L‘Institut Suédois, dans le quartier du Marais (Paris 3e), présente avec l’exposition Formes ouvertes une trentaine de créations du peintre et sculpteur Olle Baertling (1911-1981). L’œuvre de cette figure iconique de l’abstraction entre en dialogue avec les œuvres d’autres artistes internationaux.

L’exposition Formes ouvertes est orchestrée par les commissaires Marion Alluchon et Marjolaine Lévy. À travers des approches et des médiums très différents, Olle Baertling et sept autres artistes contemporains renouvellent l’art abstrait géométrique et interrogent sa pertinence aujourd’hui : Cécile Bart (née en 1958) ; Rana Begum (née en 1977) ; Ulla von Brandenburg (née en 1974) ; Jacob Dahlgren (né en 1970); Bernd Ribbeck (né en 1974) ; Bella Rune (née en 1971) ; et Brooklin A. Soumahoro (né en 1990). A l’aide d’une scénographie singulière, l’exposition explore les ramifications mondiales de l’abstraction géométrique. Les septs artistes déploient à leur tour la notion de forme ouverte de façon inédite.
L’art pour Olle Bærtling a toujours été un mouvement abstrait ; pour lui tout est mouvement, tout se meut, puisque rien n’est immobile dans l’univers ; cependant, tandis que le mouvement cosmique est d’ordre physique, le mouvement abstrait est au diapason de la pensée humaine…


Biographie :
Olle Baertling vient au monde le 6 décembre 1911 à Halmstad en Suède. D’abord exerçant la profession d’employé de bureau à la banque Scandinave de Stockholm, il s’intéresse à la peinture à l’âge de 23 ans ; il peint d’abord en autodidacte sur son temps libre, avant de devenir l’élève des peintres Fernand Léger (1881-1955) et André Lhote (1885-1962), une fois arrivé à Paris. Il est en premier lieu influencé par le style expressionniste nordique !

En 1948, l’influence du peintre néerlandais Piet Mondrian (1872-1944) détermine son orientation future. Olle Baertling développe alors une palette vive et colorée, tout à fait abstraite, avec le triangle comme principale figure ; il explore la notion de forme ouverte.
Olle Baertling expose pour la première fois à Stockholm l’année suivante, puis en 1950 il accède au Salon des réalités nouvelles à Paris ; en 1952, la galerie Denise René commence à représenter son travail avec l’exposition Diagonale. Elle continuera à le faire chaque année…

A compter de cette date, l’artiste établit une conception des triangles ouverts : le mouvement résulte d’une combinaison de lignes noires et d’intenses contrastes de couleurs. Il se révèle ainsi un coloriste audacieux : la couleur, pour lui, est un agent perceptif qui active la rétine et dynamise la pensée. Ses compositions sont monumentales, avec le concours de teintes vibrantes et de triangles jamais finis…

Olle Baertling développe, en parallèle, une œuvre sculpturale qui dialogue avec sa peinture. En 1955, ses œuvres sont présentes dans les collections du Musée d’Art Moderne et du Guggenheim à New York, du Musée National de Suède et du Musée d’art de Gothenburg. À partir de 1964, ses œuvres intègrent de nombreuses collections prestigieuses en Suède comme dans le reste du monde.
Olle Baertling s’éteint, dans sa 70e année, le 2 mai 1981 à Stockholm en Suède, année où la Liljevalchs Konsthall de la capitale suédoise lui organise une rétrospective. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des artistes les plus iconiques de l’art suédois…
Infos pratiques :
Exposition Formes ouvertes, jusqu’au dimanche 19 juillet 2026
Institut Suédois – 11, rue Payenne – quartier du Marais – 3e arrondissement de Paris.
Horaires : du mardi au samedi et dimanche : de 12 h à 19 h – nocturne jeudi : de 12 h à 21 h.
Entrée gratuite pour tout public
