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UNIDIVERSLE MÉDIAVERS CULTUREL

H+ La Trame, III, 77 à 80 : Des chiffres et des lettres

Chapitre 77 — 59e jour — Le chiffre manquant

Le décor est volontairement sobre. Pas de drapeaux, pas d’effets. Pierre apparaît assis derrière son bureau ovale de Samos, surmonté par l’œil mati.

À l’ONU, une session extraordinaire a été convoquée trois jours plus tôt afin d’écouter la nouvelle communication de Pierre de Chardin, laquelle doit constituer une contre-proposition à Martine Rothblatt.

Dès la première seconde, les quelque 800 millions de spectateurs qui le regardent en direct dans le monde remarquent son visage marqué par la fatigue, mais comme toujours traversé par un air bon et décidé. Son regard déterminé semble s’adresser directement à chacun de ceux qui l’écoutent. La caméra est cadrée à hauteur d’homme. Il ne surplombe pas, il ne s’abaisse pas, il se met à égalité.

Sa voix est lente, pesée. Chaque mot est détaché, comme une note de musique grave.

— Martine Rothblatt a parlé. Elle a parlé sous le coup de la douleur. D’une immense, tragique et injuste douleur. Pour autant, ses paroles ne reflètent pas l’avis de l’ensemble des pythagoriciens, autrement dit des 1 108 327 membres que compte, à cet instant précis, notre Ordre à travers le monde. Loin de là.

Il marque un silence. Ses mains, jointes, s’ouvrent lentement sur la table. Le monde entier résonne de ce chiffre : 1 108 327 membres pythagoriciens. Soulagés de mesurer enfin ce qui leur faisait peur, les représentants des nations à l’ONU se mettent à applaudir. Un long applaudissement dure près d’une minute.

— Chers amis, je vous le redis : un pythagoricien est un être humain comme les autres, mais doué d’une Lyre. Certains sont riches, d’autres sont pauvres. Certains dirigent, d’autres peinent à payer leur loyer. Certains enseignent, certains sont artistes, beaucoup soignent. La large majorité exerce des métiers du soin : médecins, infirmiers, acupuncteurs, masseurs, sages-femmes, aides-soignants…

Son ton se brise légèrement, mais il reprend, ferme :

— La précédente cheffe de l’Ordre était fille de pêcheurs analphabètes, à Haïti. Ahu-Lani, car tel est son nom, n’avait jamais ouvert un livre à quatorze ans quand elle a été détectée par une sœur pytha. Voilà ce que nous sommes. Pas des monstres, pas des surhommes, des humains, avec une singularité.

Une traductrice en cabine à l’ONU éclate en sanglots. Pierre se penche légèrement en avant. Sa voix prend une inflexion solennelle.

— Reste qu’une petite partie des pythas, une toute petite partie, s’est dévoyée. La Gendarmerie chargée de faire respecter la loi dans notre Ordre l’estime à moins de dix mille individus, soit environ 0,8 % des pythagoriciens. Ils ont trahi les règles morales instituées par Pythagore et Theano. Vous l’avez compris, leur cheffe naturelle et autoproclamée est Martine Rothblatt.

Jamais, mais jamais la très large majorité des pythas n’acceptera de participer à un pacte qui inclurait l’infamante mise à disposition d’êtres humains, quand bien même ils seraient des prisonniers dangereux et irrécupérables pour la société. Martine parle d’absorber, de recycler, de transformer les exclus en ressources. Mais pensez-vous vraiment que l’existence humaine puisse se réduire à une équation d’échanges énergétiques ?

Je ne saurais être plus transparent. Ce petit pourcentage de pythagoriciens que sont les pythasangs ne forme qu’une minorité de drogués qui se shootent à l’énergie des autres. Leur comportement nocif pour toute l’humanité mérite la prison. Ils ne représentent qu’un nombre infime de pythagoriciens et, même si vous acceptiez leurs conditions, ils ne seraient jamais en mesure d’assurer des séances de soins à autant de monde qu’ils le prétendent. C’est impossible. Mathématiquement impossible.

Je vous en conjure : continuons ce que nous avons tous, main dans la main, commencé à coconstruire avec l’ONU, les présidents des États-Unis, de la Chine, de l’Union européenne, de l’Inde, de la Russie et de tant d’autres pays. Définissons les conditions d’une sécurité complète et d’une contribution significative des pythas au système de soin planétaire, afin que nous vivions tous ensemble et en meilleure santé.

Nous devons décider du futur. Non les uns contre les autres. Non pythasangs contre prisonniers. Non anti-pythas contre pythas. Ni en réservant une partie de la population à une condamnation à mort énergétique. Ni en traquant les pythas comme des anormaux, ainsi que le faisaient les nazis avec ceux qu’ils déclaraient indignes de vivre. Mais tous ensemble, pour le bien commun. Pour que l’humanité tout entière augmente sa durée de vie et repousse ensemble les limites de la mort. C’est pourquoi je reste à l’écoute de toutes les bonnes volontés. Je vous remercie de votre attention.

Il ferme les yeux quelques secondes, puis les rouvre et murmure :

— L’histoire regarde notre humanité. Faisons en sorte que ni l’une ni l’autre ne soit une tragédie.

L’intervention de Pierre aura duré six minutes. Pas une de plus. Pierre n’a jamais haussé la voix, ni gesticulé. Ses gestes ont été rares, mesurés. Une main qui s’est levée doucement pour insister, un léger hochement de tête quand il a évoqué les souffrances de ses frères. Et, surtout, il a enfin révélé le nombre de pythas.

Dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU, qui vibre encore de la dernière image diffusée sur l’écran géant, le silence règne un instant. Déjà, des délégués, notamment brésiliens, suisses, israéliens, singapouriens, se lèvent et applaudissent. Quelques secondes après, l’Inde et l’Afrique du Sud les imitent. Les États-Unis se fendent d’un applaudissement retenu. Mais, à droite de la salle, les délégations russe et hongroise restent immobiles, bras croisés, visages fermés. Le délégué polonais se lève pour dénoncer « une manœuvre d’endormissement », tandis que l’ambassadrice suédoise rétorque : « C’est au contraire la seule voix et la seule voie raisonnables… » Un diplomate africain souffle à son voisin thaïlandais : « Il a raison… » Celui-ci lui répond : « Même sincère, il est déjà dépassé. »

Sous le plafond constellé de projecteurs, les drapeaux des nations bruissent au moindre courant d’air. Les écrans géants viennent de s’éteindre, laissant flotter une tension lourde. Des murmures parcourent l’hémicycle, ponctués par le cliquetis des oreillettes de traduction simultanée.

L’ambassadeur du Brésil prend la parole le premier. Sa voix chaude emplit l’espace, martelée par l’accent carioca :

— Nous avons vu nos enfants guérir. Les preuves sont là. Qu’il s’agisse de l’offre de Rothblatt ou de celle de Chardin, il est temps de définir une nouvelle médecine en collaboration avec les pythas. Un accord mondial, clair et efficace, permettrait de calmer les troubles qui secouent tous nos pays.

Un murmure d’approbation monte, mais aussitôt la représentante de la Pologne se dresse. Elle frappe son pupitre du plat de la main, le ton sec, tranchant :

— Le monde a déjà subi assez de totalitarismes ! Nous n’accepterons jamais un nouveau joug. De quel droit ces pythagoriciens, qui sont un million, pensent-ils imposer leur volonté et leur calendrier à l’humanité entière ?

Les délégués se retournent, les oreillettes crachent la traduction en cascade. Un silence tendu s’installe. Puis le représentant de l’Afrique du Sud lève lentement la main. Sa voix est grave, mesurée, pragmatique :

— Écoutez. Pierre de Chardin appelle à coopérer, mais son plan est flou. Martine, elle, propose un pacte volontaire : chacun choisit d’entrer ou non. C’est simple. Pragmatique. Nos prisons débordent, nos hôpitaux étouffent. Testons cette solution une année, localement, puis réévaluons. Si cela échoue, nous arrêterons. Mais soyons bien au clair : les pythas ne sont, au final, qu’un petit million sur Terre, et leur seule arme est une sorte de Lyre dans leur tête. Nos armées comme nos populations n’ont vraiment aucune raison d’en avoir peur.

Un brouhaha se lève. Les caméras se fixent sur la délégation russe. Puis vient la voix claire et détachée de l’Islande :

— La proposition de Pierre de Chardin paraît certes plus constructive, mais elle manque de contours précis. Et surtout, la question, c’est combien de pythas le suivent réellement. Et combien suivent Martine Rothblatt. Combien ne veulent suivre ni l’un ni l’autre. Tant que nous n’aurons pas ces chiffres, toute cette affaire demeurera floue.

Un souffle parcourt l’assemblée. Enfin, l’ambassadeur de Slovénie se penche vers son micro, l’air sceptique :

— Heu… pardonnez-moi, mais il ne faudrait pas qu’on se laisse enfariner par cette pythasphère. Leurs intentions me semblent toujours obscures, quoi qu’en disent Pierre de Chardin et la docteure Noor. Et si, en vérité, lui, sa femme et Martine Rothblatt jouaient un double jeu ? S’ils préparaient ensemble un mauvais coup ?

Un frisson parcourt l’hémicycle. Les regards se croisent, mi-intrigués, mi-inquiets. Dans les travées, diplomates et journalistes griffonnent, filment, murmurent. L’histoire hésite encore entre ouverture et méfiance, et le monde, suspendu, attend la prochaine secousse.

Elle arrive sur les écrans de l’ONU, qui affichent soudain un communiqué de la Maison-Blanche : « Ordre est donné à tous les services de police et de renseignement d’empêcher la diffusion d’informations qui porteraient atteinte à la sécurité et à la réputation des pythagoriciens, quel que soit le support, notamment via les réseaux du Bloc9. »

Chapitre 78 — 60e jour — Rebelote

Les éditoriaux se succèdent en cascade, saturant les écrans et les fils d’actualité.

StrategicMag : « Ils ne sont qu’un million ! De quoi avez-vous peur ? »

Asahi Shimbun : « A desperate call for unity — will it work? »

The Gospel Coalition : « Les mutants maquillent leur domination. En réalité, Martine et Pierre travaillent main dans la main pour soumettre le monde aux pythas. Ce sont tous des pythasangs ! »

The Guardian : « Une humanité augmentée peut-elle coexister avec l’humanité ordinaire quand certains doués sont des drogués ? »

Al-Quds al-Arabi : « Pierre ou Martine, un pacte avec les pythas produirait une nouvelle forme de colonialisme biologique. »

Voice of America : « Une affaire pleine d’énergie… mais aussi de zones d’ombre. »

Wall Street Journal : « Pierre ou Martine ? Dans les deux cas, une révolution médicale est en marche. Mais le marché le plus prometteur reste l’écosystème Berger. »

PhilosophyMagazine : « Adolf Sloterdijk : le vrai problème n’est ni Pierre ni Martine, mais qu’une élite décide d’encadrer le parc énergétique. »

Sur les réseaux, trois tendances massives émergent qui se cristallisent en hashtags.

Pour Pierre : #LongLifeAllTogether — #OneFutureOneLife

Pour Martine : #LongLifeWithoutBurden — #CleanTheFuture

Contre les deux : #PierreHasBeen — #MartineVampire

À Berne, un médecin pytha regarde sur YouTube le discours que Pierre a prononcé la veille. Les larmes lui montent aux yeux. « Pierre a raison, mais il a commis une grave erreur stratégique : il aurait dû donner les chiffres plus tôt. Maintenant, il est trop faible, et Martine est trop dure. Il nous faut une troisième voie, une troisième voix. »

De New York à Nairobi, de São Paulo à Shanghai, les conversations se poursuivent, toutes différentes et pourtant traversées par la même question : « À qui faire confiance — et quel prix est-on prêt à payer pour vivre plus longtemps ? »

Et derrière ces cris tempétueux, l’application Berger Oméga continue son expansion sans hausser la voix. Les tableaux confidentiels transmis aux chancelleries indiquent des taux d’inscription des particuliers et des familles supérieurs à toutes les prévisions. Là où l’application est déployée, les pertes alimentaires se contractent, les canaux de distribution s’optimisent, les indicateurs de santé publique cessent de se détériorer.

Aucun gouvernement ne veut le dire trop fort, mais chacun comprend la nouvelle donne. Maintenant que le nombre des pythas est connu — un million cent mille —, leur puissance paraît à la fois plus concrète et beaucoup plus limitée. Les pythas soignent quelques corps, mais divisent des millions de consciences. Berger, lui, nourrit des populations entières, déjà des centaines de millions d’individus. L’écosystème Berger, avec son réseau de câbles privés déroulés dans les pays frontaliers, rationalise les flux, réduit les pertes, apaise les files d’attente, améliore les premières courbes sanitaires. Berger est l’avenir radieux de l’humanité.

En réalité, Berger Oméga produit à lui seul bien plus de bienfaits tangibles que les pythas, dont les promesses restent puissantes, mais partielles, disputées et limitées.

Chapitre79— 61e jour —Arrangements idéologiques

Global Times (Chine) : « La Chine soutient la valeur des innovations qui transforment des charges sociales en ressources collectives. Pour autant, il faut distinguer les idées ambitieuses et ceux qui les manipulent. Pourquoi la Chine devrait-elle coopérer avec une cheffe d’entreprise occidentale déviante, dont les méthodes sanglantes et criminelles sont hélas connues ? Pourquoi la Chine devrait-elle coopérer avec un leader incapable de contrôler ses propres troupes ? L’ère où les peuples asiatiques suivaient des modèles importés est révolue. La Chine n’a aucune intention de s’aligner sur des leaderships affaiblis, décadents et illégitimes. Notre glorieuse République développera une collaboration avancée avec les excellents pythas asiatiques, dans l’esprit de longévité, de discipline et de santé qui caractérise notre civilisation. C’est par cette voie que s’ouvrira la longévité commune de l’Asie, et non par les illusions décadentes et mortifères occidentales. »

New York Times (États-Unis) : « Certains conservateurs saluent le projet de Martine, qui réduirait le coût des prisons et élargirait l’accès aux soins à bas prix : MakeAmerica SafeAgain ! Toutefois, plusieurs pasteurs évangéliques dénoncent un “pacte satanique”. En parallèle, de plus en plus de républicains et de démocrates appellent au calme après six semaines de surchauffe mondiale. “Prenons le temps nécessaire pour examiner la meilleure manière d’intégrer cette nouvelle communauté pythagoricienne, avec sa compétence singulière, dans le territoire national”, déclarent dans une tribune transpartisane 82 des 100 sénateurs américains. »

Même son de cloche en France : 340 des 348 sénateurs.

The Daily Courier (Canada) : « Les capitales européennes rejettent le pacte de Martine Rothblatt, jugé contraire à la dignité humaine. La présidente de l’Union travaille activement avec Pierre de Chardin à l’inscription de chacun dans une vaste architecture de soins conçue, structurée et dirigée conjointement par l’Ordre et un grand ministère européen de la Santé. »

Dans les notes internes de Bruxelles, un astérisque revient avec obstination : « Berger Oméga, indépendamment du dossier pythagoricien, produit des effets mesurables sur la sécurité alimentaire et médicale. » Les mots « indépendamment » et « pythagoricien » sont soulignés deux fois.

TheHindu (Inde) : « Les débats spirituels s’intensifient : pour certains, il s’agit d’un moyen de purifier le karma des criminels ; pour d’autres, d’une violation inacceptable du dharma. Le gouvernement hésite entre Martine, Pierre ou… aucun des deux. »

Al-Jazeera (Qatar) : « Les autorités religieuses du Moyen-Orient dénoncent une hérésie contre le corps sacré. Toutefois, les leaders politiques réfléchissent à combiner la proposition de Martine pour le milieu carcéral et celle de Pierre pour le milieu médical. Au demeurant, l’écosystème Berger est déjà en train d’améliorer l’alimentation des individus et, chemin faisant, leur santé. »

Jeune Afrique (Côte d’Ivoire) : « Entre espoir et indignation : certains gouvernements voient une chance d’obtenir des soins gratuits, mais la société civile parle d’un “nouvel esclavage”. »

Commentaire d’un lecteur partagé 224 000 fois : « Et si on se passait de Pierre et Martine qui sont, comme par hasard, tous les deux blancs ? Et si les pythas africains s’organisaient en collectifs de soins par village et par ville ? Et si on se passait des colonisateurs pour une fois ? »

Kompas (Indonésie) : « Faut-il vraiment choisir entre Martine et Pierre ? Découvrez notre long entretien avec le collectif PythaFree, basé à Nusantara, qui réunit 9 312 pythas indonésiens. Ce collectif explique ne se reconnaître ni en Martine ni en Pierre. Si ses membres considèrent Martine comme une pythasang ravagée par l’assassinat de son épouse, ils n’acceptent pas pour autant que Pierre décide pour eux de ce qu’ils doivent faire. “Nous n’avons pas envie d’être obligés d’abandonner notre travail pour devenir soignants dans le cadre d’un plan d’intégration des pythas qui nous contraindrait à passer tout notre temps à aider des personnes qu’on nous impose.” Le collectif réclame que soit laissé “à chaque pytha son libre choix. Le droit individuel de décider ou non de révéler au grand public sa maîtrise de l’Art énergétique, de proposer ou non des soins en libéral et à prix libres.” Le collectif assure qu’une majorité de pythas à travers le monde partagent ce point de vue. »

Organe des jeunes à la canne rouge (Cuba) : « Ni Martine ni Pierre, convergence des luttes entre travailleurs doués et non-doués afin de renverser la machine à sucer l’énergie qu’est le capitalisme esclavagiste ! »

Communiqué de la Maison-Blanche :

« Le président recevra Pierre de Chardin et Martine Rothblatt à la Maison-Blanche afin de faire un point final sur la situation et leurs propositions respectives dans trois jours. Le président s’adressera à la nation le lendemain. »

Chapitre 80 — 62e jour — Sondage

À Samos, Pierre lit à l’aube le communiqué de la Maison-Blanche sans sourciller. Il comprend qu’il ne peut plus se présenter à Washington en parlant de son propre chef au nom d’une tradition, d’un Conseil ou d’une légitimité héritée. Il lui faut sonder ce que pense réellement la pythasphère.

Il demande alors aux Cavaliers de publier, sur le portail de l’Ordre, le sondage que Moran prépare depuis quelques jours. Composé de six questions et d’une zone de commentaire libre, il restera ouvert quarante-huit heures. À l’issue, le questionnaire sera clos et les résultats consolidés seront accessibles à tous en toute transparence.

Le questionnaire tient en sept points :

« Condamnez-vous l’action et les propositions récentes de Martine Rothblatt ? »

« Approuvez-vous les initiatives de Pierre de Chardin devant l’ONU ? »

« Estimez-vous que le Grand-Maître aurait dû révéler plus tôt le nombre exact de membres de l’Ordre ? »

« Vous sentez-vous bien représentés par le Grand-Maître ? »

« La composition géographique actuelle de l’Ordre vous paraît-elle équilibrée ? »

« La Grande-Maîtrise vous paraît-elle suffisamment représentative ? »

Une zone de commentaire libre complète le questionnaire :

« Quelles sont vos attentes, demandes, mécontentements, propositions ? Vous pouvez ajouter toute appréciation et toute considération que vous jugerez utiles. »

Ces données sont entièrement anonymisées. Elles serviront à établir les grandes tendances et aspirations de notre communauté afin de mieux les faire valoir auprès du grand public, à l’heure du tournant où se trouvent la Trame et l’Ordre.

Merci à tous.


H+ La Trame est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes ou situations réelles doit être comprise comme un effet de recomposition imaginaire et non une description fondée sur l’existence réelle d’éléments du parc humain.

Chapitres précédents : 1–3 · 4–5 · 6–8 · 9–10 · 11–12 · 13–15 · 16–17 · 18–19 · 20–21 · 22–23 · 24–25 · 26–27 · 28–32 · 33–39 · 40–45 · 46–50 · 51–54 · 55-56 · 57-60 · 61-65 · 66-71 · 72-76

Nicolas Roberti

L’auteur

Nicolas Roberti

Nicolas Roberti est passionné par toutes les formes d'expression culturelle. Docteur de l'Ecole pratique des Hautes Etudes, il étudie les interactions entre conceptions spirituelles univoques du monde et pratiques idéologiques totalitaires. Conscient d’une crise dangereuse de la démocratie, il a créé en 2011 le magazine Unidivers, dont il dirige la rédaction, au profit de la nécessaire refondation d’un en-commun démocratique inclusif, solidaire et heureux.