Où est Raph ? De Rennes à Istanbul, Raphaël Martin-Guiheneuc transforme l’épreuve en élan solidaire

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Où est Raph ? De Rennes à Istanbul, Raphaël Martin-Guiheneuc pédale pour faire avancer la recherche sur les tumeurs cérébrales

Partir de Rennes, rejoindre Istanbul à vélo, traverser l’Europe avec une tumeur cérébrale dans l’histoire de sa vie et l’espoir comme boussole. À 29 ans, Raphaël Martin-Guiheneuc s’élance dans un défi à la fois physique, intime et profondément collectif. Son projet, Où est Raph ?, n’a rien d’une performance narcissique. Il vise à sensibiliser le public aux tumeurs cérébrales, à mettre en lumière les patients, les soignants, les chercheurs et les aidants, et à lever des fonds au profit de l’ARTC, l’Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales. Ce voyage de près de 5000 kilomètres, entre Bretagne et Bosphore, raconte moins un exploit qu’une manière de tenir debout. Et de faire de la route non un décor, mais un lien.

La vie de Raphaël bascule en novembre 2020. À la suite d’une crise d’épilepsie, le diagnostic tombe. Une tumeur cérébrale est détectée. Pour beaucoup, un tel choc fige le temps. Chez lui, il semble au contraire avoir densifié le rapport au réel. Originaire de Rennes, aujourd’hui installé à Paris après des études en management et plusieurs expériences à l’étranger, Raphaël traverse depuis plusieurs années un parcours médical lourd, avec une lucidité impressionnante et une forme de calme qui force le respect.

Il subit une chirurgie éveillée, deux chimiothérapies, deux protonthérapies, puis suit désormais un traitement ciblé. Il découvre dans cette traversée la vulnérabilité, bien sûr, mais aussi l’importance décisive des proches, la qualité de présence des soignants, la patience du corps, et cette chose si difficile à préserver dans les parcours de maladie grave : la capacité de se projeter encore.

« Je veux que la médecine gagne la course contre les tumeurs du cerveau. Plus vite la recherche avance, plus vite les vies changent. »

Tout est là. Dans cette phrase, à la fois simple et puissante, Raphaël résume ce que son projet a de plus juste. Il ne s’agit pas seulement de pédaler loin. Il s’agit de faire avancer, à son échelle, la recherche et la conscience publique.

Ceux qui connaissent Raphaël savent que ce départ vers Istanbul n’arrive pas de nulle part. Il s’inscrit dans un rapport ancien au déplacement, à l’effort et aux horizons lointains. Passionné de voyage et de marche, il a parcouru les Andes, l’Himalaya, le GR20, Compostelle ou encore le pèlerinage de Shikoku au Japon. Autant d’itinéraires qui ont nourri chez lui une forme rare d’endurance, autant physique qu’intérieure.

Ces grandes traversées lui ont appris à ralentir, à regarder, à accepter l’inconfort, à ne pas réduire un chemin à sa destination. Elles lui ont aussi appris, plus profondément, à discerner l’essentiel : la famille, les amis, les projets qui comptent, la présence au moment vécu. Sur les routes de pèlerinage, il observe les cyclistes. L’idée germe alors peu à peu. Aller plus loin. Être plus autonome. Inventer un défi à la mesure de son histoire et de ses convictions.

Ainsi naît Rennes – Istanbul à vélo, une diagonale européenne où se mêlent dépassement de soi, témoignage et solidarité.

Le parcours imaginé par Raphaël traversera la France, la Suisse, l’Italie, la Slovénie, l’Autriche, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, la Macédoine du Nord, la Bulgarie et la Turquie. Environ trois mois de voyage, sous réserve de son état de santé, des conditions du terrain et des rencontres qui viendront rythmer l’aventure.

Car ici, la performance sportive n’est jamais pensée seule. Les priorités sont claires : rester à proximité régulière des hôpitaux, garantir la sécurité du trajet, et surtout privilégier les rencontres humaines plutôt que la vitesse. Raphaël prévoit, en lien avec l’ARTC, des passages dans plusieurs établissements médicaux afin d’échanger avec des chercheurs, médecins, soignants, patients et aidants. Il recueillera aussi des témoignages, pour que les réalités multiples des tumeurs cérébrales soient enfin entendues dans leur complexité humaine.

Des capsules vidéo quotidiennes viendront documenter le voyage. Non comme un simple carnet d’exploit, mais comme une chronique sensible de la route, des visages rencontrés et des enjeux de la recherche. Un départ officiel à Rennes est prévu, ainsi qu’un passage à la Pitié-Salpêtrière, où Raphaël est soigné et suivi.

Le choix d’Istanbul n’a rien d’anodin. Porte de l’Asie, ville du passage entre les mondes, elle incarne à la fois un rêve ancien de voyage et une ligne symbolique. Aller jusque-là, c’est atteindre un seuil. C’est faire de l’arrivée non un point final, mais une ouverture.

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Où est Raph ? De Rennes à Istanbul, Raphaël Martin-Guiheneuc pédale pour faire avancer la recherche sur les tumeurs cérébrales

Le cœur du projet demeure la collecte de dons au profit de l’ARTC. L’objectif est clair. Soutenir la recherche sur les tumeurs cérébrales, et idéalement contribuer au financement d’une thèse en neuro-oncologie, notamment autour des astrocytomes. Dans ce domaine, chaque avancée compte. Chaque financement accélère la possibilité de mieux comprendre, mieux traiter, mieux accompagner.

Raphaël tient à une règle de transparence essentielle. Il finance lui-même sa nourriture, son hébergement et sa vie personnelle durant le voyage. Les dons collectés via la cagnotte HelloAsso sont versés à 100 % à l’ARTC. Ils sont par ailleurs défiscalisables. Cette clarté donne au projet sa force morale. Chaque contribution va là où elle doit aller, vers la recherche et les patients.

Dans un paysage saturé d’images et d’appels à l’attention, Où est Raph ? touche par sa sincérité. Le voyage ne sert pas la communication. C’est la communication qui se met au service d’une cause.

Ce projet n’avance pas seul. Il rassemble autour de Raphaël un ensemble de partenaires qui disent, chacun à leur manière, l’ancrage territorial et la portée civique de l’initiative. Rennes Métropole, par l’intermédiaire de sa Direction de la communication dirigée par Laurent Riéra, accompagne le projet. À travers Ici Rennes, la plateforme média de Rennes Ville et Métropole, l’aventure bénéficiera d’une visibilité auprès de l’ensemble de l’écosystème d’information publique du territoire.

Raphaël partagera quotidiennement son périple sur TikTok, Instagram et Facebook. Le ton annoncé est à son image : accessible, concret, vivant. Il ne s’agira pas seulement de montrer une route ou un effort, mais de proposer un véritable carnet de bord, nourri de témoignages, de séquences immersives et de contenus pédagogiques sur les tumeurs cérébrales.

Ce choix importe. Il permet de toucher un public parfois éloigné des campagnes institutionnelles et de faire circuler autrement la parole des patients, des aidants et des professionnels de santé. Il y a là une volonté de rendre visible l’invisible, de parler d’une pathologie grave sans pathos inutile, avec précision, tact et humanité.

« Où est Raph ? » pose une question géographique, une réponse humaine. Le titre du projet a quelque chose d’immédiatement attachant. Dans Où est Raph ? on entend la curiosité, le mouvement, presque une connivence. Mais derrière cette formule se cache une question plus profonde. Où en est Raphaël, dans sa vie, dans sa lutte, dans sa manière de continuer ? Où se tient-il désormais, après les traitements, après la sidération, après les réorganisations intérieures qu’impose la maladie ?

La réponse tient peut-être dans ce départ même. Raph est là où la fragilité ne se confond pas avec le renoncement. Là où un homme choisit de convertir l’épreuve en énergie utile. Là où une histoire personnelle devient un appel collectif à la recherche, à l’attention, à la solidarité.

Informations pratiques

Projet : Où est Raph ? – Rennes-Istanbul à vélo
Porteur : Raphaël Martin-Guiheneuc
Objectif : sensibiliser aux tumeurs cérébrales et collecter des dons pour l’ARTC
Distance estimée : 5000 km
Durée prévisionnelle : trois mois

Suivre le voyage :
TikTok : @ou.est.raph
Instagram : @ou.est.raph
Facebook : Où est Raph ?

Faire un don :
Cagnotte HelloAsso au profit de l’ARTC

En savoir plus :
ARTC – Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales