Influenza aviaire en Ille-et-Vilaine, des cygnes retrouvés morts dans le marais de Sougéal

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oiseau influenza

Le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été détecté sur des cygnes tuberculés dans le marais de Sougéal (Ille-et-Vilaine). La préfecture met en place une zone d’application de mesures supplémentaires pour limiter le risque d’introduction du virus dans les élevages et les basses-cours.

Après la découverte de cygnes tuberculés retrouvés morts le 14 janvier 2026 dans le marais de Sougéal, les analyses ont confirmé, le 19 janvier 2026, la présence du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). L’enjeu est clair : contenir la circulation du virus dans l’avifaune sauvage et empêcher son passage vers les volailles domestiques, particulièrement vulnérables.

Ce type de virus circule activement en Europe via les oiseaux migrateurs. Il est très contagieux pour les oiseaux et peut persister dans l’environnement, notamment dans les fientes et les eaux stagnantes contaminées, ce qui rend les zones humides sensibles en période de circulation.

À une douzaine de kilomètres au sud du Mont Saint-Michel, le marais de Sougéal est un vaste ensemble prairial de la basse vallée du Couesnon, reconnu pour ses fonctions écologiques et son accueil d’oiseaux d’eau. Cette richesse ornithologique — qui fait aussi le charme du site — implique mécaniquement un risque plus élevé lorsque des virus circulent dans l’avifaune sauvage à grande échelle.

Le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté afin de prévenir le risque de propagation et de limiter l’introduction du virus dans les établissements détenant des volailles et oiseaux captifs. La zone définie comprend :

  • l’ensemble du territoire des communes de Sougéal et Vieux-Viel ;
  • une partie des communes de Pleine-Fougères et de Val Couesnon.

Quelles mesures sur le terrain ?

Dans ce périmètre, plusieurs dispositifs sont déployés afin de protéger les élevages et basses-cours d’une contamination via la faune sauvage :

  • surveillance renforcée de l’avifaune sauvage ;
  • ramassage des cadavres d’oiseaux sauvages par les services municipaux ;
  • recensement des lieux de détention d’oiseaux (professionnels et particuliers) ;
  • biosécurité renforcée et autocontrôles en élevages ;
  • restrictions possibles de certaines activités de plein air et cynégétiques, selon les modalités précisées par l’arrêté.

Un contexte national déjà en niveau de risque « élevé »

La détection à Sougéal s’inscrit dans un contexte national où le niveau de risque épizootique est qualifié de « élevé » sur l’ensemble du territoire métropolitain, avec des obligations de mise à l’abri/claustration ou de mise sous filet pour les volailles et oiseaux captifs, et un renforcement général des règles de biosécurité.

Plus d’informations sur les mesures de biosécurité (professionnels et particuliers) :
https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers

Ce que le public doit faire en cas d’oiseau mort

La préfecture le rappelle : ne touchez pas un oiseau malade ou mort. Il faut contacter la mairie, qui sollicitera les services compétents (Office français de la biodiversité) pour la collecte. Même prudence en cas de mammifère sauvage retrouvé malade ou mort.

Ces consignes sont cohérentes avec les recommandations des autorités et organismes de référence : éviter le contact avec l’avifaune sauvage malade/morte, et limiter les expositions inutiles, le risque étant faible pour la population générale mais plus élevé pour les personnes fortement exposées (professionnels, interventions, collecte). :contentReference[oaicite:3]{index=3}

Durée : 21 jours minimum, prolongation si nouveaux cas

La zone réglementée pourra être levée après 21 jours si aucun signe évocateur n’est détecté dans les exploitations et si aucun nouveau cas n’est observé dans la faune sauvage. À défaut, les mesures seront maintenues jusqu’à stabilisation de la situation.