UNIDIVERSLE MÉDIAVERS CULTUREL
AGENDA · Pontault-Combault

Vernissage, Isabelle Le Minh, A Rose is a Rose is the Last Rose of Summer, Centre photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault

samedi 3 octobre 2026 · Centre photographique d'Île-de-France · Pontault-Combault

Informations pratiques

Début
samedi 3 octobre 2026
Fin
samedi 3 octobre 2026
Lieu
Centre photographique d'Île-de-France
Adresse
107 avenue de la République, 77340 Pontault-Combault, France
Ville
77340 Pontault-Combault
Département
Seine-et-Marne
Tarif
Navette gratuite depuis Paris, Place de la Bastille, sur réservation obligatoire (accueilinformation@cpif.net)

Vernissage, Isabelle Le Minh, A Rose is a Rose is the Last Rose of Summer Samedi 3 octobre, 15h00 Centre photographique d’Île-de-France Seine-et-Marne

Navette gratuite depuis Paris, Place de la Bastille, sur réservation obligatoire (accueilinformation@cpif.net)

Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
Début : 2026-10-03T15:00:00+02:00 – 2026-10-03T18:00:00+02:00
Fin : 2026-10-03T15:00:00+02:00 – 2026-10-03T18:00:00+02:00

Dans le cadre des célébrations du Bicentenaire de l’invention de la photographie, le Centre photographique d’Île-de-France, centre d’art contemporain d’intérêt national, est heureux de présenter, à la suite de plusieurs collaborations, la première monographie dans un centre d’art contemporain en Île-de-France de l’artiste, à la reconnaissance internationale, Isabelle Le Minh.
Intitulée A Rose is a Rose is the Last Rose of Summer, l’exposition se compose de tirages, d’ensembles installatifs et de dispositifs variés. Elle articule de nouvelles créations spécifiques avec un ensemble d’œuvres emblématiques de la dernière décennie explorant sous un angle aussi conceptuel que facétieux et décalé, les présupposés et limites d’une histoire de la photographie en perpétuelle actualisation.
Reflet du processus de création d’Isabelle Le Minh, A Rose is a Rose is the Last Rose of Summer, convoque la citation, l’assemblage, la répétition, la boucle, la référence et l’hommage, ici à la figure féminine encore trop rarement évoquée par l’histoire des inventions.

En effet, en puisant ses matériaux et son inspiration dans l’histoire de l’art -notamment de la photographie -, ses mythes fondateurs, ses objets, techniques et usages, ses fondements théoriques, l’artiste a élaboré un vaste ensemble de pièces. Dans une approche conceptuelle, aussi humoristique que sensible, la photographie constitue son propre motif et objet de réflexion.
Ainsi, la série Traumachromes (2019) présente des vues de Rochester, berceau des usines Kodak aujourd’hui fermées, tirées sur soie dans de grands cadres blancs qui produisent un effet inattendu, entre diapositive géante et écran. L’artiste les a tirées à partir de film Kodak, puis a choisi de montrer les saturations chromatiques et les trames apparues accidentellement lors de leur numérisation, comme en écho au devenir numérique de la photographie qui a entraîné la chute de Kodak.
Cette histoire est également une histoire sociale, et l’artiste s’attache à évoquer les mains, souvent invisibles, qui font fonctionner l’industrie de la photographie depuis son essor : dans Raw Loop (2023), les mains manucurées qui illustrent les modes d’emploi d’appareils photographiques répondent à celles des ouvrières sur les chaînes de montage, autant qu’aux images de dirigeants, tous masculins, signant des contrats.
Feedback Loop (2023) est un assemblage d’images et d’éléments réalisé à partir des archives de l’entreprise Pentacon, fabricant d’appareils photographique est-allemand connu pour avoir produit des appareils à visée réflex à partir de pentaprismes, également visibles sur des dessins techniques sur fond noir. La pièce convoque également des collages détournés de Moholo-Nagy, qui anticipait en 1923 la possibilité de traduire une image en données numériques, en faisant réaliser un dessin à distance à partir de coordonnées spatiales. Sorte de schéma mental du fonctionnement du mécanisme optique du réflex et de ses développements conceptuels, l’assemblage fonctionne comme une boucle réflexive, dans une répétition foisonnante d’idées, de références et d’évocations historiques.
Cette même logique de boucle et de rétroaction est à l’œuvre dans le titre de l’exposition ; un assemblage d’une phrase extraite d’un poème en prose de Gertrude Stein, « A rose is a rose is a rose » (1913), et d’un vers du poète irlandais Thomas Moore « The Last Rose of Summer » (1805). Quelques vers typographiés de ce poème ont été reproduits par Constance Talbot, épouse et assistante d’Henry Fox Talbot, sur ce qui est souvent considéré comme la première image a procédé photographique réalisée par une femme. Ce poème, intégré au patrimoine populaire irlandais, a été repris en musique à maintes reprises.
À travers ce jeu de références, qui traduit bien la façon dont Isabelle Le Minh crée ses œuvres en tirant le fil d’histoires injustement considérées comme anecdotiques, le titre évoque autant l’idée de révolution cyclique de l’histoire de la photographie que les destins oubliés, parfois invisibilisés, qui ont contribué à son élaboration.

Avec le concours du Centre national des arts plastiques-Fonds national d’art contemporain (Pantin), du Fonds régional d’art contemporain Grand Large (Dunkerque), du Collège international de la photographie, de La Capsule -centre culturel André Malraux (Le Bourget), de VOX, centre de l’image contemporaine (Montréal), des Technische Sammlungen (Dresde), de Bloomington School of Art & Design (Indiana University) et de la Galerie Christophe Gaillard (Paris).

Biographie
Après une première vie d’ingénieur-brevets à Berlin dans les années 90, Isabelle Le Minh est diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Au début des années 2000, le passage à l’ère numérique l’amène à reconsidérer sa posture artistique : utiliser la photographie non plus comme un moyen de représenter le monde, mais « penser » la photographie en prolongeant à l’ère du numérique une voie réflexive déjà ouverte dans les années 70. Depuis lors, la photographie, son histoire, ses objets, ses techniques et ses théories se trouvent au cœur de la démarche de l’artiste.
Lauréate du prix Jeune Création en 2000, du prix Révélation livre d’artiste MAD-ADAGP en 2016, elle est résidente à la Villa Kujoyama en 2019 et à la Villa Saïgon en 2024. Le prix international de photographie Spectrum 2027 vient de lui être attribué.
Ses œuvres ont été présentées dans des manifestations d’envergure en France et à l’étranger comme les Rencontres d’Arles, Paris Photo, le Mois de la Photographie à Montréal, mais aussi dans des institutions comme le Centre Pompidou, la Bibliothèque Nationale de France, le Musée des techniques de Dresde, la Fondation Ehrhardt à Berlin, le Goethe Institut à Paris, le Frac Normandie Rouen, le CRP/Douchy-les-Mines ou la Maison Rouge.
Isabelle Le Minh enseigne à la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg, son travail est représenté par la galerie Christophe Gaillard.

Centre photographique d’Île-de-France 107 avenue de la République, 77340 Pontault-Combault, France Pontault-Combault 77340 Seine-et-Marne Île-de-France 0170054980 https://www.cpif.net
Dans le cadre des célébrations du Bicentenaire de la Photographie, le Centre photographique d’Île-de-France, centre d’art contemporain d’intérêt national, est heureux de présenter, à…

Isabelle Le Minh, Raw Loop 1, 2023. Détail, installation visuelle et sonore, 6 modules commandés par Arduino, 60 Impressions par module, 32 x 24 x 26 cm. Courstesy Isabelle Le Minh, Adagp, et Galerie Christophe Gaillard.

À voir aussi à Pontault-Combault (Seine-et-Marne)