FESTIVAL DE CARCASSONNE -JEAN-PAUL ROUVE DANS LE BOURGEOIS GENTILHOMME DE MOLIÈRE (1670) Carcassonne

FESTIVAL DE CARCASSONNE -JEAN-PAUL ROUVE DANS LE BOURGEOIS GENTILHOMME DE MOLIÈRE (1670) Carcassonne lundi 6 juillet 2026.

FESTIVAL DE CARCASSONNE -JEAN-PAUL ROUVE DANS LE BOURGEOIS GENTILHOMME DE MOLIÈRE (1670)

Carcassonne Aude

Tarif : 49 – 49 – 49 EUR

Tarif de base plein tarif

Date : jour – année – mois – jour et horaire :
Début : 2026-07-06 21:30:00
fin : 2026-07-06

Date(s) :
2026-07-06

Comédien populaire et acteur incontournable, Jean-Paul Rouve s’empare de l’un des grands chefs-d’œuvre de Molière dans une version vive et jubilatoire du Bourgeois Gentilhomme, qui trouvera toute sa résonance au Château Comtal.

Créée en 1670 pour la cour de Louis XIV, cette comédie-ballet mêle théâtre, musique et danse. Sous les apparences d’une farce baroque et musicale, Le Bourgeois Gentilhomme met en scène les illusions d’un riche bourgeois fasciné par la noblesse. Pour tenter d’accéder à ce monde idéalisé, il s’entoure de maîtres aux spécialités diverses, danse, musique, escrime, philosophie, et devient la proie des flatteurs et des imposteurs. Dans un tourbillon de quiproquos, de mariages arrangés et de saynètes d’inspiration orientale, la pièce interroge avec humour les frontières entre classes sociales, le pouvoir des apparences et le ridicule des prétentions.

Note d’intention
Jérémie Lippmann Metteur en scène

Ce Bourgeois Gentilhomme célèbre le comique et le plaisir du jeu. De la satire, à la farce, il fait du rire un vecteur de plaisir autant que de réflexion. La mise en scène s’appuiera sur l’ambiguïté plaisante et déroutante du divertissement. Celui-ci amuse autant qu’il égare, éclaire autant qu’il détourne. Ainsi, dans un rythme soutenu, les personnages affirmés et hautement incarnés, se succèdent et emportent le public dans un élan de situations grotesques. La comédie agit alors comme un voile jubilatoire, dissimulant un théâtre des illusions et des faux-semblants. Envisagé comme une arène, l’espace scénique évoque à la fois la piste d’un cirque et le manège des apparences. Chaque personnage y viendra, tour à tour, présenter son numéro pour défendre ses intérêts. Ce cercle infernal, s’accélère au fil des scènes. La scénographie évolue, puis se métamorphose, suivant ainsi l’aveuglement grandissant du protagoniste. Les costumes, fidèles à l’époque de la pièce, incarnent les travestissements, les ambitions et les mensonges de ceux qui les portent. Tantôt apparats, tantôt déguisements, ils sont au cœur de la supercherie collective. La musique omniprésente, emprunte à Lully ses fondations baroques. Elle se jouera, elle aussi de ce double jeu elle guide, suggère, trahit, fait éclater le comique. À des moments clés, elle s’échappe du XVIIe siècle pour glisser vers des sonorités plus contemporaines, soulignant par contraste l’absurdité ou la modernité des situations. Les ballets, accompagneront ces compositions et accentueront la frénésie et l’exaltation du ridicule, où le corps exprime ce que les mots dissimulent. Ils porteront à leur paroxysme les illusions de grandeur de Monsieur Jourdain. À travers celui-ci, Molière peint un monde où les apparences, le langage et les manières deviennent des objets de convoitise autant que de dérision. La célèbre révélation de la prose en est l’illustration comique et touchante Et comme l’on parle, qu’est-ce que c’est donc que cela ? – De la prose. – Quoi ? Quand je dis Nicole, apportez-moi mes pantoufles et me donnez mon bonnet de nuit , c’est de la prose ? – Oui, Monsieur. Cette découverte candide — Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose, sans que j’en susse rien — devient le symbole de l’écart entre ce que l’on est et ce que l’on croit être. En conjuguant esthétique baroque et résonances contemporaines, cette pièce exaltante, vise à faire vibrer le plaisir du théâtre dans toute sa richesse sensorielle et critique. Un spectacle complet, à la fois drôle, cruel et éclatant, où chacun peut reconnaître un peu de sa propre comédie.
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Carcassonne 11000 Aude Occitanie +33 4 68 11 59 15  pacbilletterie@mairie-carcassonne.fr

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English :

Popular comedian and actor Jean-Paul Rouve takes on one of Molière?s great masterpieces in a lively, jubilant version of Le Bourgeois Gentilhomme, which is sure to resonate at the Château Comtal.

Created in 1670 for the court of Louis XIV, this comedy-ballet combines theater, music and dance. Under the guise of a musical baroque farce, Le Bourgeois Gentilhomme portrays the illusions of a wealthy bourgeois fascinated by nobility. To gain access to this idealized world, he surrounds himself with masters of various specialties dance, music, fencing, philosophy and falls prey to flatterers and impostors. In a whirlwind of misunderstandings, arranged marriages and Oriental-style playlets, the play humorously questions the boundaries between social classes, the power of appearances and the ridiculousness of pretensions.

Note of intent
Jérémie Lippmann ? Director

This Bourgeois Gentilhomme celebrates comedy and the pleasure of play. From satire to farce, he makes laughter a vehicle for pleasure as well as reflection. The staging will draw on the pleasing and disconcerting ambiguity of entertainment. It amuses as much as it distracts, enlightens as much as it distracts. So, in a sustained rhythm, the assertive, highly embodied characters follow one another and sweep the audience along in a flurry of grotesque situations. Comedy acts as a jubilant veil, concealing a theater of illusions and pretenses. Envisaged as an arena, the scenic space evokes both a circus ring and a merry-go-round of appearances. Each character takes it in turns to present his or her act, defending his or her interests. This infernal circle accelerates with each scene. The scenography evolves, then metamorphoses, following the protagonist?s growing blindness. The costumes, faithful to the period of the play, embody the cross-dressing, ambitions and lies of their wearers. Part pageantry, part disguise, they are at the heart of the collective deception. The omnipresent music borrows its Baroque foundations from Lully. It, too, plays this double game: guiding, suggesting, betraying, exploding the comedy. At key moments, it escapes the 17th century to slip into more contemporary sonorities, underlining by contrast the absurdity or modernity of situations. Ballets accompany these compositions, accentuating the frenzy and exaltation of the ridiculous, where the body expresses what words conceal. They bring Monsieur Jourdain?s illusions of grandeur to a climax. Through Monsieur Jourdain, Molière paints a world where appearances, language and manners become objects of desire as much as derision. The famous revelation of prose is a touchingly comic illustration of this: And as we speak, what on earth is that? – Prose. – What? When I say, ‘Nicole, bring me my slippers and give me my nightcap,’ is that prose? – Yes, sir. This candid discovery? By my faith, I’ve been saying prose for over forty years, without my knowing anything about it ? becomes a symbol of the gap between what we are and what we think we are. Combining baroque aesthetics with contemporary resonances, this exhilarating play aims to bring out the full sensory and critical richness of theatrical pleasure. A complete show, at once funny, cruel and dazzling, in which everyone can recognize a little of their own comedy.

L’événement FESTIVAL DE CARCASSONNE -JEAN-PAUL ROUVE DANS LE BOURGEOIS GENTILHOMME DE MOLIÈRE (1670) Carcassonne a été mis à jour le 2026-02-16 par A.D.T. de l’Aude 11 OT Carcassonne