Le Frac Bretagne annonce la révocation de son directeur Étienne Bernard. Elle a été décidée le 4 mai 2026 par le conseil d’administration de l’établissement.
Cette décision intervient après plusieurs mois de procédure interne pour faire suite à des accusations rendues publiques à l’automne 2025 sur le compte Instagram #MeTooArtContemporain puis sur les façades de l’établissement rennais. Mandaté par la gouvernance du Frac, le groupe Égaé a conduit une mission de recueil de témoignages et un diagnostic interne. Le rapport remis le 4 février 2026, puis un rapport disciplinaire daté du 3 avril, ont conduit le conseil d’administration à estimer que le maintien du directeur en poste était impossible. Nous publions ci-dessous le communiqué du Frac Bretagne dans son intégralité.

Communiqué du Frac Bretagne
6 mai 2026
Le Conseil d’administration du Frac Bretagne a prononcé le 4 mai 2026 la révocation de son directeur, M. Étienne Bernard, mettant ainsi un terme définitif à son mandat.
Face à la gravité des accusations portées à l’encontre du directeur du Frac Bretagne, à l’automne dernier, sur le compte Instagram #MeTooArtContemporain puis sur les façades de l’établissement à Rennes, la gouvernance du Frac Bretagne a immédiatement mandaté le groupe Égaé, structure experte de la prévention des violences sexistes et sexuelles, afin de mener une double mission :
- l’ouverture d’un dispositif de recueil de témoignages confidentiel et ouvert à toutes et tous ;
- un diagnostic interne approfondi auprès de l’ensemble des équipes en poste au Frac.
Le rapport du groupe Égaé, remis le 4 février 2026 à la gouvernance du Frac, ainsi que le rapport disciplinaire en date du 3 avril 2026 ont permis d’établir une liste de faits graves, attribués à M. Étienne Bernard, de façon concordante, par de nombreux témoignages.
Au terme d’une phase contradictoire pendant laquelle le directeur a pu présenter ses observations à plusieurs reprises, le Conseil d’administration a considéré, à l’unanimité, que la nature, le nombre et la gravité des agissements rapportés dans la pratique de sa fonction managériale rendaient son maintien en poste impossible.
En complément de cette sanction administrative, et conformément aux dispositions de l’article 40 du Code de procédure pénale, la présidente du Frac Bretagne a porté à la connaissance du procureur de la République de Rennes l’existence de ces faits pouvant constituer une infraction pénale.
Le Frac Bretagne défend plus que jamais les valeurs de bienveillance, de respect, d’épanouissement et d’émancipation qui définissent un service public de la culture conscient de ses responsabilités citoyennes et ouvert sur le monde dans toute sa diversité.
Le ministère de la Culture, la DRAC Bretagne, la Région Bretagne et la Ville de Rennes réaffirment, avec l’équipe du Frac, leur soutien aux victimes et leur volonté indéfectible de combattre toutes les formes de violence.
Madeleine Louarn
Présidente du Frac Bretagne
