Le Rennais Harbinger, Geoffroy Bon de son vrai nom, présentait le 3 avril 2026 son deuxième EP, Wavesyver, au bar La Cavale. Sorti le 20 mars, il prolonge l’univers du premier et affirme une signature électro cosmique qui prend sa source dans des sonorités futuristes.
Le Rennais Geoffroy Bon fait de la musique depuis son adolescence. Son truc à lui, c’était le rock et en groupe. Il rejoint le groupe Métro Verlaine, installé à Evreux, en tant que batteur, mais après un premier album, l’achat de son premier synthé aura raison de lui : il quitte le groupe de coldwave pour un projet solo orienté vers les musiques électroniques. « Le synthé était à l’opposé de la batterie, ça représentait des possibilités infinies de sons« , déclare-t-il. Guidé par une nouvelle passion, il troque sa batterie pour de nouvelles machines et déménage à Rennes. Avec Harbinger, Geoffroy développe un projet personnel dont le seul but est de composer une musique qui lui fait plaisir. « Vers 18 ans, on m’avait offert un petit synthé« , raconte-il. « Je m’étais essayé à la musique électronique, mais j’ai arrêté pour pratiquer essentiellement la guitare et la batterie. » Cette trappe s’est finalement rouverte à un moment opportun de sa vie. « J’avais besoin de me lancer dans ce projet, de me prouver que je pouvais faire de la musique tout seul« , souligne-t-il.

Harbinger a avancé sur la voie de la musique en solo à force de bidouilles et d’erreurs qui l’ont fait progresser. Il découvre dans les musiques électroniques d’autres horizons qui l’éloignent de ses références rock initiales. Il s’appuie sur des artistes comme Jean-Michel Jarre et Daft Punk, Rone et Sébastien Tellier, avec l’envie d’un son qui invite au voyage. Il cite aussi Space art, un groupe français de musique électronique et synthpop cosmique, considéré comme l’un des pionniers du genre en France.
En 2024, son premier EP sort et fait office de carte de visite : sa musique, encore expérimentale, s’inscrivait déjà dans la synthwave et l’electronica. Les morceaux possédaient ces espaces cinématique et cinématographique qui l’inspirent, mais étaient plus lents et moins dansants. En utilisant le même matériel, Wavesyver prolonge l’univers cosmique et stellaire des débuts avec six morceaux plus élaborés et percutants. « J’ai toujours été intrigué par le cosmos et l’infinité de l’univers : les galaxies, et les nébuleuses ont quelque chose d’onirique. » La musique d’Harbinger a ce quelque chose de contemplatif et de fascinant. Elle laisse libre court à l’imagination des auditeurs et auditrices. « C’est comme faire la BO de leur pensée« .
Réunis, les deux EP forment les deux faces d’un seul projet qu’il aimerait mettre sur vinyle.
Dans la mélancolie dansante de Wavesyver, le Rennais convoque des ambiances plus que des images : il nous fait traverser une odyssée sonore dans laquelle on retient les sonorités des années 80. « Ca me rappelle les sons de son enfance, un peu rétro futuriste et un peu kitsch aussi« , confirme-t-il. « Ca me fait penser aux anciennes séries, aux dessins-animés ou aux films comme les vieux Stars Wars. Aime tout ce qui est pop culture, science-fiction. »
Avec ce nouvel EP, Harbinger façonne un live où les synthés et séquenceurs deviennent le vaisseau d’une aventure hypnotique et immersive.
EP Wavesyver d’Harbinger, sorti le 20 mars 2026 sur le label Night night Records
Dates :
Harbinger sera présent dimanche 24 mai au festival Kermix de Quimper (prix libRe)
Cet été à Noirmoutier (plus d’infos bientôt)
