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UNIDIVERSLE MÉDIAVERS CULTUREL

H+ _La Trame, partie II : chapitres 40 à 45 – L’Art énergétique expliqué à tous

Du vingt-deuxième au vingt-septième jour, l’enseignement pythagoricien sort de l’ombre. Les quatre degrés de l’initiation deviennent un phénomène mondial, Noor Khan expose devant l’OMS le fonctionnement de l’Art énergétique et la possibilité de soigner par la Lyre fascine autant qu’elle inquiète. Très vite, le rêve d’une médecine nouvelle se retourne en soupçon de captation des énergies : les « voleurs d’énergie » apparaissent dans les récits, les pythas sont pris pour cible et l’ONU se fracture sur leur statut.

Intelligence artificielle, transhumanismes, écologie, recompositions impériales, distribution, manipulation et captation des énergies, soin du corps et de l’esprit, spiritualités nouvelles, éclatement des régimes de vérité, nouvelles conceptions du vivant : le roman d’anticipation H+ _La Trame ne cherche pas à isoler l’une de ces mutations, mais à imaginer ce qui advient lorsqu’elles commencent à former un seul monde. Découvrez-le en feuilleton tout au long du mois d’août, avant sa parution imprimée prévue début 2027.

Chapitres précédents :[1–3][4–5][6–8][9–10][11–12][13–15][16–17][18–19][20–21][22–23][24–25][26–27][28–32][33–39]

H+ _La Trame est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou situations réelles doit être comprise comme un effet de recomposition imaginaire et non une description fondée sur l’existence réelle d’éléments du parc humain.

Chapitre 40 — 22e jour — Les quatre degrés

Le fameux passage des quatre degrés de l’initiation pythagoricienne, jamais totalement disparu mais toujours réservé à des cercles très confidentiels, revient aujourd’hui en pleine lumière. Il est traduit à la hâte en trente-sept langues, relayé sur les écrans de millions d’ordinateurs. L’ebook grimpe au sommet des ventes mondiales tandis que les librairies attendent avec impatience de recevoir les premiers exemplaires imprimés.

Un résumé de ce passage circule désormais. L’extrait complet des Quatre degrés de l’initiation de La Sagesse d’or de Pythagore est consultable pour les pays francophones à cette adresse : https://unidivers.fr/enseignement-pythagore-degres-initiation/.

Résumé des quatre degrés de l’initiation pythagoricienne

Le texte souvent connu sous le nom des Quatre Degrés de l’initiation à l’Art énergétique constitue l’un des fragments les plus célèbres de l’enseignement pythagoricien transmis principalement au sein de l’Ordre. Il décrit le chemin par lequel un être doué de la Lyre peut accéder progressivement à la maîtrise pythagoricienne des énergies.

La tradition estime que rares sont les personnes douées de la Lyre qui parviennent à s’initier par elles-mêmes. L’initiation à l’Art énergétique suppose une progression lente, réglée, exigeante, où le futur pytha apprend d’abord à se projeter dans la Trame, puis à ouvrir le versant extérieur de son Troisième Œil afin de percevoir son corps énergétique. Il doit ensuite reconnaître et visualiser la Lyre qui vibre en lui, apprendre à en jouer sur ses propres flux et, enfin, ouvrir le versant intérieur de son Troisième Œil afin de projeter ses accords vers autrui.

Le premier degré est celui des Aspirants. Un pythagoricien détecte chez une jeune personne la présence d’une Lyre et sa capacité à se projeter dans la Trame. Il lui transmet alors des exercices de méditation, d’attention, de discipline intérieure et de transformation de soi. L’enjeu est de trouver et d’ouvrir le versant extérieur du Troisième Œil afin que l’aspirant découvre son propre corps énergétique.

Le deuxième degré est celui des Néophytes. Une fois cette première perception ouverte, le jeune doué apprend à cartographier ses énergies physiques, sensorielles, psychiques et mentales. Guidé par son parrain ou sa marraine, il apprend à visualiser sa Lyre et à faire vibrer ses premières cordes.

Le troisième degré est celui des Auditeurs. Le Néophyte accepte alors le serment de silence et entre dans l’enseignement proprement pythagoricien, sans connaître encore l’existence de l’Ordre. Il apprend à composer des accords vibratoires sur sa Lyre, à harmoniser ses flux et à soigner son propre corps énergétique en astral. Ce degré marque le passage d’une simple disposition intérieure à une véritable maîtrise énergétique de soi.

Le quatrième degré est celui des Initiés. L’ouverture du versant intérieur du Troisième Œil élargit la perception dans la Trame à 360 degrés et permet de distinguer avec une précision nouvelle les flux énergétiques d’autrui. Surtout, elle ouvre aux accords de la Lyre une voie vers l’extérieur : l’Initié apprend à les projeter, à travers son Troisième Œil, sur les flux d’un autre corps énergétique, voire sur une autre Lyre. À partir de ce moment, il peut non seulement réguler son propre corps énergétique, mais aussi agir sur celui d’autrui et, au terme de sa formation, soigner les profanes. C’est à ce degré seulement que l’apprenti devient pleinement pythagoricien.

L’ensemble du parcours repose sur une idée centrale : le Troisième Œil permet de percevoir la Trame, tandis que la Lyre constitue un instrument d’harmonisation et d’action sur les énergies du vivant. Celui qui apprend à en jouer peut ralentir les effets du temps, soigner les désaccords du corps et de l’esprit et s’approcher peu à peu de la promesse ultime de l’Oracle de Delphes : « découvrir le Temple caché, suivre la jeune fille en deuil et atteindre l’île où s’éternisent les pommes d’or. »

Schéma pythagoricien : Tétraktys, Troisième Œil et Lyre à sept cordes

Chapitre 41 — 23e jour — L’art du remix

Le jour de la parution de l’ebook, des millions d’internautes commentent des extraits de l’initiation pythagoricienne. Sur YouTube, des professeurs de philo improvisés décryptent à la va-vite les quatre degrés.

Les mots, arrachés à leur contexte millénaire, deviennent des slogans. On les scande, on les met en boucle sur des musiques électroniques, on les superpose à des vidéos de lyres phosphorescentes ou à des plans de couchers de soleil.

« S’il n’y est pas parvenu, il est temps de prendre congé » devient un mème de rupture amoureuse, repris dans des clips humoristiques où l’on voit une porte claquer.

« Au bout de 666 jours, le Troisième Œil doit être ouvert » alimente des vidéos complotistes, montées avec des images de pyramides, d’extraterrestres et de feux d’artifice, mais aussi des challenges TikTok où des adolescents filment leurs yeux maquillés de rouge sans cligner jusqu’à la 666e seconde.

« Connais-toi toi-même » renaît comme un mantra de développement personnel, prestement affiché sur des mugs, des tote bags et tatoué à l’encre fine derrière l’oreille de jeunes influenceuses wellness.

Les mots, désormais, vivent une vie autonome : détournés, remixés, dégradés, ils glissent du sacré au grotesque, du mystérieux à la parodie.

Chapitre 42 — 24e jour — L’appel d’air

Chez les pythas, les réactions divergent. Et sévèrement. Les plus anciens sont horrifiés : voir l’enseignement de Pythagore et Theano, transmis sous serment de silence absolu depuis vingt-six siècles, circuler en GIF animés et en hashtags leur donne la nausée.

« Qu’ils entendent ceux qui écoutent et que se taisent ceux qui savent » est projeté sur des vidéos de soirées étudiantes en surimpression de cocktails fluorescents.

Mais d’autres pythas, jeunes pour la plupart, s’en amusent, voire s’en réjouissent. Ils participent eux-mêmes aux détournements. En fin d’après-midi, un clip devient viral. Il montre un pytha de 23 ans, les mains sur une console de DJ, lancer un set intitulé 666 Days Challenge.

Beaucoup ne cachent pas leur joie. Une journaliste, également pytha, la résume ainsi : « Ce qui était caché ne l’est plus. On va pouvoir vivre normalement et accueillir plein de nouveaux venus. Ça va donner un coup de jeune et un coup de fouet à l’École, qui sent parfois un peu la maison de retraite… »

De fait, des centaines de millions de personnes ordinaires rêvent de savoir si elles sont douées de la Lyre et cherchent fébrilement comment contacter l’École de Pythagore. « À quand des unités mobiles pythas en ville où aller se faire détecter la Lyre ? » poste l’un d’eux.

Ainsi, en l’espace de quelques jours, les degrés de l’initiation de Pythagore se transforment à la fois en source de scandale, en moteur de marketing planétaire et en appel d’air pour de jeunes pythas frustrés de devoir se taire et pour une foule nouvelle avide d’initiation. Certains se demandent quelle part de cet appel relève du désir humain et quelle part de ce qui s’est ouvert avec la Trame.

Chapitre 43 — 25e jour — L’Art énergétique

[Extrait de l’allocution de la docteure Noor Khan devant l’OMS réunie en session extraordinaire à Genève]

« À la demande du secrétaire général de l’ONU et de la directrice de l’OMS, je vais vous présenter la manière dont les pythagoriciens exercent ce que nous appelons l’Art énergétique. Cette pratique est rendue possible par une formation technique complète et exigeante, que résume globalement assez bien l’ouvrage que l’on trouve désormais partout : La Sagesse d’or de Pythagore. Je peux illustrer notre propos par trois planches explicatives, schématiques mais utiles.

Voilà la première :

art énergétique

La deuxième :

visualisation lyre corps astral

Enfin, la troisième :

art énergétique

L’exercice de l’Art énergétique sur un patient repose toujours sur un contact humain direct. Le praticien et la personne à soigner — qui peut elle-même être pytha ou non — se donnent les mains. Par ce geste, qui est d’abord un geste de confiance, le pytha entraîne le corps énergétique du patient avec lui dans la Trame, autrement dit ce champ collectif que certains nomment aussi l’Astral. Le patient n’a donc pas besoin de savoir lui-même se projeter ni d’avoir ouvert son Troisième Œil. Leurs deux corps énergétiques se trouvent alors reliés dans la Trame.

Le soignant utilise sa Lyre intérieure. Il en fait vibrer les cordes afin de composer des accords précis qu’il projette, à travers le versant intérieur de son Troisième Œil, sur les flux énergétiques du patient. Ces accords fluidifient les courants vitaux, un peu comme un massage invisible, mais situé à l’intérieur même des flux qui animent le corps. Les énergies stagnantes, devenues inutiles, parfois même nocives, se détachent alors.

Que deviennent-elles ? Elles ne disparaissent pas : elles sont absorbées par le soignant. C’est une forme de recyclage naturel. Ce qui alourdissait un organisme se transforme en ressource vitale pour un autre. Le patient s’allège, le praticien se renforce. C’est ce double bénéfice qui, depuis des siècles, fonde l’équilibre de notre pratique.

Laissez-moi insister : il ne s’agit pas d’un transfert unilatéral, mais d’une dynamique régulée. L’intention du soignant est essentielle : sa Lyre doit rester accordée à l’éthique du soin, sinon l’échange devient déséquilibré et dangereux. Tout comme dans la médecine classique. Mais lorsque la bonne pratique est respectée, les résultats sont constants : soulagement des douleurs, amélioration de la circulation énergétique, ralentissement de certains processus de vieillissement.

Pour autant, permettez-moi de souligner un point capital. Les Lyres ne sont pas toutes identiques. Les sources historiques établissent principalement trois architectures : sept, douze ou quinze cordes. Différentes traditions à travers le monde interprètent les 12 comme 2 + 3 + 7, et les 15 comme 3 + 5 + 7. Mais davantage de cordes ne signifie pas nécessairement davantage de puissance : cela signifie surtout une gamme plus étendue d’accords possibles.

Le nombre de cordes n’épuise pas les différences entre pythas. À architecture identique, l’amplitude et la finesse d’une Lyre, comme la maîtrise qu’en a le pytha, peuvent varier considérablement. Certains disposent d’une Lyre d’une amplitude limitée : il leur faudra parfois une heure de travail, avec une dépense considérable d’énergie, pour soulager une simple foulure. D’autres, plus accordés, plus puissants, accomplissent ce même geste en quelques minutes, quasi sans effort.

Pour vous donner une échelle, certains jeunes pythas, encore peu entraînés, ou certains pythas naturellement moins aptes au maniement de leur Lyre ne réussissent tout simplement pas à apaiser une foulure ou une migraine chez un patient. La large majorité des pythas qui sont des praticiens du soin confirmés soulagent une foulure en une vingtaine de minutes. Quelques dizaines de milliers, dotés d’une vigueur exceptionnelle, y parviennent en dix minutes. Quelques centaines, au sommet de l’Art, descendent en deçà d’une minute ; un temps si court que la sensation de douleur et de fatigue se transforme en un lent frisson tandis que les énergies libérées refluent vers le soignant.

Vous le voyez, il existe une hiérarchie liée à des aptitudes naturelles autant qu’à un entraînement rigoureux. Cette diversité est une force, car elle oblige chacun à rester conscient de ses limites. Mais elle explique aussi pourquoi certains pythas suscitent fascination et crainte : leur puissance est importante. Comme celle de grands médecins.

C’est précisément pour lever ces peurs que nous sommes ici. L’Art énergétique n’est pas une arme, mais un outil. Il ne remplace pas la médecine, mais s’offre comme un complément, une voie parallèle. Et c’est parce que nous savons que cette pratique suscite autant de fascination que d’inquiétude que nous avons décidé aujourd’hui de l’expliquer sans détour, en toute transparence. Je conclurai en précisant ceci : notre Art ne regarde pas un corps comme une réserve, mais comme un vaisseau de vie inscrit dans la Trame cosmique qui relie toutes choses. Aider tout vaisseau qui le demande est non seulement possible, mais moralement nécessaire. Merci de votre attention. »

Chapitre 44 — 26e jour — Les voleurs d’énergie

[Vidéo Facebook Live, New Delhi, 104 M de vues en trois jours]

Une enseignante en méditation transcendantale, visage grave :

« Une Saoudienne qui se disait pytha est venue assister à mon cours et m’a proposé de nous projeter ensemble. Mon Troisième Œil étant bien ouvert, j’ai pu percevoir rapidement qu’elle voulait pénétrer mon corps astral sans mon consentement. J’ai rompu le contact immédiatement. Faites attention ! »

Les commentaires affluent : « Moi aussi ! », « J’ai vécu tout pareil », « Ils veulent nous manipuler ! »

[Soirée OpenMind dans une boîte de Genève]

Caio Beleza, 35 à 40 ans d’âge physique, 57 ans d’âge légal, pytha brésilien et influenceur dans le domaine du bien-être, visiblement un peu trop grisé par l’attention que lui portent les réseaux sociaux, lâche en riant lors de la soirée de bienvenue que lui consacre la clinique suisse qui vient de l’engager :

« Ouais, c’est vrai qu’il y en a quelques-uns qui, disons… aiment un peu trop sucer l’énergie sans demander. Mais ils sont rares, hein, pas d’inquiétude ! »

Gêne. Une personne le filme avec son téléphone. Au mauvais moment. L’extrait devient viral.

#EnergyVampires #PythaBane

[Dépêche Reuters]

« À Ankara, trois hommes ont suivi un pytha dans une ruelle. Son corps a été retrouvé ce matin, mains brisées, yeux crevés. »

Dans plusieurs pays africains où demeure vivace l’imagerie folklorique des voleurs d’âmes et autres suceurs d’énergie, la réaction est aussi violente. Des pythas sont accusés d’être des vampires de Lucifer, de Satan et d’autres entités maléfiques, puis pourchassés.

En Russie, qui ouvre une enquête pour « menace vampirique sur la nation », des affiches officielles appellent à la vigilance : « Chassez les vampires imposteurs ! » ; des affiches officieuses leur rétorquent : « Les imposteurs et les vampires, 100 millions de morts, ç’a toujours été les communistes ! »

À Budapest, la sécurité intérieure expulse cinq jeunes pythas — deux Serbes, deux Slovaques et une Ukrainienne — après une soirée OpenMind, rendez-vous plus ou moins alcoolisé et dansant avec un atelier gratuit de détection de la Lyre, dans un grand bar du 7e arrondissement ; ils sont suspectés d’être des agents infiltrés au service des héritiers de George Soros.

À l’aéroport d’Atlanta, aux États-Unis, un pytha mexicain, 79 ans d’âge légal, 59 ans d’âge physique, accompagné de ses proches ordinaires et d’autres immigrés qu’il ne connaît pas, est hâtivement poussé vers un avion d’expulsion à destination de Mexico.

Chapitre 45 — 27e jour — L’ONU fracturée

New York, salle de l’Assemblée générale, session extraordinaire. Un bloc de pays de l’Est, associé à la Chine et à la Corée du Nord, dépose une motion pour « recenser » les pythas et les ficher comme « population à risque ». Comme l’explique l’ambassadeur russe, avec un sourire de Joconde carnassière :

« Il faut les recenser pour mieux les protéger… »

Un autre bloc composé du Brésil, de l’Inde, de l’Afrique du Sud, de la totalité des pays européens, à l’exception de la Hongrie et de la Slovénie, mais également et paradoxalement de la Chine, demande au contraire que la question des pythas, représentés par Pierre de Chardin et son épouse, la docteure Noor Khan, soit placée sous l’égide de l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie. Encouragée par la Chine, la Corée du Nord va plus loin en proposant de construire avec l’Ordre une nouvelle Agence internationale de régulation de l’énergie vitale.

Un troisième bloc demande de circonscrire un large espace dans une région peu habitée afin d’en faire « une maison, une vaste réserve où ceux qui le souhaitent pourront vivre en toute sécurité ». La délégation palestinienne propose la Cisjordanie, ce qui provoque les protestations d’Israël.

Assez vite, des délégués se mettent à hurler, à claquer des dossiers, à arracher les micros. Les traducteurs simultanés s’égosillent dans leurs cabines de verre. L’Assemblée générale se transforme en cirque sonore. Sur les écrans du monde, l’ONU apparaît, derechef, multipolarisée.

À Paris, place de la Nation, deux cortèges se font face. D’un côté, des banderoles blanches #HealingHands portées par des étudiants en médecine qui acclament un camarade pytha qui a sauvé la vie de l’un d’eux après une explosion en cours de chimie. De l’autre, des pancartes rouges #StopVampires, levées par des militants humano-identitaires qui crient : « Pas de sang pour les pythas ! » La police sépare les foules à coups de lacrymogènes et de canons à eau.

À Ibadan, au Nigéria, des pentecôtistes défilent joyeusement en appelant à crucifier tous les pythas. À quelques rues d’eux, des milliers de jeunes dansent au rythme d’un DJ qui scande : « Vivons tous ensemble plus longtemps ! »

Internet amplifie tout. Des deepfakes montrant des pythas aspirer l’énergie d’enfants circulent sur Twitter. Ils sont aussitôt contrés par des vidéos virales de guérisons miraculeuses. S’entrechoquent les hashtags : #HealingHands #StopVampires #PythaPride

[Message des commandants de la gendarmerie de l’Ordre à toute la pythasphère]

« Attention ! Ne vous projetez plus dans la Trame qu’en cas de réel besoin, et cessez de révéler votre appartenance à l’Ordre sur les réseaux et autour de vous. La situation est alarmante. Ne vous mettez pas en danger. »

À suivre… Demain commence la partie III.

Nicolas Roberti

L’auteur

Nicolas Roberti

Nicolas Roberti est passionné par toutes les formes d'expression culturelle. Docteur de l'Ecole pratique des Hautes Etudes, il étudie les interactions entre conceptions spirituelles univoques du monde et pratiques idéologiques totalitaires. Conscient d’une crise dangereuse de la démocratie, il a créé en 2011 le magazine Unidivers, dont il dirige la rédaction, au profit de la nécessaire refondation d’un en-commun démocratique inclusif, solidaire et heureux.