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Photographier l’action : mémoire visuelle, performance et mise en scène de 1970 à nos jours – Galerie Dominique Fiat, Galerie Dominique Fiat, Paris

dimanche 18 octobre 2026 · Galerie Dominique Fiat · Paris

Informations pratiques

Début
dimanche 18 octobre 2026
Fin
samedi 19 décembre 2026
Lieu
Galerie Dominique Fiat
Adresse
12 rue Martel, 75010 Paris
Ville
75010 Paris
Département
Paris

Photographier l’action : mémoire visuelle, performance et mise en scène de 1970 à nos jours – Galerie Dominique Fiat 18 octobre – 19 décembre Galerie Dominique Fiat Paris

Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-10-18T15:00:00+02:00 – 2026-10-18T19:00:00+02:00
Fin : 2026-12-19T15:00:00+01:00 – 2026-12-19T19:00:00+01:00

De la rue de Vienne en 1970 aux rituels contemporains du Bénin, cette exposition interroge la manière dont la photographie ne documente pas seulement la performance, mais en devient l’espace, la trace et parfois l’extension même.
À travers les œuvres de Günter Brus, Nicola Lo Calzo, Hannah Collins, John Goto, Chantal Regnault, Emo de Medeiros et Sue Williamson, le parcours montre comment, depuis plus de cinquante ans, l’image photographique accompagne, construit et prolonge des gestes performatifs, politiques, rituels et culturels.
En 1970, lors de Wiener Spaziergang, Günter Brus traverse Vienne, le corps peint aux couleurs autrichiennes. L’action est éphémère, scandaleuse, presque insaisissable. Ce sont les photographies qui en assurent la postérité, transformant un acte performatif en icône de l’Actionnisme viennois.
Avec le projet KAM, Nicola Lo Calzo explore les mémoires des résistances issues de l’esclavage à travers des mises en scène contemporaines. Ici, la photographie n’enregistre pas un événement : elle produit l’action, elle est le théâtre où se rejouent les histoires invisibilisées.
Dans Routes to Ferran Adrià, Hannah Collins met en scène les réseaux humains, géographiques et économiques qui relient la cuisine à ses origines. La performance devient diffuse, inscrite dans les circulations et les gestes du quotidien que l’image rend visibles.
Les tableaux photographiques de High Summer de John Goto rejouent, avec une précision quasi picturale, des scènes sociales et politiques. La mise en scène devient un outil critique, où la photographie construit une performance pensée pour l’image.
En 1990, Chantal Regnault photographie les balls de voguing à New York. Elle saisit une culture performative née dans les marges, où l’identité se construit dans l’instant du défilé. Ses images sont aujourd’hui des archives essentielles d’une scène dont la photographie a assuré la transmission.
Au Bénin, Emo de Medeiros documente des cérémonies vaudou où performance rituelle, mémoire ancestrale et contemporanéité se croisent. L’image devient médiation entre visible et invisible.
Avec All Our Mothers, Sue Williamson met en scène la mémoire des femmes sud-africaines ayant résisté à l’apartheid. La photographie devient espace de réparation symbolique, où la performance du souvenir se rejoue devant l’objectif.

Une histoire élargie de la performance par la photographie
L’exposition montre que, de 1970 à aujourd’hui, la photographie est passée du document de l’action à l’outil de mise en scène, puis à l’espace même où la performance existe.
Elle révèle comment l’image fixe peut contenir le mouvement, le politique, le rituel et l’intime, et comment la performance trouve dans la photographie une mémoire active plutôt qu’un simple enregistrement.
Cette exposition s’inscrit au sein du parcoursPhotographie dans les galeries d’art, organisé par leComité Professionnel des Galeries d’Art.

Galerie Dominique Fiat 12 rue Martel, 75010 Paris Paris 75010 Quartier de la Porte-Saint-Denis Paris Île-de-France +33 1 40 29 04 62 https://dominiquefiat.com/ https://www.instagram.com/dominiquefiat/tagged/ [{« link »: « https://www.comitedesgaleriesdart.com/ »}] Dominique Fiat est galeriste à Paris, dans le 10ème arrondissement après plus de 25 ans passés dans le Marais le long du Musée Picasso. Elle développe toutes sortes de projets artistiques sur différents supports qui contribuent à la promotion et la carrière de ces artistes.

Une vision transdisciplinaire a permis la découverte de jeunes talents de la première heure comme Camille Henrot 2005 ou Hicham Berrada aux multiples formes d’expression.

Elle a été la première à exposer à Paris en 2006 les artistes californiens tels que Dennis Hopper, Ed Moses, Ken Price ou Ed Ruscha et ceux du mouvement Light & Space : Peter Alexander, Laddie J. Dill, Fred Eversley, Helen Pashgian.

En s’intéressant à la scène extra-occidentale et particulièrement à l’Afrique et à la région MENASA à partir de 2009 avec des expositions de groupe et des expositions personnelles – Objects of a Revolution, 2009 – Glenda Léon, 2010 – Anita Dube, 2011 – The World Is Not As I See It, 2012 – Safaa Erruas, 2013. Anita Dube et Sue Williamson ont été exposées à la galerie simultanément avec le Centre Pompidou, Anita Dube a également été une brillante commissaire de la Biennale de Kochi-Muziris en 2018-19.

En 2017, Dominique Fiat a initié et organisé à la Grande Halle de la Villette « Afriques Capitales », une exposition de la scène artistique contemporaine africaine d’une cinquantaine d’artistes,- de William Kentridge à Leila Alaoui- couplée à un festival de musique, danse et performance. Du partenariat établi avec la Fondation Vuitton est né le « printemps africain » à Paris.

Aujourd’hui Dominique Fiat affirme plus que jamais, à travers la défense d’artistes engagés, son intérêt pour les liens entre l’Afrique, la Méditerranée, le Moyen-Orient jusqu’à l’Asie avec la Méditerranée et tout sujet s’y rapportant, en privilégiant l’ouverture et les dialogues afin d’éviter toute notion d’enfermement ou de ghettoïsation.

Le lieu :

Nichée dans l’esprit vivant et cosmopolite du renouveau du quartier Faubourg Saint-Denis, la galerie s’affranchit du concept neutre du white cube pour offrir à ses visiteurs un espace raffiné et chaleureux. Baignée de lumière naturelle grâce à sa verrière et son patio, elle s’inscrit dans un cadre historique et architectural singulier, héritier d’une tradition de production industrielle.

La cour du 12 rue Martel dévoile un ancien complexe d’ateliers de la fin du XIXe siècle consacrés aux arts de la table, notamment la céramique, la faïence, le verre. Il s’agissait du siège de l’Union Faïencière, un ensemble de bâtiments au style original, caractérisé par l’alternance colorée de briques ocre et rouges, disposées en frises décoratives, ainsi que par des fleurons métalliques ornant les travées verticales. Dans l’immeuble qui appartenait aux Cristalleries Lorraines, dont le nom est encore apposé au-dessus de l’entrée, le lieu abritait encore, en 2000, un four. Aujourd’hui, elle présente un volume lumineux contemporain, à mi-chemin entre espace d’exposition et maison. Code : b14a6 fond de cour à droite porte blanche
Parking Petites Ecuries à 50m, Parking Petites Ecuries à 50m
Métro: Château d’eau, Strasbourg-St Denis, Gare de l’Est
De la rue de Vienne en 1970 aux rituels contemporains du Bénin, cette exposition interroge la manière dont la photographie ne documente pas seulement la performance, mais en devient l’espace, la et …

©Séries photos : Günter Brus, Balade dans Vienne, © Galerie Dominique Fiat

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