Publié à trente-neuf jours du premier tour, le programme de Charles Compagnon pour les Municipales 2026 de Rennes arrive fort tard dans une séquence censée offrir à nos concitoyens un temps de réflexion et de comparaison entre les différentes offres politiques. Un programme court, un cap clair, mais une frontière d’exécution à éclairer. Unidivers l’a fait pour vous.
Le document programmatique de Charles Compagnon (liste VIVRE RENNES !) tient en peu de pages, mais il affiche une ligne immédiatement lisible. Trois verbes structurent l’ensemble — Protéger, Respirer, Relancer — et une promesse politique traverse le texte : une mairie “proche”, “efficace”, “responsable”, qui part du quotidien et rompt avec une gouvernance jugée “hors-sol”.
Comme l’es autres offres rennaises, ce programme s’inscrit dans une campagne où l’échelon municipal est sommé de répondre à des crises qui débordent ses compétences formelles : tension du logement et du pouvoir d’achat, conflits d’usage dans l’espace public, inquiétudes autour de la tranquillité, adaptation climatique, saturation des mobilités. La différence tient moins au diagnostic qu’à la réponse proposée ; ici, l’accent est mis sur l’exécution visible, la présence et la réorganisation des services du quotidien.
Le programme de Charles Compagnon ne cherche pas l’encyclopédie. Il vise une politique des usages. Propreté, tranquillité, stationnement, horaires, qualité de l’espace public, commerce du quotidien. Autrement dit, ce que les habitants éprouvent, chaque jour, dans leurs trajets, leurs sorties, leurs inquiétudes, leurs routines. Et cette politique des usages est pensée comme une politique d’exécution avec moins de dispositifs abstraits, davantage de présence, d’organisation, de moyens mobilisés, de priorités assumées.
Au plan rhétorique, le texte choisit une écriture brève et performative, organisée en trois verbes, avec une promesse de gouvernance explicite : “proximité”, “efficacité”, “responsabilité”. L’imaginaire mobilisé n’est pas celui d’une ville-protection par dispositifs, mais celui d’une ville tenue par l’ordre des usages : espace public lisible, incivilités sanctionnées, services intensifiés, horaires étendus, règles plus nettes. Cette mise en scène du “quotidien” sert de fil rouge et vise un effet politique simple qui est de rendre la mairie à nouveau identifiable par des résultats observables.
La limite de ce choix est qu’il déplace la question de la vision vers la question des moyens. Une “politique des usages” dépend moins de nouvelles normes que de capacité d’exécution : recrutements, encadrement, astreintes, maintenance, coordination Police nationale/Métropole, et continuité dans le temps. Autrement dit, la cohérence narrative est nette, mais la cohérence d’exécution reste à documenter : quels effectifs réellement mobilisables (et à quel rythme), quel phasage, quels arbitrages si l’engagement “pas d’impôts” se heurte à la montée des charges de fonctionnement, et quels indicateurs publics pour vérifier, année après année, que les promesses (propreté, tranquillité, amplitudes) se traduisent en résultats mesurables ?
C’est ce qui donne au texte une tonalité orientée vers le pragmatisme et l’exécution. Mais cette crédibilité a une contrepartie, qu’il faut regarder sans polémique : l’exécution coûte (surtout en fonctionnement), l’exécution recrute (marché RH tendu) et l’exécution dépend (dès que l’on touche aux mobilités lourdes, à l’urbanisme réglementaire, à certains équipements). Comme pour notre analyse du programme de Nathalie Appéré, le point décisif n’est pas l’intention, mais la valeur d’exécution : ce que la Ville peut lancer seule, ce qu’elle doit négocier au plan métropolitain, et ce qui reste conditionnel (État, SNCF, acteurs privés, cofinanceurs).
La méthode Unidivers : Actionnable / Conditionnel / Fragile opérationnel
- Actionnable : la Ville peut décider, budgéter, lancer, et être évaluée (délais, résultats, coûts).
- Conditionnel : dépend d’un autre décideur (Métropole, Région, SNCF, État, acteurs privés). La mairie peut impulser, pas garantir.
- Fragile opérationnel : faisable en théorie, mais risqué au plan de l’exécution (recrutements, exploitation 24/7, maintenance, contentieux, acceptabilité).
1) Protéger : le quotidien (propreté, tranquillité) et le “bloc sécurité” qui fait basculer l’équation
A. Ce qui est directement actionnable : propreté, médiation, présence
Le programme ouvre par des mesures qui relèvent pleinement d’une mairie. Elles sont moins spectaculaires que les grands équipements, mais elles ont une qualité : elles sont imputables. Si elles sont annoncées, elles peuvent être mises en œuvre ; si elles sont mises en œuvre, elles peuvent être mesurées.
- Opération “choc” propreté et lutte contre dépôts sauvages/dégradations : investissement matériel 0,5 à 2 M€ ; fonctionnement 1 à 4 M€/an (équipes, enlèvements, astreintes).
- Arrêtés anti-tags et doctrine de nettoyage rapide : coût surtout en fonctionnement, typiquement 0,3 à 1,2 M€/an selon intensité réelle.
- Brigade prévention/médiation dans les logements sociaux avec les bailleurs + agents de quartier identifiés : 0,6 à 2 M€/an selon effectifs et amplitude.
- Opération SARA (Sainte-Anne et République apaisées) : investissement 0,5 à 3 M€ ; fonctionnement 0,4 à 1,5 M€/an (médiation, propreté, présence).
B. Ce qui est fragile opérationnellement : sécurité 24/7, doctrine, exploitation
Le bloc “sécurité” est la signature politique la plus forte. Il est également celui qui, au plan de l’exécution, concentre les contraintes les plus dures : recrutement, formation, encadrement, organisation en continu, articulation avec la Police nationale, et coût récurrent.
- Doublement des effectifs de police municipale + présence 24h/24 + armement/formation : investissement de démarrage 1,5 à 4 M€ ; fonctionnement à régime plein 6 à 10 M€/an. Le verrou est RH : on ne “décide” pas un 24/7 comme on décide un règlement ; il faut le produire, nuit après nuit, week-end après week-end.
- Triplement des caméras de vidéoprotection + opérateurs dédiés : investissement 3 à 8 M€ ; fonctionnement 1 à 2,5 M€/an. Le coût n’est pas la caméra, mais la supervision, la maintenance, le stockage, et l’exploitation continue.
- “4 commissariats de proximité” (Maurepas, Villejean, Cleunay, Blosne) : la mesure est structurante, mais sa faisabilité dépend de sa définition. Si ce sont des antennes municipales (accueil, présence), c’est possible mais exigeant ; si c’est entendu comme commissariats Police nationale, c’est conditionnel État. Ordre de grandeur “antennes municipales” : 0,8 à 3 M€ d’investissement pour 4 sites, fonctionnement surtout intégré à la masse salariale.
2) Respirer : une écologie urbaine de l’usage, et une mobilité largement métropolitaine
A. Actionnable : vélo, stationnement, fraîcheur, patrimoine municipal
Le deuxième pilier du programme n’est pas une écologie de discours : c’est une écologie d’aménagement et de gestion. Là encore, le fil conducteur est l’usage : sécuriser, apaiser, rendre vivable, limiter les conflits d’occupation de l’espace public.
- Plan vélo sécurisé : 10 à 30 M€ durant mandat (points noirs, carrefours, continuités, stationnement).
- Stationnement mieux organisé + stationnement résident pour la 2e voiture : investissement 0,5 à 2 M€ ; fonctionnement 0,2 à 0,8 M€/an (contrôle/gestion), avec recettes possibles mais acceptabilité à arbitrer.
- Moratoire au sujet de l’abattage des arbres + îlots de fraîcheur + végétalisation (cours d’école, parkings, trottoirs) : investissement 8 à 25 M€ ; fonctionnement 0,5 à 2 M€/an.
- Rénovation énergétique des bâtiments municipaux : 30 à 100 M€ durant le mandat selon l’ambition et le phasage ; économies possibles à terme, mais effort initial lourd.
- Réseau de réemploi (recyclerie) près des écoles : investissement 1 à 4 M€ ; fonctionnement 0,3 à 1 M€/an (souvent coporté ESS/associations).
B. Conditionnel : trambus, RER, métro au-delà rocade, horaires nocturnes
Dès que le programme touche aux mobilités lourdes, il entre dans une zone où la mairie ne peut pas être seule à promettre. Cela ne disqualifie pas l’orientation ; cela oblige à clarifier le portage : Rennes Métropole (et parfois Région/SNCF/État) est le décideur structurel.
- Réseau bus renforcé + bus circulaire 1re couronne + trambus vers la couronne : budgets à échelle métropolitaine (dizaines à centaines de M€ selon périmètre) + exploitation lourde.
- Études prolongement métro au-delà rocade : 1 à 5 M€ (études) ; réalisation ensuite à une autre échelle, potentiellement très élevée selon tracés.
- Relance RER métropolitain : conditionnel Région/SNCF/État.
- Métro et bus jusqu’à 3h le week-end : surcoût d’exploitation (métropole) typiquement 3 à 10 M€/an selon amplitude, sécurité, effectifs.
- Navettes fluviales Vilaine : investissement 1 à 6 M€ ; fonctionnement 0,7 à 2,5 M€/an ; conditionnel car le modèle d’exploitation est rarement stable.
3) Relancer : commerce, insertion, IA citoyenne, et promesses de résultats à distinguer des moyens
A. Actionnable : outils économiques et insertion
Là où certains programmes rennais semblent davantage gouvernés par la “politique publique” que par l’économie réelle, Compagnon assume un axe “Relancer” lisible : commerce, alternance, insertion, et une modernisation assumée, dont l’IA est le marqueur.
- Fonds d’innovation et de transition économique : 5 à 25 M€ durant le mandat selon ambition.
- Maison citoyenne de l’IA : investissement 1 à 4 M€ ; fonctionnement 0,3 à 1,2 M€/an.
- Insertion jeunes/seniors + alternance + ESS insertion : 0,8 à 3 M€/an, souvent cofinancé.
- Permis de conduire civique : 0,3 à 1,5 M€/an selon bénéficiaires.
- Plan “Quartiers vivants” commerce : 0,5 à 2 M€/an (animation, propreté, aménagements légers, éventuellement foncier commercial).
B. Fragile/conditionnel : industrie “10 000 emplois”, grands équipements, montage privé
- Relocalisation industrielle : 10 000 emplois en 6 ans : la Ville peut faciliter (foncier, procédures, attractivité), mais ne maîtrise ni le cycle économique ni les décisions d’investissement. Le risque est au plan de la promesse de résultat, pas au plan des moyens municipaux.
- Zénith 12–15 000 places : équipement métropolitain, investissement lourd (ordre de grandeur 80 à 200+ M€) + exploitation.
- Roazhon Park II “financé par le propriétaire” : coût municipal direct potentiellement faible, mais “effets de bord” publics possibles (voiries, accès, parking, foncier) : 5 à 30 M€ selon montage.
“Aucune hausse d’impôts” : non pas un slogan, mais une contrainte qui oblige à la clarté
L’engagement “Aucune hausse d’impôts” n’est pas, ici, un simple marqueur rhétorique, il sert de contrainte volontaire, presque de règle d’écriture. Il oblige à expliciter une équation qui est prioriser, redéployer, cofinancer. C’est le bon endroit pour pour distinguer ce qui est immédiatement lançable de ce qui suppose des arbitrages explicites, notamment quand les mesures-signatures (sécurité 24/7, exploitation vidéo, petite enfance, amplitudes horaires) coûtent surtout en fonctionnement.
La question devient alors : si l’on maintient l’engagement “pas de hausse d’impôts”, comment l’impôt, les dotations et les rentrées sont redéployées, quelles recettes sont mobilisées, et quelle part relève de Rennes Métropole (mobilités, grands équipements) ?
Ordres de grandeur : combien la Ville pourrait devoir porter (hors “métropole lourde”)
En additionnant les blocs municipaux (sécurité/propreté/éclairage, jeunesse/petite enfance, vélo/espaces publics, rénovation énergétique municipale, économie-commerce, sport/culture municipale), on obtient une base à fourchettes larges :
Investissements (mandat) :
Scénario bas (mesures tenues “sobres”) : 100 à 140 M€
Scénario médian : 140 à 230 M€
Scénario haut (ambition forte + rénovation énergétique soutenue + équipements) : 230 à 350 M€
Fonctionnement additionnel à régime plein :
Scénario bas : 10 à 18 M€/an
Scénario médian : 18 à 30 M€/an
Scénario haut : 30 à 45 M€/an
Au plan municipal (hors grands projets métropolitains), l’effort supplémentaire se situe grosso modo entre 100 et 350 M€ d’investissements sur le mandat, et 10 à 45 M€ de dépenses de fonctionnement par an — soit, en cumul sur 6 ans, une enveloppe indicative de 160 à 620 M€ selon le niveau d’exécution (avec une montée en charge qui n’est pas forcément instantanée).
Un programme cohérent et “imputable” s’il clarifie ses conditions
Le programme de Charles Compagnon à Rennes n’est pas dénué de cohérence à travers la promotion d’une politique des usages (propreté, tranquillité, stationnement, horaires, commerce), pensée comme politique d’exécution (présence, organisation, moyens). Cette tonalité le rend plutôt crédible, car elle parle d’objets que la mairie peut réellement piloter et sur lesquels elle peut être jugée.
Mais cette cohérence rend aussi le programme plus exposé au plan de l’exécution. Parce qu’il promet une intensification de services, il doit affronter la réalité du fonctionnement (agents, amplitudes, maintenance) et la frontière Ville/Métropole (mobilités lourdes, grands équipements, urbanisme). Autrement dit, s’il apporte un tableau clair “qui décide/qui paie” et un phasage réaliste des recrutements et des dépenses récurrentes, ce programme peut apparaître non seulement lisible, mais également exécutif.
Mais quel financement pour toutes ces mesures ?
Si la question du financement est centrale, le programme de Charles Compagnon ne donne aucun chiffrage détaillé, a fortiori mesure par mesure. Qui plus est, le point décisif, c’est que présentation, à l’instar de celle de Nathalie Appéré, ne dit pas combien coûte précisément l’ensemble des promesses. Il ne distingue pas clairement ce qui relève de l’investissement, du fonctionnement, des recrutements, ni le portage exact (Ville/Métropole/État/acteurs privés) — et donc la part récurrente de dépenses. Or c’est là que se joue la crédibilité. De fait, plusieurs mesures supposent des charges annuelles durables (effectifs, médiation, supervision, maintenance), tandis que d’autres dépendent de cofinanceurs ou d’un feu vert externe (État, Métropole, ARS, bailleurs). La question décisive, pour le contribuable, reste donc : quelles priorités si les coûts dérapent, si les encaissements manquent ou si les marges de manœuvre se resserrent ?
L’économie est ici mise en avant par l’intermédiaire d’outils (fonds, insertion, commerce), mais l’articulation territorialisée (quartiers excentrés, centralités, vacance commerciale, foncier commercial) pourrait être rendue davantage lisible et mesurable.
Addendum unidiversien : Et la culture (et la jeunesse) dans tout ça ?
Le programme de Charles Compagnon la laisse en arrière-plan. Comme si la ville se réduisait au triptyque Protéger, Respirer, Relancer. Or, à Rennes, la culture lato sensu est un fait urbain majeur qui compte dans l’attractivité esthétique intérieure et touristique, l’économie de la nuit, la vitalité des centralités de quartiers, la cohésion sociale à travers des expériences d’imaginaires et de pratiques artistiques partagées, et même une part de la prévention. Derechef, c’est un champ très municipal.
Que veut-on pour les équipements de proximité, les bibliothèques (qui connaissent un succès populaire continu), les lieux de création, les pratiques amateurs, l’accès des jeunes à différentes formes de participation et d’expression socio-culturelles, la diversité des propositions dans les quartiers excentrés ? En l’état, l’absence d’un axe culturel lisible et territorialisé ressemble moins à un choix assumé qu’à un angle mort alors que la culture est précisément l’un des rares leviers dont une ville dispose pour perdurer sans se réduire à la seule gestion des crises.
Voir ici le programme programme de Charles Compagnon pour les Municipales 2026 de Rennes
Mesures Actionnables vs mesures Conditionnelles ou/et Métropolitaines
Les mesures Actionnables sont celles que la mairie peut engager et dont elle peut répondre directement. Les mesures Conditionnelles (mobilités lourdes, grands équipements, certains volets logement/énergie) relèvent surtout de Rennes Métropole ou d’acteurs externes. Les mesures Fragiles opérationnellement sont les “mesures-signatures” qui supposent une montée en charge RH et une exploitation continue (sécurité 24/7, supervision vidéo, petite enfance) : ce sont elles qui font basculer l’équation “pas d’impôts” vers une obligation de chiffrage, de phasage et d’arbitrages explicites.
| Mesure (formulation synthétique) | Statut (grille Unidivers) | Investissement (ordre de grandeur) | Fonctionnement (ordre de grandeur) | Qui décide / qui paie / risque principal |
|---|---|---|---|---|
| Opération “choc” propreté + tolérance zéro dépôts sauvages/dégradations | Actionnable (Ville) | 0,5 à 2 M€ | 1 à 4 M€/an | Ville ; risque : tenir l’intensité (astreintes, enlèvements, sanctions). |
| Arrêtés anti-tags + doctrine de nettoyage rapide | Actionnable (Ville) | faible | 0,3 à 1,2 M€/an | Ville ; risque : contrôle réel + chaîne sanction/intervention. |
| Brigade prévention/médiation en logements sociaux (avec bailleurs) | Actionnable (Ville, partenarial) | faible | 0,6 à 2 M€/an | Ville + bailleurs ; risque : coordination et amplitude horaire. |
| Opération SARA (Sainte-Anne et République apaisées) | Actionnable (Ville) | 0,5 à 3 M€ | 0,4 à 1,5 M€/an | Ville ; risque : durée (médiation/propreté/présence) et arbitrages d’usages. |
| Éclairage nocturne renforcé + expérimentation “intelligent” | Fragile opérationnel (Ville) | 3 à 10 M€ | 0,2 à 0,8 M€/an | Ville ; risque : maintenance/interopérabilité, acceptabilité, effets réels. |
| Doublement police municipale + présence 24h/24 + armement/formation | Fragile opérationnel (Ville) | 1,5 à 4 M€ | 6 à 10 M€/an | Ville ; risque : recrutement/formation/encadrement/turn-over (marché RH tendu). |
| Triplement vidéoprotection + opérateurs dédiés | Fragile opérationnel (Ville) | 3 à 8 M€ | 1 à 2,5 M€/an | Ville ; risque : exploitation 24/7 (opérateurs), maintenance, chaîne judiciaire. |
| “4 commissariats de proximité” (Maurepas, Villejean, Cleunay, Blosne) | Ambigu : Actionnable/Fragile ou Conditionnel | 0,8 à 3 M€ (si antennes municipales) | principalement masse salariale (si PM) | Si “commissariats” = Police nationale : conditionnel État. Risque : promesse mal imputée. |
| Plan vélo sécurisé (points noirs, carrefours, continuités) | Actionnable (Ville) | 10 à 30 M€ (mandat) | faible | Ville ; risque : phasage, conflits d’usages, continuités métropolitaines. |
| Stationnement mieux organisé + résident 2e voiture | Actionnable (Ville) | 0,5 à 2 M€ | 0,2 à 0,8 M€/an (recettes possibles) | Ville ; risque : acceptabilité et équilibre recettes/régulation. |
| Moratoire abattage + îlots de fraîcheur + végétalisation (cours/parkings/trottoirs) | Actionnable (Ville) | 8 à 25 M€ | 0,5 à 2 M€/an | Ville ; risque : coûts d’entretien (arrosage/reprises) et arbitrages d’aménagement. |
| Rénovation énergétique des bâtiments municipaux | Actionnable (Ville) | 30 à 100 M€ (mandat) | maintenance ; économies possibles | Ville ; dépend subventions/phasage ; risque : dérive coûts/travaux. |
| Réseau de réemploi (recyclerie) près des écoles | Actionnable (Ville, ESS) | 1 à 4 M€ | 0,3 à 1 M€/an | Ville + ESS ; risque : modèle d’exploitation, foncier, fréquentation. |
| +30 % petite enfance + crèches aux horaires élargis | Fragile opérationnel (Ville) | 15 à 45 M€ | 3 à 10 M€/an | Ville ; risque : recrutement (EJE/auxiliaires), normes, exploitation soir/week-end. |
| Extension Carte Sortir aux étudiants boursiers (échelon 1 et 0 bis) | Actionnable (Ville) | — | 0,3 à 1,2 M€/an | Ville ; risque : montée en charge (taux de recours) et calibrage du barème. |
| Fonds d’innovation et de transition économique | Actionnable (Ville) | 5 à 25 M€ (mandat) | faible (hors gestion) | Ville ; risque : ciblage, gouvernance, effet levier réel. |
| Maison citoyenne de l’IA | Actionnable (Ville) | 1 à 4 M€ | 0,3 à 1,2 M€/an | Ville ; risque : “lieu vitrine” si programmation/usage non robustes. |
| Insertion jeunes/seniors + alternance + ESS insertion | Actionnable (Ville, cofinancé) | — | 0,8 à 3 M€/an | Ville + partenaires ; risque : articulation avec entreprises/formation, cofinancements. |
| Permis de conduire civique | Actionnable (Ville) | — | 0,3 à 1,5 M€/an | Ville ; risque : calibrage (publics, montant) et capacité de déploiement. |
| Plan “Quartiers vivants” commerce | Actionnable (Ville) | aménagements légers inclus | 0,5 à 2 M€/an | Ville ; risque : effet réel sur vacance/flux si sécurité/propreté ne suivent pas. |
| Relocalisation industrielle : objectif 10 000 emplois en 6 ans | Fragile (promesse de résultat) | quelques M€ possibles | quelques M€/an possibles | Dépend surtout du cycle économique/entreprises/État ; risque : objectif non maîtrisable. |
| Développement massif du Bail Réel Solidaire (BRS) | Mixte (Actionnable/Conditionnel) | 5 à 30 M€ (mandat) | faible à modéré | Ville + opérateurs ; risque : foncier, volumes, acceptabilité et montage. |
| Trambus vers la couronne + bus circulaire + parkings relais | Conditionnel (Métropole) | dizaines à centaines de M€ | exploitation lourde | Métropole ; risque : priorités PPI, calendriers, financement, RH conducteurs. |
| Études prolongement métro au-delà rocade | Conditionnel (Métropole) | 1 à 5 M€ (études) | — | Métropole ; risque : saut d’échelle budgétaire et arbitrages politiques. |
| RER métropolitain | Conditionnel (Région/SNCF/État) | quelques M€ (ingénierie) à très élevé | variable | Hors main municipale ; risque : calendrier et gouvernance multi-acteurs. |
| Métro et bus jusqu’à 3h le week-end | Conditionnel (Métropole) | — | 3 à 10 M€/an | Métropole ; risque : sécurité, maintenance, effectifs, modèle d’exploitation. |
| Navettes fluviales sur la Vilaine | Conditionnel (modèle d’exploitation) | 1 à 6 M€ | 0,7 à 2,5 M€/an | Risque : fréquentation/modèle économique ; dépend exploitation et sécurité. |
| Usine de méthanisation métropolitaine | Conditionnel (Métropole) | 20 à 80 M€ | exploitation + contrats | Métropole ; risque : gisements, autorisations, acceptabilité, modèle économique. |
| Zénith 12–15 000 places | Conditionnel (Métropole) | 80 à 200+ M€ | exploitation lourde | Métropole ; risque : site, montage, équilibre économique, subventions. |
| Roazhon Park II “financé par le propriétaire” (effets de bord publics) | Fragile (montage) | public : 5 à 30 M€ possibles | variable | Privé + public ; risque : voiries/accès/parking/foncier et négociation. |
| Candidature Capitale européenne de la culture | Conditionnel (sélection/partenaires) | 0,5 à 2 M€ (dossier) | si label : très supérieur | Risque : changement d’échelle budgétaire si sélection ; cofinancements nécessaires. |
