Mort d’un enfant à Rennes. Deux mineurs présentés mercredi en vue d’une mise en examen pour meurtre sur mineur

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Mort d’un enfant à Rennes

L’enquête sur la mort d’un garçon de 11 ans, retrouvé dimanche 24 mai 2026 sur les bords de la Vilaine à Rennes, franchit une nouvelle étape judiciaire. Selon le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, les gardes à vue des deux adolescents de 15 et 16 ans ont été prolongées. Ils doivent être présentés mercredi matin au tribunal judiciaire de Rennes en vue d’une éventuelle mise en examen pour meurtre sur mineur.

La mort de l’enfant retrouvé dimanche 24 mai 2026 à Rennes, dans le secteur Alphonse-Guérin, sur les bords de la Vilaine, rive sud de la rue Dupont-des-Loges, suscite une vive émotion. L’enquête, ouverte pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, se poursuit sous l’autorité du parquet de Rennes. Après l’interpellation d’un adolescent de 16 ans et la présentation spontanée d’une adolescente de 15 ans au commissariat, les deux mineurs sont toujours entendus par les enquêteurs.

Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, a confirmé ce mardi 26 mai la prolongation de leurs gardes à vue. Les deux adolescents doivent être présentés mercredi matin au tribunal judiciaire de Rennes en vue d’une éventuelle mise en examen pour meurtre sur mineur. À ce stade, cette qualification reste celle envisagée dans le cadre de la procédure. La décision de mise en examen appartient au juge d’instruction.

Un enfant retrouvé mort dimanche sur les bords de la Vilaine

Le corps de la victime, un garçon de 11 ans, a été découvert dimanche 24 mai, vers 17 h, dans un espace boisé situé sur une rive de la Vilaine, non loin du centre-ville de Rennes. L’enfant présentait une serviette de bain mouillée très serrée autour du cou. Les secours intervenus sur place n’ont pas pu le réanimer.

Selon les éléments communiqués par le parquet, l’alerte aurait été donnée par des riverains après avoir entendu les cris d’un enfant. Les premiers constats ont conduit le parquet de Rennes à ouvrir une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée de Rennes.

L’autopsie a confirmé que le décès avait été causé par une strangulation. Cet élément médico-légal renforce la gravité de la qualification pénale retenue à ce stade de l’enquête.

Deux adolescents en garde à vue

L’enquête a rapidement conduit les policiers à identifier deux jeunes qui auraient été vus en compagnie de la victime l’après-midi du drame. Un adolescent de 16 ans a été interpellé lundi matin. Une adolescente de 15 ans s’est ensuite présentée spontanément au commissariat de Rennes dans l’après-midi. Tous deux ont été placés en garde à vue.

Leurs gardes à vue ont été prolongées. Selon le procureur de Rennes, ils doivent être présentés mercredi matin au tribunal judiciaire en vue d’une éventuelle mise en examen pour meurtre sur mineur.

D’après les éléments rapportés par le parquet, les deux adolescents auraient expliqué avoir voulu « se venger » et récupérer du matériel de pêche d’une valeur de quelques dizaines d’euros. Ces déclarations, recueillies en garde à vue, devront être confrontées aux autres éléments de l’enquête, aux constatations médico-légales et aux investigations matérielles.

Une chronologie désormais plus précise

Samedi 23 mai 2026. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime et l’un des adolescents mis en cause se seraient rencontrés autour d’une activité de pêche.

Dimanche 24 mai, après-midi. L’enfant aurait retrouvé les deux adolescents sur les bords de la Vilaine. Les circonstances exactes de ce rendez-vous, puis du drame, restent à établir avec précision.

Dimanche 24 mai, vers 17 h. Des riverains alertent la police après avoir entendu des cris. Le corps du garçon de 11 ans est découvert dans un secteur boisé, sur une rive de la Vilaine, avec une serviette de bain mouillée très serrée autour du cou. Le décès est constaté sur place.

Dimanche soir. Le parquet de Rennes ouvre une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans. La division de la criminalité organisée et spécialisée de Rennes est saisie.

Lundi 25 mai, matin. Un adolescent de 16 ans est interpellé et placé en garde à vue.

Lundi 25 mai, après-midi. Une adolescente de 15 ans se présente spontanément au commissariat de Rennes. Elle est à son tour placée en garde à vue.

Mardi 26 mai. Le procureur de Rennes confirme la prolongation des gardes à vue. L’autopsie confirme une mort par strangulation. Les deux mineurs doivent être présentés mercredi matin au tribunal judiciaire de Rennes en vue d’une éventuelle mise en examen pour meurtre sur mineur.

Une affaire d’une extrême gravité

La qualification de meurtre sur mineur de moins de 15 ans place l’affaire dans le champ des crimes les plus graves. Elle signifie que les enquêteurs et le parquet travaillent à ce stade sur l’hypothèse d’un homicide volontaire commis sur une victime mineure. La procédure devra néanmoins établir le rôle précis de chacun des deux adolescents, leur degré de participation éventuelle, le déroulement exact des faits et les intentions retenues par la justice.

Le fait que les deux mis en cause soient eux-mêmes mineurs rend le dossier encore plus sensible. La procédure pénale applicable aux mineurs prévoit des règles particulières, mais la gravité de la qualification envisagée demeure majeure. À ce stade, les deux adolescents bénéficient de la présomption d’innocence.

La prudence reste nécessaire

Plusieurs éléments importants restent encore à préciser. Si la strangulation est désormais confirmée par l’autopsie, l’enquête doit encore déterminer la mécanique exacte du drame, la chronologie fine de l’après-midi, le rôle respectif des deux adolescents, ainsi que la valeur et la portée de leurs déclarations en garde à vue.

La présentation prévue mercredi matin devant la justice constituera une étape déterminante. Elle pourra déboucher sur l’ouverture d’une information judiciaire, une ou plusieurs mises en examen, un placement sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire, selon les réquisitions du parquet et les décisions du juge compétent.

Nolwenn Denis
Nolwenn Denis suit les battements de l’Ille-et-Vilaine au plus près du terrain. À Rennes et dans ses environs, elle raconte ce qui traverse un territoire — ses élans, ses fragilités, ses initiatives, ses secousses aussi. Culture, société, environnement, vie locale : son regard s’attache à ce qui fait la texture du quotidien et la singularité bretonne.