Du 1er juin au 4 octobre 2026, le Festival Photo La Gacilly revient dans les rues, jardins et venelles du village morbihannais pour une 23e édition placée sous le signe d’un anniversaire majeur : les 200 ans de l’invention de la photographie.
Sous le titre La photographie, une aventure française, le festival propose un vaste parcours à ciel ouvert, gratuit et accessible à tous, entre hommage patrimonial, regards documentaires, célébration du vivant et interrogation sur les métamorphoses contemporaines de l’image.
Une édition 2026 placée sous le signe du bicentenaire
En 2026, le Festival Photo La Gacilly inscrit sa programmation dans le cadre du bicentenaire de la photographie. Deux siècles après les premières expérimentations de Nicéphore Niépce, l’événement choisit de revenir sur la place singulière de la France dans l’histoire du médium, non pas sous la forme d’un panorama exhaustif, mais à travers une sélection d’artistes, d’écritures et de sensibilités qui disent, chacune à leur manière, ce que la photographie a produit, conservé ou transformé dans notre manière de voir le monde.
Depuis plus de vingt ans, le festival s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur en Bretagne et bien au-delà. Son principe demeure inchangé : faire sortir les images des lieux d’exposition traditionnels pour les installer dans l’espace public, au plus près des visiteurs, dans une déambulation libre qui mêle patrimoine, paysage et création contemporaine.
Un festival à ciel ouvert devenu un rendez-vous majeur
À La Gacilly, la photographie se découvre en marchant. Le village devient, durant quatre mois, une vaste galerie en plein air où les œuvres s’inscrivent dans les murs, les façades, les jardins et les chemins. Ce format fait partie de l’identité profonde du festival, qui revendique un accès gratuit et une ouverture à tous les publics.
Cette dimension populaire n’empêche pas l’ambition artistique. Au contraire, elle la déplace. Ici, la photographie ne se donne pas seulement à voir dans un cadre muséal ; elle accompagne les déplacements, provoque la rencontre, invite à ralentir. Le festival revendique ainsi une expérience de contemplation dans un monde saturé d’images et de circulation rapide.

Vingt artistes pour une traversée française de la photographie
La programmation 2026 du Festival Photo La Gacilly réunit Nadar, Jean-Marie Périer, Pierre et Gilles, Willy Ronis, Sebastião Salgado, Raymond Depardon, Jane Evelyn Atwood, Pierre Le Gall, Vincent Munier, Sophie Hatier, Claudine Doury, Éric Garault, Serge Sibert, Julie Bourges, Lys Arango, Ingmar Björn Nolting, Lee Shulman, Jérôme Gence ainsi que le duo Brodbeck & de Barbuat.
L’ensemble ne cherche pas à résumer toute l’histoire photographique française, mais à en faire sentir quelques lignes de force. Le portrait, la mémoire sociale, le reportage, l’attention au vivant, la poésie documentaire, les usages contemporains de l’image et les interrogations liées au numérique composent ainsi un parcours ample, traversé par des générations, des styles et des rapports différents au réel.
Des origines du portrait aux mythologies contemporaines
Le Festival Photo La Gacilly ouvre notamment son parcours sur l’art du portrait. Avec Nadar, il revient à l’un des grands moments fondateurs de la photographie française, quand le visage devient non plus seulement un sujet pictural, mais une présence saisie par la lumière. La modernité de ces portraits, leur intensité et leur puissance de fixation continuent de nourrir l’imaginaire photographique.
Jean-Marie Périer transporte ensuite le visiteur vers une tout autre époque, celle de la culture pop, des idoles et d’une légèreté visuelle propre aux années 1960. Plus loin, Pierre et Gilles prolongent le portrait dans une dimension théâtrale, stylisée, baroque, où la photographie dialogue avec la peinture, le kitsch, les icônes populaires et les références mythologiques ou religieuses.
Mémoire du monde, humanisme et regard documentaire
Une autre séquence du Festival Photo La Gacilly rassemble plusieurs figures majeures du regard documentaire. Willy Ronis y apparaît sous un jour un peu moins attendu, à travers ses images en couleur de Paris, qui révèlent une autre facette de son œuvre. Sebastião Salgado, compagnon fidèle du festival disparu en 2025, fait l’objet d’un hommage particulier avec une rétrospective conçue avec Lélia Wanick Salgado.
Raymond Depardon présente quant à lui un ensemble d’images en couleur issues de ses archives, tandis que Jane Evelyn Atwood propose un travail traversé par son lien profond avec la France, mais aussi par une attention constante aux existences fragiles, invisibilisées ou marginales. Le parcours accueille aussi Pierre Le Gall, photographe plus discret, dont les images de la vie ordinaire associent humour, tendresse et sens aigu de l’instant.
Le vivant au cœur du parcours
Fidèle à l’une des grandes orientations du Festival Photo La Gacilly, l’édition 2026 maintient une place importante aux questions environnementales et au monde du vivant. Cette dimension ne prend pas ici la forme d’un discours théorique ou militant au sens strict, mais d’un ensemble de regards qui documentent, magnifient ou interrogent notre relation aux milieux, aux animaux, aux paysages et aux formes d’habitation du monde.
Vincent Munier présente ainsi Le Chant des forêts, prolongement d’un travail récent consacré aux Vosges et à la vie sauvage qui s’y déploie. Sophie Hatier explore des paysages proches de l’abstraction. Claudine Doury s’intéresse à des rites liés au solstice d’été et à la communion avec les éléments. Éric Garault documente des initiatives de reforestation. Serge Sibert regarde le monde paysan et les enjeux de transmission agricole. Julie Bourges, Lys Arango et Ingmar Björn Nolting prolongent, chacun à leur manière, cette réflexion sur les territoires, les récits, les héritages et les contradictions écologiques contemporaines.
Quand la photographie interroge aussi l’état des images
Le Festival Photo La Gacilly ne se contente pas de célébrer une histoire glorieuse. Il interroge également ce qu’est devenue la photographie dans un monde numérique, connecté, saturé de flux visuels, d’archives mouvantes et d’images fabriquées. Lee Shulman, avec son travail à partir de diapositives amateurs, s’intéresse à la mémoire vernaculaire et aux récits ordinaires. Jérôme Gence explore les effets des univers numériques sur les relations humaines et les solitudes contemporaines.
Brodbeck & de Barbuat, enfin, déplacent encore davantage les frontières du médium en travaillant des images altérées, rejouées ou produites à partir d’outils nouveaux, notamment l’intelligence artificielle. Leur présence dans cette édition rappelle que le bicentenaire de la photographie n’est pas seulement une célébration patrimoniale, mais aussi l’occasion de réfléchir à ce que devient aujourd’hui notre rapport au vrai, au faux, à la trace et à la fabrication du visible.
Un événement gratuit, accessible et ancré dans son territoire
Le Festival Photo La Gacilly 2026 se tient du 1er juin au 4 octobre 2026. Comme lors des éditions précédentes, l’accès aux expositions est gratuit. Le point Accueil & Boutique, place de la Ferronnerie, est ouvert sept jours sur sept, avec des horaires élargis en juillet et en août. Le festival recommande de prévoir au moins une journée pour parcourir l’ensemble des expositions.
Située entre Rennes, Vannes et Nantes, La Gacilly se présente aussi comme un lieu de destination culturelle estivale à l’échelle régionale. Le festival rappelle également son rayonnement européen à travers son prolongement autrichien, le Festival Photo La Gacilly-Baden, engagé depuis 2018.
Une manière de célébrer la photographie sans la figer
Avec La photographie, une aventure française, le Festival Photo La Gacilly 2026 propose une édition à la fois patrimoniale et contemporaine. Il rend hommage à l’histoire française du médium, à ses grandes figures et à ses héritages, tout en rappelant que la photographie reste un art en mouvement, un outil de connaissance, une forme de mémoire, mais aussi un espace de doute, d’émotion et de transformation.
Dans ce dialogue entre artistes consacrés, regards documentaires, attention au vivant et réflexion sur l’état actuel des images, le festival poursuit ce qui fait sa singularité depuis ses débuts : offrir au public, en plein air, une expérience sensible de la photographie, dans un cadre où l’art et le territoire se répondent sans se confondre.
Un événement gratuit, accessible et ancré dans son territoire
Le Festival Photo La Gacilly 2026 se tient du 1er juin au 4 octobre 2026. Comme lors des éditions précédentes, l’accès aux expositions est gratuit. Le point Accueil & Boutique, place de la Ferronnerie, est ouvert sept jours sur sept, avec des horaires élargis en juillet et en août. Le festival recommande de prévoir au moins une journée pour parcourir l’ensemble des expositions.
Située entre Rennes, Vannes et Nantes, La Gacilly s’affirme aussi comme une destination culturelle estivale à l’échelle régionale. Le festival rappelle également son rayonnement européen à travers son prolongement autrichien, le Festival Photo La Gacilly-Baden, engagé depuis 2018.
Infos pratiques
Ouvert du lundi 1er juin au dimanche 4 octobre 2026 inclus, le Festival Photo La Gacilly se découvre entièrement en libre accès, au fil d’une promenade photographique à ciel ouvert dans les rues, jardins et venelles du village. Pour profiter pleinement du parcours, mieux vaut prévoir au moins une journée sur place.
Il est conseillé de commencer la visite par le Point Accueil & Boutique, situé place de la Ferronnerie. Les visiteurs y trouveront les renseignements utiles sur cette 23e édition, ainsi que le plan-programme présentant l’ensemble des expositions et des activités proposées.
Le Point Accueil & Boutique est ouvert 7 jours sur 7, de 10 h à 18 h en juin et en septembre, puis de 10 h à 19 h en juillet et en août.
En Bretagne Sud, La Gacilly se situe à environ une heure de Rennes, Vannes et Nantes, ce qui en fait une escapade culturelle accessible à l’échelle du Grand Ouest.
