Sarrazen, la boîte réutilisable qui garde les galettes à plat et le geste artdéco en Bretagne

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boite sarrazen
Voite sarrazen

Il suffit d’un trajet un peu long entre la crêperie et la maison pour que les galettes, que l’on avait imaginées moelleuses et parfumées, se retrouvent pliées, parfois cassées, et déjà un peu desséchées, tandis que l’emballage plastique, qui n’aura servi qu’une fois, finit au rebut. C’est dans ce petit décalage, qui est aussi un rituel breton très ordinaire, que Sarrazen a trouvé sa place, puisqu’elle propose une boîte ronde et réutilisable qui permet de transporter et de conserver les crêpes et les galettes à plat, et qui transforme un geste banal en attention durable.

Sarrazen a été pensée pour celles et ceux qui veulent conserver des galettes sans les rouler et sans les plier, car la promesse est simple et concrète, alors même qu’elle répond à un problème que l’on tolère depuis longtemps. La boîte accueille jusqu’à douze galettes ou crêpes fines, lesquelles restent bien posées, tandis qu’un disque intercalaire, qui se place au-dessus, limite les frottements et favorise une tenue nette. Elle est donc un contenant spécialisé qui fait exactement ce qu’on lui demande, et qui le fait avec une évidence de forme, puisque le disque large et stable se glisse facilement dans un réfrigérateur et se transporte sans drame.

Ce qui distingue Sarrazen d’une simple boîte utilitaire, c’est qu’elle a été conçue pour être laissée en vue, puisqu’elle revendique un statut d’objet “de sens” qui n’est pas seulement pratique. Les décors, qui reprennent l’idée d’un souffle marin et d’un patrimoine graphique, s’inspirent de motifs bretons que l’on reconnaît sans qu’ils deviennent folkloriques, et ils sont portés par des œuvres de Bruno Blouch, artiste concarnois dont l’univers, qui convoque ports, voiliers et lignes d’horizon, s’accorde naturellement à un objet qui circule entre la table et le frigo.

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Une matière biosourcée, qui se veut exigeante, et un choix qui se veut cohérent

La marque met en avant une matière dont l’origine est en grande partie renouvelable, et elle annonce un taux de biosourçage d’au moins 90 %, qui reposerait notamment sur la canne à sucre, la cellulose de bois et des coquilles d’œufs, tandis qu’elle précise que la boîte est sans BPA ni phtalates et que des tests de migration ont été réalisés par un laboratoire indépendant. Elle indique aussi que l’ensemble, qui se veut durable, est recyclable dans les filières annoncées, puisque la boîte relèverait de la filière PEHD et que l’intercalaire, qui est en PET, est également recyclable et fabriqué en France.

Cette approche, qui consiste à remplacer l’usage unique par un objet que l’on garde, s’inscrit dans un mouvement plus large, car la réduction des plastiques jetables s’impose désormais comme un horizon public, notamment depuis la loi AGEC, qui vise la fin des emballages plastiques à usage unique à l’horizon 2040. Sarrazen ne prétend pas résoudre le problème à elle seule, mais elle propose un substitut clair, qui se joue à l’échelle d’un repas et d’un frigo, et qui permet d’éviter, semaine après semaine, une petite accumulation de déchets.

Une fabrication locale qui rassure, même si elle impose son tempo

Sarrazen revendique une fabrication française, et plus précisément bretonne, qui s’appuie sur une logique de petite série, laquelle suppose des étapes plus lentes, notamment lorsque la sérigraphie est réalisée boîte par boîte et qu’un temps de séchage doit être respecté. Il en découle un rythme qui n’est pas celui de la livraison instantanée, et qui peut se traduire par des délais plus longs, surtout lorsque les stocks sont limités, ce que la boutique en ligne et certaines pages produit laissent entendre lorsqu’elles évoquent des réassorts et des disponibilités différées.

Ce tempo, qui peut frustrer celles et ceux qui commandent au dernier moment, fait pourtant partie du projet, car il reflète un choix qui privilégie la cohérence, la proximité et la qualité perçue, plutôt que la production à grande vitesse.

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Un usage simple, qui est guidé par des règles claires

La boîte a été pensée pour un rituel précis, et ce rituel reste facile à adopter, à condition de respecter quelques consignes, qui découlent du matériau et de la finition. On laisse d’abord refroidir les galettes ou les crêpes, puis on les range à plat, ensuite on place le disque intercalaire, qui limite le contact direct, et l’on ferme la boîte avant de la mettre au frais. Enfin, on privilégie un lavage à la main, puisque la marque recommande d’éviter le lave-vaisselle, et l’on ne chauffe pas le contenant, car il n’est pas destiné à passer au micro-ondes.

Des repères concrets qui aident à se projeter

Sarrazen peut accueillir jusqu’à douze galettes ou crêpes fines, et elle affiche un diamètre d’environ 37,4 centimètres, tandis que sa hauteur, qui reste basse, avoisine 2,7 centimètres, ce qui facilite son rangement au réfrigérateur. La marque indique un poids d’environ 650 grammes, et elle positionne le produit autour d’une trentaine d’euros, ce qui varie selon les versions, tandis que certains accessoires, comme l’intercalaire de rechange ou un filet de transport, sont proposés séparément.

Un petit manifeste domestique, qui tient dans un cercle

Au fond, Sarrazen raconte une idée que l’on voit revenir dans le mode de vie contemporain, puisque l’on cherche de plus en plus à corriger les “petites défaites” du quotidien, qui semblent insignifiantes mais qui finissent par compter, comme le plastique jetable, le gâchis alimentaire ou les objets mal conçus. Ici, l’ambition est modeste et solide à la fois, car il s’agit de préserver la souplesse et le parfum des galettes, et il s’agit aussi de célébrer un patrimoine vivant, qui passe par des gestes simples, tandis qu’un design sobre et une fabrication locale donnent à l’ensemble une forme de crédibilité. Et comme l’objet ne cherche pas à être spectaculaire, mais à devenir un réflexe, il se glisse facilement dans une cuisine, où il finit par faire ce que les bons objets savent faire, c’est-à-dire disparaître dans l’usage, tout en améliorant la vie.

Site de Sarrazen