Beau Jour à Rennes, une boutique de vêtements en mode responsable rue Victor Hugo

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Au 9 rue Victor Hugo, à deux pas des flux du centre de Rennes, Beau Jour ressemble à ces adresses qui apaisent immédiatement le regard.

C’est une boutique claire, pensée pour donner envie de toucher les matières, d’observer les coupes, de prendre le temps. Ici, la “mode responsable” n’est pas un slogan plaqué, mais une façon de sélectionner, d’expliquer, de limiter, d’assumer des choix. Une boutique récente à Rennes — ouverte au public début novembre 2025 — mais déjà suffisamment lisible pour devenir un repère.

Une sélection courte, un dressing plus net

Le principe est simple, et c’est souvent ce qui manque : moins, mais mieux. Beau Jour revendique des marques éthiques et écoresponsables, avec une attention portée à la fabrication (principalement européenne dans les communications) et à l’idée de collections en quantités limitées — une manière de sortir de la mécanique des volumes et de la rotation frénétique.

À l’intérieur, l’expérience est volontairement “débruitée”, pas d’empilements, pas d’agression visuelle. On circule, on compare, on projette. La boutique fait le pari d’un rapport plus adulte au vêtement : une pièce doit tomber juste, se combiner facilement, durer, et vous accompagner sans bruit pendant des saisons entières.

Vêtements, accessoires, cadeaux : une boutique de “belles choses” au sens large

Beau Jour se présente comme une boutique de mode responsable, mais l’offre va au-delà du simple portant. Dans sa description d’activité, on retrouve une sélection articulée autour de :

  • vêtements (femme, homme, enfant),
  • chaussures,
  • accessoires et maroquinerie,
  • bijoux fantaisie,
  • et des objets (déco, petites trouvailles) issus de créateurs locaux.

C’est aussi ce mélange qui fait l’intérêt d’une boutique : on peut y entrer pour un vêtement, repartir avec un cadeau, ou l’inverse. Et, au fond, c’est cohérent : si l’on change son rapport à la mode, on change souvent aussi son rapport à l’objet.

Quelques marques repérées dans leur sélection

La boutique communique régulièrement ses arrivages et ses “focus” marques. Parmi les noms cités dans leurs publications (liste non exhaustive) :

  • Noyoco
  • Rotholz
  • Nénés Paris
  • et, dans une annonce de lancement : Grace & Mila, La Petite Étoile, Vanessa Wu, Faguo, Jaqk, Liewood, Cookut, Inuwet

Le mieux, pour suivre la boutique au quotidien, reste leur compte Instagram, qui sert de vitrine vivante : nouveautés, sélections, horaires, ouvertures exceptionnelles.

Infos pratiques

  • Adresse : 9 rue Victor Hugo, 35000 Rennes
  • Horaires habituels : lundi 14h–19h ; mardi à samedi 10h30–19h
  • Ouverture : communication d’ouverture au public début novembre 2025
  • Fondatrices / direction : Chloé et Eva (Foubert)

Mode responsable : repères rapides (matières, labels, pièges)

Matières : ce qui aide souvent

  • Lin, chanvre, laine (bien sourcée), coton biologique : pas parfaits par nature, mais généralement plus lisibles que les mélanges synthétiques.
  • Tencel / Lyocell : intéressant quand la filière est bien documentée (procédé en boucle plus maîtrisé que la viscose classique).
  • Recyclé : utile, surtout pour limiter le neuf, mais à évaluer au cas par cas (qualité, microfibres, fin de vie).

Labels : quelques balises (sans les sacraliser)

  • GOTS : coton bio + exigences sociales/environnementales sur une partie de la chaîne (référence solide quand il est bien appliqué).
  • OEKO-TEX : plutôt un indicateur “absence de substances nocives” sur un composant, pas un label global de durabilité.
  • Fairtrade / équivalents : utile sur certaines filières, mais demande de lire ce qui est exactement certifié.

Pièges fréquents

  • Le “green” sans preuves : vocabulaire flou (“conscient”, “responsable”, “éthique”) sans infos concrètes (matière, lieu, atelier, durée de vie).
  • Le “made in” trompeur : une étiquette peut désigner l’assemblage, pas l’origine de la matière ni des étapes amont.
  • La fausse bonne idée des mélanges : un tissu multi-matières peut être difficile à recycler et vieillir moins bien.
  • La culpabilisation : la mode responsable commence souvent par un geste simple : acheter moins, porter plus longtemps, réparer, revendre.