Exposition sur le daguerréotype et Albert Stapfer (Clichés historiques), Château de Talcy, Talcy
jeudi 1 avril 2027 · Château de Talcy · Talcy
Informations pratiques
Exposition sur le daguerréotype et Albert Stapfer (Clichés historiques) 1 avril – 4 septembre 2027 Château de Talcy Loir-et-Cher
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Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2027-04-01T10:00:00+02:00 – 2027-04-01T12:30:00+02:00
Fin : 2027-09-04T14:00:00+02:00 – 2027-09-04T18:00:00+02:00
Le château de Talcy est intimement lié à l’histoire de la photographie puisque l’un de ses derniers propriétaires, Albert Stapfer, a été un des pionniers du daguerréotypes. Pour apprivoiser cet objet issu du progrès technique contemporain de son époque, il prend le château de Talcy et sa famille pour sujets. Un projet d’exposition liant histoire de la photographie et histoire intime du château semble donc s’imposer pour la Bicentenaire de la naissance de la photographie. Une première salle, au début du parcours de visite, sera consacrée à la présentation générale du daguerréotype : scénographie reproduisant/reconstituant le dispositif de prise de vue, film retraçant l’histoire des procédés, présentation d’objets (chambres photographiques, cuve à mercure, exemples de clichés), contextualisation par rapport à l’histoire de la photographie,… La suite du parcours de visite s’intéressera plus particulièrement à la figure d’Albert Stapfer, ancien propriétaire de Talcy. Pionnier du daguerréotype, ce dernier a réalisé, dans les années 1840, une série de clichés représentant le monument, ses occupants ainsi que des vues d’intérieur. Une pièce du château existe déjà évoquant une partie de ce travail : l’objectif est de d’étendre cette démarche à l’ensemble du parcours de visite à travers les daguerréotypes consacrés à Talcy, accompagnés d’écrits de Stapfer (notes, lettres) explicitant sa démarche. Exposition créée avec le soutien de Dominique de Font-Réaulx et sous le conseil scientifique d’une étudiante en Master 2 de l’Ecole du Louvre, recommandée par Dominique de Font-Réaulx.
Château de Talcy 18 Rue du Château, 41370 Talcy Talcy 41370 Loir-et-Cher Centre-Val de Loire +33 (0)2 54 81 03 01 https://www.bing.com/ck/a?!&&p=dbfe10398425f5cace041d64c2371d11b6f350217e703c01793de6ea5e51a808JmltdHM9MTc3OTE0ODgwMA&ptn=3&ver=2&hsh=4&fclid=362ed1fd-8415-6449-1add-c70685866574&psq=ch%c3%a2teau+de+talcy+&u=a1aHR0cHM6Ly93d3cuY2hhdGVhdS10YWxjeS5mci8 [{« type »: « link », « value »: « https://tickets.monuments-nationaux.fr/fr-FR/produits »}] Si la seigneurie de Talcy existe déjà au XIIIe siècle, c’est à Bernard Salviati que l’on doit l’essentiel de la silhouette actuelle du château. Vous ne le connaissez pas ? Ce riche banquier florentin, proche des Médicis et de la cour de François Ier, rachète en 1517 les terres de Talcy sur lesquelles trône une modeste demeure. Trois ans plus tard, il en fortifie l’enceinte en y ajoutant plusieurs éléments défensifs d’inspiration médiévale.
Alors que, partout en Europe, l’heure est aux riches décors de la Renaissance, la sobriété du château de Talcy fait figure d’exception. Regardez : ici, pas de marbre, ni de symétrie parfaite. La façade extérieure de l’ancienne maison seigneuriale du Loir-et-Cher paraît même plutôt rustique. Il n’empêche que ce côté bucolique, qu’elle a su conserver au fil du temps, fait d’elle un logis au charme paisible.
L’entrevue de Talcy, ou la rencontre de la dernière chance
En 1562, alors que les guerres de Religion frappent de plein fouet la vallée de la Loire, le château accueille une conférence exceptionnelle. En effet, le 28 juin, Catherine de Médicis y rejoint quelques-uns des hauts représentants catholiques et protestants, réunis à Talcy pour la dernière fois. Elle lance un appel à la paix qui, hélas, restera sans réponse.
Les chambres dites de Catherine de Médicis et de Charles IX, que vous pouvez aujourd’hui visiter, sont les témoins de cet événement historique.
Mignonne, allons voir si la rose…
Reconnaissez-vous ces vers ? Ce sont ceux que le poète Pierre de Ronsard a écrits pour la belle Cassandre Salviati, fille de Bernard. Il lui dédie ce poème en 1545, après avoir croisé son regard lors d’un bal donné à Blois. Hélas, cette passion reste à sens unique et Cassandre épouse un autre homme l’année suivante.
Vingt-sept ans plus tard, les guerres de Religion connaissent l’un de leurs épisodes les plus sanglants avec le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572. Le poète protestant Théodore Agrippa d’Aubigné y échappe de peu et est accueilli à Talcy. Pourquoi ici, nous direz-vous ? Car il est fou amoureux de Diane Salviati, petite-fille de Bernard, qui l’éconduit. Ces amours malheureuses vaudront au domaine de Talcy d’être surnommé « le château des muses » !
Le grand domaine agricole connaît une nouvelle jeunesse
Le château de Talcy traverse les années et voit défiler de nombreux propriétaires. Tous y laisseront leur empreinte. En 1718, c’est au tour de la famille Burgeat d’élire domicile sur ces terres.
Sous leur influence, la demeure rurale se mue en une vaste exploitation agricole. Semences, récoltes, vendanges, coupes de bois et ventes de céréales rythment la vie de ses occupants. En parallèle, Jérémie Burgeat décide de moderniser l’intérieur de la bâtisse. Tout en respectant son style ancien, il fait refaire les pièces et le mobilier selon le goût du XVIIIe siècle.
C’est à cette même époque que le jardin du château de Talcy est aménagé. Pas moins de sept hectares sont à entretenir, ce qui est loin d’être une mince affaire ! Il se partage entre un potager et un verger, entre les vignes et les cultures fourragères.
Au cours du XIXe siècle, l’élégante propriété du Loir-et-Cher devient la résidence de campagne de Philippe-Albert Stapfer. Cet intellectuel suisse, proche des cercles révolutionnaires français en 1789, y reçoit des invités prestigieux. Parmi ceux-ci, citons Stendhal, Eugène Delacroix, Prosper Mérimée ou encore Madame de Staël !
En plus d’être un lieu de rendez-vous culturel, le site endosse également un grand rôle politique. En 1870, les troupes ennemies venues de Prusse progressent dans les campagnes enneigées avoisinantes. Albert Stapfer ouvre alors les portes de sa maison au Général Chanzy, qui y organise la résistance des armées de la Loire dans la grande salle du rez-de-chaussée.
Classé monument historique, le château de Talcy appartient à l’État depuis 1933 et est désormais sous la direction du Centre des monuments nationaux. En vous baladant dans ce lieu chargé d’histoire, vous apercevrez entre autres la tour-porche, la cour d’honneur, la salle des gardes, le cabinet Stapfer ou encore la chambre du général Chanzy. Imaginez-vous que, plusieurs décennies avant vous, d’illustres personnalités de l’Histoire de France ont, elles aussi, foulé ce sol… En voiture :
– D’Orléans : A 10, sortie n° 16 Mer/Chambord, puis D 15 jusqu’à Talcy.
– De Blois : N 152 jusqu’à Mer, puis D 15 jusqu’à Talcy.
En transport :
Gare de Mer.
Toilettes
Parking
Parking PMR
Parking à vélos
Aire de pique-nique en libre accès à l’extérieur du monument
Interdit aux animaux
Interdiction de fumer sur l’ensemble du site, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du monument. En application du décret n° 2025-582 du 27 juin 2025 relatif aux espaces sans tabac, les lieux collectifs extérieurs où enfants et adolescents peuvent être présents ou exposés, notamment les parcs et jardins publics, deviennent des espaces sans tabac.
Poussettes autorisées pour les extérieurs et le jardin, interdites à l’intérieur du château
Le château de Talcy est intimement lié à l’histoire de la photographie puisque l’un de ses derniers propriétaires, Albert Stapfer, a été un des pionniers du daguerréotypes. Pour apprivoiser cet objet…
© Reproduction Patrick Cadet / CMN
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