Galerie du Haut Pavé : Exposition de de Rendez-vous en Rendez-vous Galerie du Haut Pavé Paris
mardi 15 septembre 2026 · Galerie du Haut Pavé · Paris

Informations pratiques
Vogel APACHETA :
« Ce qui se dilue, se dissout, chez Vogel Apacheta, c’est la forme. On devine ses sources picturales dans la végétation et les paysages de son pays natal ou d’ailleurs. Elles resurgissent sous forme de fragments qui auraient été déstructurés, déconstruits, par un dispositif semblable à celui d’un kaléidoscope, avec des effets de réflexions en miroir, des lignes de clivages, des pliages, des fausses symétries, des collages et des superpositions… Nous sommes ici dans un espace de pleine liberté, dans lequel la question de la figuration ou de la non-figuration ne se pose pas. Les peintures qui en résultent entrent ainsi en résonance avec un autre propos de Malraux qui écrivait : « Le conflit entre figuratifs et non-figuratifs n’a d’importance que par son enjeu, qui fut la liberté du peintre (Pollock commence à Olympia…), fût-elle la liberté de trouver de nouvelles figurations. On ne l’abandonnera pas de sitôt. »
Extrait du texte de Louis Doucet, critique d’art, 2024
Jonathan BABLON :
L’évolution du vivant et des sociétés sont des domaines que Jonathan Bablon explore lors de son parcours à l’École des Beaux-Arts de Tours qu’il achève en 2012. Depuis, il poursuit une pratique au travers des médiums du dessin, de la sculpture et de l’installation. En 2013 suite à une résidence à Kona en Inde, une première approche des matériaux naturels l’emmène vers une réflexion écologique qu’il est amené à mettre en place avec plus d’attention lors d’une résidence à Mode d’Emplois en 2014. Après plusieurs expositions dans des centres d’art en France, il poursuit ses recherches artistiques en résidence (2022 à l’Usine Utopik, 2023 à la With Artist Foundation en Corée du Sud).
Les lectures théoriques concernant les relations de la culture humaine à la nature ont alimentées la pratique artistique de l’artiste afin de chercher, par le domaine des arts visuels, une manière de répondre à l’actualité contemporaine et environnementale.
Aline DECROUEZ :
Bâtie selon une démarche progressive et expérimentale, sa pratique porte essentiellement sur des questions liées à la couleur, sur l’interaction couleur-espace, chaque mise en espace me permettant de jouer sur différents points de vue selon de nouveaux dispositifs chromatiques et formels.
Qu’ils soient assemblés pour former des peintures volumétriques ou agencés séparément dans l’espace pour faire surface, les monochromes qu’elle réalise visent à interroger les formes de relation que l’homme entretient avec son environnement, mettant en abyme la perception. Le regardeur se trouve face et dans l’expressivité de la couleur. La perception devient expérience. Le regardeur est amené à agir, à se déplacer, pour qu’un point de vue apparaisse : une perspective d’ensemble se met alors en place, un « paysage »… Le monochrome suscite une nécessité de fragmentation et une forme d’organisation. Un imaginaire s’opère là où les tensions se constituent. Ces tensions qui maintiennent une forme d’équilibre – tension interne et mise en tension des différents monochromes – forment un ensemble. La peinture comme écoute du visible.
Rémy DUBIBE :
Remy Dubibé est un nomade par son éducation, né dans les émirats en bordure du désert, grandi en Indonésie au bord de l’eau et de la jungle.
Tous les souvenirs de cette enfance exotique se retrouvent au cœur de ses travaux : accumulations de petites formes moulées par grappes, suspensions ou filets tendus, dont la blancheur et la finesse obsessionnelle est cependant trompeuse, en ce qu’elle recèle une âpreté primitive, une propension au chaos. Capsules, coques, nénuphars ou pliages d’origami, formes lisses, édulcorées, piquantes ou elliptiques qui, telles des fantômes ou des résidus flottants d’un monde en décomposition, retrouveraient par le grouillement, la concrétion, la prolifération ou la fragmentation, une «sauvagerie subtile » …
Marie Aimée FATTOUCHE
En conjuguant l’infini à l’infinitif, Marie Aimée Fattouche invite à une déambulation intime au coeur de ce travail de recherche mécanique qu’elle a initié voilà bientôt deux ans.
Dans cet espace sanctuarisé délibérément inspiré des salles hypostyles de l’Egypte de ses origines, ces étranges colonnes et architectures qui s’élèvent ou gisent à terre, quand elles ne sont pas tronquées et menacées de ruine, semblent témoigner d’une mystérieuse transcendance. Toutes obéissent au même principe, érigé en système : deux pièces d’argile, une clé et un double loquet, chacune façonnée à la main, qui s’emboîtent mécaniquement, tissant au gré de leur assemblage un maillage aussi solide que doué de souplesse, mais jamais à l’abri du risque. Dans cette dualité paradoxale qu’éprouve intimement l’artiste, dans la répétition infinie du geste qui assemble, dans le vertige du vide autour duquel l’oeuvre s’organise et puise sa cohérence, réside l’essence même de l’entreprise de création. Un pari, une promesse, une prière.
Pascale Richard
Sarah KRESPIN
Sarah Krespin, dans ses sculptures tissées, ses Mutations, apparemment molles, fait écho aux incertitudes et aux craintes de notre époque. Ni figées ni libres, mais comme prises dans des spasmes convulsifs, elles procèdent des trois règnes : minéral, végétal et animal. De sa formation à l’École Duperré, elle a gardé un tropisme pour le tissu, souple mais rigidifié par le recours à une armature en fil de cuivre qui en fige la forme et en fait le monument mémoriel d’un geste unique, non reproductible, qui, même si elle voulait le répéter, ne produirait pas des résultats semblables. […]
Antoine LANGENIEUX
Sa pratique de la peinture repose sur deux points fondamentaux : la surface comme lieu à construire et le dispositif technique d’où la forme émerge. À travers différentes méthodes d’assemblage et de pliage, il pense au geste et à son ancrage dans la toile. Il cherche des stratégies qui mettent en retrait le rôle de la main pour parvenir à un tableau en évitant toute préconception.
L’activité de l’atelier vacille entre coloration, déconstruction et réparation. C’est un processus autonome de recyclage. Dans la série Abrasée, les peintures sont travaillées au sol, libres de leur chassîs, avant d’être pliées et trempées dans des bains de couleurs, puis séchées et enfin dépliées. Il remplace le pinceau par du papier de verre. Semblable au geste du sculpteur, il enlève et soustrais de la matière des deux côtés de la toile réalisant à l’aveugle un réseau de lignes. En abrasant la surface, il plonge dans sa profondeur et son volume pour finalement révéler le mouvement des gestes antérieurs. Au cours de ce long processus, le matériau s’altère et se détériore lentement créant la nécessité de le réparer.
Hélène NERAUD
Dites à Hélène Néraud que c’est une remarquable céramiste. Elle va immédiatement se fâcher et rétorquer qu’elle n’est pas céramiste, terme réducteur et trop technique de son point de vue, mais peintre. Il faut donc la considérer comme une peintre qui aurait réussi à libérer la peinture de son châssis, de son plan, de sa surface, pour la faire se développer dans l’espace. Elle l’affirme avec clarté : « Ma peinture cherche à s’affranchir du châssis mais jamais de l’espace ni de la surface. Elle mute et se déplace, les supports se sont renouvelés. Ma pratique picturale met en forme la peinture comme une enveloppe toujours ouverte. Elle est variable et se réécrit toujours. Tout n’est pas formé, rien n’est figé. Que deviennent ces agencements lorsqu’ ils se déploient ? La surface devient support. Les peintures ont toujours un rapport à l’adossement. Elles établissent constamment un rapport à la paroi, elles ne se (re)dressent jamais seules. Aujourd’hui, ma peinture est essentiellement présente dans un rapport à la volumétrie. Elle se transpose dans la céramique. »
Aurélie SCOUARNEC
« D’une série à l’autre, qui sont autant quêtes des marges et de l’invisible qu’épopées intimes, Aurélie Scouarnec déploie des mondes atemporels et sensoriels qui envoûtent et nous immergent intensément. Des mondes qui dessinent des contours plutôt qu’ils ne bâtissent un centre, qui suggèrent plus qu’ils ne disent, qui font la part belle au mystère, au païen. Des mondes parcellaires, à la limite de la représentation, oscillant entre un ancrage profond dans la matière des éléments naturels et une forme d’indicible, de sacré. » (Eric Bouttier, 2023)
Ines SPANIER
Ines Spanier s’intéresse à l’exploration graphique de structures matérielles, qu’elle pousse jusqu’à l’échelle du gros plan microscopique. La dimension temporelle y joue un rôle déterminant, tant dans la durée du travail de dessin que dans le choix des motifs. Elle privilégie les motifs en état d’altération ou de dissolution, des matériaux manifestement marqués par le vieillissement. Dans un dessin précoce de 2009, elle représente un unique segment corporel sous la forme d’un paysage cutané en expansion, évoquant un tourbillon. La dimension cosmique et organique qui caractérise ses œuvres ultérieures est déjà en germe dans cette première réalisation.
Ines Spanier ne pratique pas un hyperréalisme stéréotypé ; elle développe son œuvre dans une perspective ouverte de conscience et d’exploration de soi. Dans sa pratique du dessin, cette exploration de l’intériorité se traduit par une obsession pour la pénétration — potentiellement infinie — des structures de surface jusqu’à une échelle nanométrique insondable. Cette quête de profondeur confère aux dessins d’Ines Spanier une touche inimitable de diaphanéité et de fantastique. Ici, la réalité photographique bascule vers une forme d’informel où les repères visuels classiques s’effacent presque totalement.
Ines Spanier est une artiste qui se distingue non seulement par une réflexion d’une profondeur et d’une hauteur étonnantes, mais aussi par la singularité et la densité de son œuvre. La radicalité et la cohérence avec lesquelles elle consigne le temps vécu — telle une expérience sur soi — pour le matérialiser et le condenser, sans jamais céder à une rhétorique conceptuelle unidimensionnelle, sont sans équivalent dans l’art contemporain.
Prof. Alexander Roob
Cette Exposition permet aux Artistes ayant exposé les années précédentes d’avoir l’opportunité d’un deuxième rendez-vous.
Du mardi 15 septembre 2026 au samedi 26 septembre 2026 :
mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
de 14h30 à 18h30
gratuit Public enfants, jeunes et adultes.
Horaire : année-mois-jour-heure
début : 2026-09-15T17:30:00+02:00
fin : 2026-09-26T21:30:00+02:00
Date(s) : 2026-09-15T14:30:00+02:00_2026-09-15T18:30:00+02:00;2026-09-16T14:30:00+02:00_2026-09-16T18:30:00+02:00;2026-09-17T14:30:00+02:00_2026-09-17T18:30:00+02:00;2026-09-18T14:30:00+02:00_2026-09-18T18:30:00+02:00;2026-09-19T14:30:00+02:00_2026-09-19T18:30:00+02:00;2026-09-22T14:30:00+02:00_2026-09-22T18:30:00+02:00;2026-09-23T14:30:00+02:00_2026-09-23T18:30:00+02:00;2026-09-24T14:30:00+02:00_2026-09-24T18:30:00+02:00;2026-09-25T14:30:00+02:00_2026-09-25T18:30:00+02:00;2026-09-26T14:30:00+02:00_2026-09-26T18:30:00+02:00
Galerie du Haut Pavé 3 quai Montebello 75005 Paris
https://www.haut-pave.org https://www.facebook.com/p/Galerie-du-Haut-Pav%C3%A9-100057101814316/?locale=fr_FR https://www.facebook.com/p/Galerie-du-Haut-Pav%C3%A9-100057101814316/?locale=fr_FR
Afficher la carte du lieu Galerie du Haut Pavé et trouvez le meilleur itinéraire
À voir aussi à Paris (Paris)
- Tout est en ordre Institut suédois Paris 2 septembre 2026
- Mercredi jeux vidéo Médiathèque Marguerite Duras Paris 2 septembre 2026
- Mon premier atelier santé environnement au centre de PMI Satragne Centre de PMI Alban Satragne PARIS 2 septembre 2026
- Mon premier atelier santé environnement au centre de PMI Lefebvre Centre de PMI Lefebvre-Périchaux PARIS 2 septembre 2026
- Copie 2 de Stage couture de 9 à 15 ans aux Ateliers By The Way (Paris 10) Ateliers By The Way Paris 2 septembre 2026