Conférence Des briques pour reconstruire Noyon Noyon

Conférence Des briques pour reconstruire Noyon Noyon mardi 12 mai 2026.

Conférence Des briques pour reconstruire Noyon

6 Place Aristide Briand Noyon Oise

Tarif : 0 – 0 – EUR

Gratuit

Date : jour – année – mois – jour et horaire :
Début : 2026-05-12 18:30:00
fin : 2026-05-12

Date(s) :
2026-05-12

Il a existé de Compiègne à Noyon une tradition de production briquetière et tuilière favorisée par la présence près de la rivière Oise d’une couche argileuse aisément accessible et utilisable pour la terre cuite architecturale. Les recherches archéologiques menées depuis une dizaine d’années autour du Mont-Renaud, à l’occasion de la création de la voie rapide et récemment sur le tracé du futur canal à grand gabarit, ont permis d’étudier plusieurs fours à brique traditionnels ainsi que l’une des briqueteries industrielles d’époque contemporaine.

Les fours les plus anciens permettant la cuisson en meule pouvaient satisfaire un besoin ponctuel lié à un chantier précis, notamment à l’usage de la Chartreuse du Mont-Renaud. En revanche, l’énorme volume de production cumulée des trois grandes briqueteries qui se sont installées à la fin du XIXe siècle auprès du chantier du futur canal du Nord accompagnait le dynamisme industriel de la région puis, après les dévastations dues à la Première Guerre mondiale, la reconstruction de Noyon et des villages avoisinants. Sur ces sites, ont vécu et travaillé de nombreuses familles locales dans des conditions souvent difficiles. De fait, la plupart des habitants du centre de la cité habitent aujourd’hui dans des maisons faites de briques produites sur les communes de Noyon, Pont-l’Evêque et Passel. Le succès de la brique en construction, légère, facile à manipuler, utilisable avec la chaux ou le ciment, et pas chère en comparaison de la pierre de taille, est lié à l’invention au milieu du XIXe siècle du four Hoffmann à cuisson continue capable de produire plusieurs millions de briques par an.

Ces briqueteries industrielles, dont les hautes cheminées marquaient le paysage, ont progressivement disparu face au succès du parpaing de ciment. Celles rares qui subsistent aujourd’hui se sont spécialisées dans des productions à forte valeur ajoutée. A Noyon, il nous restait quelques bâtiments témoin et des cheminées. Celle de la briqueterie Lefèvre-Thonnier qu’on apercevait depuis la zone commerciale d’Auchan a été détruite en novembre 2025. Mais des fouilles archéologiques ont permis de retrouver les deux grands fours successifs.

La conférence sera donnée par Jean-Louis Bernard, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

> Auditorium du Chevalet 6 place Aristide Briand, Noyon
Il a existé de Compiègne à Noyon une tradition de production briquetière et tuilière favorisée par la présence près de la rivière Oise d’une couche argileuse aisément accessible et utilisable pour la terre cuite architecturale. Les recherches archéologiques menées depuis une dizaine d’années autour du Mont-Renaud, à l’occasion de la création de la voie rapide et récemment sur le tracé du futur canal à grand gabarit, ont permis d’étudier plusieurs fours à brique traditionnels ainsi que l’une des briqueteries industrielles d’époque contemporaine.

Les fours les plus anciens permettant la cuisson en meule pouvaient satisfaire un besoin ponctuel lié à un chantier précis, notamment à l’usage de la Chartreuse du Mont-Renaud. En revanche, l’énorme volume de production cumulée des trois grandes briqueteries qui se sont installées à la fin du XIXe siècle auprès du chantier du futur canal du Nord accompagnait le dynamisme industriel de la région puis, après les dévastations dues à la Première Guerre mondiale, la reconstruction de Noyon et des villages avoisinants. Sur ces sites, ont vécu et travaillé de nombreuses familles locales dans des conditions souvent difficiles. De fait, la plupart des habitants du centre de la cité habitent aujourd’hui dans des maisons faites de briques produites sur les communes de Noyon, Pont-l’Evêque et Passel. Le succès de la brique en construction, légère, facile à manipuler, utilisable avec la chaux ou le ciment, et pas chère en comparaison de la pierre de taille, est lié à l’invention au milieu du XIXe siècle du four Hoffmann à cuisson continue capable de produire plusieurs millions de briques par an.

Ces briqueteries industrielles, dont les hautes cheminées marquaient le paysage, ont progressivement disparu face au succès du parpaing de ciment. Celles rares qui subsistent aujourd’hui se sont spécialisées dans des productions à forte valeur ajoutée. A Noyon, il nous restait quelques bâtiments témoin et des cheminées. Celle de la briqueterie Lefèvre-Thonnier qu’on apercevait depuis la zone commerciale d’Auchan a été détruite en novembre 2025. Mais des fouilles archéologiques ont permis de retrouver les deux grands fours successifs.

La conférence sera donnée par Jean-Louis Bernard, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

> Auditorium du Chevalet 6 place Aristide Briand, Noyon   .

6 Place Aristide Briand Noyon 60400 Oise Hauts-de-France  

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English :

From Compiègne to Noyon, there was a tradition of brick and tile production, favored by the presence of an easily accessible clay layer near the river Oise, which could be used for architectural terracotta. Archaeological research carried out over the last ten years or so around Mont-Renaud, during the creation of the expressway and recently along the route of the future wide-gauge canal, has enabled us to study several traditional brick kilns, as well as one of the industrial brickworks of the modern era.

The oldest kilns, which could be fired en meule , were designed to meet the specific needs of a particular building site, such as the Chartreuse du Mont-Renaud. On the other hand, the enormous combined production volume of the three large brickworks that were set up at the end of the 19th century near the construction site of the future Canal du Nord supported the industrial dynamism of the region and, after the devastation of the First World War, the reconstruction of Noyon and the surrounding villages. Many local families lived and worked on these sites, often in difficult conditions. Today, most of the inhabitants of the city center live in houses made from bricks produced in the communes of Noyon, Pont-l?Evêque and Passel. The success of bricks in construction lightweight, easy to handle, suitable for use with lime or cement, and inexpensive compared to ashlar is linked to the invention in the mid-19th century of the Hoffmann continuous-firing kiln, capable of producing several million bricks a year.

These industrial brickworks, whose tall chimneys marked the landscape, gradually disappeared in the face of the success of cement blocks. The few that remain today have specialized in high value-added production. In Noyon, we still had a few showcase buildings and chimneys. The chimney at the Lefèvre-Thonnier brickworks, which could be seen from the Auchan shopping zone, was demolished in November 2025. However, archaeological digs have uncovered the two successive large kilns.

The lecture will be given by Jean-Louis Bernard, archaeologist at the Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

> Auditorium du Chevalet 6 place Aristide Briand, Noyon

L’événement Conférence Des briques pour reconstruire Noyon Noyon a été mis à jour le 2026-02-23 par Office de Tourisme du Pays Noyonnais