Du 25 juin au 11 juillet 2026, Jazz à Vienne revient pour une 45e édition d’une ampleur exceptionnelle.
Dans le cadre monumental du Théâtre Antique et sur les scènes de la ville, le festival célébrera le centenaire de Miles Davis avec 167 concerts, cinq créations originales, près des trois quarts de la programmation en accès libre, et une affiche où se croisent Jon Batiste, Marcus Miller, Samara Joy, Vulfpeck, De La Soul, Angélique Kidjo, Fatoumata Diawara, Jeff Mills, Sun Ra Arkestra, Imany, Beirut, Cerrone, Deluxe ou encore Buena Vista All Stars.
Chaque été, le Théâtre Antique de Vienne, édifice gallo-romain adossé à la colline, redevient l’un des plus beaux vaisseaux sonores d’Europe. La pierre y reçoit les cuivres, les voix, les contrebasses, les nappes électriques, les rythmes afro-caribéens, la soul, le funk, le blues, le hip-hop et les grandes respirations du jazz contemporain. L’histoire ne sert pas seulement de décor. Elle donne aux concerts une profondeur, une verticalité, presque une gravité.
Pour sa 45e édition, du jeudi 25 juin au samedi 11 juillet 2026, Jazz à Vienne affirme cette dimension patrimoniale et musicale avec un hommage majeur à Miles Davis, né en 1926. Le centenaire du trompettiste américain, figure cardinale du jazz moderne, irrigue toute la programmation. Miles Davis n’est pas seulement un nom tutélaire. Il est une méthode, une manière de traverser les styles, de déplacer les formes, de refuser l’immobilité. Le choix est donc particulièrement juste pour un festival qui, depuis plus de quarante ans, défend le jazz comme une tradition vivante, ouverte aux métamorphoses.
La 45e édition annonce 167 concerts répartis sur 17 jours, dont près des trois quarts en accès libre. Elle réunira des artistes venus du jazz, de la soul, du blues, du funk, du reggae, de l’électro, de la pop, du hip-hop et des musiques du monde. À Vienne, le jazz n’est pas enfermé dans une définition de musée. Il est entendu comme une force de circulation, une matrice qui absorbe, transforme, improvise et relie.
Miles Davis, cent ans d’influence
Le fil rouge Miles Davis donne à l’édition 2026 une cohérence forte. Célébrer Miles Davis, c’est rappeler l’histoire d’un musicien qui aura presque toujours eu une longueur d’avance : du bebop au cool jazz, du hard bop aux recherches modales, de l’électricité des années 1970 aux formes hybrides qui annoncent le jazz-funk et les croisements avec le rock. Miles Davis n’a pas simplement accompagné l’histoire du jazz. Il l’a forcée à changer de peau.
Jazz à Vienne ne se contente pas d’un hommage cérémoniel. Le festival annonce cinq créations originales et une exposition intitulée Miles Davis, 100 ans d’influence, présentée au Musée d’Histoire de Vienne, dans l’église Saint-Pierre. Ce choix permet d’inscrire l’hommage dans une double temporalité : celle de la scène, où la musique se réinvente en direct, et celle de l’exposition, où se mesure la profondeur d’un héritage.
La présence de Marcus Miller, ancien compagnon de route de Miles Davis et l’un des bassistes les plus reconnaissables de la scène jazz-funk mondiale, donnera évidemment à cet hommage une densité particulière. Avec Ravi Coltrane, la filiation prend une autre direction, plus spirituelle, liée à l’histoire de John Coltrane et aux explorations modales. Jazz à Vienne 2026 ne célèbre donc pas seulement une icône. Il met en scène une descendance, des résonances, des musiciens qui continuent d’habiter l’espace ouvert par Miles Davis.
Le Théâtre Antique, cœur battant du festival
Le Théâtre Antique reste le cœur symbolique et spectaculaire de Jazz à Vienne. Les grandes soirées payantes y débutent généralement à 20h30, en placement libre. C’est là que se concentrent les têtes d’affiche et les soirées les plus attendues. L’ouverture du jeudi 25 juin réunira Stefano Di Battista et Erik Truffaz, deux trompettistes européens capables de faire entendre, chacun à sa manière, la modernité d’un instrument profondément associé à l’imaginaire davisien.
Le vendredi 26 juin, la soirée Deluxe et Too Many Zooz, annoncée complète, installera une énergie funk, festive, urbaine et très scénique. Le samedi 27 juin fera place au blues avec Samantha Fish, Fantastic Negrito et Chicago Blues Summer. Le lundi 29 juin proposera un vertige plus cosmique avec Jeff Mills, Sun Ra Arkestra et VERB, rencontre entre techno, afro-futurisme, jazz spatial et héritage expérimental.
La suite du programme confirme cette volonté d’ouverture. Groundation et Kokoroko feront résonner reggae, afrobeat et jazz londonien le 30 juin. Imany et Molly Johnson occuperont la soirée du 1er juillet. Le 2 juillet, Beirut et Vincent Peirani associeront pop orchestrale, accordéon, lyrisme et musiques de traverse. Le 3 juillet, Cerrone fera entrer la disco symphonique dans l’arène antique, preuve supplémentaire que Jazz à Vienne sait accueillir les musiques cousines du jazz lorsqu’elles portent une vraie puissance rythmique.
Le samedi 4 juillet sera l’un des grands rendez-vous de l’édition, avec Marcus Miller, Ravi Coltrane et des projets liés à l’héritage de Miles Davis. Le lundi 6 juillet réunira Angélique Kidjo et Fatoumata Diawara, deux voix majeures de la scène africaine contemporaine, entre puissance vocale, mémoire diasporique et intensité politique. Le mardi 7 juillet, De La Soul rappellera la profondeur du lien entre jazz, sampling, hip-hop et invention collective.
Le mercredi 8 juillet, Jon Batiste, annoncé en exclusivité, devrait constituer l’un des sommets du festival. Pianiste, chanteur, compositeur, chef de bande et figure américaine capable de passer du jazz à la soul, du gospel à la pop, Jon Batiste incarne une forme contemporaine de musicien total. Le 9 juillet, Buena Vista All Stars fera rayonner la mémoire cubaine, tandis que le 10 juillet accueillera notamment Samara Joy, grande voix du jazz vocal actuel. La clôture du 11 juillet, avec Vulfpeck, The Fearless Flyers, Ludivine Issambourg, Souleance et Ubaq, promet une nuit funk, groove et instrumentale très attendue.
Cybèle, le Club, les expositions : une ville entière mise en musique
Jazz à Vienne ne se réduit pas aux grandes soirées du Théâtre Antique. Une part essentielle du festival se joue dans les autres espaces de la ville, notamment au Jardin de Cybèle, sur la Scène de Cybèle, au Club, dans les expositions, les ateliers, les rendez-vous jeune public et les projets associés. C’est là que se comprend la vraie dimension du festival : non pas seulement une série de concerts prestigieux, mais une ville entière mise en vibration.
La Scène de Cybèle accueille de nombreux concerts en accès libre, à l’heure du déjeuner, en fin d’après-midi ou en début de soirée. Le Club prolonge les nuits avec des afters, souvent gratuits, où se croisent jeunes formations, artistes invités, improvisateurs et scènes émergentes. Le festival déploie aussi des propositions comme Jazz for Kids, Jazz Ô Musée, Rezzo Jazz à Vienne, Radio Jazz à Vienne, des stages, des rencontres, des expositions et des actions dans la ville.
Cette articulation entre concerts payants et rendez-vous gratuits est l’un des grands atouts de Jazz à Vienne. Elle permet à l’événement de conserver une dimension populaire, pédagogique et urbaine. On peut venir pour une grande soirée au Théâtre Antique, mais aussi traverser Vienne au fil des concerts gratuits, découvrir de jeunes artistes, emmener des enfants, entrer dans une exposition, écouter une émission, ou simplement se laisser attirer par une scène ouverte au détour d’une place.
Une affiche qui élargit le jazz sans le dissoudre
La programmation 2026 confirme l’intelligence historique de Jazz à Vienne : élargir le jazz sans le dissoudre. Le festival accueille bien sûr des figures directement associées au jazz, comme Jon Batiste, Samara Joy, Ravi Coltrane, Erik Truffaz, Stefano Di Battista, Marcus Miller, Lakecia Benjamin, Emma Rawicz ou Maria Schneider. Mais il place aussi le jazz dans ses voisinages naturels : le blues de Samantha Fish et Fantastic Negrito, le funk de Vulfpeck, la soul et le gospel de Jon Batiste, la disco de Cerrone, le hip-hop de De La Soul, l’afrobeat de Kokoroko, le reggae de Groundation, les musiques cubaines de Buena Vista All Stars, les voix africaines d’Angélique Kidjo et Fatoumata Diawara.
Ce choix est profondément fidèle à l’histoire du jazz. Le jazz n’a jamais été une langue fermée. Il est né du croisement, du déplacement, de l’écoute, de l’improvisation, de la mémoire des corps et de la transformation des formes populaires. En 2026, Jazz à Vienne rappelle que le jazz peut dialoguer avec la techno de Jeff Mills, avec l’afro-futurisme de Sun Ra Arkestra, avec le hip-hop de De La Soul, avec le groove de Vulfpeck, sans perdre son axe. Il s’agit moins d’élargir artificiellement une étiquette que de montrer les filiations.
Quelques temps forts à retenir
- Stefano Di Battista et Erik Truffaz, soirée d’ouverture au Théâtre Antique, jeudi 25 juin.
- Deluxe et Too Many Zooz, soirée annoncée complète, vendredi 26 juin.
- Samantha Fish, Fantastic Negrito et Chicago Blues Summer, grande soirée blues, samedi 27 juin.
- Jeff Mills, Sun Ra Arkestra et VERB, lundi 29 juin, pour une rencontre entre techno, cosmos jazz et afro-futurisme.
- Groundation et Kokoroko, mardi 30 juin, entre reggae, afrobeat et jazz londonien.
- Beirut et Vincent Peirani, jeudi 2 juillet, pour une soirée de lyrisme, de souffle et de musiques de traverse.
- Cerrone, vendredi 3 juillet, pour une plongée disco et symphonique dans l’arène antique.
- Marcus Miller et Ravi Coltrane, samedi 4 juillet, au cœur de l’hommage à Miles Davis.
- Angélique Kidjo et Fatoumata Diawara, lundi 6 juillet, pour une soirée africaine majeure.
- De La Soul, mardi 7 juillet, pour rappeler la profondeur du lien entre jazz, sampling et hip-hop.
- Jon Batiste, mercredi 8 juillet, annoncé comme l’un des grands sommets de l’édition.
- Buena Vista All Stars, jeudi 9 juillet, pour la mémoire cubaine et le souffle caribéen.
- Samara Joy, vendredi 10 juillet, figure majeure du jazz vocal actuel.
- Vulfpeck, The Fearless Flyers, Ludivine Issambourg, Souleance et Ubaq, samedi 11 juillet, pour une clôture sous le signe du groove.
Informations pratiques
- Événement Festival Jazz à Vienne 2026
- Édition 45e édition
- Dates du jeudi 25 juin au samedi 11 juillet 2026
- Lieu principal Théâtre Antique de Vienne
- Autres lieux Jardin de Cybèle, Club, musées, lieux d’exposition et espaces partenaires dans la ville
- Adresse administrative Jazz à Vienne, 11 rue de Goris, 38200 Vienne, Isère
- Contact +33 4 74 78 87 87, contact@cybele-production.com
- Billetterie concerts du Théâtre Antique payants, billets individuels de 40 € à 65 € selon les soirées, tarifs réduits et tarifs jeunes ; de nombreux concerts et rendez-vous en accès libre
- Pass intégral 355 € selon disponibilité
- Site officiel jazzavienne.com
