Contrôles incendie dans les bars de nuit à Rennes : Le Petit Vélo restreint son sous-sol, le Tio Paquito fermé jusqu’à mise en conformité

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tio paquito rennes

Jeudi 15 janvier 2026, la commission de sécurité compétente pour l’arrondissement de Rennes a mené une opération de contrôle dans plusieurs bars de nuit, avec un focus particulier sur les établissements disposant de sous-sols qui sont réputés plus complexes à évacuer en cas d’incendie. À l’issue de cette tournée, deux établissements ont reçu un avis favorable assorti de prescriptions et deux autres un avis défavorable avec des conséquences immédiates pour leur exploitation.

Pourquoi les sous-sols sont dans le viseur

Les établissements recevant du public (ERP) sont soumis à des règles strictes : équipements d’alarme, dégagements et issues de secours, compartimentage et isolement au feu, consignes et formation du personnel, etc. Dans un sous-sol, la configuration (escaliers, couloirs, absence de lumière naturelle, fumées qui s’accumulent) peut augmenter la gravité d’un incident et réduire les marges de manœuvre des secours. C’est la raison pour laquelle l’opération rennaise ciblait “en particulier” les lieux dotés d’espaces enterrés susceptibles d’entraîner des tragédies comme celle qu’a connue récemment Crans-Montana.

Deux avis défavorables : quelles conséquences concrètes à Rennes

Les deux établissements concernés par un avis défavorable sont Le Petit Vélo et le Tio Paquito.

Le Petit Vélo (place Saint-Michel) : le sous-sol suspendu

Le propriétaire du Petit Vélo, situé place Saint-Michel, qui est estimé et connu de la place rennaise pour son sérieux, a choisi de suspendre l’exploitation de sa salle en sous-sol le temps de réaliser les travaux et ajustements nécessaires. L’établissement continue donc d’exister, mais sans l’espace enterré jusqu’à retour à la conformité, ce qui ne devrait pas prendre beaucoup de temps.

Tio Paquito (16 place Rallier du Baty) : fermeture jusqu’à mise en conformité

Le Tio Paquito, bar latino installé 16 place Rallier du Baty, doit pour sa part garder portes closes jusqu’à sa mise en conformité. Tant que les points de sécurité ne sont pas corrigés – et ils sont nombreux – le risque pour le public est jugé trop important pour permettre une exploitation normale. La réouverture devrait prendre un certain temps.

Quels types de non-conformités sont généralement en cause

Le communiqué institutionnel évoque des manquements portant notamment sur :

  • les alarmes incendie (présence, fonctionnement, signalisation) ;
  • les issues de secours et dégagements (accessibilité, largeur, obstacles, cheminements) ;
  • l’isolement au feu de certains espaces (compartimentage, portes, matériaux) ;
  • la formation des salariés (consignes, évacuation, gestion d’alarme, première réaction).

Et maintenant : conformité, prescriptions, réouverture

Le principe est identique dans les deux cas : la mesure est temporaire et dépend de la mise en conformité. Autrement dit, dès lors que les prescriptions sont réalisées (travaux, équipements, procédures internes, formation), l’établissement peut demander une nouvelle visite ou produire les justificatifs attendus afin d’obtenir un avis favorable et, le cas échéant, une réouverture.