Sentir, penser, agir Fondation Maison des Sciences de l’Homme Paris

Sentir

Sentir, penser, agir Fondation Maison des Sciences de l’Homme Paris lundi 9 février 2026.

Découvrez la richesse des travaux artistiques et scientifiques
réalisés par les femmes de la diaspora africaine à travers une rencontre
croisant recherche, enseignement et création artistique.

La FMSH accueille une rencontre consacrée à la mise en
valeur des réalisations artistiques et scientifiques des femmes de la
diaspora africaine.

Organisée par Luana Antunes Costa, lauréate 2025 du programme DEA, la
rencontre réunira chercheurs et chercheuses, enseignants et
enseignantes, ainsi que des artistes, invités à dialoguer à partir de la
présentation et de la diffusion de recherches et d’œuvres actuelles en
sciences humaines et en arts. Ces échanges seront consacrés à la
production scientifique et artistique des femmes africaines et
créatrices des territoires de la diaspora.

Sentir-penser-agir a été une stratégie de lutte,
d’affirmation et de maintien de la vie présente dans les territoires
latino-américain. Il s’agit d’une manière d’affirmer la relation
politique et symbiotique entre le corps-territoire, le corps des femmes,
le corps psychique et émotionnel de chaque sujet qui habite — et est
habité par — la Terre. Cette notion est au cœur des luttes menées par
les féminismes communautaires, les féminisme noirs, par d’autres
mouvements sociaux de femmes et leurs communautés contre la colonialité,
le néocolonialisme, le capitalisme, le racisme, le patriarcat et
d’autres systèmes hégémoniques et prédateurs des peuples da Abya
Yala/Améfrique Ladine (Gonzalez, 1989).

Le concept de sentipenser a été proposé par le sociologue colombien
Orlando Fals-Borda (2009) et place au cœur de la théorie critique et
sociologique une vision du monde ancrée dans les savoirs populaires,
selon laquelle émotion et raison coexistent comme axes fondateurs des
significations du monde. En dialogue avec le sentipenser, nous faisons
entrer dans l’arène du débat la pensée d’Awa Thiam, anthropologue et
féministe sénégalaise, en prenant l’acte d’écoute de l’énonciation des
femmes africaines comme méthode radicale en faveur de la vie des femmes
et de leurs communautés, alliant la pratique théorique à l’action : « 
rendre la parole agissante ».

Porté par cette dynamique, ainsi que par d’autres propositions
alternatives de production de futurs et de transformation de la réalité
sociale, l’événement « Sentir-penser-agir : rencontre et débats sur les
poétiques-politiques des femmes afro-diasporiques » vise à créer un
espace de dialogue entre chercheur·e·s, enseignant·e·s, artistes de
différentes géographies, et le public, à partir de la présentation et de
la diffusion de recherches et d’œuvres actuelles en sciences humaines
et en arts, consacrées à la production scientifique et artistique des
femmes noires, africaines, créatrices des territoires de la Diaspora.
L’événement est lié aux recherches menées par la professeure et
militante du féminisme noir brésilien, Luana Antunes Costa, dans le
cadre du Programme « Directeurs d’études associés » (DEA, 2025), dont
l’un des objectifs est de favoriser la circulation des idées des
intellectuelles afro-diasporiques, en mettant en lumière leurs
propositions artistiques, théoriques et leurs contributions à la
promotion de la justice sociale à l’échelle mondiale.

Les intervenant.e.s

  • Luana Antunes Costa : est professeure à l’Institut
    de Langages et Littératures de l’Université de l’Intégration
    Internationale de la Lusophonie Afro-brésilienne (UNILAB/CE) au Brésil
    depuis 2016, et militante du mouvement féministe noir-brésilien. Elle
    est membre-fondatrice du groupe de recherche « Écriture du corps féminin »
    (UFRJ/2015) et chercheuse du Projet de recherche en réseaux
    «Intellectuelles africaines : contributions conceptuelles de Dina
    Salustino, Paulina Chiziane et Akwaeke Emezi » (CNPq/UNILAB). Titulaire
    d’un doctorat en Études Comparées de l’Université de São Paulo (2014),
    elle a également réalisé deux post-doctorats, l’un au Crimic, à Sorbonne
    Université (2021-2022) et l’autre en Littératures Lusophones Comparées à
    l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (2015). Actuellement, invitée
    par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) comme Directrice
    d’Études Associée, Luana Antunes y développe ses recherches sur
    la « Créolisation, créolités et autres camouflages chez les écrivaines
    afro-diasporiques – Une recherche en Études Comparées (Martinique et
    Îles du Cap-Vert) » – au Laboratoire « Les Afriques dans le
    monde »(Sciences-Po Bordeaux). Elle est également professeure invitée à
    Sciences Po-Bordeaux et responsable du cours « Épistémologies du Black Féminism nord-américain et du Feminismo negro-brasileiro » (2025-26).
  • Maria Araujo da Silva est Professeure des
    Universités en Études lusophones à Sorbonne Université depuis 2006.
    Titulaire d’une thèse de doctorat sur Maria Ondina Braga, elle travaille
    sur la littérature portugaise contemporaine et s’intéresse tout
    particulièrement à l’écriture des femmes, aux questions de genre, à la
    poétique et aux politiques du corps. Membre du CRIMIC de Sorbonne
    Université, elle a codirigé, entre autres, les volumes Femmes oubliées dans les arts et les lettres au Portugal – XIX-XXe siècles (2016), Poétiques et politiques du corps dans les aires lusophones (2021) et Artistes et intellectuelles en France. Itinéraires multiples (2023). Sa monographie, À corps et à cri. Le féminin dans la littérature portugaise de l’extrême contemporain, a été publiée en 2025.
  • Maria Teresa Salgado est professeure des
    universités en Littératures africaines à la Faculté des Lettres de
    l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. Titulaire d’un master en
    littérature brésilienne de l’UFRJ et d’un doctorat en littératures
    africaines de la PUC-Rio, elle a mené les projets de postdoctorat
    suivants : en 1999, une recherche sur les images du rire dans les
    littératures africaines à l’UFF ; en 2015, une étude des images de la
    quête du bonheur dans les littératures de langue portugaise à la
    Sorbonne ; en 2020, une recherche consacrée à l’œuvre de Leda Rios,
    écrivaine afro-brésilienne réduite au silence durant la Belle Époque, à
    l’Université d’Orléans. Parallèlement, depuis 2020, elle travaille sur
    la thématique de la souffrance psychique dans l’auctorialité féminine de
    langue portugaise (Brésil–Afrique). Elle coordonne le groupe de
    recherche Écritures du corps féminin à l’UFRJ. Actuellement, elle prépare l’édition de l’œuvre de Leda Rios en vue de sa publication.
  • Sylvère Mbondobari est Professeur des Universités
    en littérature francophone à l’Université Bordeaux Montaigne. Sa
    formation porte sur les Études de germanistique interculturelle, de
    romanistique, de littérature comparée et de sciences politiques à
    l’Université de Bayreuth (Allemagne). Il est Docteur en lettre et
    philosophie options littératures romanes et comparées et a obtenu son
    Habilitation (HDR) à l’Université de la Sarre en Allemagne (Venia
    legendi littérature générale et comparée). De 2004-2020 il a occupé les
    postes d’Assistant, Maître-Assistant et Maître de conférences de
    littérature générale et comparée et de littérature allemande à
    l’Université Omar Bongo de Libreville (Gabon). Il a été également
    Professeur invité (DAAD) à la Chaire d’études culturelles romanes et de
    communication interculturelle de l’Université de la Sarre en Allemagne
    (2010, 2015-2016, 2018), ancien boursier de la Deutsche
    Forschungsgemeinschaft (DFG : 2002-2003) et de la Fondation Alexander
    von Humboldt (2008-2010, 2013, 2017, 2021). Membre de l’Apela, ses
    domaines de recherche recouvrent notamment la littérature et la culture
    coloniale, la littérature de voyage, les littératures et cultures
    africaines francophones, les littératures et théories postcoloniales,
    les études culturelles et diasporiques, le roman policier francophone
    géocritique ainsi que les transferts culturels.
  • Jules Falquet est Professeure des Universités en
    Philosophie et membre Laboratoire d’études et de recherches sur les
    logiques contemporaines de la philosophie (LLCP), à l’Université Paris 8
    Vincennes-St Denis. Elle a vécu au Mexique et au Salvador et travaille,
    dans une perspective féministe et d’imbrication des rapports sociaux,
    sur la résistance à la mondialisation de différents mouvements sociaux
    latino-américains et des Caraïbes et sur les épistémologies féministes
    matérialistes francophones et décoloniales d’Abya Yala. Parmi ses
    derniers ouvrages personnels : La Combinatoire straight. Colonisation, violences sexuelles et Bâtard·es du capital, Paris : Amsterdam (2025), Imbrication, femmes, race et classe dans les mouvements sociaux, Paris : Le Croquant (2023), Pax neoliberalia. Perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence, Paris: Editions iXe (2016).
  • Marina Pereira de Almeida Mello est historienne et
    professeure à l’Université Fédérale de São Paulo (UNIFESP), où elle
    enseigne au programme du troisième cycle, cours Enseignement en
    Histoire. Elle est titulaire d’un doctorat en anthropologie et d’un
    postdoctorat en postcolonialismes et citoyenneté globale au
    CES/Université de Coimbra. Ses recherches portent sur l’histoire sociale
    de l’après-abolition, la presse noire, les relations ethno-raciales, le
    genre et les féminismes noirs, avec un accent sur les expériences et
    vocalités des femmes noires au Brésil. Elle développe des travaux
    articulant histoire, anthropologie, décolonialité et critique des
    régimes de production des archives. Elle est autrice de ouvrages,
    d’articles cientifiques et participe à la formation des enseignant·es en
    éducation antiraciste au Brésil.
  • Vivian Braga dos Santos est attachée temporaire
    d’enseignement et de recherche au Département Arts de l’Université de
    Lille. Après une thèse en histoire et théorie de l’art en 2018 soutenue à
    l’Universidade de São Paulo sur la « fonction historienne » de l’œuvre
    d’art, établissant entre l’artiste, sa pratique et les conflits
    politiques de son temps un nouveau rapport permettant de dépasser les
    limites du modèle de l’artiste-témoin, elle a été pensionnaire à l’INHA
    de 2019 à 2024. Elle y a mené, entre autres, le projet « Performativités
    noires », dont l’enquête portait sur les rapports entre la
    représentation des sujets noirs dans les cultures visuelles
    contemporaines, et l’auto-inscription de leur corps comme matériau de
    travail dans l’art de la performance. Actuellement, elle se consacre à
    une recherche sur les enjeux entre les conflits portant sur les
    questions raciales et l’art contemporain, notamment sur la scène
    artistique brésilienne, à partir de deux axes principaux : archive et
    performance.
  • Caroline Leal est Indigéniste et féministe,
    docteure en Anthropologie. Elle est professeure à l’Université Fédérale
    de Pernambuco (Brésil), au sein de la Licence interculturelle
    amérindienne (Campus Agreste), ainsi que du Programme de troisième cycle
    en Anthropologie. Elle mène des recherches auprès des peuples
    autochtones et des communautés quilombolas autour des
    thématiques des droits territoriaux, du droit à une éducation
    interculturelle — de base et supérieure — et des relations de genre.
    Elle est chercheuse au Centre d’études et de recherche sur l’ethnicité
    (NEPE/UFPE) et au Groupe d’études avec les peuples amérindiens et les
    peuples traditionnels (GEPI/Unilab).

Rencontre et débat sur les poétiques-politiques des femmes afro-diasporiques.
Le lundi 09 février 2026
de 17h30 à 20h30
gratuit

Public adultes.

Horaire : année-mois-jour-heure
début : 2026-02-09T18:30:00+01:00
fin : 2026-02-09T21:30:00+01:00
Date(s) : 2026-02-09T17:30:00+02:00_2026-02-09T20:30:00+02:00

Fondation Maison des Sciences de l’Homme 54 boulevard Raspail  75006 Paris
https://www.fmsh.fr/agenda/sentir-penser-agir https://www.facebook.com/FondationMSH/ https://www.facebook.com/FondationMSH/


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