200 ans de portraits !, Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer
mercredi 2 septembre 2026 · Villa Tamaris · La Seyne-sur-Mer

Informations pratiques
200 ans de portraits ! 2 septembre – 4 octobre Villa Tamaris Var
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-09-02T13:30:00+02:00 – 2026-09-02T18:30:00+02:00
Fin : 2026-10-04T13:30:00+02:00 – 2026-10-04T18:30:00+02:00
Une grande rétrospective de la photographie de portrait à la Villa Tamaris
À l’occasion du bicentenaire de la photographie, la Villa Tamaris et l’association L’Œil en Seyne s’associent à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP) pour présenter une rétrospective exceptionnelle consacrée au portrait. Réunissant plus de 300 images signées par une quarantaine d’auteurs — de Félix Nadar à Patrick Zachmann, du Studio Harcourt à Dolorès Marat —, l’exposition retrace deux siècles d’un genre qui n’a cessé de se réinventer. Du Second Empire à nos jours, du daguerréotype au tirage numérique, du studio d’apparat à la rue, ce parcours en plus de trois cents tirages compose une véritable histoire vivante du portrait — et un dialogue entre les générations qui l’ont façonné.
DEUX SIÈCLES, DEUX CENTS REGARDS
Depuis ses origines, la photographie a fait du portrait l’un de ses genres privilégiés. Moment de complicité entre l’auteur et son modèle, le portrait photographique a pris, depuis le Second Empire, des formes infiniment diverses : pose étudiée, intimité saisie, allure construite, présence affirmée. Chaque studio, chaque auteur a donné, selon sa sensibilité, une forme plastique originale à ses images — et c’est cette pluralité que l’exposition entend faire dialoguer.
Le parcours s’ouvre avec les pionniers. Félix Nadar, dont l’atelier de la rue d’Anjou puis du boulevard des Capucines fut l’un des grands ateliers du XIXᵉ siècle, a fixé pour l’éternité les traits de Victor Hugo, de Baudelaire ou de Rodin, inventant un portrait de studio à la fois sobre, profond et résolument moderne. À ses côtés, Pierre Petit et Adolphe Dallemagne, qui comptent parmi les figures fondatrices du genre, en signent les premiers chefs-d’œuvre — visages d’écrivains, d’artistes, d’hommes politiques, mais aussi types sociaux et anonymes que le médium nouveau commence à arracher à l’oubli.
UNE QUARANTAINE D’AUTEURS, UNE DIVERSITÉ D’ÉCRITURES
Aux portraits d’apparat des grands studios répondent les écritures plus libres des auteurs du XXᵉ siècle. Sam Lévin, Lucienne Chevert et le Studio Harcourt incarnent l’âge d’or de la photographie de studio ; André Kertész, Denise Colomb, Willy Ronis, Émile Savitry, Jean Roubier portent le regard humaniste ; Daniel Boudinet, Thérèse Le Prat, Gilles Ehrmann, Marion Kalter, Lucien Clergue ou Hélène Bamberger explorent des voies plus personnelles.
À leurs côtés, GLADYS, Jean Rault, Anne Garde et Jacqueline Salmon proposent une approche plasticienne où le sujet devient matière à composition. Xavier Lambours, Carole Bellaïche, Dolorès Marat, Andrew Sherwood, Rajak Ohanian, Christine Spengler, Éric Bouvet, Arnaud Baumann, Jean-Michel Fickinger, Luc Choquer, Michel Séméniako, Gérard Uféras, Yan Morvan, Jean Pottier ou Patrick Zachmann poursuivent, chacun à sa manière, ce dialogue entre l’auteur et son modèle — qu’il soit anonyme, vedette de cinéma, écrivain ou figure ordinaire saisie dans la rue.
DU PORTRAIT DE COMMANDE AU PORTRAIT-DOCUMENT
Trois grandes familles d’images se dessinent au fil du parcours. Le portrait de commande, d’abord, hérité de Nadar et porté à son sommet par le Studio Harcourt, scelle l’image officielle d’une époque et de ses figures : éclairage construit, pose maîtrisée, recherche d’une icône intemporelle. Le portrait plasticien, ensuite, tel que le pratiquent Jacqueline Salmon, GLADYS ou Anne Garde, fait du sujet le prétexte d’une recherche formelle, où la lumière, le cadre et la matière comptent autant que le visage. Le portrait documentaire, enfin, illustré par Yan Morvan ou Jean Pottier, inscrit le visage dans son contexte social, politique ou affectif, et fait du portrait un acte de témoignage autant qu’un acte de mise en scène.
Cette diversité d’approches révèle l’extraordinaire plasticité du genre : du fond peint au décor naturel, du studio à la rue, du modèle posé à la silhouette saisie au vol, chaque photographie est une manière singulière de capter une présence, une expression, une identité. Anonymes photographiés par des amateurs du début du XXᵉ siècle ou stars du cinéma dans l’objectif de Carole Bellaïche et d’Arnaud Baumann, chaque sujet est mis en scène et en lumière par le photographe — incarnant tantôt un rôle, tantôt le reflet d’une personnalité. Le portrait photographique, on le voit, n’est jamais la simple captation d’un visage : il est une rencontre, un cadrage, un parti pris. Il est, avant tout, l’art d’un regard.
LES TRÉSORS DE LA MPP
Toutes les images réunies à la Villa Tamaris proviennent des collections de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), qui conserve l’un des plus importants ensembles photographiques publics français. C’est au cœur de ces fonds — patrimoniaux, documentaires, contemporains — que l’exposition s’est construite : un véritable voyage à travers les siècles, où dialoguent des portraits historiques et des œuvres jamais montrées jusqu’ici. Le visiteur y découvre à la fois des icônes connues, qui ont façonné notre mémoire visuelle, et des tirages inédits, sortis pour la première fois des réserves à l’occasion de cette grande rétrospective.
UN PARCOURS COMME UN VOYAGE
Conçue comme un voyage à travers le temps, l’exposition met en regard des images séparées parfois de plus d’un siècle. Aux portraits du Second Empire répondent ceux des années 2020 ; aux pionniers du studio, les regards les plus contemporains. Ce vis-à-vis fait apparaître des continuités inattendues — la même attention portée à la lumière, le même soin du cadre, la même quête, par-delà les techniques, d’un instant juste — autant qu’il révèle les ruptures décisives qui ont fait évoluer le genre. Chaque salle invite ainsi le visiteur à reconsidérer ce qu’il croit savoir du portrait, et à mesurer la richesse d’une pratique qui, des plaques argentées du XIXᵉ siècle aux fichiers numériques d’aujourd’hui, n’a jamais cessé de se réinventer.
UN PARTENARIAT INÉDIT POUR LE BICENTENAIRE
L’exposition marque la naissance d’un partenariat entre la Médiathèque du patrimoine et de la photographie et l’association L’Œil en Seyne. La MPP se réjouit que cette collaboration, scellée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, soit consacrée à un genre qui accompagne son histoire depuis les premiers daguerréotypes : le portrait. Au travers des images d’une quarantaine d’auteurs exceptionnellement rassemblés pour la première fois à la Villa Tamaris, c’est une histoire du portrait photographique qui se dessine — vivante, plurielle et résolument ouverte sur le présent. Une histoire faite autant de figures célèbres que de visages anonymes, autant de tirages d’apparat que de prises sur le vif, et qui continue, deux siècles après son invention, de nous interroger sur la manière dont une image peut, en un instant, retenir la vérité d’une présence.
Comissariat de l’exposition : Cyril Bruneau et Matthieu Rivalin
Villa Tamaris 295 avenue de la grande maison, 83500 La Seyne-sur-Mer, France La Seyne-sur-Mer 83500 Tamaris Var Provence-Alpes-Côte d’Azur 0494068400 http://www.villatamaris.fr/ Bateau Ligne 18M, au départ du port de Toulon arrêt Tamaris prendre à gauche au ponton puis prendre l’avenue Thierry suivre le panneau : Villa Tamaris. Ligne 8M, au départ du port de la Seyne-sur-Mer arrêt Tamaris Bus N°83 arrêt Tamaris N°81 arrêt Fort Napoléon Parking Parking gratuit autour de la Villa Tamaris Places adaptés PMR à proximité
Une grande rétrospective de la photographie de portrait à la Villa Tamaris
© Nadar, Sam Levin, Xavier Lambours,Arnaud Baumann, Carole Bellaiche, André Kertesz, Luc Choquer : Ministère de la Culture – Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn Photo
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