Le premier EP du Breton Léopold Riou, Seven, sort ce vendredi 30 janvier 2026. Le chanteur et compositeur invite à découvrir un univers singulier dans lequel la pop porte un projet musical aussi épuré qu’expérimental.
« Seven » pour les sept morceaux qui composent le premier EP de Léopold Riou, connu pour être le fondateur et frontman du groupe de rock Kitch depuis 2018, avec qui il a sorti 3 albums, et membre de Matmatah depuis 2022. Le guitariste de formation, ingénieur son pendant un temps, revient en ce début d’année 2026 avec un projet solo initié en 2024 : Seven s’éloigne du rock et des riffs de guitare qui définissent sa carrière pour des compositions pop, en hommage à ses amours de jeunesse. Les couplets se chantent, les refrains se crient ; l’instrumental parle au corps, la voix au cœur, ou inversement d’ailleurs.

L’EP s’ouvre avec « WTMY » (« Welcome To My Styx »), single sorti en décembre 2025. Avec cette ouverture, il invite à plonger dans son nouvel univers, dans cette nouvelle étape de sa carrière musicale. En référence au Styx, fleuve mythique des enfers, devient sa métaphore d’un voyage intérieur : les méandres de la création, de l’expression et de la libération. L’ensemble de l’EP est bercé par la singularité de la voix empreinte d’une certaine nostalgie de Léopold qui montre, avec ce projet, l’artiste complet et inspiré qu’il est.
Suit « JcomprendsR1 », un appel à l’expérimentation musicale : tout le processus de composition semble servir la thématique autour du lâcher-prise. Le morceau est en effet construit à partir d’un séquenceur modulaire dont Léopold ne maîtrisait pas le fonctionnement. C’est également le premier que Léo a écrit, pour le refrain, en français. Le résultat est un ovni accrocheur teinté d’une patte électronique sur une base plus pop.
Le troisième titre (« Uli ») tranche et annonce la suite de l’EP : de l’expérimentation oui, mais portée par une esthétique générale pop, teinté dans ce titre d’une sonorité celtique. « Ignored what » révèle une pop rythmée enthousiaste tandis que les couplets de « Lizzy » rebondissent dans un débit que l’on pourrait rapprocher du rap et de la culture hip hop dans la manière qu’il a de poser les mots. Le refrain, lui, résonne comme un hymne pop qui emporte dans un élan collectif. Une façon de composer le morceau que l’on retrouve dans des titres hip hop des années 90.
L’EP se clôture avec « Lennon », un de ces titres dont retient l’air, à la manière peut-être de « U-turn (Lili) » de Aaron. Le type de mélodies qui résonne silencieusement et transporte. Comme chaque morceau, à sa manière, de Seven au final.

Produites et enregistrées dans son home studio, ses chansons parfois teintée d’une nostalgie adolescente ne sont pas sans rappeler les prod pop-rap de Dijon, Eddie Benjamin, Lola Young, ou les sonorités 90’s à la Bleachers.
