Exposition « Traverser le monde : le tournant photographique de l’Exposition universelle de 1867 », Archives nationales – Site de Paris, Paris
mercredi 25 novembre 2026 · Archives nationales - Site de Paris · Paris

Informations pratiques
Exposition « Traverser le monde : le tournant photographique de l’Exposition universelle de 1867 » 25 novembre 2026 – 17 février 2027 Archives nationales – Site de Paris Paris
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-11-25T10:00:00+01:00 – 2026-11-25T17:30:00+01:00
Fin : 2027-02-17T10:00:00+01:00 – 2027-02-17T17:30:00+01:00
En 1867, la France accueille la septième Exposition universelle. Au cœur du vaste palais elliptique, s’opère une reconfiguration du monde de la photographie. Napoléon III voit les choses en grand : il fait construire sur le Champ-de-Mars un palais elliptique, et aménager un parc où sont érigés une centaine de pavillons éphémères. L’Exposition Universelle de Paris en 1867 innove par son ampleur et par son projet : un très grand nombre de pays exposants, d’Amérique, d’Afrique et d’Asie contribuent dans tous les champs d’activités, des Beaux-Arts à l’industrie. La France et les autres puissances industrielles viennent y afficher leurs modernités en un moment de réel optimisme face au progrès technique. Événement global, l’exposition de 1867 déborde les discours européo-centrés qui encadrent son organisation. Les délégations et visiteurs venus parfois de très loin à Paris ont alors l’occasion de se mesurer à l’utopie moderne construite dans la capitale française et aux futurs possibles qu’elle paraît dessiner.
Au cœur de cet événement, la photographie est présentée dans de nombreux pavillons du Champ de Mars, omniprésente déjà dans ses différentes caractéristiques, comme œuvre d’art, moyen de diffusion, outil de sciences ou objet de commerce. Il y a, bien sûr, des sections entières du Palais de l’Industrie qui lui sont consacrées. De Julia Margaret Cameron à Nadar, le canon de la photographie du 19ème s’y montre et s’y invente. Mais ce sont aussi d’innombrables albums et vues du monde qui peuplent les vitrines. La photographie n’est pas qu’une image dans l’exposition, c’est un reflet de l’événement. On s’y fait tirer le portrait dans le splendide pavillon que lui consacre Pierre Petit. Des milliers de vues stéréoscopiques documentant l’exposition sous tous les angles sont en vente pour les amateurs de mémentos réalistes. On les retrouve aujourd’hui dans des collections autour du monde, trace de leur succès auprès de visiteurs souvent venus de loin. La présence de la photographie en 1867 ne s’arrête pas là. Les organisateurs inventent l’équivalent du premier document d’identité avec photographie pour faciliter les entrées. Il faut produire des dizaines de milliers de portraits de façon quasi-industrielle pour assurer le fonctionnement du système.
Enfin, l’événement remodèle véritablement le monde de la photographie. Toutes les générations de photographes doivent démontrer la qualité et l’originalité de leur production tant aux yeux du jury de sélection qu’en comparaison des modes traditionnels de reproduction et d’impression, comme la gravure. La photographie et les photographes doivent faire leur place. La profession s’organise collectivement, des syndicats se créent, qui traduisent la diversité des orientations professionnelles et rendent visibles de nouveaux enjeux artistiques et commerciaux, actifs pendant tout le XXe siècle.
Dans, autour et hors du Champ de Mars, la photographie transforme profondément l’expérience d’être soi au milieu du monde. C’est l’objet de l’exposition et du catalogue que de la transmettre au public du début du 21ᵉ siècle.
L’exposition se tiendra dans les appartements du prince de l’hôtel de Soubise et s’articulera en deux parties : d’une part, une présentation de documents originaux (archives, photographies, dessins, objet, stéréoscope) abordant différentes perspectives photographiques déployées au sein de l’Exposition universelle ; d’autre part, un dispositif audiovisuel immersif, projection 3D à partir de vues d’époques, offrant aux visiteurs la possibilité de déambuler virtuellement au cœur du Parc de l’exposition. La présentation de documents originaux se déploie en quatre chapitres prenant comme point de départ un personnage, réel ou fictif, et son lien particulier à l’exposition universelle : Pierre Petit, détenteur d’un monopole pour la photographie, Stéphanie Breton, exposante dans la section française de photographie, Tokugawa Akitake, Taikun, émissaire du japon et visiteur exceptionnel pour la première fois photographié à Paris, et enfin un des nombreux animaux naturalisés illustrant l’attrait pour les choses et curiosités largement photographiées dans les allées de l’exposition.
Commissariat de l’exposition : Marie-Eve Bouillon, conservatrice du patrimoine à la mission photographie des Archives nationales, Daniel Foliard, professeur en histoire contemporaine à l’Université Paris Cité.
Un ouvrage sera publié par les Editions de l’Université Paris Cité dans la collection « Longue Vue ». Il inclura une série de courts textes articulés à une riche iconographie mise en valeur par des légendes individualisées visant à guider le lecteur. Une immersion ludique dans l’Exposition universelle sera également proposée grâce à des lunettes qui rendront visibles une trentaine de photographies de l’époque en trois dimensions. Publié sous la direction de Marie-Eve Bouillon et Daniel Foliard, il comporte également des essais d’Edouard Vasseur, de Yann Potin et Magalie Bonnet. La date de sortie est prévue pour le 7 novembre 2026.
Archives nationales – Site de Paris 60 Rue des Francs Bourgeois, 75003 Paris, France Paris 75003 Quartier des Archives Paris Île-de-France +33140276096 https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr Hôtels des XVIIe et XVIIIe siècles. Ancien hôtel de Rohan, groupe en bas-relief des Chevaux du Soleil, porte de l’ancien hôtel de Clisson et hôtel de Soubise : XVIIIe siècle. Réaménagements aux XIXe et XXe siècles, jusqu’à la construction du CARAN (centre d’accueil et de recherche des archives nationales). Musée de l’Histoire de France. Métro : Rambuteau ; Hôtel de ville. Bus : 29, 76.
En 1867, la France reçoit la septième Exposition Universelle. Napoléon III voit les choses en grand : il fait construire sur le Champ-de-Mars un vaste palais elliptique, et aménager un parc où sont :…
M. Léon et J. Lévy, Exposition universelle de 1867, photographie, section française, Paris, Archives nationales, F/12/11893
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