Pierre Curie (1859-1906), victime d’un accident de la circulation, s’est éteint le 19 avril 1906 à Paris, à l’aube de ses 47 ans. Ses découvertes sur ses travaux en radioactivité, en magnétisme et en piézoélectricité ont été poursuivies, après sa mort, par son épouse Marie Curie, avec laquelle il a été un pionnier de l’étude des radiations.
Le 19 avril 1906, jour de pluie, Pierre Curie meurt tragiquement, après s’être fait renverser par un camion hippomobile à l’intersection du Pont neuf et du Quai Conti et à hauteur du début de la rue Dauphine, dans le 6e arrondissement de Paris ; il venait de traverser la chaussée et de tomber devant le camion, après avoir glissé sur le sol mouillé ; une roue arrière le blesse mortellement à la tête ! Son décès accidentel fait les gros titres de la presse.

Pierre Curie vient au monde à Paris le 15 mai 1859. Il est le fils de Eugène Curie, médecin, et de Sophie-Claire, née Depouilly. Son frère Jacques est son aîné de trois ans. Pierre Curie ne fréquente ni l’école, ni le lycée ; son instruction est dispensée par ses parents, puis par un ami de la famille qui lui enseigne les mathématiques.
Pierre Curie décroche son baccalauréat en sciences en novembre 1875, alors âgé de seize ans ! Deux ans plus tard, il réussit brillamment sa licence en sciences physiques, puis devient en janvier 1878 préparateur-adjoint au laboratoire d’enseignement de la physique d’un professeur du cours de physique à la faculté.


Avec son frère Jacques, Pierre Curie étudie les propriétés des cristaux, et en 1880, les frères Curie mettent en évidence l’effet piézoélectrique : la propriété de certains cristaux, dont fait partie le quartz, la topaze et le sel de Rochelle, d’émettre des petites quantités d’électricité lorsqu’ils sont comprimés…
Sa thèse de doctorat en sciences physiques, le 6 mars 1895 à la faculté des sciences de l’université de Paris, porte sur les propriétés magnétiques des corps à diverses températures. Pierre Curie définit « le point Curie », température au-delà de laquelle certains matériaux perdent leurs propriétés magnétiques.
Le 26 juillet 1895, Pierre Curie épouse Maria Sklodowska (1867-1934), une jeune Polonaise venue à Paris en 1891 pour poursuivre ses études scientifiques à la faculté des sciences. Le mariage est civil et en toute simplicité.

Dès lors, Pierre Curie abandonne ses recherches sur le magnétisme, au profit du travail sur l’uranium, avec sa femme devenue Marie Curie. Ses recherches le mènent à la découverte de la radioactivité ; il met au point d’autres appareils de mesure. Afin de mesurer l’électricité produite par le passage des rayons radioactifs dans l’air, Pierre Curie conçoit, par exemple, un électromètre à quadrants.
En 1900, Pierre Curie est chargé des cours complémentaires de physique à la faculté des sciences de l’université de Paris. Le Prix Nobel de physique avec Marie Curie en 1903, propulse la carrière de Pierre Curie, et une nouvelle Chaire de physique générale est créée pour lui à la Sorbonne en 1904. Pierre Curie se présente à l’Académie des Sciences, et en est élu membre, le 3 juillet 1905.
En parallèle, Pierre Curie est responsable du laboratoire et de l’organisation de l’enseignement de physique de l’École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris (l’ESPCI) depuis 1882 et jusqu’à sa mort en 1906.
Après la mort tragique de son époux Pierre Curie le 19 avril 1906, Marie Curie poursuit seule ses recherches. À l’Institut du radium, elle forme des physiciens venus du monde entier. Marie Curie doit continuer seule ! Entre scandale, second prix Nobel de chimie en 1911 pour la découverte du polonium et du radium, et guerre mondiale, elle va transformer la science pour toujours !

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle sauve des milliers de vies en se formant d’abord à la radiologie, puis en formant des infirmières, notamment sa propre fille Irène Curie qui l’accompagne sur le front. Pour soigner les soldats au plus près des combats, elle conçoit même des véhicules équipés de matériel à rayons X… Ayant consacré sa vie à ses recherches, Marie Curie succombe aux radiations du plutonium le 4 juillet 1934, à l’âge de 66 ans.
Le couple Curie repose au Panthéon depuis le 20 avril 1995.
Le Musée Curie occupe le rez-de-chaussée du pavillon Curie de l’ancien institut du Radium, construit pour étudier les rayonnements et leurs applications médicales. A l’étage se trouve l’amphithéâtre.
L’espace d’exposition permanente retrace les grandes étapes de l’histoire de la radioactivité et des premiers rayonnements dans le traitement des cancers. On y découvre aussi les travaux de Frédéric Joliot et de son épouse Irène Curie qui ont obtenu, en ce lieu, le Prix Nobel de chimie en 1935.




Le Musée Curie retrace l’histoire d’une célèbre famille de scientifiques, ainsi que l’histoire des sciences et de la médecine.
Infos pratiques
Musée Curie – 1, rue Pierre et Marie Curie – 5e arrondissement de Paris
Ouvert du mercredi au samedi : de 13h à 17h
Entrée libre et gratuite pour tout public.
