Exposition : ce qui demeure, Eglise Saint-Pierre, Cour-Maugis sur Huisne
samedi 19 septembre 2026 · Eglise Saint-Pierre · Cour-Maugis sur Huisne

Informations pratiques
Exposition : ce qui demeure 19 et 20 septembre Eglise Saint-Pierre Orne
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-09-19T14:30:00+02:00 – 2026-09-19T18:00:00+02:00
Fin : 2026-09-20T14:30:00+02:00 – 2026-09-20T18:00:00+02:00
Une proposition artistique centrée sur la mémoire des lieux, la disparition du regard contemporain et la persistance des traces du vivant.
Intention
Les photographies d’archives des églises rurales du Perche montrent
souvent des intérieurs vides, silencieux et figés. Elles participent à une
représentation du patrimoine où les lieux apparaissent détachés du
présent.
Le projet interroge cette construction visuelle et propose une autre lecture :
celle d’une mémoire active, traversée par les traces humaines, visibles ou
invisibles.
L’objectif est de redonner une place aux récits discrets et aux présences
effacées, en travaillant l’image comme surface sensible plutôt que comme
document.
Corpus d’images
L’exposition repose sur une sélection restreinte de photographies d’archives
issues de huit églises du Perche.
Ces images présentent principalement des fragments d’intérieurs, choisis
pour leur dimension intime, silencieuse et parfois énigmatique.
Intervention dans l’image : la nacre
Chaque photographie imprimée sur du calque est retravaillée par une
intervention matérielle directe :
des fragments de nacre sont délicatement intégrés à la surface des images.
Ces incrustations ne cherchent pas à illustrer ni à décorer l’image, mais à
introduire une présence supplémentaire, fragile et changeante.
La nacre agit ici comme une matière de mémoire :
• elle capte la lumière
• elle varie selon le point de vue
• elle introduit une vibration vivante dans l’image figée
Elle suggère la présence des vies qui ont traversé ces lieux, sans les
représenter directement.
Ainsi, l’image n’est plus seulement archive : elle devient surface de
réactivation sensible.
Dispositif de présentation
Les images ainsi modifiées sont intégrées dans des volumes imprimés en
PETG transparent.
Ces objets sont :
• légers
• translucides
• ouverts à la lumière
Ils ne fonctionnent pas comme des cadres, mais comme des enveloppes de
l’image.
Ces volumes sont suspendus dans la nef à l’aide de câbles blancs, fixés en
partie basse aux bancs de l’église et en partie haute aux volumes.
Ils semblent flotter dans l’espace, créant une tension entre stabilité et
disparition.
Expérience du visiteur
Le visiteur traverse un espace suspendu entre présence et absence.
Les images apparaissent par fragments, filtrées par la transparence du
matériau, la lumière naturelle et les incrustations de nacre.
Le regard devient actif : il doit recomposer, ralentir, interpréter ce qui se
donne partiellement.
Relation au lieu
Le choix de l’église Saint-Pierre de Courcerault est essentiel.
Le lieu n’est pas un simple support : il devient un élément actif de
l’installation.
Les bancs, la nef et la lumière participent à cette mise en relation entre un
patrimoine visible et des mémoires invisibles.
Conclusion
Ce projet propose une approche sensible du patrimoine religieux rural à
travers la notion de regard, de trace et de disparition.
Il invite à considérer que la fragilité d’un édifice ne tient pas seulement à
sa matière, mais aussi à la continuité du lien que nous entretenons avec
lui.
L’ajout de la nacre dans les images introduit cette dimension : celle de vies
passées qui ne sont plus visibles, mais encore présentes sous forme de
traces lumineuses.
Bio
Eglantine Lechère est architecte du patrimoine et artiste plasticienne.
Formée à l’École Spéciale d’Architecture puis à l’École de Chaillot, son regard a été forgé par des expériences décisives en Asie, où l’effacement des quartiers anciens a éveillé chez elle une conscience aiguë de la vulnérabilité de la mémoire.
Fascinée par les traces de vies découvertes sur les chantiers de restauration
(photos cachées, graffitis), elle développe une pratique artistique visant à
exalter ces « récits singuliers ». Suite à un deuil personnel en 2023, elle
imagine des mémoriaux de l’intime pour pallier l’absence de lieux dédiés
au souvenir individuel dans l’espace public.
Alliant technologies contemporaines (impression 3D) et matériaux naturels,
elle crée des sculptures intégrants de la nacre, où chaque fragment
symbolise une existence. Ses œuvres, aux formes organiques et aux reflets
iridescents, sont des hymnes à la résilience, affirmant par la lumière et la
couleur que « rien ni personne ne disparaît jamais vraiment ».
Eglise Saint-Pierre Courcerault, 61340 Cour-Mauguis-sur-Huisne Cour-Maugis sur Huisne 61340 Courcerault Orne Normandie 06 22 85 05 61 https://www.facebook.com/Vie-et-patrimoine-%C3%A0-Courcerault- Parking sur le parvis de l’église.
Une proposition artistique centrée sur la mémoire des lieux, la disparition du regard contemporain et la persistance des traces du vivant.
©Eglantine Lechère
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