Vendredi 12 juin 2026, la troupe de théâtre d’improvisation Les Salopettes, se produit au Grand Huit, à Rennes. Les quatre comédiens-aventuriers explorent Le Bazar du Hasard et s’en remettent aux objets qui les entourent – dés, cartes ou encore pendules – pour compléter leur histoire.
« De toute façon, ils vont encore faire n’importe quoi », annonce la voix off de la bande-annonce du Bazar du Hasard, le spectacle produit au Grand Huit à Rennes ce vendredi 12 juin. Le ton est donné. En effet, Les Salopettes préparent déjà leurs tenues de scène et se relancent dans une épopée improvisée et déjantée où, selon leurs dires, « le hasard fait mal les choses ».

Bêtises, humour et enfance : l’univers déjanté des Salopettes
La troupe rennaise trouve son origine dans une salle de cours d’improvisation. « Après les cours, on pouvait parfois traîner un peu dans la salle et continuer à faire des bêtises », sourit Gurven, le co-fondateur. Alors Angélique, Thomas, Robin et lui n’hésitent pas. Ils prennent possession de l’espace, mettent de la musique, dansent, se servent de tous les outils à leur disposition afin de nourrir leur improvisation.
Les quatre complices y découvrent en même temps leur amour commun des salopettes : « à vrai dire, c’est Thomas qui en portait souvent et on était jaloux de sa collection, alors on s’en est inspirés », rit-il. « Ca s’intégrait bien à notre univers : ça fait un appel à l’enfance un peu à l’image des Power Rangers ». En février 2025, Les Salopettes sont enfilées pour le meilleur de l’improvisation en collectif.
Sur scène comme en dehors, la troupe exploite ses complémentarités entre narration, corporalité, personnages et chaos. A l’occasion d’une résidence et inspirés par la figure du clown, les comédiens et comédiennes aboutissent à la création de leurs personnages : « Salopette rouge se prend un peu pour le chef, elle est un peu grognon et essaie de tout contrôler. Salopette violette est plutôt l’agent du chaos, énergique, dynamique et très foufou alors que Salopette verte a un côté plus doux et une force dans la manière d’incarner les émotions et la voix. Salopette jaune est plutôt le père de la bande avec un côté très guide et constructeur ».
La troupe ajoute régulièrement des symboles de l’enfance dans leurs spectacles à travers leurs voix, leurs postures et leurs références. Ils revisitent ainsi, entre autres, Tchoupi, les Power rangers, Vice et Versa. « C’est presque l’objectif principal de l’improvisation selon moi : redevenir un enfant ou rejouer comme un enfant », explique Gurven.

L’improvisation ou l’art « d’aimer se vautrer avec les autres »
Pour Gurven, qui incarne Salopette rouge, l’improvisation est « aussi bien une ode à la spontanéité – où tout peut être un apport au jeu – qu’au fait d’aimer se vautrer avec les autres ».
Dans leurs spectacles, les comédiens se laissent guider par le hasard ou au fil des propositions du public et prennent des risques. Il évoque trois piliers à ce genre théâtral : toujours accepter les propositions des partenaires, être à l’écoute des autres et lâcher prise afin de se surprendre soi-même et surprendre les autres.
Le Bazar du Hasard, « un saut à pieds joints dans le risque »
Dans Le Bazar du Hasard, les Salopettes découvrent un livre où de nombreux passages ont été effacés par le temps. Pour combler les trous de cette histoire, ils font confiance au hasard tout au long du spectacle. « On va volontairement dans le risque, on veut que nos plans soient changés, on veut faire un saut à pieds joints dans le risque, prendre le risque de se vautrer et adorer ça ! », explique le co-fondateur de la troupe.

S’ils ambitionnent de construire de nouveaux formats, Les Salopettes ne sont pas en reste. Ils jouent également et régulièrement deux autres spectacles d’improvisation : Les petits cauchemars improvisés, un format inspiré des films d’horreur et dont l’objectif est de faire ressentir des émotions comme l’angoisse, le malaise et la peur… Et Les premières fois qui correspond davantage à un format cabaret et explore des saynètes de différents genres en se laissant guider par les propositions du public. Ce spectacle sera d’ailleurs joué vendredi 19 juin à au bar La Reine de Cœur à Rennes, ainsi qu’au festival d’Avignon du 15 au 26 juillet 2026. Une cagnotte permet de soutenir la troupe rennaise dans cette aventure : cliquez ici pour y accéder.
Infos pratiques
Le Bazar du Hasard par Les Salopettes,
Vendredi 12 juin 2026 au Grand Huit à Rennes,
Deux sessions : 19h15-20h15 ou 21h15-22h15
10€ la session (paiement sur place)
