Nathalie Appéré est élue maire de Rennes . Elle s’entoure de 23 adjoints au sein d’un conseil municipal composé de 61 élus.
À l’issue de l’élection municipale et des scrutins des 15 et 22 mars 2026, les résultats sont les suivants :
- 31 937 voix pour la liste Rennes Solidaire, conduite par Nathalie Appéré (43,78 %), soit 44 élus au conseil municipal ;
- 26 534 voix pour la liste Vivre Rennes, conduite par Charles Compagnon (36,38 %), soit 11 élus au conseil municipal ;
- 14 471 voix pour la liste Faire mieux pour Rennes, Union populaire et écologiste, conduite par Marie Mesmeur (19,84 %), soit 6 élus au conseil municipal.
La séance d’installation du nouveau conseil municipal s’est tenue le vendredi 27 mars 2026. En voilà la liste ainsi que les indemnités (cumulables, notamment avec les postes à Conseil métropolitain) relatives à la fonction :
Nathalie Appéré élue maire de Rennes
Elle percevra une indemnité brute mensuelle de 5 960,26 €.
Vingt-trois postes d’adjoints à la maire ont été créés, dont six postes d’adjoints de quartier. Le premier adjoint percevra une indemnité brute mensuelle de 3 082,89 €. Les autres adjoints percevront chacun une indemnité brute mensuelle de 2 343 €.
- Marc Hervé, premier adjoint, délégué à l’urbanisme, à l’aménagement durable, à la rénovation urbaine et à la politique des temps — 3 082,89 € brut par mois
- Gaëlle Rougier, deuxième adjointe, déléguée à l’éducation et aux droits de l’enfant — 2 343 € brut par mois
- David Travers, troisième adjoint, délégué à la solidarité, à la cohésion sociale et à la politique de la ville — 2 343 € brut par mois
- Rozenn Andro, quatrième adjointe, déléguée à la culture — 2 343 € brut par mois
- Christophe Fouillère, cinquième adjoint, délégué à la vie associative, à la laïcité et au quartier de Villejean — 2 343 € brut par mois
- Lénaïc Brièro, sixième adjointe, déléguée à la sécurité et au monde combattant — 2 343 € brut par mois
- Yannick Nadesan, septième adjoint, délégué au sport — 2 343 € brut par mois
- Lucile Koch, huitième adjointe, déléguée à la biodiversité et à l’animal en ville — 2 343 € brut par mois
- Léo Beaufils, neuvième adjoint, délégué à la santé et au handicap — 2 343 € brut par mois
- Nadira Dera Illa Salifou, dixième adjointe, déléguée aux jeunesses — 2 343 € brut par mois
- Matthieu Theurier, onzième adjoint, délégué aux finances, à l’administration générale et à la responsabilité sociale et environnementale — 2 343 € brut par mois
- Selene Tonon, douzième adjointe, déléguée à la communication, au numérique et aux relations publiques — 2 343 € brut par mois
- Romain Poujol, treizième adjoint, délégué aux mobilités et aux déplacements — 2 343 € brut par mois
- Charline Birault-Souchez, quatorzième adjointe, déléguée à l’égalité, aux droits des femmes, à la lutte contre le racisme et les discriminations — 2 343 € brut par mois
- Cyrille Morel, quinzième adjoint, délégué à la sécurité civile, à la prévention des risques, à la vie nocturne et à la propreté — 2 343 € brut par mois
- Valérie Kerauffret, seizième adjointe, déléguée au bien vieillir — 2 343 € brut par mois
- Sébastien Sémeril, dix-septième adjoint, délégué au commerce, à l’artisanat, à l’économie et à l’emploi — 2 343 € brut par mois
- Isabelle Pellerin, dix-huitième adjointe, déléguée aux relations internationales, à l’Europe et au quartier Jeanne-d’Arc, Longs-Champs, Beaulieu — 2 343 € brut par mois
- Patrice Depeige, dix-neuvième adjoint, délégué au patrimoine bâti, à l’énergie et à la commande publique — 2 343 € brut par mois
- Cécile Papillion, vingtième adjointe, déléguée aux quartiers de Maurepas et de la Bellangerais — 2 343 € brut par mois
- Jean-François Monnier, vingt-et-unième adjoint, délégué au quartier de Bréquigny — 2 343 € brut par mois
- Béatrice Hakni-Robin, vingt-deuxième adjointe, déléguée au quartier du Blosne — 2 343 € brut par mois
- Didier Le Bougeant, vingt-troisième adjoint, délégué au patrimoine et au quartier Centre — 2 343 € brut par mois
Conseillers délégués
Sont également nommés conseillers délégués. Chacun percevra une indemnité brute mensuelle de 1 040,48 €.
- Assia Aïch, déléguée à la réussite éducative et à la parentalité — 1 040,48 € brut par mois
- Justin Amiot, délégué aux quartiers Beauregard et Saint-Martin — 1 040,48 € brut par mois
- Flavie Boukhenoufa, déléguée à la politique mémorielle, au funéraire et au quartier Sud-Gare — 1 040,48 € brut par mois
- Ludovic Brossard, délégué à l’alimentation durable, à l’agriculture urbaine et à la lutte contre la précarité alimentaire — 1 040,48 € brut par mois
- Montserrat Casacuberta Palmada, déléguée au plurilinguisme et aux langues et cultures de Bretagne — 1 040,48 € brut par mois
- Xavier Desmots, délégué à l’animation sportive de proximité et aux fêtes populaires — 1 040,48 € brut par mois
- Laurence Duffaud, déléguée aux ressources humaines et au dialogue social — 1 040,48 € brut par mois
- Valérie Faucheux, déléguée à la logistique urbaine — 1 040,48 € brut par mois
- Matthieu Groseil, délégué au quartier Cleunay, Arsenal-Redon, Courrouze — 1 040,48 € brut par mois
- Hélène Le Borgne, déléguée à la médiation et à la prévention de la délinquance — 1 040,48 € brut par mois
- Maud Lénée-Corrèze, déléguée aux musées, à la lecture publique et à l’éducation artistique et culturelle — 1 040,48 € brut par mois
- Gabriel Montabord, délégué à l’insertion — 1 040,48 € brut par mois
- Raymond Paulet, délégué au quartier de la Pommeraie — 1 040,48 € brut par mois
- Myriam Sahbi Tollemer, déléguée au logement pour tous et au quartier Thabor, Saint-Hélier, Alphonse-Guérin, Baud-Chardonnet — 1 040,48 € brut par mois
- Claire Sonnet, déléguée à la démocratie locale et au quartier Bourg-l’Évêque, La Touche, Moulin-du-Comte — 1 040,48 € brut par mois
- Arnaud Stéphan, délégué à la petite enfance — 1 040,48 € brut par mois
Six commissions permanentes
Le conseil municipal forme par ailleurs six commissions permanentes chargées de l’étude des affaires qui lui sont soumises et de la préparation de ses décisions :
- Commission Aménagement, transition écologique et climat, présidée par Marc Hervé ;
- Commission Ville éducatrice, présidée par Gaëlle Rougier ;
- Commission Solidarité et cohésion sociale, présidée par David Travers ;
- Commission Culture, sport, vie associative, international, présidée par Christophe Fouillère ;
- Commission Vie quotidienne, sécurité, citoyenneté, présidée par Lénaïc Brièro ;
- Commission Ressources, présidée par Matthieu Theurier.
La France, et la ville de Rennes, a-t-elle besoin de tant d’élus ?
La France a moins un problème de démocratie qu’un problème de sédimentation administrative – un mille-feuille crème rentière.
Avec plus de 520 000 élus locaux pour environ 70 millions d’habitants, elle donne de plus en plus le sentiment d’avoir confondu représentation politique et collection institutionnelle. Cette densité ne relève pas seulement d’un goût national pour la délibération ; elle procède aussi d’un empilement historique de communes, d’intercommunalités, de départements, de régions, de syndicats et d’instances diverses, dont la lisibilité pour le citoyen devient définitivement incertaine.
À Rennes, la question mérite donc d’être posée sans détour. Soixante et un élus siègent aujourd’hui au conseil municipal. Ce nombre résulte du cadre légal applicable à une ville de cette taille, mais cela n’interdit nullement d’en interroger la pertinence politique. Est-ce encore la juste mesure de la représentation ou bien la survivance d’un système qui se reproduit par inertie parce qu’il a toujours fonctionné ainsi ou du moins donné l’illusion de fonctionner ainsi ?
Réduire la voilure ne réglerait pas, à lui seul, les maux de l’action publique. Mais une assemblée plus resserrée obligerait peut-être à davantage de clarté, de responsabilité et d’efficacité. Elle contraindrait aussi à mieux distinguer ce qui relève du travail politique réel, du suivi de dossiers, de l’ancrage de quartier, de la représentation symbolique et, parfois, de la simple reconduction coutumière.
Car à force de revoir les mêmes visages, une partie des assemblées en France semble moins relever de l’alternance démocratique que du mobilier ancien. Certains élus en place depuis des lustres font désormais presque partie du patrimoine local ou national. A ce rythme, certains ne pourront bientôt plus être reconduits dans l’hémicycle car ils seront déjà inscrits à l’inventaire.
La vraie question n’est donc pas de supprimer la démocratie locale, intermédiaire ou nationale, mais de se demander si elle doit continuer à ressembler à un salon d’époque pour rentiers de situation où les fauteuils changent bien moins vite que… la commune, le département, la région ou le pays.
