La neige fait rêver, tout comme le cinéma. Alors qu’elle est en train de fondre dans les rues de Rennes, n’est-ce pas le moment idéal pour une sélection de films où la neige joue un rôle important, que ce soit le temps d’une scène ou dans le long-métrage entier ?
Il a neigé à Rennes lundi 5 janvier 2026. La neige a accompagné la rentrée 2026 et les réactions ne se sont pas faites attendre : sur les réseaux sociaux, photographies et vidéos ont afflué en masse alors que des milliers de flocons se déversaient sur la capitale bretonne, et plus largement sur la Bretagne. Un doux sourire sur le visage, le regard émerveillé et empreint de douceur (parfois une nostalgie enfantine qui donne envie de se rouler dedans), la majorité a levé les yeux au ciel pour admirer ce moment météorologique ordinaire, certes, mais étonnamment fascinant. Les joues rougies par le froid, une auréole blanche sur le sommet de sa tête et un flocon sur le bout du nez, Unidivers a réfléchi à ces films qui prennent la neige comme symbolique à leur propos.
Aventure / Action
L’Empire contre-attaque d’Irvin Kershner (1980)
L’Empire contre-attaque en fait bien entendu partie : souvenez-vous des scènes sur la planète glacée Hoth, où le climat renforce la sensation de danger et d’oppression. Mais il est aussi question, à ce moment-là, de l’amour naissant entre Han Solo et la princesse Leia : la neige est décidément propice aux instants romantiques.
Into the Wild de Sean Penn (2007)
Sur la route de l’Alaska, le personnage traverse des paysages enneigés grandioses : Sean Penn filme une nature splendide et indifférente, qui magnifie autant qu’elle met à l’épreuve ce désir de liberté absolue.
The Revenant d’Alejandro González Iñárritu (2015)
Ici, la survie devient une lutte à mains nues contre un froid impitoyable : la neige, la boue gelée, le vent, tout semble prédateur. Attaqué par un ours et abandonné par ses coéquipiers, Hugh Glass refuse de mourir. Armé de sa seule volonté, il entreprend une traversée inhumaine, porté par la rage de vivre et par le souvenir des siens.
True Lies de James Cameron (1994)
Ce film d’aventure et d’espionnage s’ouvre avec une scène d’ouverture emblématique dans la neige, dans les Alpes suisses, au cœur d’un paysage montagneux nocturne entièrement enneigé.
Western
Les Huit Salopards de Quentin Tarantino (2015)
La neige transforme ce film en huis clos et isole les personnages. Elle installe un silence oppressant et accentue le contraste avec la violence et le sang : le rouge sur le blanc.
Drame
Markéta Lazarová de František Vláčil (1967)
Épopée médiévale contemplative dans un hiver quasi permanent : la neige devient matière, rythme, souffle. Un film très visuel, immersif, presque tactile.
Les Quatre Filles du docteur March de Gillian Armstrong (1994)
Au cinéma, la neige a de multiples significations et une forte valeur symbolique : dans ce film, elle souligne la pauvreté, mais aussi la chaleur du foyer des March. Elle accompagne des moments de maladie, de perte et de sacrifice (notamment autour de Beth) et contraste avec la joie simple, la solidarité et l’amour familial.
Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004)
On se souvient encore de cette scène mélancolique où ils se retrouvent dans un lit, au milieu d’une plage enneigée. Plutôt beau comme rendez-vous, n’est-ce pas ? On y retrouve l’euphorie que procurent ces étendues blanches, ce retour en enfance partagé avec l’être aimé… et, quand on connaît l’histoire, une pointe de douce nostalgie.
Edward aux mains d’argent de Tim Burton (1990)
Un soir de neige, une vieille dame raconte à une petite fille une histoire où la neige se confond avec celle d’Edward, ce garçon qu’elle aima jadis. La scène où le garçon aux mains d’argent crée la neige pour celle qu’il aime est devenue culte, et a fait rêver bien des spectateurs.
Snowpiercer de Bong Joon-ho (2013)
La neige est aussi souvent synonyme de monde dystopique : le dérèglement climatique est à l’origine d’une nouvelle ère glaciaire que l’humanité doit affronter. Dans ce monde gelé, entre drame, thriller et science-fiction, les survivants ont trouvé refuge dans un train en mouvement perpétuel.
Comédie
Les Bronzés font du ski de Patrice Leconte (1979)
Un classique français : ils se sont connus dans un club de vacances en Côte d’Ivoire et se retrouvent, un an plus tard, sous la neige à Val-d’Isère. Beaucoup de soleil dans ce film de station de ski, et c’est justement ce décalage qui renforce l’effet comique.
Rasta Rocket de Jon Turteltaub (1993)
Le contraste entre la chaleur de la Jamaïque et le froid canadien est au cœur de l’humour et du message du film : croire en ses rêves, même quand tout semble improbable.
Films d’horreur / épouvante
Misery de Rob Reiner (1990)
Dans ce huis clos angoissant, adaptation d’un roman de Stephen King, une infirmière séquestre son auteur favori, qu’elle a sauvé d’un accident en pleine tempête. La neige devient synonyme d’isolement et d’enfermement.
Shining de Stanley Kubrick (1980)
De la même manière que Misery, l’isolement est physique… mais il devient surtout psychologique. Une famille se retrouve coupée du monde dans un hôtel où le père a accepté un poste de gardien pendant l’hiver, tandis qu’une violence intérieure se met à contaminer l’espace. La scène finale dans le labyrinthe, avec Jack Nicholson figé par le froid, demeure l’une des images les plus célèbres du cinéma.
