Susan Meiselas — Nicaragua, Histoire, Mémoire, Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris
mercredi 21 octobre 2026 · Fondation Henri Cartier-Bresson · Paris

Informations pratiques
Susan Meiselas — Nicaragua, Histoire, Mémoire 21 octobre 2026 – 28 février 2027 Fondation Henri Cartier-Bresson Paris
Plein tarif : 10 euros, Tarif réduit : 6 euros, Gratuité
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-10-21T11:00:00+02:00 – 2026-10-21T19:00:00+02:00
Fin : 2027-02-28T11:00:00+01:00 – 2027-02-28T19:00:00+01:00
Les images vivent leur vie indépendamment de ceux qui les créent. C’est au Nicaragua que Susan Meiselas l’a compris. En 1978, la photographe, tout juste âgée de 30 ans, s’y rend pour la première fois. Elle a auparavant étudié l’éducation par l’image à l’université de Harvard, publié un premier livre très remarqué sur les spectacles de strip-tease et rejoint l’agence Magnum. Dans ce pays d’Amérique centrale, l’insurrection d’inspiration marxiste se transforme alors en guerre révolutionnaire opposant le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) à la Garde nationale du régime dictatorial du Président Anastasio Somoza Debayle soutenu par les États-Unis. Au cours de plusieurs séjours, elle photographie les entrainements, les combats de rue et la victoire de la Révolution. En 1981, une première sélection de ces documents pour l’Histoire est publiée dans un ouvrage sobrement intitulé Nicaragua, juin 1978-juillet 1979.
Depuis cette publication, Susan Meiselas a continué à documenter le destin politique du pays en retournant régulièrement sur place. À chaque fois, elle s’est appliquée à consigner l’usage qui était fait de ses images reproduites sur divers artefacts (T-shirts, timbres, boites d’allumettes, etc.) ou des fresques murales, le plus souvent à la gloire de la Révolution, mais aussi, parfois, pour la critiquer ou la combattre. Elle a ainsi constaté que ses photographies étaient désormais douées d’une existence autonome. Avec le temps, un sensible écart s’est instauré entre ce que ses images documentaient et ce qu’elles symbolisaient dans l’imaginaire collectif. Les photographies de Susan Meiselas sont ainsi devenues le lieu même d’une forme de tension entre Histoire et Mémoire. C’est précisément cette dialectique qu’à travers plus d’une centaine d’œuvres, de documents ou d’extraits de film, l’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson et l’ouvrage qui l’accompagne ont pour ambition d’explorer.
Commissariat
Clément Chéroux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson
Fondation Henri Cartier-Bresson 79 Rue des Archives, 75003 Paris, France Paris 75003 Quartier des Enfants-Rouges Paris Île-de-France 0140615050 http://www.henricartierbresson.org Créée selon la volonté d’Henri Cartier-Bresson, de son épouse Martine Franck et de leur fille Mélanie, la Fondation Henri Cartier-Bresson a ouvert ses portes en mai 2003. Elle conserve aujourd’hui les fonds d’Henri Cartier-Bresson et de Martine Franck. Fondation privée reconnue d’utilité publique, elle est aujourd’hui l’un des hauts lieux parisiens de la photographie.
Les images vivent leur vie indépendamment de ceux qui les créent. C’est au Nicaragua que Susan Meiselas l’a compris. En 1978, la photographe, tout juste âgée de 30 ans, s’y rend pour la première Elle…
Sandinistas at the walls of the National Guard headquarters: ‘Molotov Man’
Estelí, Nicaragua, July 16th 1979 © Susan Meiselas
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