Phénomènes rares sous nos latitudes, des aurores boréales ont de nouveau éclairé le ciel de France et, tout particulièrement, la Bretagne. Dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier 2026, le spectacle a été visible par moments à l’œil nu, avec des teintes vertes, roses et rouges, du Finistère au Morbihan, et plus largement dans plusieurs régions françaises. Cet article, publié une première fois après l’épisode du 5–6 novembre 2023, est mis à jour avec les informations de janvier 2026.
le 20 janvier 2026, k’épisode observé cs’explique par l’arrivée sur Terre d’une éjection de masse coronale (CME) associée à une forte activité solaire survenue le 18 janvier. Résultat, une tempête géomagnétique sévère (niveau G4) a été mesurée le 19 janvier, avec un ciel qui s’est parfois teinté de rouge, puis de vert, ce vert étant plus rarement perceptible à l’œil nu en France. En Bretagne, de nombreux clichés ont circulé depuis le Finistère nord, le pays de Brest, la côte et l’intérieur des terres lorsque les éclaircies le permettaient.

Dans les pays du Grand Nord, tels la Norvège, la Finlande, la Suède, l’Islande ou la Russie, les aurores sont fréquentes. En France, elles restent exceptionnelles, mais elles deviennent plus probables quand l’activité solaire s’emballe. Le Soleil est entré dans la phase de maximum de son cycle actuel, ce qui augmente la fréquence des épisodes de tempêtes géomagnétiques et donc des aurores visibles plus au sud qu’à l’ordinaire.


Pourquoi voit-on des aurores si loin au sud
Une aurore apparaît quand des particules chargées projetées par le Soleil viennent perturber la magnétosphère terrestre et excitent des atomes dans la haute atmosphère. Selon l’altitude et la composition, la lumière prend différentes couleurs. Le rouge est souvent lié à l’oxygène à plus haute altitude, le vert à l’oxygène plus bas, et des nuances bleu-violet peuvent apparaître via l’azote. Quand la tempête est forte, l’ovale auroral « descend » vers des latitudes inhabituelles, ce qui rend possible une observation depuis la France.
Comment ne pas rater la prochaine
Les aurores restent difficiles à prévoir précisément à longue échéance, mais on peut limiter les ratés avec quelques réflexes simples.


- Surveiller l’activité géomagnétique (indice Kp et alertes G1 à G5). Plus c’est élevé, plus la probabilité augmente.
- Guetter les fenêtres météo et s’éloigner des lumières urbaines, quitte à viser une zone sombre à 15–30 minutes de route.
- Regarder vers le nord, sans attendre un « rideau » évident. Parfois, l’aurore ressemble d’abord à une lueur pâle ou à des voiles rouges.
- Photographier : même un smartphone en mode nuit révèle souvent plus de couleurs que l’œil, surtout au début.


