Installée au parc Saint-Cyr, dans le quartier Bourg-l’Évêque, la MJC-théâtre La Paillette continue d’assumer sa singularité : un lieu de spectacle, mais aussi une maison de pratiques artistiques, de rencontres et d’expérimentations. Voici les rendez-vous qui jalonnent 2026, de janvier à juin.
À La Paillette, l’idée de « maison » ne tient pas du slogan. Elle se vérifie dans la circulation entre le théâtre et la MJC, entre la diffusion et l’accompagnement, entre la soirée de représentation et le temps long des ateliers. La saison 2025-2026 se teinte d’ailleurs d’un symbole simple et joyeux : cela fait trente ans que La Paillette occupe les locaux du Lavoir, comme un rappel discret que l’ancrage et la fidélité comptent encore dans la vie culturelle.
Une Paillette à facettes : spectacles, ateliers, transmission
La Paillette, c’est un théâtre qui aime les formes hybrides (récit + musique live, théâtre documentaire, créations tout-terrain), mais aussi une MJC qui maintient une offre dense de pratiques artistiques et d’actions culturelles. Le principe reste le même : faire coexister l’exigence artistique et l’hospitalité, de sorte que le public ne soit pas seulement « spectateur », mais aussi voisin, amateur, curieux, habitant de passage. Et, quand c’est possible, prolonger les soirées par un espace convivial (café / bar) avant et après les représentations.
Les spectacles programmés en 2026 à La Paillette
- Bastard (Teatr Piba) — jeudi 15 et vendredi 16 janvier 2026, 20 h. Un seul-en-scène musical, entre poésie, enquête intime et pulsation électro : une quête des origines qui traverse les voix, les silences et la mémoire.
- Le Mensonge (Catherine Dreyfus) — jeudi 29 janvier 2026, 19 h. Une forme courte (dès 6 ans), à la croisée du théâtre et de la danse, qui ausculte la mécanique du mensonge et ses conséquences au plan moral et affectif. (Séances scolaires prévues le 29 et le 30 janvier.)
- Parler pointu (Studio21) — mardi 3 février 2026, 20 h. Autofiction jubilatoire et politique : comment un accent s’efface, comment une langue se « corrige », et ce que cette perte raconte des dominations culturelles. Musique live sur scène.
- Horizon Légende (Cie Marguerite) — jeudi 12 février 2026, 20 h. Une traversée contemporaine, portée par une interprète et un dispositif scénique qui fait dialoguer récit, souffle, et musique live : l’intime devient territoire.
- Sans faire de bruit (Cie Nachepa) — samedi 7 mars 2026, 18 h. Une pièce qui travaille la fragilité et l’écoute : quand le son se retire, que reste-t-il des liens, des gestes, des mots ? (Séance scolaire le vendredi 6 mars.)
- Debout — Épisode 1 : Prendre naissance (Cie 13/10e en Ut) — mercredi 18 et jeudi 19 mars 2026, 20 h. Plongée dans les années 1970 : le moment où la lutte s’invente, où la conscience se forme, où l’histoire collective se fabrique à partir des corps et des vies.
- Terre noire (Cie Felmur) — mercredi 1 et jeudi 2 avril 2026, 20 h. Un « thriller théâtral » qui met en tension justice, économie, violence et responsabilité : une dramaturgie à la fois politique et haletante.
- À la ligne — mardi 28 et mercredi 29 avril 2026, 20 h. Adaptation scénique d’un texte devenu emblématique : le travail à la chaîne, l’amitié, l’épuisement, et cette dignité têtue qui surnage. (Avec musique live.)
Temps forts 2026 : Waterproof, médias indépendants, pratiques amateurs
Festival Waterproof (danse) : La Paillette accueille Le Mensonge dans le cadre de Waterproof (du 29 janvier au 8 février 2026), manière de relier la programmation maison à une dynamique métropolitaine plus large.
Festival des Médias Indés : samedi 11 avril et dimanche 12 avril 2026, La Paillette lance un nouveau rendez-vous dédié à la presse indépendante : débats, projections, expositions, librairie, stands et rencontres avec des journalistes — une proposition qui caresse l’idée qu’une démocratie vivante a besoin de médias réellement pluralistes. Une idée que nous partageons et chérissons à Unidivers alors même que c’est l’inverse qui a lieu en France tandis que la Direction des médias du ministère de la Culture s’emploie depuis des années à étouffer les moyens médias indépendants et, donc, le pluralisme en réservant la manne des subventions à une dizaine de grosses sociétés privées (voir notre article). Espérons que cette rencontre ne tournera pas à la mauvaise farce, autrement dit à la promotion de ce scandale institutionnel qui entraîne notre démocratie dans l’ornière des partis extrémistes et autres mouvements radicaux.
Les Envolées : de mai à juin 2026, retour du festival des pratiques amateurs. Plusieurs fenêtres de restitution sont déjà annoncées (théâtre étudiant et adultes, théâtre adultes, théâtre enfants et ados, danse), avec un détail de programmation annoncé pour le printemps 2026.
Programme, billetterie, ateliers : toutes les informations sur le site de La Paillette.
Actualités et annonces de dernière minute : La Paillette sur Facebook.
L’organigramme, en bref
Au plan associatif, La Paillette est portée par un conseil d’administration (avec un bureau présidé par Katell Stéphan). Au plan opérationnel, l’équipe permanente s’organise autour de Nicolas Fily (direction), d’un binôme de programmation — Marthe Bouillaguet (jeune public / actions pédagogiques) et Aude Challemel du Rozier (ados-adultes / pratiques amateures) — et de pôles support : administration & comptabilité (Agathe Delphino), production & billetterie (Iulia Filip), communication (Louane Proust), régie générale (Mathias Prime), médiation culturelle (Mahaut Taudière), ainsi que l’accueil, la gestion des ateliers et la location de salles (Corinne Barbier, Rozenn Lebastard). L’équipe est ponctuellement renforcée par des services civiques, des stagiaires et, côté technique, par une alternance (lumière).
