Quintin. Déambulez dans un jardin de plaisir artistique à l’Hôtel Digaultray des Landes

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pleasure garden
Luminaires d'Arnaud Hémon, toiles André Jolivet

Jusqu’au 26 avril 2026, la galerie Maxime Lancien investit l’Hôtel Digaultray des Landes, à Quintin, dans les Côtes-d’Armor, avec Pleasure Garden. Dans cette exposition hors les murs, au croisement de la botanique et de la littérature, le galeriste réunit quatre artistes : André Jolivet, Gaëlle Callac, Marion Jaulin et Justine Joly.

Maxime Lancien a quitté sa galerie briochine, ouverte en 2024, et développe depuis le début de l’année 2026 un travail de galeriste « hors les murs » en Bretagne. La programmation intitulée Armoricana propose une itinérance artistique d’avril à décembre, avec des expositions accueillies dans différents lieux bretons dont la beauté dialogue avec celle de la création contemporaine. Jusqu’au 26 avril, c’est l’Hôtel Digaultray des Landes, hôtel particulier du XVIIIe siècle classé monument historique, qui abrite l’exposition temporaire Pleasure Garden.

Pleasure Garden à Quintin
Grand salon, entrée de l’exposition

L’exposition emprunte son titre aux Pleasure Gardens londoniens du XIXe siècle, anciens lieux de sociabilité où se croisaient divertissement populaire et avant-garde artistique. Le marchand d’art invite ici André Jolivet, Gaëlle Callac, Marion Jaulin et Justine Joly à habiter les lieux de leurs œuvres, à la confluence de la botanique et de la littérature.

Pleasure Garden explore le jardin comme lieu d’expérience, un espace à la fois intime et ouvert, cultivé et sauvage. En cohérence avec l’esprit des lieux, les créations peuplent les pièces avec délicatesse et sensibilité : les dessins au fusain de Justine Joly, les peintures d’André Jolivet et de Marion Jaulin, ou encore les dessins au stylo de Gaëlle Callac.

Chaque œuvre entre en écho avec l’élégance de la demeure. L’exploration picturale de l’intime et du quotidien menée par Marion Jaulin habite les lieux de ses couleurs. Justine Joly, quant à elle, détourne avec la finesse du trait et la poésie du noir et blanc les cadres et les limites propres au dessin. Puis vient le travail d’André Jolivet, qui éclot sur l’un des murs blancs comme l’une des roses de la roseraie du parc du Thabor, à Rennes, qui a inspiré sa série de peintures. Enfin, l’œuvre de la Bretonne Gaëlle Callac se découvre avec douceur. Elle s’épanouit dans la poésie d’une ligne, d’un dessin ou de quelques mots, nourrie d’influences aussi bien littéraires qu’artistiques.

Le public, accompagné par le splendide jardin à la française visible depuis les fenêtres, circule dans les grandes pièces à la recherche de cette végétation de papier et de couleur, au cœur de ce patrimoine breton.

Œuvre de Gaëlle Callac dans Pleasure Garden
Dessin à l’aquarelle, Gaëlle Callac

Si le printemps ouvre ici la saison de cette itinérance au plus près de la nature, Maxime Lancien changera d’atmosphère au fil des mois. « Les saisons déterminent l’étape de l’itinérance. » Après le salon du dessin contemporain de Saint-Briac, organisé le week-end de l’Ascension, il investira l’abbaye de Coat Malouen en juillet, avant de poursuivre son parcours artistique en ville à la rentrée, avec une étape en octobre à l’Endroit Éditions puis en décembre à la Capsule Galerie.


Infos pratiques

Du 8 au 26 avril 2026
Hôtel Digaultray des Landes, 5 rue Saint-Thurian, Quintin
Ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h à 19 h
Entrée libre

Contact : 06 02 06 74 72 — info@maximelancien.com
Site : maximelancien.com

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