Conférence, lecture, conversation : avec mariam benbakkar, Nouria Behloul et Seloua Luste Boulbina, La compagnie, lieu de création, Marseille
vendredi 28 août 2026 · La compagnie, lieu de création · Marseille

Informations pratiques
Conférence, lecture, conversation : avec mariam benbakkar, Nouria Behloul et Seloua Luste Boulbina Vendredi 28 août, 19h00 La compagnie, lieu de création Bouches-du-Rhône
participation libre
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-08-28T19:00:00+02:00 – 2026-08-28T22:30:00+02:00
Fin : 2026-08-28T19:00:00+02:00 – 2026-08-28T22:30:00+02:00
Conférence de mariam benbakkar : Itinéraire d’un CON-teneur (Street and Seaview Conference)Chants Fantômes, Champs Fantômes
une proposition autour de l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km
Conférence de mariam benbakkar : Itinéraire d’un CON-teneur (Street and Seaview Conference)
« Où l’on suivra ensemble un navire de la CMA CGM dans sa route sur le globe terre jusqu’à nous. »
Franco-marocaine née à Toulouse et élevée en Auvergne, mariam benbakkar est une photographe, vidéaste, autrice, performeuse et curatrice. Depuis son arrivée à Marseille il y a 11 ans, elle s’est passionnée pour Marseille et s’est plongée dans les archives afin d’en proposer des visites décoloniales depuis 2 ans. Elle est la co-fondatrice du collectif Filles de Blédards, avec lequel elle organise depuis 2018 des événements avec des artistes émergent·e·s autour des imaginaires post-coloniaux. Elle co-écrit depuis trois ans avec la chaîne Histoires Crépues les émissions « On Discute ! » : des débats mouvants, avec des anonymes, autour des questions politiques de racisme et discriminations en France. Elle aime travailler en intelligence avec d’autres artistes, penseur·euse·s, poètes et militant·e·s autour des questions de l’héritage colonial en France. L’idée étant que sa promotion et sa connaissance grandissent afin qu’il devienne un sujet incontournable dans le débat public et la prise de décisions politiques.
Lecture de Nouria Behloul : Chants Fantômes, Champs Fantômes.
Aux côtés du film Chants Fantômes (projeté à la compagnie le 29.08) , et de l’installation Champs Fantômes (présentée dans l’exposition Ses racines s’étendent jusqu’à 7000km) se trouve un troisième volet de cette recherche récente de Nouria Behloul : une forme textuelle qu’elle lira ce soir.
Nouria Behloul explore les traces de la violence coloniale et impériale dans les corps (corps charnel, corps social et corps spatial) et les relations entre ces corps. Elle explore la poétique et la politique des structures sociales. Son travail comprend aussi bien textes, recherches, performances et curation. Elle a été présentée internationalement dans divers contextes. Depuis 2021 elle vit à Marseille où elle a dirigé la librairie Semiotext(e) Marseille et sa progra-mmation jusqu’en mars 2024. Elle est lauréate du programme Mécènes du sud 23/24 et du programme de résidence 24 de la Fondation Jan Michalski.
Conversation avec Seloua Luste Boulbina, philosophe et politiste
Seloua Luste Boulbina est philosophe et politiste, actuellement chercheuse associée (HDR) au Laboratoire de changement politique et social (LCSP) de l’université Paris Cité. Directrice de programme au Collège International de philosophie (2010-2016), elle a travaillé sur la décolonisation des savoirs. Chargée de séminaire (2005-2008), elle y a mené une étude sur l’articulation colonie-postcolonie. La dimension internationale et transdisciplinaire est une caractéristique de sa recherche qui porte, principalement, sur la consistance du concept de décolonisation et les vecteurs de son effectuation, arts, littérature, philosophie en particulier. Sa visée est de transformer non seulement les discours mais les langages, dans des textes qui peuvent relever de la « philosophie documentaire » comme dans Alger-Tokyo, des émissaires de l’anticolonialisme en Asie (les presses du réel, 2022) ou de la « philosophie buissonnière » comme dans Sortir de terre, Une philosophie du végétal (Jimsaan 2024/Zulma, 2025). Elle a dirigé et est l’autrice de nombreux ouvrages, notamment Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), les presses du réel, 2016 ou Malaise dans la décolonisation, Terres éparses et îles noires, les presses du réel, 2025. Kafka’s Monkey and others Phantoms of Africa (Indiana University Press, 2019) a reçu un French Voices Award et Grands Travaux à Paris (La Dispute, 2007) a été finaliste du Prix du livre d’architecture. Elle a également écrit sur des photographes et des artistes, comme pour Algérie Indépendance, photographies de Marc Riboud, Le Bec en l’air, 2009. Son dernier texte pour un catalogue d’exposition porte sur « Tétanos » de l’artiste tunisienne Aïcha Snoussi au 32bis à Tunis (hiver 2025-2026) et s’intitule « Machines désirantes et lignes de vies ».
La compagnie, lieu de création 19 rue Francis de Pressensé 13001 Marseille Marseille 13001 1er Arrondissement Bouches-du-Rhône Provence-Alpes-Côte d’Azur 0491900426 https://la-compagnie.org https://www.instagram.com/lacompagnie_belsunce_/ [{« link »: « https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr/w/388820/evenement/19623332/ses-racines-setendent-jusqua-7000km#/events/19623332 »}] Depuis 1990 les activités du lieu de création la compagnie participent d’une volonté de « brouiller les frontières sociales inséparables des pratiques et des savoirs ».
(Bourdieu sur le tombeau de Foucault)
C’est au sein du quartier carrefour de Belsunce (un tout-monde) que les artistes esquissent et élaborent avec les habitant.e.s, humain.es et non-humain.es, continuellement, un monde propre, à travers un maillage du passé et du futur, à partir de couleur, d’image, de son, de tissu…
Ces mots de Dénètem Touam Bona sont à la charnière des pratiques et du vivant que nous brassons :
« nos utopies concrètes et nos chimères actives n‘ont pas pour vocation à valider des états de fait (des „vérités objectives“) – un présent souvent intolérable – mais à esquisser des futurs insoupçonnables.» Métro : 1 et 2 stations Saint-Charles, Colbert, Jules Guesde
Tram : 1 et 2 station Alcazar
horaires des expositions : du mercredi au samedi de 14h à 19h, entrée libre et sur rendez vous pour les visites de groupes
horaires de bureaux : du mardi au vendredi de 10h à 17h
Nouria Behloul lira des extraits de son recueil à venir : Chants Fantômes, Champs Fantômes.
©Arina Essipowitsch-installation Champs Fantômes de Nouria Behloul