiteurs un aperçu de Rennes. La visite se termine en lumières place du Parlement avec la scénographie lumineuse projetée sur la façade du palais.
Gratuit.
Durée : de 45 min à 1 heure.Lieu de rendez-vous : place de l’Hôtel de Ville à la fin du concert.

L’ÉVOLUTION DU COMMERCE À RENNES. Le samedi 6 juillet. Les vendredi 12 et 19 juillet et 23 août. Le mercredi 21 août .
À 14 h 30.
Tarifs : 7,20 € (réduit : 4,60 €).
Durée : 45 min à 1 h 15.

FRAC BRETAGNE. SOUS LE VENT, EXPOSITION DE MARCEL DINAHET. Jusqu’au 10 novembre 2019.
Artiste voyageur, et plongeur, Marcel Dinahet (né en 1943 dans le Finistère) prend le paysage pour sujet. Son élément premier est l’eau, la mer le plus souvent. De Kaliningrad à Beyrouth, de Calais à Ouessant, il rapporte des vues extraordinaires à travers lesquelles le spectateur est amené à expérimenter le paysage de façon radicalement nouvelle. Les dispositifs qu’il invente : filmer sous l’eau, poser la caméra à la ligne de flottaison, regarder le rivage depuis l’espace aquatique, réaliser des performances jusqu’à épuisement du mouvement et de ses forces, sont pour lui les moyens d’affirmer, en dépit de l’utilisation d’outils numériques sophistiqués, un rapport essentiel au corps, à la matière, au son. Alternant vidéo-projections, films sur écran, dessins accrochés au mur ou déployés sur le sol, l’exposition invite à une succession d’expériences, à embrasser le monde à la mesure d’un homme, à en explorer les frontières, la dernière en date étant Fordlandia, aux confins de l’Amazonie. Pour témoigner d’un mode de travail qui « embarque », qui aime à partager, – aujourd’hui avec des artistes comme autrefois avec des étudiants -, le parcours accueille une sélection d’œuvres des artistes et chercheurs qui composent le collectif Suspended Spaces auquel Marcel Dinahet participe depuis 10 ans. Autour de l’exposition, la programmation culturelle fera en particulier écho à l’action menée par l’artiste dans le cadre de l’association Finis Terrae qui accueille en résidence de jeunes artistes internationaux, des écrivains, des critiques d’art, au Sémaphore de l’Île d’Ouessant.

TOHU-BOHU. Du 16 au 18 juillet, 10 h – 17 h. Du 23 au 25 juillet, 10 h – 17 h.
Stage d’été pour les 14-17 ans accompagnés par l’artiste Anaïs Touchot.
Tarif : 5 € par stage.
Inscriptions : christelle.martin@fracbretagne.fr

SOUS LE VENT. Jeudi 18 juillet à 14 h 30.
Visite gratuite pour les habitants du quartier Villejean-Beauregard de l’exposition de Marcel Dinahet. En partenariat avec Le Cadran. (Gratuit). Dans la limite des places disponibles.

Les Ateliers du vent. LE BAR D’ÉTÉ. Les vendredis et samedis, de 18 h à 22 h, jusqu’au samedi 13 juillet.
Pétanque palet, molkky et barbecue sont en libre-service au bar des containers. C’est l’heure de prendre du bon temps en terrasse et au comptoir.

LE BAL DE BON PIED. Samedi 13 juillet : 18 h-2 h.
Au programme : chants contestataires avec « la galoupe », puis « le bal de bon pied » avec Gaëlle Lelarge et Théodore Lefèvre pour une ambiance à la
croisée du bal folk et du bal populaire.
Mise en bal et 12 juillet (18 h – 20 h 30) / Bal : prix unique 5 €

La Criée, Centre d’art contemporain. AT THE GATES. Exposition jusqu’au 25 août.
At the Gates met à l’honneur les voix puissantes et singulières d’artistes engagées dans les histoires sociales et la politique de l’intime. Défiant la loi et les institutions, les œuvres se font ici l’écho de la lutte pour l’émancipation des femmes et pour leur droit à disposer de leur corps. La révocation historique du huitième amendement de la Constitution irlandaise, la légalisation de l’avortement en 2018 et les luttes qui l’ont précédée sont l’une des sources à partir desquelles l’exposition prend corps.

ESTIVALES ORGUES ETE RENNES

Estivales de l’orgue « Correspondances ». Association Orgues à Rennes. Du 11 août au 1er septembre.
La programmation 2019 des Estivales de l’Orgue établit des correspondances entre l’orgue et d’autres instruments, entre la musique et les autres arts, pour jouer sur toutes les facettes du mot « Correspondances ». Ainsi, entre lettres de compositeurs, dialogue entre la voix et l’instrument, correspondances entre musique, nature et couleurs, ou bien variations sur un même thème à travers les siècles, cette saison établit toutes sortes de passerelles entre l’orgue et ses nombreux répertoires.
Visites guidées des églises et des orgues :
Le vendredi précédant les concerts, à 17 h
9 août, église Notre-Dame (place St Melaine, Rennes)
16 août, église Saint-Martin. (2 rue de la Pompe, Rennes)
23 août, église Saint-Hélier. (129 rue Saint-Hélier, Rennes)
30 août, église Sainte-Jeanne d’Arc (30 rue Danton, Rennes)

Informations Destination Rennes

Office du tourisme

Destination Rennes – Office de Tourisme – 1 rue Saint-Malo, 35000 Rennes

Metro et Bus : Station Sainte-Anne | Lignes de Bus : 9 – 12 – 51 – C1 – C5 – N2

VISITEZ LES COULISSES DU ROAZHON PARK ET LA GALERIE DES LEGENDES

Stade Rennais Football Club : Ouverture des visites guidées des coulisses du Roazhon Park et de la Galerie des Légendes. À partir du jeudi 16 juillet, les amateurs du Stade Rennais Football Club, mais aussi tous les visiteurs à la recherche de visites insolites, pourront pénétrer dans les coulisses du mythique Roazhon Park et sa Galerie des Légendes lors d’une visite guidée, accompagnée d’un guide-conférencier du service Rennes Métropole d’Art et d’Histoire de Destination Rennes.

Les visiteurs découvriront durant 1h30 les lieux secrets et emblématiques du Roazhon Park (bords du terrain, vestiaires, salle de presse…) et l’espace interactif de 250 m2, dédié à l’histoire du Club des Rouges & Noirs, partie intégrante du patrimoine de la capitale bretonne. Une visite divertissante et inédite !

Une immersion au cœur du stade…

La visite des coulisses du Roazhon Park débute par les gradins, puis au plus près de la pelouse, les visiteurs suivront les pas des joueurs jusqu’au banc des remplaçants et du couloir qu’ils suivent pour se rendre aux vestiaires qu’ils découvriront.

La visite se poursuit par la salle de presse où se déroulent les debriefs des rencontres entre l’entraîneur et les journalistes. Les visiteurs auront l’occasion de se prendre pour l’entraîneur des Rouges & Noirs, le temps d’une photo !

…et de son histoire

La création de la Galerie des Légendes a été un travail de longue haleine pour une équipe composée de membres du staff du Stade Rennais Football Club et de passionnés, amateurs et collectionneurs de souvenirs du club depuis de nombreuses années.

Ce sont tous ces trésors retrouvés qui composent la Galerie des Légendes inaugurée à l’automne 2019. Les visiteurs y revivront des moments forts de la vie du club avec une immersion technologique dans le public ou les vestiaires via des outils interactifs développés par Orange.

Pour cette visite si particulière, les guides-conférenciers se sont formés au contact de l’équipe du SRFC qui les ont nourris d’anecdotes, de détails historiques qu’ils transmettront aux amateurs de football et aux amoureux de ce grand club.

visite roazhon park

Réservation

www.billetterie-rennes.com

Tarifs

Plein tarif : 15€

Tarifs réduits :
Ø abonnés SRFC adultes à 13€

  • Ø  enfants de – de 18 ans, abonnés SRFC enfants de – de 18 ans,

    demandeurs d’emploi, personnes à mobilité réduite : 10€

  • Ø  Pass Famille (sur la base de 2 adultes et 2 enfants de – de 18 ans) : 35€

    Gratuit pour les – de 6 ans

    Tarifs groupes sur demande :
    Ø Scolaires + clubs de football : réservation à effectuer auprès du Service

    Rennes Métropole d’art et d’histoire :
    Mail : patrimoine@destinationrennes.com . Tel : 0891 67 35 35 (service 0,20€ + prix d’appel)

Ø Groupes adultes : réservation à effectuer auprès du Service Tourisme & Loisirs.

Mail : tourisme.loisirs@destinationrennes.com . Tel : 0891 67 35 35 (service 0,20€ + prix d’appel)

Important :

Une réduction de 10% sera appliquée à la boutique du Stade Rennais Football Club, uniquement le jour de la visite, sur présentation du billet.

Adresse

Roazhon Park, Porte 9, au niveau de la boutique du Stade Rennais Football Club.

Accessibilité

En bus :
> Prendre le Bus 11. Départ République (Rennes), en direction de ZI Ouest (Vezin-le-Coquet). Descendre à l’arrêt Roazhon Park (Rennes). Durée : 10 min > Prendre le Bus 56. Départ République (Rennes), en direction de Croix Blanche (Chavagne). Descendre à l’arrêt Géniaux (Rennes). Durée : 8 min

En voiture

Parking gratuit, 150 rue de Lorient, Rennes (à droite du Roazhon Park).

Dates pour le mois de juillet

Jeudi 16 juillet à 14h30 Vendredi 17 juillet à 14h30 Samedi 18 juillet à 10h00 Mardi 21 juillet à 14h30 Jeudi 23 juillet à 14h30 Vendredi 24 juillet à 14h30 Samedi 25 juillet à 10h00 Mardi 28 juillet à 14h30 Jeudi 30 juillet à 14h30 Vendredi 31 juillet à 14h30

Dates pour le mois d’août

Samedi 1er août à 10h00 Jeudi 6 août à 14h30 Vendredi 7 août à 14h30 Samedi 8 août à 10h00 Mardi 11 août à 14h30 Jeudi 13 août à 14h30 Vendredi 14 août à 14h30 Mardi 18 août à 14h30 Jeudi 20 août à 14h30 Vendredi 21 août à 14h30 Samedi 22 août à 10h00 Mardi 25 août à 14h30 Jeudi 27 août à 14h30 Vendredi 28 août à 14h30 Samedi 29 août à 10h00

Pas de visite prévue le mardi 4 août et le samedi 15 août 2020

Photos : Frank Hamon

FRAC BRETAGNE. QUENTIN MONTAGNE ET ANITA GAURAN ONT CONVAINCU LES JEUNES ACQUÉREURS

Dans le cadre du projet Les Jeunes Acquéreurs, les étudiants et lycéens du lycée Jeanne d’Arc ont proposé au comité technique d’acquisition d’intégrer les œuvres des artistes Quentin Montagne et Anita Gauran à la collection du Frac Bretagne. Impulsé par l’arrivée d’Étienne Bernard, le projet avait pour ambition d’initier un groupe d’élèves à la procédure d’acquisition d’œuvres. La présentation avait lieu lundi 6 juillet 2020.

jeunes acquéreurs frac bretagne
L’équipe des jeunes acquéreurs,leurs professeurs et le comité technique scientifique se sont rencontrés pour la présentation lundi 6 juillet 2020

Au coeur de l’univers muséal, la gestion des collections représente un des pans les plus mystérieux. Comment se gère une collection ? De quelle manière se constitue-t-elle ? Comment est-elle enrichie ? Qui décide des nouvelles acquisitions ? Habitué à découvrir les œuvres dans les salles d’expositions, il peut être difficile pour le grand public de comprendre le fonctionnement bien huilé de la machine.

Inscrit dans son projet « Faire Archipels », le directeur a ouvert les portes du Frac Bretagne et a lancé le projet Les jeunes Acquéreurs. Avec une enveloppe à hauteur de 2000 €, un groupe d’élèves volontaires a plongé dans la procédure des acquisitions du Fonds régional d’Art Contemporain. Une première en France. « Je tiens à remercier les élèves de s’être montrés aussi engagés malgré le confinement », souligne Étienne Bernard en préambule de la présentation.

Le lycée Jeanne d’Arc de Rennes, premier candidat aux Jeunes Acquéreurs

Partenaires depuis près de 20 ans, le Frac Bretagne s’est naturellement tourné vers le lycée Jeanne d’Arc pour cette première plongée dans le projet Les Jeunes Acquéreurs. « Les intégrer au projet était une manière de saluer ce compagnonnage », déclare Krystel Lavaur, responsable adjointe du service des Publics en charge du projet. « La proposition était de réunir des étudiants de formation différente. Sur la base du volontariat, les professeurs ont lancé un appel à candidature et ont sélectionné des élèves en BTS en ciblant également la Première STMG qui possède une tonalité Arts dans l’ensemble de leur cours ».

Agé.e.s de 18 à 20 ans, Adrien (BTS Tourisme), Colline (BTS SAMA), Corentin (BTS Communication), Ghita (BTS Économie) et Pierre (Première STMG Section Arts) se sont lancés dans l’aventure en octobre 2019, encadrés par leurs professeurs de tourisme, anglais, management et français. D’octobre 2019 à juillet 2020, les « Jeunes Acquéreurs » ont rencontré les cinq artistes sélectionnés en amont par l’équipe du Frac Bretagne dans le but de choisir les artistes plus susceptibles de correspondre à la collection du Frac. Un travail difficile, mais relevé avec brio !

jeunes acquéreurs frac bretagne
Krystel Lavaur, responsable adjointe du service des publics, a accompagné le groupe pendant toute la durée du projet et Pierre (Première STMG Section Arts)

« Les artistes devaient impérativement être de jeunes artistes de la scène artistique rennaise afin qu’une rencontre avec les élèves soit possible », précise Krystel Lavaur. Tour à tour, Mael Le Golvan, Allison Schmitt, Rika Tanaka, Anita Gauran et Quentin Montagne ont accueilli les élèves dans leur atelier. Un univers inconnu pour ces élèves encore peu familier à l’art contemporain, mais curieux et engagés dans leur mission. « Être confronté à un public non connaisseur, juste curieux, est une expérience vraiment intéressante. L’approche est en quelque sorte plus humaine. Ils avaient beaucoup de questions sur la réalité du métier », déclare Quentin Montagne lors de sa rencontre avec Unidivers pour l’exposition Il était, aux pays d’Hémonie, une région boisée…, actuellement à l’Aparté.

« Le projet s’inscrit dans leur programme, mais la question était aussi de les valoriser en tant que personnes. De dire que leur choix et leur avis sont importants. Ils n’ont pas À convaincre le comité technique, mais à présenter le travail des artistes choisis », Krystel Lavaur.

Anita Gauran et Quentin Montagne sélectionnés par les Jeunes Acquéreurs

Lundi 6 juillet 2020, le groupe a présenté son choix en anglais au comité technique d’acquisition composé de Leonardo Bigazzi, curateur du festival Lo Schermo dell’arte (Florence, Italie) ; Géraldine Gourbe, critique d’art et commissaire d’exposition (Paris) ; Basim Magdy, artiste (Bâle, Suisse) ; Sandra Patron, directrice du CAPC Musée d’art contemporain, (Bordeaux). « Convaincus de leur choix », les jeunes acquéreurs ont proposé de faire entrer dans la collection les artistes Quentin Montagne et Anita Gauran. Devant un jury – et une assemblée de journalistes et de professeurs – impressionné, leur sérieux et leur engagement ne peuvent qu’être salués.

jeunes acquéreurs frac bretagne
Photo prise par les élèves lors de leur rencontre avec Quentin Montagne

Citant des artistes déjà présents dans la collection du FracDove Allouche, Anne et Patrick Poirier et Nikolas Fouré, leurs coups de cœur semblent parfaitement entrer en cohérence avec cette dernière avec des thématiques telles que l’archéologie fictive et les paysages artificiels. « Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais les liens se sont fait naturellement entre eux », souligne Ghita et Colline enrichit, « ces œuvres parlent à tout le monde ».

« C’était une expérience autant professionnelle que personnelle », Corentin, 20 ans, BTS Communication.

En attendant de connaître la décision finale, les œuvres choisies par les jeunes acquéreurs seront montrées au lycée Jeanne d’Arc l’année prochaine.

Une certitude règne à la fin de la présentation : avec une équipe aussi engagée, malgré son jeune âge et les péripéties inhabituelles auxquelles elle a dû faire face, cette première expérience semble avoir porté ses fruits et est encourageante pour la suite. « Le Frac Bretagne se doit d’avoir une équité régionale donc le projet Jeunes acquéreurs reprendra l’année prochaine, mais dans un nouveau département avec un groupe venant d’un milieu autre que le scolaire. Le territoire choisi devra seulement posséder un vivier d’artistes », conclut Alice Malinge, responsable du service des Publics.

Les acquisitions du FRAC Bretagne 

Conversation en italien Vie du citoyen Rennes 8 septembre 2022 – 6 juillet 2023
RENNES EXPO. COLLECTION 8 A L’ORANGERIE DU THABOR DU 4 JUILLET AU 30 AOUT

CAFÉ CONCEPT À RENNES. VENEZ PASSER DU TEMPS CHEZ MOI

Poussons les portes de Chez Moi, impasse du Trégor à Rennes ! L’accueil est assuré par Lucile Jourdan. Originaire de Lyon, où elle a appris le métier de coiffeuse, Lucile s’est envolée pour Montréal où elle a vécu 5 ans. Mais, à son retour en juin 2017, elle est venue s’installer à Rennes. Pourquoi ? Car Jens Marty, l’homme de sa vie, est Rennais. C’est avec lui qu’a mûri le projet d’y ouvrir un café concept. C’est Chez Moi que ça se passe !

U – Comment avez-vous conçu le projet le café Chez moi à Rennes ?

Lucile de Chez Moi – C’est à Montréal que Jens et moi avons découvert ce concept. Et l’idée s’est imposée à nous naturellement, nous avons tout de suite eu envie de l’acclimater à Rennes.

café chez moi

U – Pourquoi l’impasse du Trégor qui, à part abriter l’excellent restaurant Au sans chichi, est un peu terne ?…

Lucile de Chez Moi – On a cherché, cherché… Puis nous avons appris que ce local se libérait. C’était exactement la configuration que nous souhaitions. Il y avait d’énormes travaux à réaliser. Mais bon, Jens et Moi, nous étions sûrs que c’était là. Alors on a mis la main à la pâte. 3 mois de travaux s’en sont suivis, durant lesquels Jean a conçu et fabriqué tous les meubles et les gros éléments de déco.

U – Tout était prêt pour une inauguration… qui n’a pas eu lieu…

café chez moi impasse tregor rennes

Lucile de Chez Moi – L’ouverture était censée avoir lieu le mardi 17 mars… 1er jour du confinement… Bon, cela nous a permis de peaufiner les détails (rires) ! À partir du 11 mai, j’ai préparé des petits-déjeuners destinés à la vente à emporter. Le démarrage…

U – Pour info, que proposez-vous comme petits-déjeuners ?

chez moi rennes

Lucile de Chez Moi – Il y a deux formules. L’une, à 2 euros, est composée d’un expresso et d’un gâteau fait-maison. L’autre, à 6, comprend un jus de fruits, une boisson chaude et deux gâteaux.

U – Gâteaux que vos clients peuvent déguster tout au long de la journée… et sans les acheter…

chez moi rennes

Lucile de Chez Moi – En effet, c’est le concept du café ! Ici, vous vous installez chez moi, chez vous, dans différents espaces de bien-être propices à la lecture, au travail, à la papote… Vous réglez à votre arrivée une première heure de présence à 6 euros. Et, si vous restez d’avantage, 10 centimes la minute supplémentaire. Durant ce temps, les boissons et les savoureux en-cas sucrés et salés sont proposés gratuitement sur le buffet de la cuisine. Chacun y pioche autant qu’il veut. Un tarif unique quelle que soit l’expérience que chaque personne souhaite vivre en passant notre porte.

café chez moi rennes

U –Mais est-ce toujours les mêmes recettes ?

Lucile de Chez Moi – Il y a les indémodables qui sont proposées en continu, mais je renouvelle deux recettes chaque semaine. Impossible de se lasser…

U – À propos de se lasser, bien que votre mobilier soit franchement très cosy, bien conçu et, à certains endroits, original, vous avez conçu là encore un concept fort de café…

Lucile de Chez Moi – Ah oui !… En marge des petites expositions trimestrielles, Jens et moi allons mettre le mobilier en vente une ou deux fois par an. Ce qui va permettre à Monsieur de continuer à concevoir et fabriquer du mobilier et, de mon côté, de changer la déco ! Et ce que Jens ne produit pas, je le chine dans les brocantes.

U – Franchement, à 6 euros de l’heure, êtes-vous sûre que votre modèle économique est viable ?

Lucile de Chez Moi – Il existe des concept cafés en Amérique, en Russie et à Paris. Tous fonctionnent. En pratique, c’est très très rare qu’un client vienne uniquement pour s’empiffrer. Le public très varié, très mixte, mélange des mamies qui tricotent avec des travailleurs autonomes qui viennent co-worker en passant par des étudiants qui jouent à des jeux de plateaux. Chez moi, il y a le monde entier.

Café CHEZ MOI
2, Passage du trégor 35000 Rennes
Co-working Rennes – Location de salles – Café
Ouvert du lundi au vendredi de 09h à 19h
tel : 02 23 42 07 89

https://www.facebook.com/chezmoirennes/

Tarifs

L’accès aux espaces, le wifi surboosté, les boissons chaudes ou froides, les gourmandises sucrées ou salées, tout est compris au tarif de 6 €/ heure 

La première heure est due que vous restiez 15 minutes ou 55 minutes. Heures suivantes, 0,10€ la minute. Au-delà de 5 heures de présence la journée est plafonnée à 30 €.

café chez moi
Abonnement à l’heure :
Venez quand vous le souhaitez ou réservez votre espace à l’avance à un tarif attractif.​
Abonnement 20 heures : 110€
Abonnement 40 heures : 220€ + 2 heures offertes
Abonnement 80 heures : 440€ + 4 heures offertes
Abonnement à la journée :
Venez toute la journée quand vous le souhaitez ou réservez votre espace à l’avance à un tarif attractif.
Abonnement 4 jours / mois : 110€
Abonnement 8 jours / mois : 200€ 
Abonnement 12 jours / mois : 280€
Privatisation De salle :​

Un espace « comme à la maison » au coeur de vos réunions .

Le café Chez Moi organise vos pauses, matin et après-midi. (boissons chaudes, jus de fruits, boissons froides, gourmandises.) 

Déjeuner sur place si vous le souhaitez, sur devis.

Tarifs sur devis (à partir de 170€)

Maximum 15 personnes

café chez moi rennes

CÔTES-D’ARMOR COVID 19. CAMPAGNES DE DÉPISTAGE DE 63 000 ASSURÉS

Covid-19 : lancement des campagnes de dépistage par l’envoi de « bons » dans cinq communes des Côtes-d’Armor. Dans le cadre de la stratégie de lutte contre l’épidémie du Covid-19, le Ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé la mise en œuvre de campagnes de dépistage sur le principe de « bons pour tests » de l’Assurance maladie. Initiée dans cinq premières régions françaises, l’opération concerne en Bretagne 63 000 assurés des Côtes d’Armor, qui pourront bénéficier d’un test virologique et sérologique.

Sur le territoire, sept lieux de dépistage peuvent accueillir les bénéficiaires du test :

  • Cerballiance-Plérin – 3 rue Paul Bert – de 13h30 à 17h30 – Rendez-vous au 02 96 79 29 29 et sur doctolib.fr
  • Cerballiance-Yffignac – 54 rue du général de Gaulle – de 14h à 17h – Rendez-vous au 02 96 72 71 12 et sur doctolib.fr
  • Cerballiance-Ploufragan – 27 rue des Villes-Moisan –de 14h à 17h – Rendez-vous au 02 96 78 78 43 et sur doctolib.fr
  • SBLBIO-StBrieuc–16, rue Michelet – de 14 h à 17h – Rendez-vous au 0756063868 et sur doctolib.fr
  • SBL BIO- Plérin – 12, rue François Jacob – de 14h à 17h – Rendez-vous au 07 56 06 07 28 et sur doctolib.fr
  • SBL BIO- St Brieuc – 28, rue Charles Pradal – de 14h à 17h – Rendez-vous au 07 56 06 36 95 et sur doctolib.fr
  • Centre hospitalier Yves Le Foll – 10 rue Marcel Proust – de 8h à 15h30 – Rendez-vous sur l’application KELDOC Aussi, la liste de tous les lieux de dépistage ainsi que leurs coordonnées téléphoniques sont disponibles sur le site : sante.fr pour les personnes souhaitant effectuer leur dépistage au-delà des sites mentionnés ci-dessus.

Des bons de dépistage pour chaque assuré

L’ARS Bretagne lance cette semaine avec la CPAM des Côtes-d’Armor et la Mutualité Sociale Agricole une campagne grand public de tests virologiques (tests PCR) et sérologiques du Covid-19, dans cinq communes du département des Côtes d’Armor : Saint-Brieuc, Yffiniac, Ploufragan, Langueux et Trégueux, représentant 63 000 bénéficiaires.

Cette campagne s’organise sur la base du volontariat avec l’envoi de « bons »durant le mois juillet, par mail ou courrier à l’ensemble des assurés du régime général de l’Assurance maladie et de la Mutualité sociale agricole des communes concernées.

Les porteurs de ces « bons », même s’ils n’ont pas de symptômes, pourront bénéficier gratuitement et sans avance de frais de ces deux tests dans le laboratoire de leur choix après avoir au préalable pris rendez-vous par téléphone ou internet. Dans ce cadre, des laboratoires de proximité sur le territoire se sont mobilisés pour accompagner cette campagne de dépistage (liste et coordonnées ci-dessous).

Des tests virologiques et sérologiques

Chaque bon de dépistage donne droit à deux tests différents :
• un test virologique (test RT-PCR), par prélèvement nasopharyngé, qui permet de savoir si l’on est porteur du Covid-19 au moment du test ;
• un test sérologique, par prise de sang, qui permet d’identifier la présence d’anticorps et ainsi de savoir si l’on a été porteur du Covid-19 par le passé. Ce test sérologique est conditionné à la réalisation du test virologique.

Saint-Brieuc, le 9 juillet 2020

Protéger, Tester, Isoler

Cette expérimentation s’inscrit dans une démarche plus globale d’élargissement des dépistages et du repérage des cas asymptomatiques. L’objectif est de s’assurer qu’il n’existe pas de circulation non connue du virus, et, lorsque des cas confirmés sont identifiés, de mettre en place les mesures d’isolement nécessaires pour casser les éventuelles chaînes de transmission. Cette expérimentation permettra également de déterminer si cette modalité incite les personnes des communes concernées au dépistage et pourra ainsi être étendue

Depuis le déconfinement, l’ARS Bretagne et ses partenaires multiplient ainsi les opérations de tests, avec le recours à des dépistages élargis lors de la confirmation de cas en collectivité, mais aussi par l’organisation de campagnes spécifiques comme celle actuellement en cours auprès des personnels des structures d’aide à domicile.

RENNES. LES COMPAGNONS DU DEVOIR ET LEURS SUPERBES OUVRAGES

La capitale bretonne se métamorphose depuis quelques années et grandit de plus en plus, elle recèle quelques pépites patrimoniales qui méritent d’être dénichées. Bienvenue chez l’élite de l’ouvrage : les Compagnons du devoir.

Les chefs-d’œuvre des Compagnons du Devoir

Au chapitre des lieux improbables et surprenants du patrimoine rennais, la salle des chefs-d’œuvre des Compagnons du Devoir reste une curiosité à rencontrer. Ici, le temps est figé dans les productions appelées travail d’adoption en tant qu’apprenti itinérant ou de réception effectué à la fin du tour de France du Compagnon. Ces travaux mettent en valeur tous les apprentissages modernes et les pratiques ancestrales acquises dans les domaines du bois, de la maroquinerie, de la tapisserie, de la cordonnerie, de la couverture, de la maçonnerie, du staff, de la plomberie, de la métallerie et de tous ces métiers qui honorent l’artisanat français et du monde entier.

COMPAGNONS DU DEVOIR

Dans cette salle souvent oubliée, les chefs-d’œuvre trônent et rappellent le passage de ces Compagnons qui apprennent à maîtriser les matériaux et les pratiques, devenant de cette manière des professionnels de haute volée dans leur spécialité. Dans cette salle, attendez-vous à découvrir l’excellence, car les œuvres portent en elles de nombreuses heures de travail, l’esprit d’ouverture et de partage qui caractérise le compagnonnage et frappent par leur beauté. L’artisanat se révèle ainsi comme une forme d’art qui rappelle à quel point artisan et artiste sont proches.

COMPAGNONS DU DEVOIR

Dans cette salle, il y a ainsi des ouvrages de sellerie appartenant à un temps plus ancien pendant lequel la maison de Rennes proposait cette spécialité, il y a encore un escalier, un pupitre, des maquettes, des lustres aux formes variées faits de cuivre qui illustrent le travail des plombiers, des œuvres de cuir des maroquiniers et des productions diverses qui mettent le bois, les menuisiers, les ferronniers et les Compagnons du Devoir passés par la maison de Rennes à l’honneur. Le Tour de France du Compagnon se révèle dans ces productions qui montrent comment ces hommes et femmes de métier ont su apprendre des autres, du passé, du présent et du monde entier. En effet, l’ouvrier Compagnon s’inscrit toujours dans une tradition de modernité comme l’indique l’invitation qui fonde ce mouvement : « soyez ceux qui construisent l’avenir ! »

COMPAGNONS DU DEVOIR

Il y a bien sûr devant nos yeux toute l’histoire de cette maison et de ces Compagnons français ou étrangers qui portent le nom de leur région : bretonne, auvergnate, béarnaise, corse … Reste que cette pépite ne peut se découvrir le plus souvent que lors des portes ouvertes de l’établissement ou si vous prenez contact avec les Compagnons. Afin de les découvrir, de rencontrer de belles surprises, de collaborer en tant qu’entreprise avec eux ou même d’intégrer la formation, les dates des Portes ouvertes sont les suivantes : elles auront lieu du 15 au 17 janvier, mais aussi du 12 au 13 mars 2021.

COMPAGNONS DU DEVOIR
Charpentier du Tour de France

Les compagnons sont aussi au cœur de la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Sur le chantier de Notre-Dame, 550 ouvriers contribuent à sa reconstruction. En parallèle, les apprentis et les itinérants des Compagnons du Devoir travaillent sur des maquettes de la cathédrale et présentent leurs œuvres au public dans de nombreuses manifestations en alliant outil pédagogique et dévoilement de savoir-faire. Ils montrent de cette manière les techniques et les matériaux utilisés pour construire la cathédrale au 12e et 13e siècle et permettent d’envisager les nombreux travaux à effectuer. Un projet a ainsi été rendu visible, à savoir la présentation d’un morceau de la maquette de la charpente de Notre-Dame de Paris long de 5 mètres et haute de 7,5 mètres montrée le 12 février 2020 à Pantin. Il s’agissait d’une reproduction faite à 75% de la charpente effectuée en chêne et assemblée uniquement avec des chevilles. Sur le chantier, les apprentis d’Ile-de-France ont ainsi monté sur le sol une section de la charpente de la cathédrale et travaillé aussi à la réalisation de deux fermes (les structures triangulaires de poutres destinées à porter la très lourde couverture en plomb) et de huit chevrons en chêne d’une dimension de 10,70m sur 7,50m de haut qui a aussi été présenté lors du salon des maires et des collectivités locales.

COMPAGNONS DU DEVOIR
Maquette de la flèche de Notre Dame de Paris, un travail de réception réalisé entre 1969 et 1970 par trois Compagnons du Devoir charpentier. 4 000 heures d’étude et de travail pour réaliser cette maquette en noyer à l’échelle 1/20ème (Photo Facebook)

Le prévôt Jonathan Collet, responsable du site de la maison de Rennes, rappelle encore que cette reproduction de la maquette de la charpente réalisée par 50 apprentis Compagnons charpentiers a été effectuée dans les ateliers de l’association de Gennevilliers et qu’elle a su séduire le public. Il explique encore qu’elle s’accompagne aussi de nombreux autres projets comme celui lié à la taille de pierre réalisé en collaboration avec la fondation Coubertin.

Un autre projet attire aussi particulièrement l’attention, c’est le travail de plusieurs itinérants charpentiers en fin de Tour de France qui réalisent, en partenariat avec 17 étudiants architectes de l’école de Chaillot de la Cité du Patrimoine et de l’Architecture, des études détaillées et la reproduction de l’ensemble de la charpente et des beffrois à l’échelle 1/20e. Ils construisent également des maquettes de section de la charpente à l’échelle 1/10e et montrent les différentes conceptions en usage à travers les époques. La reproduction du chœur et du transept (partie centrale de l’église) effectuée par ces jeunes compagnons lors de leur travail de réception mérite le détour.

Enfin, l’inauguration de l’ensemble du projet sera présentée au public le 3, 4 et 5 février 2021 au Carrefour International du Bois de Nantes. L’ensemble de la charpente de Notre-Dame, comme les combles et les deux beffrois, se composeront de la maquette 1/20e de la flèche de Viollet-le-Duc, complétée collectivement. Il s’agira de distinguer le chêne, partie historique du dix-neuvième siècle, des parties en châtaigniers révélateurs des premiers ouvrages réalisés par Viollet-le-Duc. L’ensemble est bien entendu unique et à ne pas manquer.

Site des Compagnons du devoir

Les Compagnons du Devoir sont réunis en une association de type loi 1901, reconnue d’utilité publique. Elle porte le nom d’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France (AOCDTF).

Traditions et innovations

Mobilité et transmission du savoir-faire sont les fondements du compagnonnage. Depuis des siècles, les compagnons voyagent et adaptent leurs connaissances aux nouvelles techniques et matériaux. Ainsi, au fil du temps, le compagnonnage a vu des métiers disparaître et d’autres naître.

La constitution de notre association

il y a plus de 70 ans a permis de développer un réseau de maisons pour accueillir les itinérants de tous les métiers sous un même toit : avant la Seconde Guerre mondiale, chaque corps de métier du compagnonnage avait ses lieux de passage et organisait pour son propre compte l’hébergement de ses itinérants. Depuis 70 ans, la vie communautaire permet des échanges interprofessionnels fructueux. Au début des années 70, une deuxième étape importante pour notre association a été la décision de développer un vivier d’apprentis en créant et développant nos propres CFA. Puis dans les années 90, nous avons décidé d’enrichir nos expériences professionnelles en développant le voyage international. Plus récemment, une nouvelle étape a été franchie avec l’arrivée de jeunes femmes dans des métiers qui étaient essentiellement pratiqués par les hommes. Puis ce début de XXI e siècle a vu l’arrivée de bacheliers ; ils constituent aujourd’hui la majeure partie des jeunes qui choisissent de se former et se diplômer avec nous. En 2010, le compagnonnage a été inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Et tout dernièrement, l’admission de notre association à la Conférence des grandes écoles a marqué la reconnaissance des valeurs humaines et professionnelles que nous défendons depuis toujours.

COMPAGNONS DU DEVOIR

Soutenez les jeunes en formation

Nous appelons à la générosité des publics jusqu’au 31 juillet en créant un fonds de solidarité. L’objectif ? En raison du confinement et du ralentissement de l’activité économique des derniers mois, plusieurs jeunes des Compagnons du Devoir se sont retrouvés en difficulté (en particulier des rupture de contrat et des frais de déplacements imprévus). Face à ces bouleversements, notre association a pris la décision d’accorder une aide exceptionnelle pour la pension des jeunes résidents dans une maison de Compagnons. Au national, il s’agit de 58 maisons de Compagnons et de 183 sites d’accueil en France et à l’international. Merci pour eux !

Pour faire un don (déductible des impôts) c’est ici.

rennes compagnons devoir

Un article de Caroline Lebreton

LE BUREAU DES TEMPS DE RENNES ANALYSE LE TÉLÉTRAVAIL

Entre le 28 avril et le 25 mai 2020, pendant la crise sanitaire du Covid-19, le Bureau des temps de la Ville de Rennes et de Rennes Métropole a proposé une enquête en ligne sur le télétravail, à destination des habitants de l’aire urbaine de Rennes élargie aux communautés d’agglomération de Saint-Malo, Fougères, Vitré, Redon et Dinan (16 EPCI, 357 communes, soit plus d’un million d’habitants). L’objectif de cette enquête est de porter un regard sur les pratiques, les perceptions et les perspectives en matière de télétravail à l’échelle du territoire et d’obtenir des informations utiles à la poursuite des actions locales en la matière. 2 200 personnes ont répondu à l’enquête parmi lesquelles 96 % ont exercé en télétravail pendant le confinement. Il s’agit donc d’une expression de personnes en télétravail pendant la crise sanitaire et souhaitant s’exprimer sur le sujet.

Pratiques de télétravail pendant le confinement 

L’enquête a principalement touché des personnes en télétravail pendant le confinement (96 % des répondants). Pour mémoire : l’estimation de télétravailleurs en France pendant le confinement se situe aux alentours de 25-30 %.

Intéressant à souligner : la plus grande diversité des profils des télétravailleurs pendant le confinement, apportée principalement par ces  » primo-télétravailleurs «  :

  • Avec 63 % de primo-télétravailleurs parmi les employés répondant à l’enquête, le nombred’employés en télétravail pendant le confinement passe à 90 % : cela reste moins important que chez les cadres (98 %) mais l’écart est moins important qu’avant le confinement (28 % des salariés / 50 % des cadres ; 48 % de primo-télétravailleurs parmi les cadres).
  • Beaucoup plus de femmes télétravaillent pendant le confinement (95 % contre 37 % avant confinement, 58 % de primo-télétravailleuses), elles ont rattrapé le pourcentage des hommes alors qu’elles étaient moins nombreuses à télétravailler avant (hommes : 97 % contre 50 %, 47 % primo-télétravailleurs).
  • Le secteur public était moins enclin au télétravail, la période de confinement a rééquilibré l’ensemble (public : 97 % contre 38 % avant, 59 % primo-télétravailleurs ; privé : 95 % contre 44 % avant, 51 % primo-télétravailleurs).
  • Il y a également eu un rééquilibrage entre encadrants et non encadrants puisque les derniers faisaient moins de télétravail avant (non encadrants : 95 % contre 39 % avant, 57 % primo-télétravailleurs; encadrants : 97 % contre 50 %, 47 % primo-télétravailleurs).

Spécificité du confinement : sur la totalité de l’échantillon des télétravailleurs, 35 % devaient s’occuper de leurs enfants en même temps qu’ils télétravaillaient Cette spécificité du confinement a eu des conséquences sur les conditions de télétravail : les parents ayant dû gérer les deux en parallèle sont plus nombreux à pointer l’impact négatif sur l’organisation de leur travail (62 %), les problèmes de promiscuité (70 % contre 14 % pour les autres), les tensions dans le foyer liées au fait de devoir télétravailler (23 contre 5 %). Et pourtant, 57 % des répondants ayant géré en même temps leurs enfants disent avoir plus de temps pour leurs proches et ces contraintes n’ont pas d’impact sur leur volonté de télétravailler à terme.

En matière de conciliation des temps, . Cet avantage est cité surtout par les habitants de l’AUE (Aire Urbaine Élargie) et de Rennes Métropole (respectivement 80 % et 75 %, plus qu’à Rennes 54 %). Il est lié au motif  » moins de stress et fatigue « , lui aussi davantage cité par les habitants hors Rennes (40 % AUE, 38 % RM, 30 % Rennes) et par les employés, ainsi qu’au motif  » avoir plus de temps pour ses proches  » cité lui aussi davantage par les habitants hors Rennes.

Globalement, pour 74 % des répondants, le télétravail contraint pendant le confinement a eu un impact favorable sur leur vision du télétravail (1/3 très favorable), pour 18 % il n’a pas eu d’impact et pour 8 % il a eu un impact défavorable. 

Et demain, quelles attentes ?

Parmi les répondants, 88 % souhaitent télétravailler après la crise, contre 42 % qui télétravaillaient avant, soit un quasi doublement. La proportion monte à 96 % parmi les télétravailleurs expérimentés, et 82 % des primo-télétravailleurs.

Ce pourcentage de personnes intéressées par le télétravail est quasiment le même pour tous les profils interrogés, autour de 88 % : on devrait donc assister à un rééquilibrage des profils parmi les télétravailleurs liée à la crise sanitaire (plus de femmes, d’employés, d’agents publics et de non encadrants).

Il y a une réelle volonté de télétravailler de façon plus régulière au profit essentiellement du télétravail avec forfait, sans différence majeure entre les télétravailleurs expérimentés et les primo-télétravailleurs. En moyenne, on passe de 5 à 6 jours par mois et surtout de 1 à 2 jours par semaine. Parmi les télétravailleurs ayant un nombre fixe de jours de télétravail par semaine, la crise a permis de sortir d’un modèle majoritaire du 1 jour par semaine (77 % des répondants) pour des demandes plus variées (42 % souhaitent 2 j/ semaine; 34 % 1 j/semaine ; 17 % 3j/semaine). En revanche, il n’y a pas de volonté de télétravailler à temps plein, le maintien du travail sur site semble être une nécessité.

Globalement, le nombre de télétravailleurs pourrait augmenter mais les motivations restent les mêmes qu’avant le confinement : le gain de temps dans les déplacements prime (84 %), puis viennent les motifs  » équilibre vie personnelle/vie professionnelle  » (63 %) et l’ » efficacité professionnelle  » citée par 58 %.  

On peut noter ici une différence entre les habitants de Rennes, qui sont 72% à citer le motif  » gains de déplacement  » (contre 88 % pour les habitants de Rennes Métropole et 91 % pour l’AUE) au profit du motif  » plus d’autonomie  » cité par 31 % des Rennais contre 20 % pour les habitants des communes de la Métropole et 18 % pour les habitants de l’AUE.

Parmi les télétravailleurs de demain, une majorité seront des primo-télétravailleurs, qui ont découvert le télétravail pendant la crise (54 % contre 46 % de télétravailleurs expérimentés). Parmi ces primo-télétravailleurs, 1/3 travaillent dans des entreprises où il n’y avait pas de télétravail auparavant.

Les chiffres principaux à retenir :

  • 2200 répondants à l’enquête
  • 42 % des répondants télétravaillaient déjà et 88 % souhaitent télétravailler après la crise  
  • Spécificité du confinement : 35 % devaient gérer leurs enfants en même temps qu’ils télétravaillaient 

NATACHA LE FRESNE EST LA NOUVELLE DIRECTRICE DE DANSE À TOUS LES ÉTAGES !

Natacha Le Fresne

Nommée en janvier 2020, Natacha Le Fresne a pris ses fonctions à la direction de l’association Danse à tous les étages ! au mois de mars dernier. Nourrie de l’héritage laissé par Annie Bégot, elle arrive avec un nouveau projet et prépare de nouveaux événements. Unidivers l’a rencontrée.

Au-delà de ses multiples expériences professionnelles, Natacha Le Fresne est tombée dans le milieu de la danse quand elle était petite et avoue être une véritable férue d’art chorégraphique« Je suis passionnée de danse depuis mon plus jeune âge. Adolescente, j’ai été bénévole sur des festivals de danse, notamment à Cesson-Sévigné ».

Directrice de production pour les chorégraphes Maud Le Pladec et Thierry Micouin pendant plus de 5 ans, elle les a accompagnés dans leur parcours et la structuration de leurs projets. « La compagnie de Maud était émergente et elle préparait sa première création. Suivre son ascension m’a donné l’opportunité de voir de quelle manière un parcours artistique se déploie à l’international et comment une jeune danseuse atteint la reconnaissance institutionnelle. Notre collaboration a cessé à sa nomination à la direction de Centre Chorégraphique National d’Orléans en 2017 »

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Corps sensible, 2013 © Muriel Bordier

Après l’entrée de la chorégraphe au CCN d’Orléans, elle rejoint l’équipe de Boris Charmatz au Musée de la danse (2016). À quoi pourrait ressembler un musée de la danse ? Comment traduire une histoire de la danse au sein d’un musée ? De quelle manière faire vivre un art éphémère sans proposer un musée figé ? Comment créer une structure vivante et renouvelée avec un rapport direct au public ? « L’enjeu était tout autre, mais complémentaire. De quelle manière un chorégraphe reconnu se reconfigure ? Le projet était ambitieux et innovant dans le format avec cette perspective déjà annoncée d’un changement de direction. Par la suite, un projet tout aussi innovant est arrivé avec le Collectif Fair-e »

Ce n’est pas un hasard si des projets atypiques prennent leur source à Rennes. La ville possède une culture de l’expérimentation très forte. Le soutien assumé de la DRAC et des collectivités permet une évolution des modèles. Toutes les villes possèdent des projets expérimentaux, mais de façon plus inhabituelle, ces projets émergent au sein d’institutions à Rennes.

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Résodanse, Michel Schweizer © Barbara Mai

Unidivers – Le confinement a suivi de peu votre prise de poste en tant que nouvelle directrice de l’association Danse à tous les étages !. Une complication inattendue… 

Natacha Le Fresne – Je n’aurais jamais imaginé une telle situation (rires). Je ne cache pas que les débuts ont demandé beaucoup de travail, mais je préfère regarder le côté positif. Ce contexte a agi comme un moteur de mobilité intellectuelle et j’ai eu la chance de pouvoir compter sur une équipe formidable et super mobilisée. Malgré le fait que nous avons appris à travailler ensemble par écrans interposés, cette expérience nous a soudé. Les reports et annulations ont dû être gérés, mais plutôt que de rentrer immédiatement dans l’opérationnel, on a pu prendre des temps de réflexion que l’on n’aurait peut-être pas eu autrement.

Unidivers – Vous arrivez à la direction avec un nouveau projet. Quelle nouvelle orientation va prendre l’association ? 

Natacha Le Fresne – L’évolution du projet Danse à tous les étages s’inscrit dans la dynamique d’expérimentation propre à Rennes. Rien ne s’invente, il s’agit plutôt d’expérimenter l’inhabituel de manière nomade et itinérante. Se demander ce que serait un projet d’accompagnement de la danse aujourd’hui peut avoir un côté très expérimental. Les questions sont multiples : quelles priorités géographiques ? Comment construire une itinérance sans s’éparpiller ? Quel itinéraire suivre ? 

Annie Bégot a dirigé l’association pendant plus d’une vingtaine d’années. Cette militante de la danse est partie de rien et son travail phénoménal a inscrit le projet dans le territoire. Avec une antenne à Rennes et une à Brest, l’itinérance est au fondement de Danse à tous les étages, comme l’accessibilité au plus grand nombre. Annie Bégot s’est demandée comment amener la danse sur des territoires et publics éloignés de l’art chorégraphique. Elle a développé des projets d’actions culturelles et sociales en rassemblant structures culturelles et structures sociales avec des points communs, mais aussi des différences de fonctionnement, d’enjeux, de temporalité, etc. Elle a relevé le défi haut la main et l’association possède aujourd’hui une identité très forte. Mon projet écrit la suite de l’histoire, mais je me suis nourrie de cet héritage.

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Résodanse, Gaëlle Bourges © DR

Je me suis demandée comment ouvrir le champ chorégraphique et repousser les limites. Une étude sur le secteur chorégraphique, parue il y a deux ans, a émis le constat que les espaces de la danse se réduisaient d’année en année. Sur trois saisons, environ 43 % de dates ont été supprimées sur le territoire breton. Ce phénomène n’est pas seulement local, mais national. À quel moment l’art chorégraphique s’est isolé dans une bulle pour ne plus être accessible au grand public ? D’où vient cet isolement ? Le monde entier danse et ça ne date pas d’hier, mais les personnes n’assistent pas aux spectacles de danse… Ce constat m’attriste profondément.

La danse est un langage sensible et universel qui laisse une grande liberté aux spectateurs. Chacun a la place de construire sa propre histoire et interprétation. Elle peut avoir une résonance à la fois citoyenne et politique. 

Il m’a semblé intéressant d’amener la danse dans des lieux où elle n’est pas forcément attendue. Partir à la rencontre de structures non dédiées à l’art chorégraphique, mais envieux de proposer des projets. Il est notamment peu représenté en Centre Bretagne où beaucoup d’initiatives régionales existent, mais moins d’institutions. L’enjeu de mon projet est d’élargir géographiquement les champs de la danse, mais également via l’interdisciplinarité avec un axe géographique pré-défini, celui du canal de Nantes à Brest. Cette contrainte géographique m’incite justement à aller à la rencontre de territoires inconnus.  Et l’idée n’est pas d’arriver avec un projet fini, mais de soutenir les envies de ces territoires et de s’appuyer sur les réseaux existants – les lieux de patrimoine, les salles de musiques actuelles, les centres d’art, etc. – afin de connecter les publics entre eux.

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Béatrice Massin, artiste associée à l’association Danse à tous les étages © Patrick Cockpit_Hans Luca

Unidivers – De quelle manière votre projet se retranscrira t-il dans la programmation future ? 

Natacha Le Fresne – L’activité reprend dès la rentrée 2020 en privilégiant des formes in situ et adaptables. La programmation sera restreinte les premiers mois, mais montera en puissance à partir de 2021. Les projets d’actions artistiques et sociales vont également reprendre.

Un temps fort aura lieu dans le cadre des Journées du Patrimoine – les 19 et 20 septembre 2020. La saison s’ouvre avec un nouveau format, car l’association sera présente sur trois villes à la fois : Béatrice Massin, chorégraphe de danse baroque et artiste associée au projet, a imaginé une proposition in situ au musée des Beaux-Arts de Brest ; Rebecca Journo, une jeune artiste, proposera une performance au musée des Beaux-Arts de Quimper ; et une expérience chorégraphique portée par le collectif COEF180 sera présentée au sein de leur festival Le Vent en poulpe à Saint Malo.

Par ailleurs, nous travaillons sur la première édition d’un festival itinérant autour d’un tronçon du canal de Nantes à Brest les dix premiers jours de juin 2021. Ce temps fort artistique de découvertes du territoire tend à montrer toutes les significations de la danse. Le festival se matérialisera entre Rohan et Landevennec avec des propositions dans des théâtres, à l’espace Glenmor (Carhaix), mais aussi dans des espaces défrichés comme la salle des fêtes de Rouans. Des lieux de patrimoine seront également investis comme le musée de l’ancienne abbaye de Landevennec. Nous voulons aussi déployer des projets sur les berges du canal, des parcours chorégraphiques à côté de Rostrenen. 

Comme nous sommes partenaires de l’appel à projets Corps Espace Sensibles du domaine de Kerguéhennec, le festival accueillera l’artiste retenu, Sylvain Prunenec. Sa proposition prendra forme dans un espace naturel sensible, certainement la forêt de Quénécan, une forêt très sauvage autour de Pontivy.

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Journée prévention perte autonomie © DR

Unidivers – En traitant une zone géographique précise, pouvons-nous imaginer le déplacement du festival les années suivantes ?

Natacha Le Fresne – Rien n’est encore défini et la co-construction avec les partenaires et le territoire est au cœur de l’événement. Le canal traverse tous les départements bretons et la première édition englobe le Finistère, les Côtes d’Armor et le Morbihan. C’est intéressant, car cette proposition trace une cohérence différente de celle des départements. Plusieurs options peuvent être envisagées pour le futur : un coup de projecteur sur un tronçon chaque année ou une logique cumulative. Si le festival se déroule bien et que les partenaires nous suivent, pourquoi ne pas envisager l’agrandissement du tronçon d’année en année pour une traversée plus longue ?

Unidivers – Avez-vous déjà contacté des chorégraphes et/ou compagnies pour l’événement ? 

Natacha Le Fresne – Des projets sont déjà actés, notamment la présence de Jonas Chéreau. Son projet en cours, Baleine, s’articule autour de projections d’éléments de langage, des mots, autour du lien à la nature et l’environnement. Parallèlement, une résidence d’une semaine sera menée avec les élèves de CM1 et CM2 de l’école primaire de Rohan. Comme j’aimerais créer des passerelles entre les propositions et les territoires, le projet de Sylvain Prunenec s’intégrera à cette dynamique. Une rencontre avec les élèves sera également organisée dans le but de créer du lien artistique et d’inviter les élèves à aller découvrir le projet à Quénécan.

Une journée autour du lien entre danses historiques et création est également en préparation avec l’artiste associée Béatrice Massin. Spécialiste de la danse baroque, elle questionne la transmission de ces danses dans le contexte contemporain. Nous avons pensé à un temps de rencontres autour d’artistes qui travaillent cette dimension. Filipe Lourenço travaille les danses traditionnelles du Maghreb et notamment la danse guerrière allaoui. Il a lui-même été formé à la danse traditionnelle pendant des années avant de devenir chorégraphe contemporain et cette formation alimente son travail. Plus encore, j’aimerais beaucoup inviter un cercle de danses traditionnelles bretonnes à présenter et partager leur travail.

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Projet Déplaces © Barbara Mai. Le projet a été adapté à la crise sanitaire. Le résultat sera diffusé sous forme de film pendant la saison 2020-2021

Unidivers – Le festival Waterproof matérialise l’envie commune de nombreuses institutions rennaises de travailler ensemble autour de la démocratisation, le développement, l’ouverture et l’accessibilité à la culture et la création. De quelle manière envisagez-vous la suite à domicile ?

Natacha Le Fresne – Historiquement, Danse à tous les étages a construit des projets d’actions artistiques et sociales à Rennes. Je m’interroge sur la façon dont on peut davantage connecter ces projets et les participant.e.s personnes avec l’autre champ d’activité qui est le nôtre, l’accompagnement de la création et la diffusion. Plusieurs possibilités sont à imaginer à Rennes comme embarquer certains des participants dans une aventure de projet participatif et collectif monté à l’échelle de Waterproof – en partenariat avec l’Opéra de Rennes, le CCNRB, le Triangle et l’Intervalle (Noyal-sur-Vilaine). Chacun va co-produire une forme de spectacle Je suis né du bruit des autres de Naïf Production qui intègre des non-danseurs sur le plateau.

Au-delà d’un projet social artistique, il y a aussi cette envie de voir comment étirer l’expérience dans le temps par des parcours culturels. Une fois le projet terminé, comment prolonger ces expériences par des rendez-vous réguliers qui permettraient de créer des liens en s’appuyant sur le tissu local ? Comment les aider à appréhender un territoire culturel ? Mon collègue Arnaud propose actuellement un parcours culturel aux participants au projet Déplaces. Ils se donnent rendez-vous sur les événements pour une autre manière de se rencontrer.

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Projet Créatives © Bastien Colin

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Calendrier Septembre – Décembre 2020 – Danse à tous les étages

Journées européennes du patrimoine à Brest, Quimper et St Malo

  • Samedi 19 septembre 2020  – 14h et 16h30 / Musée Départemental Breton – Quimper (29)

L’épouse – Rebecca Journo, Collectif La Pieuvre

  • Samedi 19 septembre 2020 – 15h à 18h / Musée des Beaux-arts – Brest (29)

Ateliers découverte de la danse baroque – Béatrice Massin, Compagnie Fêtes Galantes

  • Dimanche 20 septembre 2020 – 18h / Musée des Beaux-arts – Brest (29)

Visite dansée du Musée des Beaux-Arts – Béatrice Massin, Compagnie Fêtes Galantes

  • Dimanche 20 septembre 2020 / Festival Le Vent en Poulpe – St Malo (35)

Journées Européennes du Patrimoine ateliers avec Dominique Le Marrec

Programmation et résidences hors-les-murs

  • Du lundi 5 au vendredi 9 Octobre 2020 / Ecole Marc Chagall – Plumelin (56)

Projet d’éducation artistique et culturelle – Sébastien Laurent, Cie Moi Peau

  • Vendredi 9 octobre 2020 / Plumelin (56)

Sourdre – Sébastien Laurent, Cie Moi Peau

  • Mardi 27 et mercredi 28 Octobre 2020 / L’espal – Le Mans (72)

La Grande scène – Réseau National des Petites Scènes Ouvertes

  • Samedi 21 Novembre 2020 – 20h / La Ville Robert – Saint-Brieuc (22)

Lou – Mickael Phelippeau, Cie Fêtes Galantes

  • Samedi 28 novembre 2020 / Finistère

Les Chemins créatifs, journée d’étude et de partage autour de la notation Feuillet- Béatrice Massin, Compagnie Fêtes Galantes

  • Du 2 au 6 novembre 2020 / EHPAD Ker Bleuniou – Gouesnou (29)

Résidence avec les résidents de l’EHPAD autour de la création de Jedeya – Sofian Jouini, Cie La 37ème Porte

  • Samedi 13 décembre 2020 / Cléguerec (56)

Vivace – Alban Richard, CCN de Caen Normandie

Les projets Créatives en Bretagne :

  • Du 7 septembre au 15 octobre 2020 / Rennes (35)

Artistes associées : Florence Casanave et Véronique Thomas

Restitution / MJC La Paillette – Rennes (35) – date à confirmer

  • Du 22 septembre au 27 novembre 2020 / Saint-Malo (35)

Artistes associé.e.s : Dominique Le Marrec et Cyril Catarsi

Restitution le vendredi 27 novembre à 18h30 / Espace Bouvet – Saint-Malo (35)

  • Du 8 octobre au 18 décembre 2020 / Brest (29)

Artistes associées : Marie-Laure Caradec et Sophie D’orgeval

Restitution le vendredi 18 décembre à 18h et à 20h / Espace Lcause – Brest (29)

  • Du 2 novembre au 11 décembre 2020/ Morlaix (29)

Artiste associée : Betty Tchomanga

Restitution le vendredi 11 décembre à 18h / Centre social Carré d’As- Morlaix (29)

Les projets Portraits en mouvement en Bretagne :

  • Du 10 Novembre au 4 décembre 2020 / Rennes (35)

Artiste associé : Sébastien Laurent

Restitution / Maison de Quartier Villejean – Rennes (35) – date à confirmer

  • Du 26 octobre au 20 novembre 2020 / Brest (29)

Artiste associé : Alexandre Fandard

Restitution le vendredi 20 novembre 17h /Brest (29)

LA QUIBERONNAISE FETE LES 150 ANS DE LA STATION DE SAUVETAGE AVEC MARGERIN

Sardines Margerin

La Conserverie La Quiberonnaise qui a toujours soutenu la station de sauvetage en mer de la presqu’île de Quiberon, se devait de fêter ses 150 ans : pour l’occasion, Frank Margerin, célèbre bédéiste, a offert un dessin à La Quiberonnaise pour illustrer une superbe boîte de sardines à l’huile d’olive vierge extra. Pour chaque boîte vendue, un euro sera reversé à la SNSM.

Sardines Margerin

L’illustration de la boîte représente la vedette SNS 142, La Teignouse, vedette de 1ère classe nouvelle génération, basée à Port Maria depuis 2002 et renforcée, 9 ans plus tard, par un semi-rigide de 7,5 mètres, le SNS 712 baptisé la « Quiberonnaise » en remerciement à Bernard et Thierry Jourdan, les enfants des fondateurs de la célèbre conserverie. Le dessin de Frank Margerin a été reproduit sur une série limitée de 4 000 boîtes de sardines – attention, collector – ainsi que sur 200 sérigraphies. Ces œuvres numérotées sont toutes signées par Frank Margerin. Chaque boîte de sardines de 115g est vendue 5,50 € dont 1 € sera reversé à la SNSM de Quiberon ; quant aux sérigraphies, elles sont vendues 35 €, intégralement au profit de la SNSM de la presqu’île de Quiberon. Ingrédients : sardines de qualité La Quiberonnaise (pêche locale, sélection précise des poissons, pas de congélation), huile d’olive vierge extra, laurier, poivre, carotte, sel.

SNSM QUIBERON

La station de sauvetage en mer de la presquîle de Quiberon

Arès une série de naufrages particulièrement dramatiques entre 1862 et 1865 sur les côtes françaises, la SCSN (Société Centrale des Sauveteurs de Naufragés) fut créée le 1er février 1865. « L’Alexine » n°23, construit au chantier Augustin Normand, était un fier canot en bois de 9.78 m, à redressement, équipé de 5 paires d’avirons, qui remplit sa mission jusqu’en 1905. Le canot était installé à Port Maria, dans une maison-abri, qui disposait d’une cale en pente pour le mettre à l’eau rapidement. La mise à l’eau était rude car Port Maria ne disposait pas des digues qui l’entourent aujourd’hui. 

En 1873, une seconde Société de Sauvetage est créée. Ce sont les HSB (Hospitaliers Sauveteurs Bretons). Après 1947, il n’y aura plus de canot de sauvetage à Quiberon pendant 33 ans. Les interventions seront assurées par d’autres moyens nautiques. Issue de la SCSN et des HBC, la SNSM voit le jour le 15 octobre 1967. La station reprendra son activité en 1980 avec le Président Le Goff et la vedette Antarès de 9 m, « Régine Dumée » basée à Port Haliguen et remplacée par la SNS 106 venant de la Rochelle. Elle fut déclassée en 2002 à la réception de la SNS 142, vedette de 1ère classe nouvelle génération, basée à Port Maria. En 2003, réception à Port Haliguen du 1er semi-rigide de 7,3 mètres, le SNS 56 98 « Mendu » remplacé 8 ans plus tard par un nouveau semi-rigide de 7,5 mètres, le SNS 712 baptisé la « Quiberonnaise » en remerciement à la famille Jourdan (Bernard et Thierry) et sa célèbre marque de conserves qui a beaucoup aidé la SNSM durant cette décennie. La station dispose également d’une vedette de 1ère classe « La Teignouse », auto-redressable et insubmersible, et est armée par une équipe de plus de trente bénévoles, sauveteurs embarqués ou non, assurant le sauvetage de la vie en mer, le sauvetage des biens, le transport sanitaire avec les îles et bien d’autres missions. La station de sauvetage de la presqu’île de Quiberon a donc fêté, pendant le confinement, son 150e anniversaire, en 2020. 

Sardines Margerin

Frank Margerin, le célèbre auteur de BD, n’en est pas à son coup d’essai et a déjà illustré plusieurs boîtes de sardines de la Quiberonnaise. Un tiré à part du dessin a été reproduit sur 200 sérigraphies, toutes numérotées et signées de l’artiste. L’intégralité de la vente des sérigraphies se fera au profit de la SNSM de Quiberon. 1€ par boîte de sardines commémorative vendue sera également reversé aux sauveteurs en mer, une belle occasion de manger breton et de soutenir la SNSM.

Sardines Margerin

Points de vente : Vente directe comptoir d’usine à Quiberon (56570) : 5 quai de Houat à Port Maria ouvert tous les jours en saison, dégustation gratuite. 30 rue du Port de Pêche – ouvert toute l’année – Tél. : 02 97 50 12 54.

mail@laquiberonnaise.fr

Vente sur internet : www.laquiberonnaise.fr

Le blog de Frank Margerin

ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES EN BRETAGNE. PREMIERS CHIFFRES

Les droits des femmes ont indéniablement progressé depuis plus d’un demi‐siècle. En dépit de ces avancées, de nombreuses inégalités entre les femmes et les hommes persistent toutefois. Construire une égalité réelle nécessite de disposer de données statistiques sexuées, permettant de relever les inégalités qui ont toujours cours, afin de mieux les corriger. C’est pourquoi l’État et la Région Bretagne ont piloté le recensement d’indicateurs significatifs dans plusieurs domaines. Précieux, ils permettront de consolider les politiques publiques conduites pour renforcer la prise en compte des enjeux d’égalité en Bretagne et tendre vers une réelle égalité.

Cette première synthèse régionale de statistiques sexuées permet d’objectiver des inégalités souvent méconnues, source de débats ou d’appréciations subjectives.

Les Chiffresclés de l’égalité femmeshommes en Bretagne présente 70 indicateurs dans 10 secteurs : démographie, santé, métiers, éducation, emploi, précarité, violences, culture, sport et parité. Tous ces domaines ont été passés en revue à travers le prisme du genre.

En Bretagne, il est ainsi permis d’observer que :

10,2 % des femmes, contre 2,4 % des hommes, sont à la tête de familles monoparentales ;

l’écart de salaire est de 15,5% en défaveur des femmes, contre 16,6 % au niveau national ;

la mixité à l’école évolue faiblement, avec des disparités toujours nettes selon les filières et les séries et une très faible évolution des filles en classes préparatoires aux grandes écoles ;

45 familles de métiers sur 87 sont perçues comme masculins, contre 25 familles de métiers considérées comme féminins et 17 comme mixtes ;

Ces chiffres seront précisés, voire étoffés et territorialisés au cours d’un travail de réactualisation prévu tous les deux ans. Mais dès à présent, ils constituent un outil précieux pour favoriser la prise en compte, au quotidien, de cette question majeure pour notre société, déclarée grande cause nationale. Ces données contribueront à améliorer la connaissance et le repérage des inégalités femmes‐hommes dans de nombreux domaines, pour mieux y remédier au quotidien.

Ce document inédit est le fruit du travail de mutualisation mené pendant près de deux ans par l’État et la Région Bretagne en collaboration avec l’INSEE, le GREF, l’Observatoire de l’Université Bretagne Loire, la Chambre régionale d’agriculture, l’Adeupa, la CRESS, HF Bretagne, la CAF et les Conseils départementaux.

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ÉTIENNE SAGLIO. LE FANTÔME DE L’OPÉRA À RENNES JUSQU’AU 19 JUILLET 2020

Jusqu’au 19 juillet 2020, l’heure est à la magie et l’enchantement à l’Opéra de Rennes. En partenariat avec Les Tombées de la nuit, le Fantôme d’Étienne Saglio revient et hante la salle de l’Opéra de Rennes. Enchantement garanti !

fantôme étienne saglio

Le fantôme d’Étienne Saglio hante de nouveau Rennes. Après avoir hanté les bords de la Vilaine en 2016, la chapelle du XXIe siècle du centre d’art les 3CHA en 2018 et sa venue avortée au théâtre du Vieux-Saint-Etienne dans le cadre de la huitième édition festival Ayroop, l’halo fait de soie n’a pas dit son dernier mot. Le public est une nouvelle fois embarqué dans le monde fantasmagorique teinté de poésie et de surnaturel du magicien Étienne Saglio.  Le fantôme trouve cette fois refuge dans la salle de spectacle de l’Opéra de Rennes.

Vidée de son public et de ses artistes par la situation sanitaire, l’Opéra de Rennes offre pour la première fois une programmation estivale. C’est dans ce lieu patrimonial de la capitale bretonne que l’on retrouve le fantôme, forme évanescente faite de draps de soie. Légère et aérienne, l’halo luminescent en son cœur ondule gracieusement dans la salle de spectacle. Toujours aussi contemplatif, le spectacle ne laisse pas indifférent. On ne se lasse pas de ce mystère qui entoure son existence… Rapide et joueur, le fantôme danse au gré des notes de piano de la pianiste Madeleine Cazenave en live samedi 4 juillet. À l’errance du fantôme s’ajoute ses notes douces et entêtantes. Le lieu se transforme dans une féerie musicale. Le public, en nombre réduit afin de respecter les consignes sanitaires, est ainsi invité à découvrir l’Opéra de Rennes autrement.

Une chorégraphie spectrale se crée. La musique de Madeleine Cazenave s’élève et accompagne les mouvements à la fois fluides et furtifs du fantôme. Il est parfois difficile de le suivre et rappelle les créatures aquatiques des abysses, mystérieuses et fascinantes. Il arpente la fosse et la scène dans ce décor du XIXe siècle, notamment le plafond de l’artiste Jean-Louis le Mordant que l’on ne se lasse pas de regarder sous la lumière tamisée.

Pendant plusieurs minutes, un jeu s’installe Madeleine Cazenave et lui. Il se rapproche d’elle avant de s’en éloigner. Mais, jamais trop près. Peut-être essaie-t-elle de l’amadouer ? De le dompter ?

« C’est toujours intéressant d’investir un grand bâtiment. C’est important pour moi que le public soit libre de ses mouvements. L’intérieur est volontairement minimaliste, car seule l’architecture est importante. Le lieu est plongé dans l’obscurité et il n’y a rien d’autre, à part la lumière du fantôme qui guide le spectateur. J’aime l’idée que le fantôme prenne les histoires du bâtiment et qu’il devienne le fantôme du lieu »

Jongleur de formation, Étienne Saglio mêle la manipulation d’objets et la magie dans le but de créer un univers poétiquement envoûtant. « Chacun de ses spectacles est un voyage dans un monde magique où nos repères tanguent et nos esprits peuvent enfin s’évader », rappelait Ayroop à la visite presse.

Véritable succès depuis sa création en 2014, son spectacle Les Limbes est l’inspiration première de Projet Fantôme. Mais, que signifie être le fantôme d’Étienne Saglio ? Le magicien garde le mystère autour de cette forme évanescente qui l’accompagne depuis plusieurs années maintenant.

Unidivers avait rencontré le magicien lors de son passage à la galerie les 3CHA dans le cadre de l’Exposition – mouvement #1 du 24 février au 17 mars 2018. Entretien.

Unidivers – Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre fantôme  ?

Étienne Saglio – J’ai développé cette forme après le spectacle Les Limbes. Les recherches ont commencé en 2013 avant de présenter une version spectaculaire au festival des Tombées de la Nuit en 2015. Comme je suis fasciné par les mammifères marins, j’ai essayé de le faire bouger comme un animal aquatique ce qui donne de la fluidité dans les mouvements. La forme varie selon la dimension de l’espace, c’est une version installation qui est proposée cette fois-ci. Le fantôme se balade tout seul, il n’a pas besoin de moi. Le fantôme  réalisé dans le cadre des Tombées de la Nuit était une version monumentale dans l’espace public. J’apprivoisais la forme devant les spectateurs.

Unidivers – Quelle est l’idée originelle de ce projet et de votre travail ? Que voulez-vous faire ressentir au spectateur ?

Étienne Saglio – L’idée est d’associer magie et contemplation. Le moment magique est d’habitude un instant très court et le magicien essaie de le débusquer avec le public. Ici, on a envie d’y croire, on s‘interroge. Il est possible de prolonger ce moment magique. Le sol de la chapelle est chauffé donc le spectateur peut même s’asseoir ou s’allonger et contempler, c’est génial ! J’aime l’idée de contemplation. Le sentiment que procure le trouble du réel est puissant et c’est ce que je recherche. Pourquoi on a l’impression qu’il y a de la vie ? Qu’est-ce-qui donne envie d’y croire ?

fantôme

Unidivers – On peut lire un peu partout que vous aimez le réalisateur Tim Burton et vous parlez aussi beaucoup de contes… Tout cet univers vous inspire énormément.

Étienne Saglio – En effet, je pars toujours de mythes qui construisent l’imaginaire collectif. C’est une imagerie fantastique qui parle à chacun comme l’image du fantôme du XIXᶱ siècle qui hante les châteaux. On a tous plus ou moins la même représentation de ce fantôme. Je prends des archétypes connus puis insère du personnel ou de l’intime. Je fais en sorte, en tout cas j’espère, que mon travail parle à tout le monde.

« Attention, le fantôme voudra s’approcher de vous, mais ne soyez pas tenté de l’attraper », prévient le magicien.

Madeleine Cazenave
Madeleine Cazenave

L’Opéra Fantôme à Opéra de Rennes, du samedi 4 au 19 juillet 2020.

Entrée gratuite

Du mardi au vendredi 15 h – 20 h / samedi 16 h – 21 h / Dimanche 14 h – 19 h

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